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 Pretty man [ft. Padre]

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Ace of spades



ϟ Métier : travaille au Département de la Sécurité intérieure des États-Unis ϟ Âge : 32 ans ϟ Race et sang : Sang-mêlé ϟ Particularité : Aucune ϟ Statut civil : Célibataire



ϟ Messages : 1105 ϟ Date d'inscription : 23/10/2015 ϟ Disponibilité RP : 1X par semaine ϟ Célébrité : Matt Bomer ϟ Crédits : Moi

MessageSujet: Pretty man [ft. Padre]   09.08.18 15:43


Pretty… man
Armand et Ethan


New-York. Cette ville mythique célèbre pour ses grattes-ciel, son activité trépidante, son effervescence,... il n'y avait rien de comparable à celle que l’on surnommait Big Apple dans le coeur des new-yorkais, mais plus encore que la ville c'était l'arrondissement de Manhattan qui étincelait littéralement. Coeur économique et financier de la ville, bâti autour de Wall Street et Midtown elle était également renommée pour sa richesse culturelle. C'est à Manhattan qu'ont été érigé de grands musés tels que le Metropolitan Museum of Art, le muséum américain d'histoire naturelle, ou encore le Musée d’Art Moderne, et qu’était sorti de terre des monuments architecturaux tel le Chrysler Building
Ethan était chez lui ici. Il était un véritable new-yorkais de naissance même si pour tout le monde il était le plus américanisé des anglais. Pour tout le monde mais plus particulièrement pour cet homme qui se tenait à sa droite et qui le connaissait depuis leurs études à l’école de magie de Poudlard. Profitant des rayons du soleil qui caressaient sa peau, le politicien déambulait tranquillement parmi la foule d'anonymes, en faisant découvrir à Raphael, ces lieux qu'il aimait tout particulièrement et susceptibles de plaire à son meilleur ami, ne manquant cependant jamais de sourire aux belles femmes qui croisaient sa route.

Il y a plusieurs mois de cela à présent, Ethan avait fait une promesse à Raphael lorsqu'ils s'étaient retrouvés par le plus grand des hasards, à Santa Fe. Cette promesse, c'était de lui faire un jour découvrir NYC. Après un long week-end passé à arpenter les rues, mais également les musées, c'était chose faites. Il n'avait certes pas pu tout lui montrer, car après tout, ils ne courraient pas un marathon, mais l'essentiel avait été fait, et ils avaient pu savourer chacune de leurs visites sans se presser, au rythme de Raphael qui découvrait sa ville. Ethan avait voulu que ce petit week-end de 3 jours, reste un excellent souvenir pour Raphael et au bout de deux journées de balades intensives, il pouvait dire qu'il était parvenu à son objectif premier. Pour sa part, il tenait à profiter de chacune de ces minutes passé en sa compagnie car à la fin de cette journée, il disparaitrait définitivement de la vie de son ancien camarade de classe. Non pas qu'il avait décidé de s'enfuir en prenant une nouvelle identité pour échapper à la justice puisque Thémis, qui avait découvert son implication dans le Cercle, avait choisi pour sa plus grande surprise, non pas de lui passer les menottes, mais de le couvrir. Il savait qu'elle l'aimait, il n'avait jamais douté de son amour envers lui, mais jamais il n'aurait pensé un seul instant qu'elle serait capable de lui pardonner ses actes et ses mensonges, mais surtout de le faire passer avant son devoir. Pire, de risquer sa carrière, et même sa vie pour lui... Et s'il avait toujours su qu'elle était le seul et unique amour de sa vie, il venait de découvrir ce à quoi elle était prête par amour pour lui. C'était à lui désormais de ne pas la décevoir et de lui prouver qu'il en était digne. Bien sûr, il avait parfaitement conscience de la chance insolente qu’était la sienne c’est pourquoi il n'espérait pas que cela se reproduise une seconde fois et que Raphael puisse en faire autant...

Comme il le lui avait promis au Hilton House, ce club privé huppé de Santa Fe où ils avaient pris un verre ensemble, Ethan lui avait fait découvrir les lieux qu’il affectionnait tout particulièrement. Ensemble, ils avaient admiré les œuvres d’art du musée Guggenheim ainsi que celles qui étaient exposés dans une Galerie d’art qu’il appréciait tout particulièrement, qui s'appelait la Neue Galerie et qui exposait essentiellement des oeuvres allemandes et autrichienne. Mais celui qu’il lui avait réservé pour la fin, était un musée très particulier qui portait le nom  de The Cloisters, et qui se situait au bord de l'Hudson. C'était un musée qui regroupait 5 cloitres médiévaux français et qui abritait en son sein une très jolie collection d'objet médiévaux, quand à ses jardins, ils étaient particulièrement exceptionnels. Il savait que Raphael avait été plus que dubitatif lorsqu’il lui en avait parlé la toute première fois mais il pouvait comprendre car ce musée-là n’était pas de ceux qui se décrivait, ils étaient tout simplement de ceux qu’il fallait impérativement visiter. Ensemble ils avaient également arpenté la fameuse avenue de Broadway et de ses théâtres aux spectacles étourdissant, aperçu la statue de la liberté, et les sièges sociaux du Wall Street Journal avant de s’arrêter au Madison Square Garden pour un repos bien mérité. Visiter une ville en compagnie de Raphael ne pouvait pas se faire sans qu’ils ne s’attardent dans la plus grande bibliothèque de Manhattan dont il fut d’ailleurs bien difficile de l’en sortir, la New-York Public Library inauguré en 1911 et regroupant plus de 65 millions de documents. Appartenir au Gouvernement et être l’un des 4 héros de l’enquête des factions vous ouvrait bien des portes et cela leur permis d’avoir ainsi accès aux réserves de la bibliothèque qui conservait ses plus anciens ouvrages pour le plus grand bonheur de l’ancien poufsouffle…

