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 FLASHBACK : The Time Lords' experience - ft Anahia

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ϟ Métier : Sous-directeur du département des transports magiques ϟ Âge : 45 ans ϟ Race et sang : Sorcier au sang mêlé ϟ Particularité : Animagus non déclaré (faucon) ϟ Statut civil : Marié

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MessageSujet: FLASHBACK : The Time Lords' experience - ft Anahia   05.12.18 16:43


The Time Lords' experience
ft Anahia & Nate


Noël 2004.
Nate, étudiant de 17 ans chez les Ours, n'avait pas voulu rentrer chez lui pour les fêtes. Il aimait sa famille, mais il entendait déjà le type de conversation qu'il y aurait à table : le "Tu dois travailler beaucoup moins vu que tu recommences ta cinquième année" de sa grand-mère. Le "Il va réussir cette fois-ci, c'est sûr ! " à la fois confiant et menaçant de sa mère. Le "Mon garçon, tu ne feras jamais rien de bien dans ta vie si tu continues à ne pas étudier !" de son grand-père. Et enfin, le " Maintenant que nous savons que tu es dyslexique, nous comme tes profs, tout ira mieux. " de son père qui ne comprenait  donc rien à sa condition. Ce dernier avait été si rassuré de ne pas avoir un fils stupide en découvrant qu'il avait "un trouble spécifique de la lecture" ! Comme si ça changeait le fait qu'il soit un cancre. Nommer un problème ne l'efface pas.
Nathan ressentait à la fois une vague de colère face à cette injustice qui faisait de lui un si mauvais élève, mais également, un besoin profond de faire ses preuves et de leur montrer à tous qu'on pouvait réussir sa vie, même si on n'excellait pas dans les études.

Son parcours scolaire avait en effet de quoi faire grincer les dents de ses parents. Il avait par deux fois dû recommencer une année, dont celle-ci.
Mais sa deuxième cinquième dénotait légèrement de toutes les autres: il suivait à présent des séances de psychothérapie pour l'aider dans son apprentissage. En ce soir de réveillon, il n'avait pas encore réellement vu les changements positifs que cela finirait par lui apporter, même si on l'avait diagnostiqué sur tard.

Nate n'avait cependant pas ruminé toute la soirée. Il avait d'abord bien profité du banquet pour l'occasion mais, à présent que les grandes tables avaient disparues pour qu'une piste de danse soit dégagée, il se sentait profondément mal à l'aise. L'école avait mis les grands moyens pour que les étudiants restés à Salem s'amusent : lampions colorés, boissons - non alcoolisés - mystérieuses et un groupe de musique plutôt connu et grandement apprécié des jeunes. Ses amis qui n'étaient pas rentrés chez eux pour les vacances - et il en avait donc sur trois années différentes - dansaient. Certains essayaient d'en séduire d'autres. Mais lui ? Comment pouvait-il trouver assez de confiance pour aborder une fille ? Celles de son âge le jugeait stupide et sans intérêt. Celles de deux ans de moins que lui se contentaient de l'observer de loin, un peu méfiante quand elles ne le connaissaient pas. Et celles qu'il connaissait vraiment étaient toutes déjà prises. En général, on l'aimait bien. Il était sympa et assez drôle mais peu de personne ne parvenait à le prendre au sérieux.
Il ne se serait pas senti à sa place entre les siens, à la maison. Le problème en observant toutes ces réjouissances, c'était qu'il ne se sentait certainement pas à sa place non plus entre les murs de l'école magique.

Discrètement, il décida de quitter la salle sans qu'un de ses amis puisse l'arrêter dans son élan. Peut-être qu'il pourrait aller faire un tour dehors, peut-être parviendrait-il même à décoller sur son balai ? Nate avait toujours adoré la vitesse et avait une véritable fascination pour tout autre moyen de transports magiques existants.
Devait-il essayer après d'ouvrir un bouquin ? Le jeune homme sourit intérieurement. Comme s'il avait ce genre de volonté quand ça concernait la lecture.

