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  You're dead, and out of this world - [Joe]

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ϟ Métier : Lieutenant vampirique ϟ Âge : 265 ans ϟ Race et sang : Vampire traditionnel

ϟ Messages : 581 ϟ Date d'inscription : 02/05/2016 ϟ Disponibilité RP : 1x / semaine ϟ Célébrité : Asa Butterfield ϟ Crédits : moi

MessageSujet: You're dead, and out of this world - [Joe]   28.05.18 22:00


   

Stay dead, and out of this world.




Dehors la nuit était glacée, mais dans l'euphorie de la fuite le froid se sentait à peine. Qui se risquerait dehors, alors qu'au le manoir Andropov les cheminées brûlaient ardemment ? Les convives semblaient passer un bon moment, et à cette heure avancée de la nuit on aurait presque cru voir une assemblée faisant la fête ordinairement. Pourtant une odeur écœurante s'échappant des carafes de cristal les trahissait. Il n'y avait pas de nourriture à disposition, rien d'autre qu'un breuvage sombre que l'on servait dans de somptueux verres à vin. Le murmure de la conversation allait de petit groupe en petit groupe, et l'ambiance de la soirée semblait bonne. Mais le fond de l'air était froid, car il y avait quelque chose d'inhabituel dans ces regards mornes, ces attitudes désabusées. Et ce quelque chose d'infime suffisait à vous geler le sang. Ils ressemblaient à des aristocrates, des gens bien nés et bien nourrit, malgré ce teint blafard qui brillait comme la lune à la lumière des chandeliers. Une assemblée bien élevée qui discutait à voix basse en prenant son temps, sans doute consciente qu'elle avait l'éternité pour finir cette conversation.

Et au milieu d'eux se trouvait un enfant, tout seul. Avachit à même le marbre de la cheminée, il contemplait la danse insaisissable des flammes sur le dos d'une large bûche. Un peu plus loin son oncle était en grande discussion avec le Roi Jaroslav. Camille ignorait leur conversation. Il s'agissait d'affaires de grandes personnes, et pour rien au monde il n'avait l'intention qu'on le prenne à parti. Un réflexe anormal l'obligea à bailler, et il étendit ses jambes maigres contre le marbre tiède. Il s'ennuyait ferme dans ce genre de réception. Les adultes ne faisaient que discuter et boire, et lui une fois qu'il avait fini de se remplir le ventre, n'avait absolument rien pour s'occuper.

Richard remarqua son air morne, et il lui sourit affectueusement. Si Camille avait été un peu moins aveugle et égoïste, sans doute aurait il remarqué qu'il l'aimait comme un fils. C'était une véritable chance que de l'avoir dans sa vie, mais sans doute ne méritait il pas de couler une existence heureuse entouré d'une famille aimante. Camille ne lui rendit pas son sourire, et se contenta de lui tirer la langue. Embêter Richard aurait été très divertissant, mais il était en train de parler avec Jaro et d'autres vampires qui s'étaient joint au groupe. Il aurait été très malavisé de se faire remarquer en allant le voir.

Au comble de l'ennui, le petit garçon se leva discrètement. Qu'est ce qu'il avait l'air tarte avec ces vêtements... Richard l'avait habillé pour qu'il ait une allure convenable, mais au fond il se sentait crétin. Il n'avait pas porté de culotte courte depuis presque un siècle, et maintenant qu'il avait goûté au plaisir de traîner en survêtement, il ne supportait plus les habits étriqués. Il avait donné de la voix, s'était plaint mais Richard avait tenu bon. Il pleurnichait que ses chaussettes hautes le grattaient derrière le genoux, que ses souliers vernis étaient moches et lui faisaient mal aux pieds, que la marinière était inconfortable, et que le béret qu'on lui avait fiché sur la tête lui donnait un air idiot. En vérité Camille Chastel était beau comme une poupée ancienne, chose qu'il détestait plus que n'importe quoi au monde. Ce ramassis d'aristocrates ridicules semblaient regretter l'ancien temps, et étaient venus s'installer dans un manoir lugubre, dans une ville qui rejetait toute technologie non magique. Mis à part les plus jeunes comme Darya la petite amie de Richard, tous avaient vécu la naissance de la vapeur et de l'électricité, puis de la radio et de l'informatique. Tout cela était merveilleux, et avait apporté beaucoup de bonheur à la civilisation moderne. Quel était l’intérêt de rejeter tout ça pour venir s'enterrer dans le trou du cul du monde à s'éclairer à la bougie comme une bande de mormons dégénérés et sinistres ? Parfois Camille trouvait certaines décisions du Roi ridicules, mais il était bien trop intelligent pour oser formuler sa pensée à voix haute.