Aujourd’hui était la dernière journée que Raphael passerait à New-York et elle se clôturerait d’une manière qu’il était probablement loin de soupçonner mais Ethan savait que c’était la meilleure chose à faire. La seule chose à faire.
Il était plus que temps que son ami apprenne la vérité sur son compte, et il lui devait bien ça, mais pour l’heure, les deux hommes se trouvaient dans une petite boutique situé sur la 5ème avenue. Cette dernière, très prisée, ne recevait que sur rendez-vous uniquement et longtemps à l’avance. Bien sur, la boutique savait s’adapter à la disponibilité de ses clients en les accueillant à leur convenance dans la journée voir même en début de soirée, et ce d’autant plus lorsqu’il s’agissait de ses meilleurs clients. La boutique était l’une des plus réputée de Manhattan et à la grande époque, mettait à disposition de ses clients plus de 600 tissus de prestigieuses marques de textiles italiens et anglais, mais cela, s’était avant que le Dôme ne les en prive définitivement. On pouvait encore toutefois y trouver du Loro Piana, Ariston, Holland & Sherry ou encore du Solbiati, proposant ainsi, aux amoureux des belles étoffes une quasi-infinité de magnifiques costumes. Tout était personnalisable : le tissu, la coupe, le style, les boutonnières… absolument tout.
C’est dans une ambiance feutrée et d’inspiration italienne, qu’Ethan patientait, confortablement assis dans l’un des rares fauteuils de la boutique, que Raphael sorte de la cabine d’essayage. Après avoir indiqué leurs attentes, Ethan et le Tailleur, Mr Hanson, avaient sélectionné ensemble quelques costumes correspondant aux demandes de ses clients et qui était exclusivement à l’intention du prêtre. Ethan avait d’ailleurs dû faire les gros yeux pour que son ami entre dans la cabine d’essayage sans discuter. Il était à présent, impatient de l’en voir sortir et de découvrir le résultat



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MessageSujet: Re: Pretty man [ft. Padre]   18.08.18 19:53


   

Walking on the street





Visiter New York avec Ethan avait quelque chose de surréaliste. Armand avait oublié à quel point il aimait lui aussi l'effervescence d'une grande ville. Alors certes ce n'était pas Rome, mais ce n'était pas non plus ce misérable trou paumé qu'était Santa Fe. Ici il y avait des choses à faire, et même si le jeune âge de la ville ne permettait pas de tomber sur des antiquités incroyables au détour d'une rue comme c'était le cas à Rome, Ethan arrivait à lui présenter des choses intéressantes. Il l’emmena dans des musées, voir des bâtiments célèbres et des endroits mythiques. En le côtoyant de la sorte pendant plusieurs jours, Armand se rappela à quel point il était agréable à vivre. Même si leurs caractères étaient différents, ils avaient sans cesse des choses à se dire, et bien souvent émergeaient de leurs interminables discussions des avis convergents. Leurs centres d'intérêts étaient proches, et même si cela lui faisait du mal de l'avouer, Armand prenait très vite goût à la vie luxueuse selon Ethan. Il était resté bouche bée en découvrant son magnifique appartement. Il était tout simplement très classe. Lui même ne s'était jamais imaginer mener ce genre de train de vie, mais plus il le côtoyait, et plus il se disait que finalement il n'était peut être pas si étranger à ce monde.

Après tout il n'était pas né dans une grange, et même si son éducation avait été stricte, il avait conscience d'avoir un nom et un patrimoine. De son père il tenait les terres et leur vignoble, et de sa mère il tenait son oncle. Et ça c'était sans doute l'avantage qui avait le plus pesé dans la balance sachant qu'il s'était désintéressé très tôt du patrimoine paternel. Le nom de Votelli lui avait ouvert les portes des meilleurs universités, une carrière toute tracée qui, s'il se montrait débrouillard, pouvait le mener à la pourpre. Et clairement même s'il était pour le coup trop jeune pour que cela se réalise bientôt, les plans de Guido étaient déjà dans les tuyaux. Heureusement qu'il avait de l'esprit, car ça aurait été un gâchis monstre de doter un idiot d'un sang pareil. La conjonction des deux lui avaient permis une entrée remarquée dans une loge prestigieuse, et il n'avait aucun doute à avoir quand au fait que ce garçon était promis à un brillant avenir.

Quand à Ethan, il était évident que pour lui aussi le futur écrit dans les étoiles allait se révéler grandiose. Plus ils passaient du temps ensemble, et plus Armand prenait conscience du caractère vertueux de cette amitié. Si son oncle avait été parmi eux, il aurait sans doute bien aimé Ethan. Contrairement à Thomas. Armand s'était un jour fait la réflexion que Guido Votelli et son regard affûté aurait détesté Thomas. Il n'arrivait pas à aller au delà du mépris avec les caractères jugés faibles, et Thomas était sans doute un paroxysme en matière de faiblesse émotionnelle. En revanche il aurait adoré Ethan au point de lui conseiller sans cesse de prendre exemple sur lui.

