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 [Memphis, août 2030] We're on a symphony, then we'll shoot across the sky ft. Chris

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Family, Sex & Rock'n'roll



ϟ Métier : Leader et batteur du groupe de rock Slow Kids at Play ϟ Âge : 23 ans ϟ Race et sang : Sorcier de sang pur ϟ Statut civil : Célibataire



ϟ Messages : 122 ϟ Date d'inscription : 11/02/2018 ϟ Disponibilité RP : lundi et vendredi ϟ Célébrité : Dylan O'Brien ϟ Pseudo : Faithful ϟ Crédits : by Presley❤Cash

MessageSujet: [Memphis, août 2030] We're on a symphony, then we'll shoot across the sky ft. Chris   07.09.18 21:58




I just can't get enough


Pour ce morceau, Joe n'eut pas besoin de décompter.
C'est le timbre doux du clavier qui signala le début de la chanson, remplaçant la guitare acoustique du morceau original. Puis vint, pincées sur les cordes d'une guitare magiquement amplifiée, des notes claires, reconnaissables entre milles et le public devint fou. Cette intro jouée par Rubens et Lukas laissa le temps aux baguettes magiques, et autres objets moldus, d'illuminer la fosse en de millier petits points lumineux. Puis comme un signal de départ, en parfait accord, la batterie de Joe, sa voix et la ligne de basse de Felix se joignirent à la mélodie.

So close, no matter how far
Couldn't be much more from the heart
Forever trusting who we are
And nothing else matters


A la création du groupe, quand ils étaient encore tous à Salem, les garçons ne jouaient que des reprises. Un choix délibéré pour que chacun apprennent à se connaitre musicalement, s'habituent les uns aux autres, et aussi un bon moyen pour commencer à se faire connaitre. Ils avaient marqué les esprits lors des fêtes de l'école de magie, et plus tard dans les bars bostoniens, en reprennent les classiques du rock en tout genre. Ils n'oublieraient jamais comment ils avaient réussi à déchaîner les foules grâce à I'm shipping up to Boston ou encore I Was Made For Lovin' You. Une fois qu'ils eurent gagné en assurance et l'attention du public, ils avaient commencé à intégrer petit à petit leurs propres chansons; les textes de Felix sur des compositions de Rubens. Aujourd'hui, sur leurs albums comme sur scène, ils continuaient à placer deux à trois reprises pour ne pas oublier leurs débuts et rendre hommage aux dieux du rock.

Joe laissa porter sa voix, nourrissant chaque couplets et refrains d'un son puissant, faisant de chaque longues notes son esclave, tout en faisant ressortir le meilleur de la batterie. Des heures de souffrance à s'entraîner avec Lukas pour sortir un son propre de ses lèvres depuis le jour où il lui avait annoncé "Tu as une voix plutôt cool en fait, il faut l'exploiter!". Parce que la diva du groupe, c'était Lukas. Il variait sa voix entre grave et aigu comme il l'entendait et savait en jouer devant un public. Sans compter son talent à la guitare qui lui permettait d'embellir les compositions de Rubens. Ce mec était un pur génie avec ses doigts (même s'il était l'idiot du groupe, clairement). Il le prouvait encore maintenant en entamant le premier solo en son claire, suivie trois couplets plus tard par le deuxième en distorsion. Il était à genoux sur le devant de la scène, grattant sa guitare comme si plus rien d'autre n'existait, tandis que Joe s'excitait sur sa batterie, et Felix et Rubens plaquaient leurs accords en soutenant l'harmonie du morceau. Ils se complétaient les uns les autres à la perfection.

Joe entama le dernier couplet sur un ton doux puis la dernière note fila dans cette parfaite nuit d'été au-dessus de Memphis. Un silence; et le public explosa en cris sauvages et applaudissements, faisant écho à l'euphorie qui l'envahie. Peu importe le nombre de fois qu'ils étaient montés sur scène, le plaisir ne se tarissait jamais. Ils venaient de jouer ce qui devait être leur dernière chanson, mais ce n'était pas encore fini. Ils se rejoignirent en coulisse pour s'hydrater, se congratuler de ce concert qui était surement l'un de leur meilleur et Joe les regarda, l'oeil pétillant.
"Alors? Près à tout déchirer une dernière fois?"
Ils retournèrent sur scène sous les cris de la foule qui attendait le rappel et s'installèrent à nouveau derrière leurs instruments.