La tête bien enfoncée dans ses épaules pour se faire le plus petit possible - et Nate, malgré ses deux années de plus que ses camarades, restait pourtant le plus petit de la bande - il s'avança dans les couloirs, rendant les basses étourdissantes et le brouhaha joyeux de plus en plus étouffés.
Il allait prendre à droite au détour  d'un couloir pour éviter de sortir par la porte principale quand des bruits d'une conversation chuchotée détourna son attention du but initial. Curieux, il s'arrêta pour mieux écouter. Il ne parvenait pas à comprendre ce qui se disait mais en tout cas, le ton était généralement très excité, caractéristique de celui qu'on utilisait avant de faire une bêtise.  
Nate sourit, amusé. Il n'était pas préfet - qui aurait voulu le nommer ? - mais il se dirigea pourtant vers la source du bruit et  découvrit un petit groupe de première année, rentrant en fil indienne dans une salle.
Qu'est-ce qu'ils pouvaient donc bien trafiquer, ces mômes ?
Jetant un coup d'oeil par dessus son épaule pour vérifier qu'il était bel et bien seul, il décida de les suivre et ouvrit la porte.
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ϟ Métier : Professeur de divination à l'école de Magie de Salem ϟ Âge : 38 ans ϟ Race et sang : sorcière Mohawks ϟ Particularité : voyance ϟ Statut civil : Mère célibataire



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MessageSujet: Re: FLASHBACK : The Time Lords' experience - ft Anahia   08.12.18 19:06


The Time Lord's Experience
ft nom & nom


La neige avait recouvert toute la belle ville de Boston, et la nuit tombait, accompagnant son passage d'un millier de lampes et de flammes illuminant les ténèbres. La cité scintillait, ce soir plus que tous les autres soirs de l'année. Chaque maison, chaque appartement se paraît d'étincelles, et de gros feux crépitaient gaiement dans chaque cheminée, faisant monter dans le ciel chargé de nuages d'épais volutes de fumée blanchâtre. Dans les rues, les derniers passants s’affairaient dans les quelques boutiques encore ouvertes, sans doute à la recherche de l'ultime présent qui allait dans quelques heures à peine se retrouver au pied de l'arbre des fêtes. Partout c'était rire, partout c'était joie (et stress un peu ne nous le cachons pas). Une persistante odeur de vin chaud et de biscuit à la cannelle s'était emparée de toute la cité depuis presque un mois, sans pour autant parvenir à saturation. Dans le vent on pouvait entendre le son cristallin des clochettes d'un traîneau glissant dans la poudreuse, et derrière quelques portes fermées un air de Tchaïkovski jouant Casse Noisette.
C'était indubitablement Noël.