Mais Guido Votelli n'était pas sur ce continent, et il était inutile de se tracasser avec des pensées pareilles. En revanche ce qui lui sauta aux yeux après seulement deux jours de colocation, c'est qu'il s'imaginait totalement vivre à ses côtés au quotidien. Jamais il n'avait envisagé la chose avec Thomas, et croisait les doigts pour qu'il ne lui fasse pas la remarque. Ils vivaient en bonne entente chacun de leur côté, et c'était très bien comme ça. Et même s'il gémissait de douleur en affirmant qu'il lui manquait, il savait très bien qu'il n'était pas prêt à franchir ce pas. Parce que ce n'était pas que le bonheur de se réveiller à ses côtés chaque matin, c'était aussi toutes les galères quotidiennes et ce besoin irrépressible d'espace personnel. Thomas en avait besoin pour s'isoler, et lui même ne pouvait pas être sans cesse en représentation devant lui. Parfois il devait être seul, enfermé dans la prière ou silencieux en compagnie des livres. Avec Ethan les choses lui apparaissaient plus simples. Peut être aussi parce qu'il ne s'aventurait pas dans le théâtre de la séduction quand il était en compagnie de son ami.

Suivant docilement son planning sans trop tenter de négocier, Armand laissa Ethan l’entraîner chez son tailleur. Au début très gêné, Armand cessa de se plaindre quand il remarqua que l'enseigne était en partie italienne. Sans doute Ethan avait comprit depuis longtemps que ce genre de trucs marchaient facilement avec lui. Et puis il lui fit remarquer qu'il ne pouvait que s'en prendre à lui même. C'était lui qui lui avait demandé son aide pour améliorer son look. S'il voulait du changement il devait se montrer coopératif. Ce qu'il fit, avec une gêne évidente. On lui présenta des costumes sans qu'il ait son mot à dire, c'était Ethan qui savait ce qu'il voulait, et bien entendu il lui faisait confiance. C'est juste que ce n'était pas très agréable de se faire habiller comme une poupée.

Il sortit de la cabine, et plongea immédiatement son regard dans le miroir. Sa silhouette était méconnaissable, et il se regardait comme s'il découvrait pour la première fois la finesse de ses membres et de sa taille. La coupe était ajustée avec élégance, et la couleur anthracite du textile mettait en valeur sa carnation pâle. C'était tout lui, mais en mieux. A la fois chamboulé et charmé par cette vision, il adressa un petit sourire gêné à Ethan.


« Bon... Il va falloir que je trouve une solution pour que l'ambassade ne voit jamais cette facture. »


Dernière édition par Armand R Altaïr le 18.09.18 16:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pretty man [ft. Padre]   05.09.18 23:04


Pretty… man
Armand et Ethan


Ethan avait toujours su ce qu'il voulait, quel qu'en fut le domaine : l'art, les femmes, sa carrière, ou encore son style vestimentaire. Après avoir expliqué à Mr Hanson ce qu'il recherchait exactement pour Raphael, tout en restant ouvert aux différents conseils avisés du professionnel, les deux hommes sélectionnèrent d'un commun accord 3 coupes différentes de tailleurs qui restaient sensiblement les mêmes. Seul un oeil avisé aurait pu percevoir toutes les subtilités qui différenciaient les trois élégants costumes les uns des autres. Sur son conseil, Raphael essaya en tout premier lieu un costume couleur anthracite dont la coupe correspondait en tout point à la morphologie de celui qui se faisait désormais appeler Armand. Dès que le rideau de la cabine s'ouvrit, Ethan interrompit sa conversation de chiffon qu'Imane n'aurait certainement pas renié, pour se tourner en direction de Raphael. Un immense sourire de satisfaction illumina son visage en le voyant se diriger vers eux. Adieu pull informe de tante Gilberte, c'était un tout autre homme qui s'avançait à présent dans leur direction et autant dire que la transformation était flagrante. Se levant de son fauteuil, il rejoignit Raphael qui observait son reflet dans le miroir en ayant visiblement peine à croire que c'était bien lui dont il s'agissait. Si « l'habit ne fait pas le moine », il vous transforme un homme. Les anciens vêtements de Rapahel étaient informes, miteux et sans saveur, ils ne savaient pas le mettre en valeur et renvoyaient l'image d'une personne discrète, gauche et mal à l'aise. A l'intérieur de ce costume, c'était un homme neuf qui se présentait à eux : charmant, dégageant de l'assurance et du pouvoir. C'était ce genre de vêtement que Raphael devrait porter régulièrement, ils étaient bien plus en accord avec l'homme qu'il était réellement. Le regard bleu ciel d'Ethan quitta le reflet de son ami pour se glisser sur l'intéressé lui-même qui, conquit, s'interrogeait déjà sur la manière dont il allait bien pouvoir régler ces notes de frais. Une main qui se voulait rassurante se posa sur son bras

- L'argent n'est jamais un problème, lui rappela-t-il une lueur pétillante dans le bleu de ses yeux. Vincenzo, vous voulez bien nous montrer les cravates, s'il vous plait ?

S'exécutant, l'homme, ravi, se dirigea vers un tiroir dans lequel était rangé une multitude de cravates en soie dans une infinité de coloris et d'imprimés. Il les présenta à ses invités de marques, en expliquant d'abord à Raphael quelle couleur marier avec son costume, comment les choisir et pour quelles raisons il devait privilégier certaines couleurs plus que d'autres. Ce fut sur ces précieuses indications, qu'ils laissèrent Raphael choisir celles qui lui plaisaient. Ils restèrent ainsi un long moment dans la petite boutique en compagnie de Vincenzo qui, en apprenant que Raphael était italien, se montra intarrissable sur le savoir-faire italien et sur l'Italie en général, pays où il avait eu l'immense privilège de se rendre par deux fois avant que le Dôme ne change à jamais le paysage de leurs vies. Lorsqu'ils quittèrent la petite boutique de Mr Hanson, plus que satisfait, Ethan poursuivit la séance de relooking de Rapahel en l'entrainant dans cinq autres boutiques pour hommes. Il en résultat de cette journée l'achat de 3 costumes, 5 cravates, 2 paires de chaussures et 2 pulls de cachemire, le tout livré à son adresse d'ici au soir.