S'échappant du salon où se trouvait le cœur de la réception, il traversa un couloir qui desservaient d'autres pièces. Il y avait du monde un peu partout. Certains vampires désireux de retrouver un vieux frisson familier, jouaient leurs billes à une table de pharaon. D'autres encore se livraient à des vices bien moins subtiles, et Camille préféra détourner la tête. Il n'était pas rare dans ce genre de soirée que des couples libertins se forment, et c'est une des raisons pour lesquelles le petit garçon préférait rapidement débarrasser le plancher. La perversité des adultes le révulsait, et en descendant le grand escalier, il pensait à ce prédicateur qui invectivait la foule en parlant du péché. C'était un souvenir lointain, qui faisait revenir dans son nez une odeur de poudre et de boue. Il y avait le chahut de la foule qui traversait la Seine, ce curé trop bavard qui crachait des menaces à tout ces pécheurs, ces sodomites, ces traîtres trop épris de liberté. Il le mettait au défis avec ses insultes, lui et tout ceux qui prenaient le chemin des quais. Et pour dire vrai on le retrouva flottant en aval bien avant que le jour ne rosisse.

Et pourtant, il y avait peut être du vrai dans ses accusations, c'est ce que Camille se surprit à penser en poussant silencieusement la porte de service qui le menait vers la rue. Boston était calme, le froid était piquant mais cela n'était pas important. Il le ressentait à peine, et il était bien trop heureux d'être libre. Sans doute que Richard commencerait à le chercher dans quelques heures, mais il était doué pour le semer, alors il ne s'en faisait pas. Arrachant son béret qui lui aplatissait les cheveux de façon stupide, il le roula en boule dans sa poche. Puis il se précipita vers une impasse, et se glissa sous une haie. Les deux genoux dans l'herbe gelée, il attrapa un ballon, trésors qu'il avait planqué là il y a un moment. Richard serait sûrement furieux de le voir rentrer crotté, mais est ce que lui avait demandé à se faire habiller comme une poupée ? C'est bon il avait eut son quart d'heure d'enfant sage et bien repassé, maintenant il pouvait s'amuser un peu. Poussant le ballon habillement avec son pied, il rejoignit une large rue. Il se balada un moment en murmurant une chanson qui lui restait en tête depuis presque deux siècles. Ce n'était pas une belle chanson, enfin disons qu'elle avait son lot de vulgarités qui arrachaient toujours à son oncle une moue dépitée. Enfin ce qui chez un anglais ne changeait pas grand chose à la donne, il gardait quasiment en permanence son air constipé et las.

Puis Camille arriva dans une rue qui lui plaisait beaucoup. La pente douce lui permettait de jouer seul à la balle sans passer son temps à courir la chercher. Quand on devait s'amuser seul il fallait s'organiser. Bien sur il n'aurait pas eut besoin de réfléchir autant si ses frères et sœurs avaient été là pour lui tenir compagnie. Faisant adroitement rebondir la balle sur son genoux nu qui s'auréolait de boue, il comptait à voix haute. Et quand la balle tombait il lâchait un juron et recommençait. Le seul truc bien avec Boston, c'était que l'absence de voitures rendait possible ses petits jeux crétins au beau milieu de la chaussée. Dans une autre ville, il ne se serait pas montré aussi imprudent.