Si la ville était en liesse pour l'événement, ce n'était rien comparé à ce qui se passait à l'Institut Salem, la grande école de sorcellerie qui formait depuis des décennies les jeunes sorciers et sorcières à l'art délicat de la magie. Et qui dit magie dit le plus incroyable et enchanteur des décors. Chaque année les enseignants rivalisaient d'ingéniosité pour rendre le cadre déjà grandiose de l'école encore plus extraordinaire, et il fallait reconnaître que pour l'occasion ils s'étaient surpassés. C'était comme si tout le bâtiment avait été plongé dans un rêve enchanté, devenant un palais de glace aux milles reflets scintillants. Du givre brillant recouvrait tout, des sapins parés d'or et d'argent encadraient les allées et les couloirs, des étoiles illuminaient les salles de classe comme une voute stellaire, des stalactites de diamants tombaient de chaque escalier.
C'était divin, tout simplement divin. Et le joyaux de tout cela était sans nul doute la Grande Salle dans laquelle était donné le grand bal annuel de Noël. Beaucoup d'élèves restaient pour les vacances, surtout pour profiter de l'atmosphère si particulière que les fêtes donnaient à leur école, et ils étaient nombreux à danser ce soir, au son fort et énergique du groupe que le Directeur avait engagé pour l'occasion. Tout le monde bougeait aux rythmes effrénés de la batterie et de la guitare électrique -car oui rappelons le, en 2004 (année où se passe notre scène), la fée électricité n'avait pas encore été bannie de cette belle cité – sous l’œil vigilant de la plupart des enseignants qui en profitaient malgré tout pour se glisser quelques commentaires sur tel ou tel élève, riant discrètement derrière leur statut de chaperon.
Tout le monde avait donc fort à faire, s'amusant, dansant et flirtant même, et plus personne ne se préoccupait des nombreux buffets, qui pourtant n'avaient pas été boudé en début de soirée. Ils étaient pourtant encore recouvert de victuailles toutes plus alléchantes les unes que les autres -biscuits et gâteaux, amuses-bouche, verrines, miniquiches, j'en passe et des meilleures- sans nul doute grâce aux discrets elfes de maison qui veillaient à ce que ces chers bambins ne manquent jamais de rien cunilairement parlant.
Maintenant que le décors est planté, rapprochons nous de ces dit buffets voulez vous. Ils avaient été installé dans un coin de la pièce, si bien qu'ils ne gênaient en rien les danseurs et autres athlètes déchainés. Ils étaient ainsi également en dehors du champs de visions des profs, ce qui donnait une marge de manœuvre plus agréable pour quelques actions de vol à l'étalage, car oui, c'était bien ce dont il s'agissait.
Avec une lenteur infinie, une petite tête apparue soudain de derrière l'une des grandes tables dressée. Elle avait la peau un peu matte que cachait quelques très discrète tâches de rousseur, une tignasse noire domptée en deux nattes et des grands yeux, noirs également, en amande. Son regard, espiègle et malin (pour ne pas dire sournois), furetait d'un plat à un autre afin de jauger ce qu'il serait le plus simple d'embarquer. Avec la furtivité de la fouine, l'adolescente se saisit d'un grand saladier rempli de petits muffins qui avaient tous l'air délicieux, et disparu avec son larcin sous la nappe qui recouvrait la table.
Bien sur, vous avez tous pu reconnaître dans cette chère enfant, la douce et innocente Anahia, alors âgée de 11 ans. La gamine avait intégré l'internat de Salem quelques mois plus tôt, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle avait déjà fait parlé d'elle. Dès la rentrée de septembre, la jeune fille avait très vite compris qu'elle venait de mettre les pieds dans certes une école prestigieuse, mais surtout une école dont la population ne lui pardonnerait sûrement pas ses origines natives et surtout bien modestes. Dès les premières interclasses, elle avait été l'objet de railleries, auxquelles elle avait pourtant très vite coupé court en s'imposant comme la pire des teignes de la cours de récréation. Les moqueries avaient très vite cessées, et malgré son jeune âge elle avait très vite réussi à se faire respecter des plus vieux. Elle avait même rapidement gagné une petite renommée au sein des élèves comme une perturbatrice et une farceuse notoire, ce qui contrastait avec ses résultats scolaires, qui étaient eux excellents. Les profs s'en arrachaient déjà les cheveux en conseil de classe. La jeune Tal'ahjon était douée, autant en magie qu'en connerie. C'était sans doute le pire type d'élève auquel un enseignant peut être confronté, celui à qui ont ne peut rien dire parce qu'il est trop bon mais qui nous fait chier comme personne.

Retournant donc sous le couvert de la table, Anahia y rejoignit un jeune garçon au visage pâle et aux petites lunettes rondes qui lui donnaient un air gentil et innocent. Il était occupé à fourrer des gâteaux dans un sac qui semblait déjà bien rempli.