Afin de terminer cette épuisante journée comme il se devait, Ethan avait réservé une table dans un restaurant à la gastronomie française dont l'excellence de sa réputation n'était plus à faire. Le restaurant, très prisé des new-yorkais, était élégant sans être pour autant pompeux et les différents mets qui leur fut présentés étaient un ravissement tant pour la vue que pour les papilles. Avertis de la présence d'Ethan dans son restaurant, le chef étoilé Emile de Rochat vint à leur table pour se présenter et les saluer en personne, non sans leur offrir une exquise bouteille de vin provenant de sa cave personnelle pour accompagner leur repas.
Lorsqu'ils regagnèrent l'appartement d'Ethan pour ce qui devait être la dernière nuit de Raphael à New-York, la nuit était déjà tombée depuis fort longtemps, et bien qu'il se fut déjà tard, la logeuse d'Ethan les attendait, non pas parce qu'elle s'en sentait obligée, mais parce qu'elle avait apprécié la compagnie des plus charmantes de ce camarade de classe de son petit protégé, et qu'elle souhaitait s'enquérir de sa journée mais également lui souhaiter un bon voyage de retour car au vu de son emploi du temps, il y avait peu de chance qu'ils se croisent à nouveau avant son départ. Ne s'attardant pas plus que nécessaire, et ne désirant pas les priver de leur dernière soirée ensemble, la new-yorkaise se retira après les avoir chaleureusement embrassé et souhaité une bonne soirée. Regagnant son loft, Ethan constata que, comme elle les en avait informés, les vêtements de Raphael avaient été livrés.

- On s'en ouvre une dernière ? Proposa Ethan en choisissant un Saint-Emilion de sa cave personnel.

Servant les deux verres à vins, une très belle couleur rouge ourlée aux reflets mauves d’où se dégageait divers arômes de fruits noirs et de groseilles, de fleurs printanières, accompagné de notes de menthe fraîche dominant et signant peu à peu ce millésime de bonne maturité. Reposant la bouteille de vin sur la table, il s’empara des deux verres et s’avança tranquillement sur sa terrasse d'où il avait une vue imprenable sur New-york et le Chrysler Building en particulier. Tendant son verre à Raphael, il s'accouda en fixant ce magnifique panorama nocturne qui s’étendait sous leurs yeux

- Je crois bien que je ne m'en lasserais jamais, fit-il en admirant cette vue comme si c'était la première fois qu’il la voyait. A new-York, fit-il en levant son verre pour trinquer avec Raphael et à ton séjour qui je l'espère t'aura fait porter un nouveau regard sur ma ville.

Buvant une gorgée de ce vin charnue et dense d’une grande suavité, il reposa son verre sur le petit muret tout en savourant encore l’élégance de son bouquet qui lui était resté en bouche

- Alors, dis-moi, qu’as-tu pensé de ton petit séjour ici ?

Ethan connaissait suffisamment Raphael pour savoir que ces petites vacances improvisées l'avait comblé et lui-même devait admettre que, même s'il était heureux à l'idée de rentrer retrouver sa belle, il avait sincèrement apprécié de passer du temps en compagnie de son ancien comparse de Poudlard mais aussi d’avoir eu l’occasion de tenir sa promesse en lui faisant découvrir sa ville. La ville qui l’avait vu naitre et qui avait été l’un des principaux témoins de tous les événements marquant de sa vie. Son regard soudainement emprunt d'une certaine nostalgie, passa du contenu de son verre au Chrysler Building qui étincelait de mille feux

- Raphael, il faut que je te parle de quelque chose, avoua-t-il le visage soudainement grave et les sourcils légèrement froncés. Pour être plus exact, de plusieurs choses, se reprit-il dans un sourire sans joie tout en reprenant son verre. Demain, fit-il en se tournant totalement pour faire dos au magnifique paysage qui s’étendait sous leurs yeux, la Maison Blanche va faire un communiqué de presse qui risque de te surprendre mais je préférais te l'annoncer moi-même, et aussi t'expliquer les véritables causes qui m'ont poussé à prendre cette décision. Tout ce que je vais te révéler ce soir, ne devra jamais sortir d’ici. Il n'y a que Thémis qui connait la vérité, Allison elle-même ne sait pas tout

La gorge sèche, il porta à nouveau son verre à sa bouche pour y boire une gorgée de vin afin de se donner le courage de se lancer. Puis, il se dirigea vers l'une des chaises longues qui se trouvait là, et s'y assis tout en faisant légèrement tournoyer la robe pourpre qui se trouvait à l’intérieur de son verre. Il avait décidé de révéler toute la vérité à Armand depuis longtemps et ne comptait pas se défiler, mais à présent qu'il y était, ce n'en n'était pas simple pour autant

- Demain, le porte-parole de la Maison-Blanche annoncera que j'ai donné ma démission et que je me retire du monde politique, fit-il en levant son regard bleu sur Raphael qui portait sur son visage un masque de stupeur, Ethan cru même déceler une lueur d'incompréhension dans son regard. Il faut que tu saches que je ne regrette aucun de mes choix, et que je ne fais jamais rien par hasard. Ma carrière politique n'a toujours eu qu'un seul but, celui de me venger de ceux qui ont détruit ma vie et autant dire que jusqu’à présent ce ne fut pas réellement un franc succès.