Tendant l'oreille, il perçu un bruit dans le feuillage. Un chat ? Posant lentement la balle au sol, il scruta la pénombre. S'il sortait un petit peu, il pourrait sans doute l'atteindre en pleine poire. Il donna un grand coup de pied dans le ballon qui rebondit contre la grille d'une jolie maison. Il avait manqué ce satané matou, et ça le rendait drôlement grognon. Puis il y eut un autre bruit, et son ouïe hors du commun reconnu la démarche régulière d'un passant. Arquant son petit corps dans les ténèbres, il se mit à l’affût. Il n'avait pas eut le chat ? Tant pis, il aurait le noctambule insouciant qui traînait seul dans la ville endormie. Heureusement pour le pauvre passant qu'il avait mangée à sa faim pendant la soirée, et que toute sa malveillance était orientée vers une mauvaise farce.

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ϟ Métier : Leader et batteur du groupe de rock Slow Kids at Play ϟ Âge : 23 ans ϟ Race et sang : Sorcier de sang pur ϟ Statut civil : Célibataire



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MessageSujet: Re: You're dead, and out of this world - [Joe]   15.09.18 0:54



mistaken

L'enfoiré!
Joe sortit en trombe de la maison de ses parents, trop honteux et en colère pour les prévenir qu'il partait.

Il n'était pas du genre à écouter aux portes, mais quand il était retourné au rez-de-chaussé après avoir dorloté sa petite sœur, il avait entendu son prénom être soufflé dans une conversation que ses parents avaient à mi-voix. Pas suffisamment, car Joe avait entendu. Tout entendu. Les menaces de Theodorus Washington à l'encontre de son père si ce dernier n'avait pas continué l'enquête des factions, à l'encontre de la famille et surtout, ce qui mettait le plus Joe en colère, comment le Haut-Conseillé avait "mit la main sur leur fils". Depuis quand savaient-ils? Depuis suffisamment longtemps pour s'inquiéter apparemment.

Theodorus et Joe étaient restés discret, le deal étant que personne ne sache ce qu'il se passait entre eux derrière les portes closes. Mais le jeune homme s'était fait avoir. Quoi de plus étonnant de la part d'un politicien? Il avait pourtant fait en sortent de garder le contrôle de cette relation, d'imposer ses conditions, son amant semblant d'accord avec ça. Mais ce n'était qu'une illusion. Jamais il n'avait contrôlé quoi que ce soit, Theodorus avait mené la danse du début à la fin. Il ne savait pas comment il s'y était pris, mais il avait réussi à ce que son père soit au courant et l'avait obligé à suivre ses ordres. Aldon l'avait pourtant prévenu, le Haut-Conseillé était un homme dangereux. Maintenant il comprenait.

Entendre l'inquiétude dans la voix de ses parents faisait mal, tout comme cette culpabilité qu'il ressentait. Il se sentait misérable. Misérable que ce choix douteux ait pu les tourmenter ainsi. Il avait l'impression d'avoir trahi la confiance qu'ils avaient toujours eue en lui et en ses décisions. Et surtout, il se rendait compte qu'il avait mis son père en danger. Et s'il lui était arrivé quelque chose ? S'il s'était fait tuer durant l'enquête comme ses collègues, Elijah Fernandes et Thémis Baldwin? Sa famille n'aurait pas pu survivre à la perte d'un autre membre. Joe n'aurait pas pu survivre à la perte de son père. Encore moins sa mère, sans compter sa petite sœur. La petite Laureen aurait pu grandir sans son père à cause de lui. A cette pensée, des larmes commencèrent à brouiller sa vision, mais il les essuya avant même qu'elles n'osent faire leur chemin. Non, stop! Tout allez bien maintenant. L'enquête était terminée, Sean Senior était rentrée à la maison auprès de sa famille et Joe ne révérait plus jamais l'autre enfoiré. Il en avait tiré la leçon, la famille Brown était tranquille de ce côté-là. Il devait juste rentrer, retourner voir ses parents et les rassurer sur... BOING!

Ça, ce fut le bruit de la rencontre fortuite entre sa tête et... Il se retourna vivement, posant instinctivement la main sur sa nuque, là où ça piquait un peu, pour voir une simple balle rebondir à terre. Sérieusement? La colère, la frustration et le ressentiment lui firent lever le pied pour donner un grand coup dans l'objet inanimé. C'était ridicule et pas suffisant pour dissiper toutes ses émotions, mais ça faisait du bien. Un peu. Regardant autour de lui dans la pénombre, il s'aperçut qu'il avait marché sans faire attention où il allait. Puis cette balle, elle ne sortait pas de nulle part. Il pensa à des enfants jouant dans le coin, à cette heure-ci?, ou un serial killer essayant de l'entraîner dans un coin sombre, mais la première option était plus sympa.