« Tiens Ernie j'en ai un autre... je pense que ça va aller maintenant.» Chuchota la jeune fille en lui passant le saladier. Le garçon, qui semblait un peu plus vieux qu'elle mais qui semblait suivre ses instructions sans poser de questions, acquiesça et continua à remplir la besace. Une fois que ce fut fait, les deux complices se mirent à quatre pattes et remontèrent le long de la grande table, afin de regagner l'extrémité la plus proche de la sortie. Après avoir jeté un coup d'œil pour voir si la voie était libre, ils se remirent tout deux debout et l'air de rien, ils quittèrent la salle sans un regard pour le restes de leurs camarades qui enchainaient les mouvements (surement de tectonique soyons réalistes). Dès qu'ils eurent mis assez de distance entre eux et la Grande Salle, ils commencèrent à courir, parcourant l'école et ses allures de Narnia sous extasie. Mais alors qu'ils étaient sur le point de tourner au croisement de deux couloirs, Anahia pu voir dans l'angle le visage sérieux de leur jeune maitre des potions. Ce dernier devait être de surveillance de couloir. Ils n'avaient pas prévu ça ! Attrapant la hanse du sac que portait Ernie, la jeune fille le tira en arrière et le plaqua contre le mur derrière une armure qui se voulait moyenâgeuse, en espérant que le professeur Brown passerait dans une des autres branches du croisement, ce qu'il fit, non sans avoir ralentit le pas et tendu l'oreille, ce qui eu le temps de les faire pâlir. Heureusement pour eux, le boom boom régulier du concert couvrait encore le reste des bruits de l'institut et le professeur continua sa route.
Lorsqu'il fut assez loin pour ne pas les entendre, la gamine retira sa main de devant la bouche de son compagnon. Ils échangèrent un regard, et très vite un rire mi-soulagé mi-amusé les anima. Ils avaient eu chaud !! Qu'est ce que le très strict professeur Brown aurait bien pu leur sortir comme punition s'il les avait trouvé avec toutes ces friandises volées ? Mieux valait ne pas y penser et reprendre leur route, chose qu'ils firent en courant encore plus vite et toujours en riant (notons d'ailleurs qu'Anahia riait sans doute plus qu'Ernie, qui était un gentil garçon qui n'avait rien demandé à personne.).
U peu plus loin, les deux compères arrivèrent enfin à destination, à savoir une porte perdue dans un couloir peu fréquenté. Après avoir vérifié que personne ne venait, la jeune fille frappa deux coups lents et trois coups secs. C'était le code. Très vite du bruit se fit entendre de l'autre côté de la porte.

« Le mot de passe...
-Putain Teddy c'est nous !! Magne toi d'ouvrir y a des profs dans les couloirs !!
-Le mot de passe d'abord !!
-Et merde... « Au-delà de la nuit, dans le Kalahari, le lion va rugissant comme un gros chat qui miaule, car le sable brûlant chauffe ses roubignoles »...c'est bon maintenant ?
-Oui c'est bon.»

Le loquet de la porte cliqueta et le battant en bois s'ouvrit, révélant un jeune brun qui se voulait ténébreux mais qui ne trompait personne.