Joe tapa trois fois en rythme sur la ride et une quatrième fois sur la caisse claire avant que Ruben n'enchaîne avec son accordéon. Bon sang, il adorait entendre cet instrument avant que le son punk de ce morceau entre en jeu. C'était une ancienne chanson, leur tout premier tube à passer en boucle sur la RITM (Radio Indépendante à Transmission Magique), et elle faisait toujours autant son effet. Que ce soit avec eux ou avec le public. Lukas hurlait dans la micro, Joe tapait le rythme avec frénésie et Felix parti dans un riff particulièrement difficile et endiablé avec sa basse. Seul Rubens restait imperturbable avec son instrument atypique, mais ça c'était normal. C'était Rubens. Et le public répondait avec la même passion. D'où il était, reculer par rapport aux autres, mais sur-élevé, Joe pouvait voir des mecs bondirent comme des dingues et quelques femmes montées sur les épaules, hurlants les paroles comme si leur vie en dépendait. C'était dingue. C'était magique.

Le morceau prit fin et le public continua de chanter et crier, et Joe resta là, assis, ne voulant plus quitter la scène. L'euphorie qui ne l'avait pas quitté s'était transformé en adrénaline pur et un coup d'oeil aux autres suffit pour comprendre qu'ils ressentaient tous la même chose. Tout trois se tournèrent vers Joe. C'était à lui de décider. Merde, ils allaient se faire tuer par les orgas du festival s'ils dépassaient l'heure. Tant pis, ils allaient faire leur "connards de rock star". Il hocha la tête et ils entamèrent une nouvelle chanson tout aussi épique. La dernière des dernières cette fois.

Après plusieurs remerciements au public, ils quittèrent définitivement la scène et rejoignirent Sam qui leur tendait des bouteilles d'eau en fronçant le nez. Ouais, ok, message reçu. Ils puaient tous. Rien de surprenant après une telle prestation. Ils avaient beau changer de t-shirt plusieurs fois durant le concert, deux chansons sous les puissants projecteurs suffisaient à les faire suer. Et la fraîcheur de la scène ouverte n'y pouvant pas grand-chose.
"Allez hop! Tout le monde à la douche les puants! Il y a une interview qui vous attend"
Aucun d'eux n'euent le temps de répondre à cet affront qu'un mec de la sécurité les rejoignit.
"Y a un attroupement de fans qui commence à se former vers l'allée nord. On leur dit quoi?"
"Heu..." fit très intelligemment Joe. Son corps était là, mais son esprit encore sur scène, alors il ne fallait pas trop lui en demander. Il s'obligea à réfléchir, revenant douloureusement au moment présent et aux responsabilités.
"Hum..." Il se tourna à nouveau vers Sam "Je pense qu'on peut signer quelques autographes le temps que Chris s'extirpe de la foule et rejoigne l'entrée des artistes. Tu le réceptionnes et tu nous préviens?" Après tout, Sam était la seule à savoir à quoi il ressemblait vu qu'elle l'avait transplané ici lui et son jeune frère. Elle acquiesça avant de les pousser vers les sanitaires mis à disposition des artistes.

Une fois douché et propre comme un sou neuf, Joe rejoignit son groupe près de barrières qui semblaient prêtes à céder sous les poids des corps humains agglutinaient dessus. Évidemment, ses trois acolytes étaient déjà là à signer et prendre des photos, et lui... bah en retard, normal. Il se mit à son tour au boulot, répondant aux différentes demandes, toujours aussi étonné de leur succès. Il répondait aux félicitations et aux compliments avec de timide et touchant "merci", "c'est grâce à vous", "vous êtes super" et ne voyait à peine qui lui tendait les différents supports à signer avec cette foule. Jusqu'à qu'une pochette de vinyl lui tombe dans les mains, accompagné d'un bout de parchemin avec un prénom (Dorian), d'un nom d'hôtel (à deux pas du festival) et d'un numéro de chambre. Joe releva la tête, un sourcil levé jusqu'à la racine de ses cheveux en signe d'étonnement. L'homme était mignon, très mignon, ce qui était suffisant pour une nuit. Le Dorian haussa les épaules.
"Au cas où, si tu n'es pas trop fatigué."
Joe ne put s'empêcher de rire en signant le vinyl et releva des yeux pleins de malices. Non, il n'était pas fatigué. Oui, il était encore très excité.
"C'est un défi?"
"Peut-être"
Joe lui rendit son vinyl dédicacé et glissa le papier dans sa poche de jean.
"Alors on verra. Peut-être."
Entre l'interview et le pot qu'il avait prévu avec quelques intermittents, il ne savait pas trop dans quel état il serait. Mais l'idée n'était pas déplaisante. Pas du tout.