Incapable de rester assis une minute de plus et éprouvant le besoin de faire quelques pas, Ethan se leva à nouveau et marcha un peu, son verre toujours en main, sans lâcher Raphael du regard

- Je t'ai menti sur de nombreux points, à commencer par mon nom de famille mais jamais sur l'amitié que je te porte, je ne veux pas que tu en doute, lui assura-t-il en fixant son regard pour qu’il ne doute pas de sa sincérité. Je ne m'appelle pas Devaney, en vérité la famille Devaney n'a jamais existé, les gens avec qui tu as passé Noël chez moi n'étaient pas mes parents non plus. Ethan par contre est bel et bien mon prénom, en réalité j'aurais dû m'appeler Sebastian Devaney et Allison Victoria, mais on n'avait décidément pas la tête d'un Sebastian ou d'une Victoria... Je suis né, ici, à Manhattan autant te dire que je suis autant anglais que toi... Mon véritable nom est Ethan Foster, je suis le fils de Raphael Foster et si j'ai vécu en Angleterre c'est parce que j'y ait grandi en tant que témoin protégé






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MessageSujet: Re: Pretty man [ft. Padre]   10.09.18 14:37


   

Walking on the street




Armand esquissa un petit sourire taquin à la remarque d'Ethan et se replongea dans la contemplation de son reflet.

« Certes, mais si on est malhabile il peut en apporter. »

On aurait très bien pu laisser Narcisse s'admirer toute la nuit sans que ça ne le dérange, mais Ethan jugea que c'était le moment d'essayer les cravates. Armand lui adressa un regard brillant. Est ce qu'il se rendait compte qu'il n'en avait pas porté depuis l'école ? Et que de ce temps là celle qu'il avait était rayée noir et jaune ? Bref il préféra ne pas rappeler ce détail en présence du très aimable Vincenzo qui était au petit soin pour lui depuis qu'ils avaient mis les pieds dans sa boutique. Ils ne s'étaient même pas rencontrés depuis cinq minutes que déjà ils s'étaient lancés dans se grandes discussions en italien. Un peu gêné pour Ethan qui n'y comprenait goutte, Armand essaya de revenir plusieurs fois à l'anglais, sans trop de succès. C'est vrai que ça ne se faisait pas de le mettre à l'écart de cette façon, mais en même temps c'était pas faute d'avoir passé des années à lui dire d'apprendre l'italien. Au moins quelques mots histoire de suivre. Mais réellement ça lui faisait chaud au cœur de s'entretenir avec quelqu'un qui partageait la même origine, un déraciné comme lui qui ne reverrait sans doute jamais son pays. Armand parlait souvent du jour où il retournerait à Rome, mais c'était surtout pour garder le moral. En vérité il ne croyait plus que cela puisse arriver.

Bref il aurait pu rester toute la journée à taper la discute avec tout les ritals du magasin, mais Ethan en temps que tour opérator du style, avait un planning très chargé. Il commanda néanmoins quelques chemises à col romain pour remplacer les siennes qui avaient été usées par les années. Elles étaient d'excellente qualité, et ça monsieur Hanson le vit immédiatement. Mais il ne s'agissait que d'un uniforme, et méritaient d'être mieux ajustées à ses mesures. Il lui promit que les nouvelles seraient identiques, mais en mieux, avec une coupe plus ajustée et une étoffe dont la couleur ne serait pas aussi fanée. Ce qui rassura immédiatement Armand. Il aimait le changement mais à doses homéopathiques. Il fallait faire également quelque chose pour ces chemises de mission qui arrachèrent le cœur de ce pauvre Vincenzo. Faire porter des chemisettes aussi informes à des hommes de Dieu c'était déjà un avant goût du purgatoire. Armand avoua qu'il ne les aimait pas plus que ça non plus, mais avec la chaleur écrasante de Santa Fe c'est que qu'il portait le plus souvent hélas. Vincenzo promis sur son honneur de faire quelque chose pour ce pauvre homme, et Armand le laissa à son travail, satisfait. Il suivit Ethan comme un petit poussin tout l'après midi, se pliant à ses demandes et se laissant habiller avec une grande satisfaction. D'ordinaire il aurait été mal à l'aise en entrant dans le restaurant dans lequel ils étaient attendus, mais là il était ravi. Il prenait très vite goût au luxe et trouvait le programme absolument charmant.

Parce que soyons sérieux, qu'est ce qui est plus génial que de se péter la tronche au grand cru en se faisant offrir des cadeaux par un ami extrêmement sexy et élégant ? Plusieurs fois il se demanda ce que ça pouvait donner d'être une nana et de se faire courtiser par Ethan. Mais bon, à son grand désarrois ce n'était pas une situation qui risquait de se présenter un jour. Enfin c'était évident que ça ne devait pas être trop désagréable, alors il profita de l'instant présent.
Un peu pompette, il rentra à l'appartement en compagnie d'Ethan et croisa sa logeuse. Gravement désinhibé par l'alcool, il se prit totalement à la discussion avec cette inconnue et lui raconta à peu près tout ce qui lui passait par la tête. Armand avait ce petit quelque chose de charmant et d'enfantin  quand il était pété. Là encore heureusement qu'Ethan recadra la situation.