« Quand même faudrait penser à changer le mot de passe, il est trop long...
-Mais c'est toi qui l'a imposé...
-Oh ta gueule et laisses nous entrer. » Dit-elle en le poussant sans ménagement et en pénétrant dans la pièce peu éclairée. Immédiatement, elle sortit sa baguette qui s'illumina dès l'instant où elle prononça « Lumos ». L'endroit était une vieille salle de classe qui n'était plus utilisée depuis longtemps au vue de la poussière qui s'accumulait un peu partout et de la quantité de vieux meubles qui étaient rangés dans une quasi anarchie. L'ensemble formait un tas de vieilles tables, casiers, chaises et autres membres du mobilier scolaire si haut qu'on ne pouvait voir derrière.
L'air déterminée, Anahia se dirigea pourtant vers le monticule et le contourna, disparaissant derrière pour arriver à un petit dégagement où sa petite bande avait installé leur QG. Il y avait quelques coussins, des objets divers allant du vieux comics au souaffle et un grand poster d'un groupe de rock qu'ils avaient collé au mur avec un sortilège de glus perpétuelle.
La plupart de ses amis étaient déjà là, même cette pimbêche de Régina qu'elle n'aimait pas beaucoup avec ses airs de bêcheuse super riche. Mais Teddy avait insisté pour la faire rentrer dans le club et c'était marrant de la faire enrager donc Anahia ne disait pas grand chose. En règle général, la jeune fille n'aimait pas beaucoup les élèves de la maison du Paon, les quelques moqueries qu'elle avait subit à son arrivée venant d'élèves de cette maison. Elle même portait fièrement les couleurs des loups et en tirait un satisfaction sans nom. Elle était la première de sa famille à aller à Salem, mais autant dire qu'elle voulait marquer son passage par de hauts faits.
S'installant sur un vieux fauteuil déglingué qui avait sa préférence, la jeune fille s'y vautra et sortit de sa poche un muffin au chocolat qu'elle avait gardé pour elle pendant que les autres sortaient du sac d'Ernie le fruit de leur petit larcin. Très vite la petite bande fut installée, et après avoir ouvert quelques bouteilles de bière-au-beurre qui étaient planquées dans un vieux tiroir, ils reprirent ce qui était leur discussion préférée du moment : l'armoire à disparaître qui se trouvait dans un coin de la classe et qu'ils avaient découvert en organisant un peu leur coin. Anahia avait une furieuse envie de la tester, mais les autres n'étaient pas très chaud, surtout que personne ne savait où se trouvait sa jumelle et où ils pourraient bien ressortir. L'aventure pouvait également être beaucoup plus dangereuse, surtout si l'armoire était en réalité cassée : il y avait un risque de rester bloqué entre les deux sorties sans jamais parvenir à sortir justement.

« Nan mais quelle bande de lâcheurs !! y en a pas un seul qui va venir avec moi ??! » Scanda Anahia, un peu dégouté de voir ses jeunes camarades si vite rebutés par le frisson de l'inconnu. Elle avait décidé un peu plus tôt que la grande expérience serait pour ce soir, mais elle n'avait pas totalement envie de la tenter toute seule. Le manque d'enthousiasme du reste du groupe la dépitait, et elle s'était mise debout pour essayer de les convaincre. Mais alors qu'elle était sur le point de se lancer à nouveau dans une tirade sur leur lâcheté et sur les bienfait de l'aventure, le grincement reconnaissable de la porte de la salle se fit entendre. Tous les élèves se figèrent comme des statues, écoutant les bruits d'une personne qui était en train d'entrer.

« Putain merde Teddy t'as pas fermé derrière toi !!  Murmura-t-elle furieuse
-Mais non je pensais que tu l'avais fait. 
-Fait chier...va voir !! »

Le dénommé Teddy-le-rebelle marmonna des grossièretés mais se glissa malgré tout vers l'angle du tas de meubles pour voir qui venait les déranger. Mais c'était trop tard, le visage de l'importun venait de faire irruption dans un « Oh » un peu gêné.

« T'es qui toi ? Qu'est ce que tu fous là ? » Demanda Anahia qui avait grimpé sur un vieux bureau pour se grandir un peu.
-Ah mais je le connais !! » Couina Reg de sa voix haut perchée. « C'est Stanic-le-nullos !! Il a déjà redoublé deux fois !!
-Ta gueule Reg !! » Cria la jeune native à son intention sans quitter le cinquième année des yeux. Maintenant qu'elle le disait, elle le remettait enfin. C'était ce garçon gentil mais que tout le monde traitait de débilos parce qu'il était pas foutu de lire un bouquin. Ayant été elle même sujette à moquerie pour une raison injustifiée, elle détestait voir les autres souffrir de ce genre de méchanceté, mais cette étiquette de clémence n'allait pas avec cetlle badass qu'elle cherchait à atteindre. Croisant les bras sur sa poitrine, elle observait Nathan Stanic avec des yeux interrogateurs pendant que les autres l'entouraient.

