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 Happy Valentine's day

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ϟ Métier : Journaliste ϟ Âge : 21 ans ϟ Race et sang : Sang-mêlé ϟ Statut civil : Célibataire



ϟ Messages : 1081 ϟ Date d'inscription : 30/06/2014 ϟ Disponibilité RP : 1x par semaine minimum ϟ Célébrité : Kit Harrington ϟ Crédits : PresleyCash

MessageSujet: Happy Valentine's day   25.10.18 8:46


Happy valentine's day
Cyrius & Anahia


La Saint-Valentin... Une fête commerciale moldu complétement idiote et ridicule dédiée aux amoureux, du moins officiellement. Pour Cyrius ce n'était qu'une fête hypocrite de plus, durant laquelle les femmes se montraient plus insupportables que d'ordinaire. Gare à celui qui ne préparait pas une soirée à la hauteur des espérances de madame, il en entendrait parler toute sa vie, car comme de bien entendu ce que retienne ces charmantes créatures ce ne sont pas les milles merveilles que son dévoué serviteur aura fait pour elle durant toute leur vie commune mais la seule soirée qu'il aura lamentablement raté ! Fort heureusement, cette fête des amoureux avait aussi ses avantages pour des personnes comme lui. Elle lui permettait de faire des rencontres plus au moins intéressantes de personnes qui ne désiraient pas être seules pour l'occasion. S'il n'avait jamais eut de problème pour séduire les femmes, il fallait bien reconnaître que la Saint-Valentin favorisait encore plus ce genre de rencontre et c'était d'ailleurs principalement pour cette raison qu'il se trouvait actuellement à Boston dans cette petite épicerie.

Cela ferait bientôt 6 mois que Elijah était mort, que l'on avait mis fin aux exactions du Cercle et que le masque du Président Marshall était enfin tombé ! Six mois et il n'arrivait toujours pas à s'en remettre alors que les gens autour de lui avait repris leur vie comme si de rien n'était et un sens, il leur en voulait. Thémis avait repris la vie commune avec ce dandy politicien qui l’avait pourtant blessé que n’importe qui d’autre, Tyler continuait sa petite vie dorée aux côtés d'Imane, Jessica avait démissionné pour ouvrir son propre cabinet à New-Phoenix, comme si elle n'avait pas pu faire ça avant... Ils avaient tous repris le cours de leur vie comme si la mort d'Elijah n'avait été qu'une triste parenthèse dans leur vie bien rangée, mais lui, il n'y arrivait pas. Tous ces événements l'avaient profondément affecté, changé, lui-même en avait conscience. Il était devenu amer et cynique, allant jusqu'à ébranler son idéale journalistique qui avait sérieusement été éborgné. Lui qui pensait faire ce métier pour révéler la vérité au monde entier, quoi qu'il en coute, dénoncer des agissements peu scrupuleuses, dévoiler au grand jour des magouilles que les plus puissants auraient aimé voir être tus à jamais,...
Cyrius avait un idéale journalistique, et c'était pour lui qu'il faisait ce métier, pour servir cette cause à laquelle il croyait. Il s'était montré arrogant, se vantant de n'écrire que la vérité sans mâcher ses mots... sauf qu'il se trompait ! Il s'était fait gentiment manipuler comme une marionnette, par tout le monde, Marshall en particulier, et lorsqu'on avait essayé de lui dévoiler la vérité, lorsqu'on lui avait parlé de l'implication du Président, de son rôle majeur dans le Cercle, il avait refusé d'écouter. Son instinct lui avait fait défaut. S'il l'avait fait, s'il avait révélé au grand jour ce qu'Abigor lui avait confié cette fameuse journée où il s'était introduit dans sa chambre d'hôtel, son cousin serait surement toujours en vie aujourd'hui, mais voilà, il n'en n'avait rien fait et à présent Elijah était mort.