Enfin recadré c'est un grand mot, surtout quand on ouvre une seconde bouteille. Sans doute espérait il que son ami n'ait plus le moindre souvenir de cette soirée demain matin ? C'était pas impossible, surtout au vu de ce qu'il comptait lui révéler.

Accoudé à la rambarde, il admirait la vue. L'horizon était baigné d'un halos de lumière, et à la place des étoiles, les lumières des voitures dansaient en contrebas. Même si le paysage n'avait rien de naturel, c'était une vision très belle qui le plongeait dans une profonde méditation, sans doute aidée par le vin. Ethan lui donna son verre qu'il prit sans même réfléchir, et ils trinquèrent.


« Ta ville est magnifique mon ami. » Il fit tinter son verre. « A ta générosité et à ton sens certain de l'hospitalité. Que notre amitié dure toujours. »

Il lui adressa un sourire sincère. Retrouver Ethan était la meilleure chose qui lui soit arrivée depuis longtemps. Rencontrer Thomas aussi, mais d'une certaine façon ça lui avait aussi apporté tout un lot d'angoisses et de frustrations.


« Pour être parfaitement honnête, je crois que j'ai aimé jusqu'à la déraison chaque seconde de ce voyage. Comme j'aimerai te rendre la pareil et t'emmener chez moi... Nous visiterions Rome, et ensuite nous partirions chez moi, faire le tour des domaines. Tu pourrais goûter le vin des terres de mon père, et tu me dirais ce que tu en penses. Je t'avoue que je ne me souviens même plus quel goût il a. »

Ethan laissa échapper un ton étonnamment grave qui eut pour effet d'inquiéter Armand au point de le faire subitement dessaouler. Ça avait l'air très sérieux et il lui accorda toute son attention.


« Je t'écoute. »

Il lui expliqua que ce qu'il allait lui confier devait rester entre eux, immédiatement Armand posa son verre et acquiesça.

« Bien sur, tu peux avoir confiance en moi. Ton secret est mon secret. »

Puisant dans son courage, Ethan alla s'affaler dans une chaise longue. Armand le suivit mais s'y assis avec beaucoup plus de retenu en croisant les mains. Il avait son air grave des confessions. Il ne lui coupa à aucun moment la parole, se contentant de se taire et de ne pas croiser son regard. Il savait que ce n'était pas évident de se confier si votre interlocuteur vous fixait. Il le laissa parler, gravant dans sa mémoire chacun de ses mots. Puis il déglutit, réalisant que son ami avant des mensonges sur la conscience depuis une époque où il n'était encore qu'un enfant.


« Qu'est ce que... qu'est ce que tu as vu qui nécessite que l'on te retire ton nom et ton pays, et que l'on fasse de toi un témoin protégé ? »
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MessageSujet: Re: Pretty man [ft. Padre]   19.09.18 21:57


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Si Ethan n'avait pu s'empêcher de sourire jusqu'aux oreilles en tendant Raphael admettre de bon coeur qu'il avait prit goût à ce week-end prolongé, à cette vie de luxe mais aussi et surtout à admettre qu'il était tombé sous le charme de cette ville fascinante qu'était New-York, il y avait eu énormément de douceur dans son regard lorsqu'il entendit son ami lui confier combien il aurait aimé lui rendre la pareille et lui faire à son tour découvrir Rome. Ethan savait ce qu'être un exilé signifiait, être déraciné et vivre loin de chez soi sans espoir de pouvoir y retourner un jour. Il ne le savait que trop, et Raphael n'allait pas tarder à le découvrir...
Ethan s'était déjà rendu à Rome par le passé et il avait su apprécier la beauté de cette magnifique ville italienne, mais il devait reconnaître qu'il n'aurait pas rechigné une nouvelle facette de cette capitale en sa compagnie et il aurait à n'en pas douter, vraiment apprécié marcher sur les terres de sa famille et découvrir ainsi ses vignobles, qui, il n'en doutait pas, devait être magnifique et s'étendre à perte de vu

- Oh je suis sur qu'on peut trouver ça,
lui assura-t-il

Les vins d'Europe comptaient parmi les plus chers et autant dire que depuis l'apparition du Dôme les prix avaient littéralement flambés. Certains grands collectionneurs de vins comptaient parmi les caves à vin les plus inestimables du pays, il était pratiquement certain qu'il existait au moins une bouteille de ce vin dans le pays, il suffisait simplement de trouver où elle était dissimulée, la récupérer n'était que du menu détail.
Bien qu'ils étaient tous deux des amateurs de vin, et qu'ils auraient pu discuter de la robe chatoyante qui se trouvait dans leurs verres, du parfum délicat qui s'en dégageait, et du goût divin que ce dernier laissait actuellement dans leurs bouches, Ethan changea rapidement de sujet, abandonnant le ton et l'attitude désinvolte, pour laisser place à l'heure plus grave des aveux.
Raphael compris immédiatement qu'il se passait quelque chose d'important, il fallait bien reconnaître que c'était la première fois qu'Ethan lui dévoilait un visage aussi grave lui qui d'ordinaire avait toujours un sourire affiché aux lèvres. Le voyant reposer son verre de vin et lui accorder son attention, Ethan lui révéla ce qu'il estimait être la partie la plus facile de son histoire. Les yeux baissés, c'est dans un silence respectueux que Raphael attendit qu'il eut terminé pour poser sa première question.

- Tout Raphael. J'ai tout vu, lui révéla-t-il dans un soupir les yeux vitreux.