"Vous pouvez sortir les mioches, je ne suis pas en colère contre vous. J'avais juste besoin de taper dans quelque chose."

Il s'empara de sa baguette magique et lança un Accio balle pour qu'elle lui revienne.

"Vous ne voulez pas la récupérer?"

Allait-il devoir user d'un Homenum Revelio pour faire sortir les petits garnements de leur cachette? Ou le serial killer? Damned.

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so close, no matter how far, couldn't be much more from the heart, forever trusting who we are, and nothing else matters.
metallica.


Dernière édition par Joseph L. Brown le 18.09.18 21:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You're dead, and out of this world - [Joe]   18.09.18 16:44


   

Stay dead, and out of this world.




Camille gloussa malicieusement lorsqu'il vit le ballon former une belle courbe pour atterrir avec un bruit mat sur le passant. En plein dans la citrouille ! Depuis toujours le petit garçon s'était révélé incroyablement bon pour lancer des choses avec précisions. Et il se rappelait de parties de jeu du caillou particulièrement épiques avec ses frères et sœurs. Aujourd'hui les gamins avaient toutes sortes de jouets très sophistiqués, mais lui s'était toujours amusé avec un caillou. Sauf que désormais même s'il avait tout les cailloux du monde, il n'y avait plus d'autre enfant dans son entourage pour partager ses jeux.

Il cessa immédiatement ses ricanements quand il vit le passant furieux shooter dans la balle. C'est qu'il allait lui perdre son ballon ce con là ! Le type rattrapa le jouet et s'adressa à la pénombre qui l'entourait. Camille se courba, prêt à déguerpir aussitôt. Être seul dans une ruelle sombre en compagnie d'un type était rarement un bon plan, et son instinct de survie naturel lui dicta de partir. Et en même temps il avait cette petite voix qui chuchotait à son oreille. Elle avait toujours de bons conseils, et d'une certaine façon on pouvait dire qu'elle était son compagnon de jeu favori. Il se mit à ricaner en silence, l’œil brillant de celui qui prépare un mauvais coup. Finalement cette nuit ne serait pas aussi ennuyeuse que prévue. La petite voix avait encore eut une bonne idée.

Amuse toi avec cet imbécile et tue le quand il s'y attendra le moins.

Et quoi de plus amusant que de lui monter une véritable comédie ? Passant sa main dans ses cheveux noirs, il se coiffa du béret qu'il avait auparavant roulé en boule dans sa poche. Camille avait le sens du théâtre. Son expression malicieuse changea de façon spectaculaire alors qu'il se préparait à entrer en scène, quittant le couvert des ombres pour la lumière crue du bec de gaz.


« Bonsoir monsieur. Pouvez vous me dire en quelle année sommes nous ? »

Il avait dit ces mots dans sa langue natale, à savoir un français qu'il articulait avec aisance en imitant de façon très grotesque un accent bourgeois très rochechouaaaart, à milles kilomètres de son accent de bouseux habituel. Se retenant de rire devant l'air ahuri de son interlocuteur, et gardant avec beaucoup de professionnalisme son visage de façade, il s’escrima à prononcer le seul mot qu'un américain moyen pouvait comprendre.

« Monsieur ! Monsieur ? » Il s'approcha de lui, l'air profondément confus. « Monsieur ! En quelle, année, sommes nous ? Est ce que vous comprenez ce que je vous dis ? »

Désespéré et à deux doigts du sanglot, il fit mine de chercher ses mots et reprit dans un anglais faussement approximatif teinté d'un accent français à couper au couteau.


« Sir ? En quelle année sommes nous ? Aidez nous ! J'ai perdu ma sœur Sophie dans le terrier... Vite Sir ! Il nous faut fuir, les prussiens sont aux portes de Paris ! »

Lui tirant la manche avec énergie, il l'implorait de ses grands yeux bleus pâles.

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