Incapable d'écrire, incapable de poursuivre sa collaboration à l'émission d'Aïe'Actu, Cyrius avait donné sa démission à son patron qui l'avait refusé, lui accordant à la place un congé sabbatique. Si être incapable d'écrire une seule ligne l'avait rendu fou, l'inactivité n'avait servi qu'à le plonger dans une certaine dépression, surtout lorsque l'on voyait ce qui se passait dans ce foutu pays. Comme si l'apparition du Cercle et des pro-moldus n'était que les prémices de quelque chose d'encore plus noir et de sombre. L'émergence de Wilkerson au pouvoir ne faisait que confirmer cette tendance. Et si une partie de lui se sentait impuissant, une seconde, malgré tout, se révoltait face à cet état de fait et face à l'inertie ambiante qui laissait faire en attendant que les choses se passent. Que fallait-il donc faire pour que les gens réagissent ? Que le pays soit définitivement plongé dans le chaos ?
C'est parce qu'il avait besoin de changer d'air, d’échapper à Priscus qui, il le voyait bien, s’en faisait pour lui, de se rendre dans un lieu où, si l'on connaissait ses écrits et son nom, on ne connaissait pas forcément sa bobine, qu'il s'était retrouvé à Boston. Pour quelle raison avait-il choisi Boston précisément ? Tout simplement parce qu'une de ses connaissances intimes s'y trouvait. Il s'agissait d'une fille qu'il avait rencontrée au cours de ses nombreux déplacements. Lydia appartenait à cette première vague de sorciers qui avait choisi de déserter la capitale des Partisans du Nouveau-Monde suite à l'enlèvement de Saevus Yaxley par les Inquisiteurs. Cette fille n'était pas très maligne mais elle était d'agréable compagnie, du moins, elle n'était pas prise de tête. Cela faisait quelques mois qu'elle était fiancée à un gentil garçon qu'elle aimait de toute évidence mais qui ne parvenait pas à la satisfaire dans un certain domaine. L'homme travaillait dans la restauration et autant dire qu'un soir de Saint-Valentin, le preux chevalier de Lydia allait être bien occupé et serait probablement trop épuisé pour faire quoi que ce soit par la suite... une fiancée délaissée le soir où l'on fêtait les amoureux, il n'y avait rien de plus terrible. Dans le fond, son cuistot pouvait le remercier car sans lui, Lydia se serait surement montrée moins conciliante lorsqu'il rentrerait et s'écroulerait comme une masse dans leur lit conjugale.

Alors qu'il faisait des achats de dernières minutes pour cette soirée qui n'aurait absolument rien de romantique mais qui aurait au moins le mérite d'être passionnante, son regard fut attiré par une très belle femme d'âge mur, qui observait un jeune couple de sorciers flirtant timidement ensemble devant l'étalage de fleurs aux propriétés magiques que l'on ne trouvait pas dans une simple petite boutique moldu. A les voir agir si timidement et sourire si stupidement à chaque fois que leurs regards se croisaient ou que leurs mains se frôlaient, il n'était pas difficile de deviner qu'il s'agissait là de leur toute première Saint-Valentin. Mais plus que le jeune couple c'était la manière qu'elle avait de les observer qui l'intéressa, il en ressortait quelque chose de terriblement amusant et d'intrigant dans sa manière de faire. Se remémorait-elle un lointain souvenir ? Elle était tellement absorbée par sa contemplation, qu'elle ne parut pas réaliser que quelqu'un venait de s'approcher derrière elle. Sa bouteille de vin en main, il se pencha vers l'avant pour prononcer ces quelques mots taquins à son oreille.

- Soit tu flashes sur le grand brun soit sur la petite rousse

La voyant se retourner vers lui, un grand sourire se dessina sur ses lèvres car cette femme, aux délicieux traits amérindiens, non contente d'être très belle avait cette étincelle d'amusement et d'espièglerie qui se reflétait dans le brun de ses yeux et qui ne le laissèrent pas indifférent. Un rapide coup d'oeil sur la boite de chocolat qu'elle tenait entre ses mains, lui permis de deviner qu'elle s'apprêtait à passer la fête des amoureux en solitaire, avec pour seule compagnie cette boite de chocolat au goût doux amer. Un constat qui lui fit agrandir son sourire de séducteur. Comprenant qu'elle ne voyait pas où il voulait en venir, il pointa discrètement du doigt le jeune couple qui continuait de se becquotter amoureusement devant l'étalage de fleurs, sans prêter la moindre attention à ceux qui les entouraient.

- Soit tu as envie de te faire le brun et là j’ai largement mes chances, soit c'est la petite rousse qui t'intéresse et là il ne me reste plus qu'à me diriger seul vers la caisse et me consoler avec cette bouteille de vin.