« Tu as vu notre repère... tu vas donc devoir payer le prix !! Chopez le les gars !! » Cria-t-elle avant de lever sa baguette sur le malheureux, pendant que le reste de la bande de saisissait de lui.
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MessageSujet: Re: FLASHBACK : The Time Lords' experience - ft Anahia   13.12.18 11:43


The Time Lords' experience
ft Anahia & Nate



C'est parce qu'il cru reconnaître le fils Beller que Nathan, intrigué, s'approcha de la porte et actionna la poignée - priant pour ne pas avoir à redire c'est interminable mot de passe qu'il avait déjà partiellement oublié - et pénétra dans la salle.
Le professeur Brown, qui patrouillait dans le couloir, l'avait retenu quelques temps. Sans le réprimander de ne pas être avec les autres, il lui demanda comment il allait et l'étudiant mentit en disant qu'il était fatigué et qu'il retournait dans son dortoir. Le maître des potions ne fit pas de commentaires et se contenta de lui souhaiter une bonne nuit en le regardant avec un regard bienveillant que Nate qualifiait plutôt d’empreint de pitié. Il fit mine de se diriger vers les quartiers des Ours mais revint très vite sur ses pas quand le couloir fut libre.
La porte glissa sur le sol en le frottant bruyamment et l'étudiant leva les yeux au ciel, à la fois exaspéré et amusé de sa malchance. Il la referma très vite en essayant de la soulever pour ne pas en plus se faire prendre en plein délit de mensonge par le Professeur Brown, mais les portes de l'école étaient vieilles et lourdes. Celui-ci devait déjà être ailleurs, aussi bien physiquement que mentalement, pensant sans aucun doute à une de ses anciennes étudiantes... En réalité, Sean Brown, le coeur battant, l'avait observé faire demi-tour. Il savait très bien ce qui allait se passer car il l'avait déjà vécu, et il ne pouvait rien y changer.
Nate attendit quelques secondes pour voir si le maître des potions allait subitement débarquer et en profita pour découvrir les environs d'un coup d’œil. La première chose qu'il remarqua était la source de lumière derrière un espèce de monticule. Après analyse, ses yeux décodèrent les formes et reconnurent une pile de vieux bancs, chaises et casiers. Il n'y avait que cette source qui éclairait ce qui semblait être une vieille classe transformée malgré elle en débarras. Nate réalisa avec un petit sursaut de surprise, qu'il était déjà venu ici, lors de ses tous premiers cours. Le nombre d'étudiants diminuant petit à petit, la classe trop grande avait été abandonnée au profit d'autres bien plus chaleureuses.

Nathan, ne sachant pas trop comment s'annoncer, s'avança d'un pas, en écoutant la minuscule dispute que son entrée avait provoqué, de plus en plus curieux de savoir combien de personnes il y avait là dedans et, surtout, ce qu'ils y faisaient.
Soudain, il fut aveuglé par un Lumos et il leva sa main pour se protéger.

-Pointe pas ça dans les yeux des gens ! S'exclama-t-il en tentant de voir qui venait de lui demander ce qu'il foutait là.

Il n'eut pas l'occasion de répondre alors qu'il suivait le garçon qui l'avait momentanément rendu aveugle, et qu'une fille l'identifia comme étant "Stanic-le-nullos".
Il fronça les sourcils, prêt à faire demi-tour, n'ayant certainement pas l'envie de se faire humilier par une bande de petits jeunes mais c'était trop tard.
Une autre voix ordonna qu'on "le chope" et quelqu'un s'empressa de l'immobiliser en lui mettant de force ses bras dans son dos. Une autre main se glissa dans sa poche pour se saisir de sa baguette.

-Oh, mais ça va pas ou quoi ?! Protesta-t-il, en vain, en voyant son bien le plus précieux disparaître de son champ de vision.

Complètement rabaissé par la position qu'on l'obligeait à prendre, il réalisa vite que la poigne qui le retenait n'était pas si forte que ça. Il pourrait se dégager d'un geste violent mais il ne voulait pas blesser le gosse. Et il voulait récupérer sa baguette avant toute chose. Réfléchissant à comment il pourrait éventuellement se tirer de ce mauvais pas la tête aussi haute que sa réputation pouvait lui permettre,  il déclara.

-Et maintenant, les p'tits malins ? On fait quoi ?