Se dirigeant à nouveau vers le muret de son balcon, il y pris appui et fixa le Chrysler building qui étincelait de mille feux, pourtant ce n'était pas le somptueux bâtiment symbolisant l'art nouveau qu'il fixait, car malgré sa beauté, il disparaissait de sa vue pour laisser place à des souvenirs douloureux, teinté de sang, de peur, de cris, de colère et de vengeance. Buvant une gorgée de vin, il se tourna pour faire face à Raphael, un verre dans une main, l'autre dans son pantalon.

- Ma mère était couturière et mon père professeurs à Salem, et on vivait une vie sans histoire mais tout a changé suite à la catastrophe californienne. En intervenant et en dévoilant au monde entier l'existence du monde magique, Yaxley et Rookwood ont définitivement et irrémédiablement bouleversé l'ordre des choses, scindant à jamais le monde en deux. Mon père faisait partie de ceux qui admirèrent leur intervention. C'était un idéaliste qui croyait dur comme fer que les sorciers et les moldus pouvaient cohabiter. Lorsqu'ils ont été menacés d'extradition, mon père a fait partie de ceux qui se sont battus pour qu'ils restent ici en Amérique et obtiennent la citoyenneté américaine. Comme tu t'en doutes ses idéaux n’étaient pas en adéquation avec ceux prêchés par l’établissement dans lequel il enseignait. Le nouveau directeur de Salem l’a remercié sans autre forme de procès en prétextant que ses idées étaient dangereuses pour les jeunes sorciers dont il avait la responsabilité. Ce fut un coup dur pour lui, pour qui l’enseignement était toute sa vie, mais après une longue remise en question, il a profité de ce congé « forcé » pour écrire plusieurs traités sur l’étude de la vie communautaire entre sorciers et moldus. Persuadé que Sorciers et moldus avaient un avenir commun, il s’est fait peu à peu un nom tant dans le monde politique moldus que magique. Pour mon père les choses étaient aussi simple qu'évidente, le monde de la magie ayant été révélé, il fallait désormais faire avec et faire en sorte que tous trouvent leur place. C'était une vision un peu simpliste si tu veux mon avis, railla-t-il en buvant une nouvelle gorgée de vin. Il se rendait très souvent à New-Phoenix  pour y discuter avec Priscus Yaxley et Romulus Rookwood qui partageaient avec lui la même vision de l'avenir. Mon père était un idéaliste, il était persuadé que Sorciers et moldus avaient un avenir commun. C'était un fervent défenseur de la paix, il a fait absolument tout ce qui était en son pouvoir pour aider l'intégration des sorciers dans le monde des moldus. Et puis, en 2004 un nouvel événement s'est produit et allait une fois de plus bouleverser le fragile équilibre du monde...

Buvant une nouvelle gorgée de vin, il se laissa le temps de la savourer avant de poursuivre son histoire. Revenant vers Raphael, il prit place face à lui sur son transat

- Les corps de vingt-huit jeunes femmes moldues furent découverts dans une cave près de la ville de Bâton Rouge en Louisiane. Plusieurs objets, servant à des rites de magies noires, sont retrouvés sur place. Un homme est arrêté le jour même par les autorités, bien évidemment, il s'agit d'un sorcier. Suite à l'arrestation de l'assassin, une vague de violence sans précédent s'est emparé du sud-est des États-Unis, même toi, en Italie tu as du en entendre parler. Des groupes de moldus anti-sorciers déferlaient dans les villes et traquaient toutes les créatures magiques qui avaient le malheur de croiser leur route. En raison de ses activités, mon père a reçu des menaces de morts. Des personnes de son entourage l’ont prié de quitter la Louisiane, où il s’était installé avec sa famille depuis son renvoi de Salem, pour trouver refuge en territoire Fondateur le temps que les choses se tassent, mais mon père était beaucoup trop obstiné et fier pour accepter. Je me souviens de quelques disputes entre lui et ma mère à ce sujet mais mon père était obstiné, il prétendait qu'il était plus que jamais important de faire front et de montrer aux moldus que l’on ne devait pas avoir peur les uns des autres… Son choix, égoïste et irréfléchi nous a tous condamné.  

Son regard se fit plus dur et plus froid, l’émotion avait laissé place à la colère qu’il ressentait toujours à l’encontre des assassins mais également de son père qui avait joué avec leur vie, et qu’il gardait tapis au fond de lui depuis tant d'années maintenant

- C’est arrivé le jour de Thanksgiving, Allison qui n’était qu’un bébé à l’époque dormait à l’étage et nous, nous étions à table. Je me souviens que mon père s’apprêtait à couper la dinde lorsque deux hommes armés ont débarqué chez nous. Ils ont criblé de balles le corps de mon père, sous les yeux de sa famille, avant de réserver exactement le même sort à ma mère. J’étais tétanisé, j’arrivais pas réaliser ce qui se passait… j’ai vu le canon de l’arme se diriger sur moi et mon regard à croisé celui de l'assassin. Je pensais que j'allais mourir moi aussi, mais son complice a empêché celui qui me tenait en jout de me tuer. Leurs voix, alors qu'ils se disputaient, sont encrés en moi, je ne les oublierais jamais...

Au fur et à mesure qu’il racontait la scène à Raphael, il la voyait se dérouler sous ses yeux, tel un vieux film que l’on avait revu maintes et maintes fois, au point de savoir ce qui allait se passer à la seconde près. Pourtant, à force de le revoir, il aurait du s'en détacher mais s'était tout l'inverse, il se sentait complétement immergé par les émotions qui l'habitaient. S’extirpant de ce film douloureux qui ne cessait de passer dans sa tête, Ethan leva son regard sur Raphael.