———————— ϟ ————————
- Quand je te dis bouge, tu bouges, quand je te dis bouge pas, tu bouges pas et quand je te dis saute....
- Je te dis "toi d'abord" !
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ϟ Métier : Professeur de divination à l'école de Magie de Salem ϟ Âge : 38 ans ϟ Race et sang : sorcière Mohawks ϟ Particularité : voyance ϟ Statut civil : Mère célibataire



ϟ Messages : 529 ϟ Date d'inscription : 21/06/2016 ϟ Disponibilité RP : 1x par semaine ϟ Célébrité : Karina Lombard ϟ Crédits : pinterest

MessageSujet: Re: Happy Valentine's day   04.11.18 9:57


Happy Valentine's Day
ft Cyrius et Anahia


Anahia se tenait debout, le regard fixé sur ce qui se passait de l'autre côté de la rue, droite comme un peuplier dans les allées de la petite supérette de quartier, coincée avec son panier à la main entre le rayon tablettes de chocolat et celui des tisanes. L'après-midi tirait à sa fin et déjà la lumière baissait dans les rues. Bientôt, ils allumeraient l'éclairage public et les allées et avenues s'illumineraient de ces petits soleils magiques qui apparaîtraient dans chaque lampadaire, donnant un air irréel à la capitale sorcière. La jeune femme était passée faire une course en rentrant du travail, elle portait encore une grande cape de sorcière noire comme son âme la nuit et une besace en cuir sombre qui contenait certainement ses dernières copies à corriger.
La sorcière aimait passer à la supérette en rentrant du travail, c'était un endroit agréable avec de bons produits, il y régnait une douce odeur de graines, de pommes et de feuilles de tilleul. Une odeur de nature qui la rassurait. Depuis le temps qu'elle vivait dans le quartier, elle y connaissait tout le monde, le propriétaire comme les employés.
Avant la Grande Révélation, il n'y avait pas de commerces dans ce genre dans le monde sorcier. Lorsqu'on voulait des bonbons, on allait à la confiserie, quand on voulait de la pattée pour le chien on allait dans la boutique de soins aux créatures magiques, ainsi de suite. C'était la confrontation avec le monde moldus qui avait été à l'origine de ces établissements, somme toute bien pratique pour le quotidien. Bien sur, aujourd'hui il n'y avait plus beaucoup de produits moldus dans les étalages, mais ils en persistaient certains qui avaient su trouver un tel intérêt auprès des mages qu'ils ne pouvaient juste plus s'en passer. Après tout, c'était la technologie qui était proscrite, pas le dentifrice.
La création du Dôme avait cependant eu pour effet de changer le visage de ces commerces qui avaient repris un aspect plus traditionnel, sans congélateurs vitrés, sans éclairage aux néons, sans écrans tactiles sur les caisses enregistreuses, et puisqu'il n'y avait plus non plus de réfrigérateurs dans les maisons, on devait venir faire ses courses deux fois plus souvent qu'à l'ordinaire. Cette pratique qui gênait au début était devenu pour toute la ville une habitude. On n'y faisait même plus attention. Les supérettes redevenaient des lieux d'échanges et de rencontres, les centres névralgiques des petits quartiers de la grande Boston.

Depuis qu'ils étaient deux à la maison, Anahia venait régulièrement avec son fils faire les courses. Ca lui permettait de voir avec lui ce qu'il voulait manger. Elle connaissait ses goûts bien sur, la plupart en tout cas, mais dix ans de vie à l'écart de lui lui demandait de remettre ses fiches à jours. La jeune femme était ravie d'avoir enfin son fils avec elle. Vivre avec lui, le voir grandir, s'épanouir à l'école et y réussir (on ne parlera pas des bêtises qui son la panache de la jeunesse) était pour elle le plus beau des cadeaux. Elle se sentait comblée, à un détail près. L'école de Salem était un internat : les élèves y restaient la semaine et dormaient sur place, ne rentrant chez eux que les week-ends. Contrairement à des établissement comme Poudlard, ce n'étaient pas aux enseignants de remplir la charge de surveillants de nuit et s'étaient des ASEN (Assistant Sorcier de l’Éducation Nationale) qui avaient la charge de veiller sur toutes les chères têtes blondes la nuit.  Les profs pouvaient rentrer chez eux pour souffler un peu, avoir une vie, retrouver leurs familles. Mais c'était là que le bas blessait. En rentrant chez elle, la jeune mère célibataire ne retrouvait personne, à part son vieux corgi tricéphale. Elle se retrouvait seule, comme avant lorsqu'Emrys était encore au Canada, seule face à elle même dans le vide de sa petite maison qui prenait alors des allures de cathédrale. Elle pouvait aller, errer comme une âme en peine, passer dans chacune des pièces désertées, enroulée dans un plaid et une bouteille à la main. En général, elle finissait par s'endormir en serrant contre elle une des peluches que son fils commençait à délaisser. Vous trouvez ça pathétique ? Je trouve ça assez réaliste.