Ils s'éclipsèrent à regret quand le message magique de Sam arriva. Ils firent un croché par les loges pour récupérer "la surprise" et rejoignirent l'espace presse du festival où un petit salon privé avait été mis à leur disposition. Ça avait beau être un festival rock à la cool, rien n'était laissé au hasard pour faire un peu de promo au passage. Mais là, c'était différent. Du moins il s'attendait à quelque chose de différent. Il était curieux de voir ce que cette interview aller donner. Et voir Lukas flipper sur un possible "jeu interro surprise spatial" était tellement jouissif.

Lukas: "Les gens vont me prendre pour un débile si je réponds à côté"
Felix: "Tout le monde sait déjà que t'es débile"
Joe: "Les enfants, ne me faites pas honte s'il vous plait"
Rubens: "..." (normal)

Arriver devant la porte du salon, Felix frappa un coup et quand Sam vient leur ouvrir, ils entrèrent tous en chantant "Happy Birthday Eddie", un gâteau agrémenté de bougies dans les mains de Joe. C'était une habitude pour éviter le stress avant un concert: faire un truc qui accaparerait leur attention sur autre chose que la soirée à venir. Là, ils s'étaient dit que squatter la cuisine de l'hôtel où ils dormaient et faire un gâteau serait une super idée, jusqu'à qu'ils pourrissent la cuisine en question à coup de batailles de farine et de pâte (qu'ils avaient rapidement nettoyé d'un coup de baguette magique). Maiiiiiis, ils avaient quand même réussi à sortir un truc du four, qu'ils espéraient mangeable. Joe suivie la troupe en faisant attention où il mettait les pieds avec son gâteau dans les mains, espérant qu'ils ne se soient pas trompés de personne. Ils auraient l'air con. Il déposa sa pitance sur la table basse et fit joyeusement.
"Hey! Happy Birthday Eddie! J'espère que tu as aimé le concert."

Quand il s'intéressa à l'autre personne qu'il devinait être Chris, il eut un blanc. Wow. Il était grand. Terriblement grand, magnifiquement grand. Et il était impossible de passer à côté de sa touffe de cheveux blonds et de ses oreilles décollées qui donnaient un air totalement adorable à sa stature. Il sentit un petit coup dans les cotes et se tourna vers Lukas et son sourire stupide qui criait "je t'es grillé". Merde. Grillé de quoi d'abord? J'ai bien le droit d'apprécier la vitrine sans entrer dans le magasin non? Il s'éclaircit la gorge et tendit la main.

"Chris je suppose. Je suis heureux de te rencontrer enfin."

Et à cet instant, il lui semblait avoir le même sourire idiot que Lukas plaqué sur le visage.

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ϟ Métier : Secrétaire ϟ Âge : 26 ϟ Race et sang : Moldu ϟ Particularité : Un amour de garçon <3 ϟ Statut civil : Célibataire



ϟ Messages : 326 ϟ Date d'inscription : 19/05/2017 ϟ Disponibilité RP : Régulière ϟ Célébrité : John Krasinski ϟ Pseudo : Mata ϟ Crédits : moi

MessageSujet: Re: [Memphis, août 2030] We're on a symphony, then we'll shoot across the sky ft. Chris   12.09.18 11:00


   


We're on a symphony





Il y eut le son cristallin du clavier, suivi par les pleurs étranglés des guitares. Les vibrations résonnaient jusque dans la chaire palpitante des corps agglutinés, puis il y eut un écho dans la salle, le cris de joie d'une foule qui identifie à la même seconde le rythme familier d'un morceau iconique. Eddie s'était frayé un chemin jusqu'à la scène, laissant son frère en retrait. De toute façon ce n'était pas comme s'il risquait réellement de le perdre. Tout les deux étaient un peu plus grand que la moyenne, et même si Eddie n'avait pas totalement terminé sa croissance, sa stature suffisait à se démarquer dans la foule de nénettes hystériques. Il y avait cette énergie au plus près de la scène, un mélange de désespoir et d'euphorie, ce genre de sentiments contraires que sa personnalité complexe se plaisait à distiller dans le secret de son cœur. Un brusque sursaut de fin du monde et d'explosion de joie qui le fascinait.