C'était clairement offensant de s'être fait prendre par une bande qui ne dépassait pas les treize ans. Le p'tit gars qui était dans son dos s'exclama alors avec enthousiasme :

-J'ai une idée ! Ana, t'as qu'à le prendre avec toi !

Nathan, qui n'avait pas entendu leur discussion sur l'armoire à disparaître fronça les sourcils. De quoi parlait-il ? Et c'était qui "Ana" ? Celle qui l'avait insulté ou celle qui semblait donner les ordres malgré son jeune âge ?
On le lâcha et on le poussa vers cette dernière. Les autres autour d'eux commençaient à discuter des risques et du fait de ne pas lui demander son avis.

-Les mecs, c'est un Ours. On sait tous qu'en plus d'être stupides, les Ours sont  des trouillards qui foutent jamais rien.

Blessé dans sa fierté depuis qu'il avait été désarmé, Nate prit encore plus à coeur cette insulte envers sa maison. Et sans réfléchir davantage, il marmonna.

-Rendez moi ma baguette et vous verrez si les Ours sont des trouillards.

Le fils Beller, qui avait logiquement été désigné comme gardien de sa baguette s'approcha de lui et la lui tendit avec un sourire au coin.
Il était sûrement persuadé qu'il n'en ferait rien et que ce n'était que des mots en l'air.
L'ensemble des jeunes devait d'ailleurs le penser, ce qui renforça sa détermination à leur montrer de quoi un Ours était capable. Déjà honteux de renforcer les préjugés "des idiots du village" sur sa maison, il était prêt à suivre cette "Ana" dont il prit la main.

-Alors ? On y va ?

Celle-ci, avec un sourire espiègle, l'entraîna non pas vers la sortie, comme il le pensait, mais vers une vieille armoire. Nate comprit trop tard de quoi il était question, n'ayant d'ailleurs pas le temps, abasourdi par sa découverte, de trouver le fait de pénétrer dans une armoire sombre avec une fillette de onze ans, louche.
Le visage contre le dos de l'armoire, et la main d'Ana toujours dans la sienne, il s'attendait à un tremblement de terre, mais seul un léger bourdonnement dans leurs oreilles les accueillirent ainsi qu'un étrange sensation de flottement. Ca y est. Étaient-ils coincés dans le néant ? Car Nate avait bien comprit que c'était une armoire à disparaître et il savait que si elle avait été abandonné dans une ancienne classe que plus personne n'utilisait, c'était parce qu'elle devait être cassée. Conscient de sa responsabilité envers la petite fille excitée à côté de lui, il regretta de lui avoir donné l'occasion de se jeter dans le danger.
Cependant, son estomac se retrouva subitement dans sa gorge - sans pour autant qu'il ait l'impression que l'armoire ait bougé, mais c'était bien ça le but des armoires : déplacer ceux qui se trouvaient à l'intérieur d'une armoire à une autre - et il comprit qu'ils s'étaient déplacés.
Désormais rassuré, la curiosité reprit le dessus. Où avaient-ils atterri ? Étaient-ils dans un autre pays ? Excité par l'idée, il allait sortir quand il entendit des voix dehors qui n'étaient pas celles du petit groupe qu'ils venaient de quitter. Prudents, il mit son doigt sur la bouche pour demander à Anahia de garder le silence et tendit l'oreille.
C'était de l'anglais. Des américains vu l'accent. Donc ils étaient toujours aux Etats-Unis. Dommage. Se retournant sans bruit pour être face à la porte, il écouta attentivement et tenta de comprendre où ils se trouvaient.

-Je suis désolé, Professeur. Disait une voix d'adolescent.

-Vous êtes préfet, Brown. Vous ne devez pas négliger votre devoir face à vos expériences en potions.

-J'en suis bien conscient. Je n'avais pas réalisé que j'étais devant mon chaudron depuis si longtemps.

-Je l'avais bien compris. Et vous avez donc laissez Mlle Fallon se débrouiller seule.