Anahia se sentait seule, du moins une partie de la semaine, et ce sentiment de solitude était bien évidement accentué un soir comme celui de la St Valentin. Dans le fond, la sorcière n'avait jamais prêté un très grand intérêt à cette fête moldu qui n'avait pas trop de sens à ses yeux. Elle qui avait l'habitude des fêtes millénaires, dans danses de Sabbath autour du feu, trouvait celle-ci un peu fade, trop liée à la société de consommation moderne aussi. C'était une douce arnaque, celle auquel on ne veut pas participer mais qui nous entraîne malgré tout. Aussi loin que la jeune femme (oui jeune femme !! 38 ans bordel !! 38 ans !!) essayait de se rappeler, elle n'avait jamais vraiment eu l'occasion de fêter cette soirée avec quelqu'un, quelqu'un qui comptait vraiment. A bien y réfléchir, ça faisait même un bail qu'elle n'avait pas été en couple, sous entendu, une vraiment relation amoureuse. La voyante avait davantage coutume à collectionner les histoires sans importances que de se permettre de s'ouvrir intimement. La dernière fois qu'elle s'était laissée aller au sentiment d'amour, elle s'était retrouvée dans une cavale sans fin, enceinte de surcroît. Peut être qu'en fin de compte, on a qu'un seul grand amour, et qu'elle avait fui le sien des années auparavant.  
Ce constat la rendait un peu amère, et lui donnait une excuse pour ne pas se prendre la tête avec des histoires sentimentales. Le résultat était pourtant là. Lorsque son ami et collègue, le professeur Sean Brown, rentrait chez lui, il retrouvait sa merveilleuse femme Elisabeth et leur adorable bébé. Ils mangeaient, riaient, ou bien s’engueulaient mais qu'importe, ils avaient quelque chose à partager. La seule chose qu'elle avait à partager c'était un pack de kro... et le chien ne buvait pas d'alcool.
Le désespoir dans l'âme, Anahia avait donc décidé que quitte à être en état de dépression avancé, ce soir de St Valentin, autant faire les choses biens. Elle était donc entrée dans la supérette avec l'intention d'y acheter tout ce qu'il lui fallait pour l'opération rien-n'a-foutre-de-toutes-ses-conneries, à grand renfort de bouteilles de rouge et de chocolat praliné. Pas de raison que seuls les couples en profite merde !

Elle était entrée dans la boutique comme si le monde était à ses pieds, fière, forte de sa bonne résolution. Après tout, on pouvait être heureux sans être en couple non ??! Elle avait pris un panier et foutu dedans tout ce qui lui faisait envie, acceptant le fait qu'elle risquait une fois de plus d'aller bosser avec la gueule de bois le lendemain. Heureusement pour elle, elle commençait tard, ça lui laisserait le temps de se remettre même un peu.
Mais alors que, forte de ses convictions, la jeune femme vidait les étagères portant les tablettes de chocolats, son regard avait glissé vers la fenêtre qui se trouvait juste à côté, tombant sur un jeune couple, tout frai tout nouveau, qui gloussait en se faisant des papouilles sur le trottoir d'en face. Ça c'était la goutte d'eau, et Anahia se rendit compte qu'elle pouvait bien se voiler la face autant qu'elle voulait, elle aurait échangé toutes les bouteilles de son panier pour pouvoir rire comme cette petite pintade rousse riait. La façon dont ce petit merdeux la serrait dans ses bras, leurs doigts gantés qui s'enlaçaient, le baiser rapide et rieur, cette parole échangée à l'oreille.
Elle les détestait. Tout les deux, l'un autant que l'autre. Ce petit couple qui n'avait encore aucune idée de la merde qu'était le monde. Elle détestait ce qu'ils étaient, elle détestait ne pas être l'un d'eux. Ils brisaient en elle cette force qu'elle avait cru avoir, ils lui montraient qu'en fin de compte, elle pouvait toujours se donner un genre, c'était ça dont elle avait envie.
L'idée de leur jeter un sort lui traversa l'esprit. Ce ne serait pas trop compliqué, elle avait sa baguette à portée de main. Elle ne choisirait pas un sort trop méchant, non, ça serait trop mauvais pour le karma, mais un truc un peu chiant qui lui soulagerait un peu l'âme à défaut de la conscience.