Quand à Chris il n'était pas spécialement à l'aise dans cet étalage d'émotions et d'agitation frénétique. Il avait prit du recul, se trouvant une bonne place au centre de la salle pour filmer. Les yeux rivés sur l'écran numérique, il guettait la moindre anomalie de cadrage, anticipant le montage qu'il aurait à faire avant de mettre sa vidéo en ligne. Comme au détour du siècle précédent, il y avait encore un Walker dernière l’œil bombé de l'objectif. Un homme avec le besoin irrépressible de documenter le monde autour de lui, d'archiver chaque parcelle du présent et de les préserver hors de l'intimité faillible de sa mémoire. Collecter des preuves et les partager, pour prouver aux autres et à lui même que rien de ceci n'était une détestable illusion.

Il y eut l'euphorie du bouquet final, puis le calme forcé du public que l'on évacue. Chris attrapa Eddie par le bras et l'entraîna à sa suite. Ils n'allaient pas rentrer sagement vers le parking, tout simplement parce que le programme qu'il avait prévu était autrement plus amusant. Et même si Chris lui avait déjà dévoilé toute la surprise, Eddie avait encore du mal à réaliser que ça allait vraiment ce produire. Assister à un concert des Slow Kids était déjà énorme en soit, ils mettaient rarement les pieds hors du territoire pro sorcier, et mis à part quelques vidéo et enregistrements amateurs qui circulaient sur internet, les fans moldus n'avaient pas grand chose à de mettre sous la dent. Le rock bostonnien était presque une légende urbaine de ce côté ci du pays. Et il y avait plus de sites qui recensaient des images de jackalopes bondissants que des Slow Kids at play. Chris lui avait assuré avoir prit la masse de photo et de vidéo, lui même en avait prit quelques unes avec son portable. Et dès qu'ils furent sortit de la salle il les regardait une par une en esquissant un sourire ému. Il venait de vivre une expérience rare, et il garderait un souvenir incroyable de ce grand moment de musique.

Et dire que c'était Chris qui avait réussi à organiser tout ça. Lui le mec qui n'arrivait même pas à organiser ce qu'il allait faire le dimanche. Il posa sa tête contre l'épaule de son frère et marmonna un merci. Chris souris à son tour et lui rappela que c'était normal. Au fond il lui était infiniment reconnaissant envers son petit frère. Il était venu dès qu'il avait appris pour son abduction, et s'était occupé de lui sans poser de questions. Grâce à Eddie il avait fait face aux haters qui l'accusaient d'avoir inventé toute cette histoire pour faire sa pute à clic. Et même quand il était fatigué et stressé à causes des examens, Eddie était là pour assurer le coup et lui remonter le moral. Souvent Chris avait été jaloux de son caractère bienveillant et de cette façon qu'il avait de se montrer incroyablement responsable pour son âge. Mais cette fois ci il était bien content de savoir qu'il pouvait compter sur lui. Quand à Marten il l'acceptait bien dans la coloc. Il faisait à manger et leur donnait un coup de main pour la radio, c'était suffisant. De toute façon tout le monde s'émerveillait toujours devant le caractère serviable d'Eddie Walker.

Ils attendirent un long moment, guettant le visage de Sam dans la foule. C'était elle qui était venu les chercher à l'appartement de la septième rue, et les avait mené jusqu'ici en transplanant. Chris était complètement euphorique à l'idée de tenter l'expérience. Jamais il n'avait transplané avec Marten ou Sasha. De toute façon Marten lui avait rapidement expliqué qu'il ne transplanait pas, parce que ça lui donnait des vomissements incontrôlables. Vérité ou intox, avec lui on ne savait vraiment jamais, mais clairement Chris n'avait pas toujours envie de connaître la vérité dès qu'il s'agissait de son coloc.

La jeune femme vint à leur rencontre, et les conduisit dans l'espace presse où elle resta avec eux pour leur faire la conversation. Chris récupéra son valise qu'il lui avait confié le temps du concert et commença à installer son matériel. Eddie qui avait prit l'habitude de l'assister, vérifiait les branchements des micros. Clairement on voyait que le matériel disparate n'était pas celui d'une véritable radio, Chris avait raclé les fonds de tiroirs et emprunté à droite à gauche le matériel manquant, car bien sur il n'avait pas assez de micro à lui tout seul. Et il n'était pas question que Walker père leur donne un billet pour acheter ce qu'il lui manquait. Eddie lui semblait méditatif, et dire que ce soir il avait dix huit ans. Et il se retrouvait là, dans un salon au mobilier tendance à faire des tests son pendant que son frère pestait comme quoi la connexion allait être trop merdique pour faire un live youtube en bonne qualité. D'ailleurs à ce propos ils avaient encore beaucoup de travail s'ils voulaient enregistrer cet incroyable rendez vous en image.