-Sans le vouloir. Je me suis déjà excusé auprès d'elle.

-Par Merlin, c'est le moindre des choses, Brown ! Si vous aviez été présent, elle n'aurait certainement pas dû à subir ce sortilège de vomissement.

Il eut un petit silence durant lequel Nate put réfléchir à la famille Brown. Il ne pensait pas que son prof avait des frères ou des soeurs plus jeunes. Et puis, il ne parvenait pas à identifier celui qui était en train de lui passer un savon, même si la voix lui était familière. C'était un homme, plutôt âgé, même si des voix pouvaient être trompeuses.

-Est-ce que...Vous me retirez mon insigne, Professeur ?

-... Non, Sean. Bien sûr que non.

Sean ? Sean BROWN ? Comme, comme leur prof ?
Nate échangea un regard ahuri avec Anahia.

-Je voulais juste vous faire comprendre que je ne veux plus jamais être déçu de la sorte. Surtout par vous.

-Je vous donne ma parole, Professeur Williams.

La bouche de Nate s'ouvrit et il oublia de la refermer. Étaient-ils vraiment dans le bureau du directeur de la maison des loups, qui était tranquillement en train de parler avec leur futur professeur ? Ca n'avait aucun sens !
Perturbé par les informations contradictoires que recevaient son cerveau, il loupa la fin de leur conversation et les entendit sortir.

Nate attendit encore quelques secondes avant d'ouvrir doucement la porte de l'armoire. Il n'était jamais rentré dans le bureau de Rory Williams donc il ne su pas repérer les éventuelles bizarreries. C'était une pièce ronde, avec une cheminée et de nombreuses étagères de livres. Par la fenêtre, il put voir qu'ils se trouvaient toujours bel et bien à Salem, mais il faisait jour à présent. Le Parc, d'où il avait voulu décoller pour se changer les idées, était clairement reconnaissable.
Effrayé par cette idée qu'il avait eut en entendant qu'un ado avait le même prénom que leur prof de potions, il ne prit pas le temps d'analyser la pièce avec attention, ne cherchant uniquement qu'une chose qu'il trouva vite, accroché au mur.

D'un bond, il se précipita devant le calendrier à l’effigie d'une équipe de Quidditch et il y lu l'année : 1990.

-C'est une blague... Hey, viens voir !

Ne lui laissant pas le temps de réaliser ou de s'extasier devant le fait qu'ils venaient de voyager dans le temps, Nathan, agissant en être responsable, se saisit brusquement d'elle par le col et la tira vers l'armoire où il l'a poussa sans ménagement.
Pas question de rester dans le passé et de risquer de provoquer par effet papillon des catastrophes dans leur présent ! Ils devaient retourner d'où ils venaient au plus vite !
Il y eut le bourdonnement et le sentiment de flottement, mais plus cette désagréable sensation du coeur qui remonte dans votre gorge.

Nathan poussa à nouveau la jeune fille dehors et se précipita à sa suite, s'attendant à retrouver un groupe d'étudiants excités par leurs dangereuses aventures, mais il n'en fut rien.
Ce n'était pas encore la classe transformée en repère pour petites canailles. C'était un autre bureau et Nate eu juste le temps de regarder par la fenêtre pour se situer qu'il entendit de nouveau des voix qui venaient dans leur direction. Ils étaient toujours dans l'école, mais du côté opposé d'où ils se trouvaient, si on en croyait le position du Saule centenaire sur sa gauche. Pas le temps de réfléchir cependant. Quelqu'un était en train d'actionner la poignée.

-S'vous plait Professeur Pond ! Il me faut juste un point de plus pour avoir la moyenne !

Par réflexe, Nate entraîna de nouveau Ana de force vers l'armoire et ils ressortirent dans le bureau du Professeur Williams.
Le jeune étudiant de la maison des Ours jeta un coup d'oeil vers le calendrier. Toujours 1990.

-C'est pas vrai ! On est coincé ! S'exclama-t-il avec horreur.

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FLASHBACK : The Time Lords' experience - ft Anahia

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