Alors qu'elle était en train de passer en revue quelques sorts à jeter à ces deux petits bâtards, elle entendit qu'on lui parlait. Sortant de ses pensées, elle tourna la tête, intriguée par ses paroles qu'elle n'avait pas saisit. Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant non pas une vieille qui lui demandait de lui attraper la boite de biscuits tout en haut de l'étagère mais un charmant jeune homme tout droit sorti de ses espoirs les plus fous. Il était jeune, ça c'était une évidence, plus jeune qu'elle en tout cas, même si quelque chose lui disait qu'il devait avoir l'habitude de ce genre d'accostage. Il devait faire la même taille qu'elle, mais elle le dépassait légèrement grâce aux talons qu'elle portait. Il avait le visage charmant, les cheveux bruns bouclés comme un angelot des ténèbres, la bouche en cœur et le sourire ravageur. Une délicieuse friandise dont elle aurait bien fait une seule bouchée.
Lorsqu'il répéta les mots qu'elle n'avait pas compris dans un premier temps, elle se rendit même compte qu'il la draguait !! C'était trop beau pour être vrai !! Quel dieu de la miséricorde avait mis sur son chemin ce jeune Adonis pour se faire pardonner de lui imposer une vie sentimentale de merde au quotidien ? C'était le plus beau cadeau de la St Valentin qu'elle avait jamais reçu, si elle en avait déjà reçu. C'était trop beau pour être vrai.
Un sourire taquin et gourmand étira ses lèvres, et elle haussa les épaules.


« Pour quelle raison devrais-je préférer l'un à l'autre ? C'est beaucoup mieux d'avoir le choix... » Dit-elle avec un ton innocent, laissant son regard retomber sur le jeune couple qui se roulait la galoche du siècle façon moulin à vent. « Non si vous voulez tout savoir... je ne flash ni sur l'un ni sur l'autre comme vous dites... je les envie. J'envie leur stupidité... leur innocence aussi peut être, sans doute...en tout cas, rien qui ne vous donne une chance avec moi, ni même le droit de m'aborder ainsi d'ailleurs, bien que j'apprécie le geste, croyez-le bien. »

Elle tourna la tête vers lui, une étincelle dans les yeux. Si ce jeune apollon croyait qu'elle allait se mettre à ses pieds en le remerciant de sauver la mère célibataire qu'elle était de la torture de passer la St Valentin en tête à tête avec une bouteille de pinot, il se fourrait de doigt dans l’œil et jusqu'au trognon. Elle trouvait d'ailleurs sa technique d'approche un peu brouillonne. Ça manquait de classe, de panache, elle valait mieux que ça !! Ou peut être pas mais elle voulait croire que si. Elle n'était pas en dèche au point de dire au revoir à son amour propre.

« Soyez un peu sérieux jeune homme... » La sorcière jeta un regard intrigué vers le reste du panier qu'il tenait à la main... « Vous faites des courses un soir de St Valentin et vous achetez du vin, une boite de chocolat avec un gros nœud rouge et des...eum... » Elle releva un regard rieur sur son interlocuteur. « On aborde pas une femme lorsqu'on est attendu d'une autre... et ne me sortez pas l'excuse comme quoi il s'agit de votre mère ou de votre sœur, je l'ai trop entendue celle la... » Se tournant vers l'étagère des tablettes de chocolat, elle laissa son regard aller de l'une à l'autre afin d'en choisir une dernière qu'elle déposa avec les autres dans son panier. « Je l'imagine quelconque et niaise à souhait, mais assez enthousiaste et délaissée pour vous divertir et vous donner l'impression pendant cinq minutes que le vide que vous essayez de combler au fond de vous n'existe plus... mais il va falloir vous faire une raison... ce n'est pas comme ça que le vide disparaîtra, il ne disparaît jamais. » C'étaient des paroles bien mystérieuses à dire à un inconnu, surtout à un jeune homme d'un intérêt notable qu'elle aurait bien ramené chez elle pour en faire son quatre heure. Mais ne fallait pas se voiler la face. L'expérience lui avait montrée qu'en règle général ce genre de comportement dragueur de l'ultime résultait d'autre chose, un besoin de retrouver de l'assurance, de reprendre le contrôle. Ce jeune homme avait du travail à faire, et elle était trop fatiguée pour faire aussi la prof le soir.

« Vous feriez bien de retourner à votre rencard jeune homme, et de me laisser au mien avec messieurs Ben and Jerry... » Finit-elle par dire en lui adressant un dernier sourire ensorceleur et un petit clin d’œil avant de se tourner vers les caisses, son panier sous le bras. Une part d'elle se maudissait d'envoyer bouler une si charmante petite gueule, l'autre se félicitait d'avoir su garder la tête haute, mais une chose était sure, elle espérait que ce petit rejet ne refroidirait pas les ardeurs du jeune homme. C'est que l'heure du goûter était passé, et elle avait faim.

Le gif qui a failli fini en en-tête mais qui a été recalé parce que pas assez sexy...:
 
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