Alors qu'il était occupé à changer la carte mémoire de l'appareil photo, Eddie sursauta. Il y eut un grand coup de donné contre la porte et immédiatement Sam alla ouvrir. Les quatre membres du groupe entrèrent en chantant et immédiatement il se sentit défaillir. Il avait beau savoir qu'ils allaient finir par arriver, cette entrée lui provoqua une déstabilisante vague d'émotions. Chris quand à lui était hilare, et lui prit l'appareil photo des mains avant qu'il ait la bonne idée de le faire tomber, et comme un frère qu'il était, le poussa brusquement entre les omoplates pour le forcer à avancer et sortir de sa tétanie. Aussi gentil et serviable qu'il était, Eddie n'était pas le genre à aimer faire le show, à la grande différence de son aîné et de sa personnalité solaire. Bref se retrouver d'un coup au centre de l'attention comme ça, marquait un moment de gêne mémorable. Et bien sur il n'avait même pas à se retourner pour deviner que dans son dos son frère prenait des images. C'était dingue, il avait aujourd'hui dix huit ans, et au lieu d'être chez sa mère à réaliser qu'aucun de ses amis ne vivait ne serait ce que dans le même état, il était là à se faire servir un gâteau par les Slow Kids. Bref, il y avait de quoi défaillir.

Le batteur posa le gâteau sur la table basse, et Eddie souffla ses bougies sous les applaudissements. Il ne fallait pas non plus pousser jusqu'à lui demander de prendre la parole, de toute façon tout le monde voyait qu'il était incroyablement ému. Il bafouilla néanmoins quelques remerciements étouffés qui amusèrent les membres du groupe.
Chris quand à lui était ravi, mais même si voir son frère pétri de joie de gêne était extrêmement plaisant, il comprit que c'était à lui de prendre un peu la parole pour le soulager. Un des membres du groupe s'approcha de lui et lui tendit la main. Après une seconde de battement, Chris réalisa qu'il s'agissait de Joe, le batteur et son interlocuteur dans toute cette histoire. Il lui saisi fermement la main, ravi.


« C'est partagé ! Merci d'avoir pu permettre tout ça Joe, t'es vraiment un mec en or ! Merci. »

Il lui adressa une tape sur l'épaule à la fois très américaine et très familière, preuve qu'il était certainement un peu trop emporté dans ses émotions. Puis il alla se présenter et remercier chaque membre du groupe, sans oublier Sam qu'il remercia grandement d'avoir géré toute la logistique de cette rencontre. Puis il sentit qu'il devait parler pour Eddie, qui pour l'heure était encore incapable de trouver ses mots.


« Merci à tous d'avoir acceptés de nous rencontrer et de nous consacrer un peu de votre temps. On est tellement fiers d'être avec vous ce soir, et dès qu'Eddie sera un peu moins choqué je suis sur qu'il arrivera à vous le dire. » Cette remarque provoqua un rire général et força Eddie à piquer du nez en rougissant. Bah oui ce n'était pas parce qu'il lui avait organisé le meilleur plan d'anniversaire ever qu'il ne pouvait pas en profiter pour se foutre un peu de lui. Ça restait son frangin. « Votre presta sur scène tout à l'heure était juste incroyable, et merci, merci encore de nous avoir permis de vivre ce grand moment de musique avec vous. D'ailleurs ne me faites pas dire ce que j'ai pas dit, mais si jamais vous cherchez un roadie je connais un mec qui sera heureux de déposer sa démission lundi à son boss pour vous suivre en tournée. » Bien sur il déconnait, quoique.  « J'espère qu'il vous reste un peu de jus pour l'interview, mais ne vous en faites pas on y va tranquillement. J'ai encore deux trois réglages à faire et ça sera bon. Servez donc à ce mec un peu de gâteau, sinon il ne va pas oser en demander. Dix huit ans quand même ! Eddie, bon anniversaire. »

Il le serra dans ses bras, avant de le coller de force à Lukas et Felix. Il n'était pas question qu'il passe la soirée dans ses jupes sans oser adresser la parole à ses idoles. Même si pour l'instant il lui adressait le regard affolé du petit faon prit en traître, il le remercierait plus tard. Se penchant derrière son ordi, il releva la tête quand Joe passa près de lui.


« Excuse moi, est ce que tu veux bien me faire un test micro ? Je crois qu'il y a un bruit mais je n'arrive pas à corriger ça. »

Glissant son casque de gaming sur ses grandes oreilles, il lui désigna le micro en question.

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