- C’est alors qu'ils se disputaient sur mon sort qu'Allison s'est réveillée. Ses pleurs m’ont fait réagir, j'avais compris qu'ils n'hésiteraient pas à la tuer elle aussi si je les laissais faire alors j’ai appelé notre elfe de maison qui m'a fait transplaner dans sa chambre puis de là, on a fuit dans les jardins. On s’est caché dans la cabane magique que mon père avait construite pour nous, avec pour seul protecteur un elfe de maison. La cabane avait l'avantage d'être insonorisée à la demande de ma mère. Ça lui permettait de profiter tranquillement du jardin avec ses amies pendant que je pouvais hurler avec les miens dans la petite cabane en bois. Les assassins ne nous ont jamais trouvé car notre elfe de maison avait donné l'apparence trompeuse d'une maison à oiseau à notre cabane. Je les ai vu, ils étaient juste là, en-dessous de nous, sans avoir conscience de notre présence. On est resté caché là jusqu’à ce qu'ils partent et que les Aurors nous retrouvent. On n’a jamais retrouvé les assassins de mes parents, quand à nous, on s’est vu bénéficier du programme de protection des témoins. Pour plus de précautions on nous a exilé, changé de nom, de vie,…  La femme que tu as rencontré et qui s’est fait passer pour ma mère durant toutes ces années est en réalité ma tante, la sœur de mon père quand à mon soi-disant père, c’était son mari. Quand à la femme que je t’ai présentée comme étant ma tante, Sasha, il s'agissait en réalité d'une Auror que l’on avait placée à nos côtés et qui était chargée de notre protection


Ethan aurait pu rajouter qu'ils s'étaient tous merveilleusement occupés d'eux, qu'il avait appris à aimer Sasha comme un véritable membre de sa famille, mais même s'il ne pouvait nier cet état de fait, Ethan préférait se raccrocher à tout ce qui était négatif, parce que c'était justement ce qui lui permettait d'alimenter sa haine. En apparence, il paraissait s’en être plutôt bien sorti, mais c’était tout le contraire. Ethan avait dû vivre dans le mensonge toute sa vie, prétendant être une personne qu’il n’était pas, privé de son pays, de son nom, de sa famille, de ses amis, tout en sachant pertinemment qu’il ne pouvait parler de tout ça à personne et qu’il devait même se préparer à endosser une nouvelle identité si on venait à les retrouver

- Ce n’est pas par vocation que je suis devenu Auror tout ce qui me motivait à l’époque, c’était le désir de retrouver les assassins de mes parents. Je suis retourné, ici en Amérique, 15 ans plus tard. J’ai essayé de m’intéresser à l’enquête des 5 sanglantes et à la mort de mes parents malheureusement certains dossiers ne sont pas accessibles à de simples Aurors, c’est pourquoi j’ai commencé à viser plus haut…. Mais il était évident que sans soutient extérieur il m'aurait fallut des années pour y parvenir, d'autant plus qu'aux yeux du monde je suis un étranger, anglais et pas un natif. Durant la bataille de Boston, j'ai fait la connaissance d'un homme qui allait changé ma vie, un homme qui avait fait parti de mon passé, malheureusement j'étais beaucoup trop jeune pour me souvenir de lui. Il s'agissait d'un ami de mon père, il enseignait lui aussi à Salem, il s'appelait Nathan Philipps. Oui, il est mort,
répondit-il à la question silencieuse de Raphael, il a fait parti des premières victimes du groupuscule terroriste des pro-moldus, en vérité, il était l'une de leur principale cible lors de l'attaque de l'université où il officiait comme maître de conférence. Nathan m'a fait entrer dans un groupe d'extrémistes sorciers très puissants avec lesquels je partageais bon nombres de points communs : un sentiment d'injustice et de colère à l'encontre des moldus mais également de nos gouvernements qui restaient là, sans rien faire pour nos protéger. C'est grâce à l'aide de ces personnes très influentes et à leur relation non négligeable que j'ai finalement quitté le Nouveau-Mexique pour m’installer à Washington, et que j'ai pu intégrer le département de la Sécurité intérieure des États-Unis. Ces personnes qui m'ont aidé, je les aidé et même soutenu en retour, ces personnes, c'était le Cercle.

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Je sais que je t'ai menti sur un tas de choses mais jamais sur mes sentiments pour toi
APACHE.
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MessageSujet: Re: Pretty man [ft. Padre]   25.09.18 11:31


   

Walking on the street




Armand écouta silencieusement l'histoire de son ami, le visage baissé et le regard perdu dans les reflets rouges de son verre de vin. D'extérieur il semblait attentif et calme, mais à l'intérieur il bouillonnait. Ethan cachait un secret bien lourd et bien cruel, et cela depuis un âge où l'on ne devrait pas avoir à ce soucier de ce genre de choses. Pourtant Armand l'avait connu bien jeune, depuis son arrivé à l'école, et l'avait aussitôt intégré dans son groupe d'amis. Et pourtant il n'avait jamais eut le moindre soupçon vis à vis des personnes qu'il présentait comme ses parents. Jamais le moindre petit indice qui aurait pu lui faire comprendre que quelque chose clochait. Pour lui Ethan était un petit anglais, comme pratiquement tout le monde à l'école, et sa mère venait le chercher sur le quai de la gare le premier jour des vacances d'été. Savoir qu'il était orphelin remettait les choses dans une autre perspective, et quand il entendit la réponse à la question, Armand ne su pas retenir une expression à la fois choquée et infiniment triste.

Ethan lui parla de ses parents, de la situation politique tendue qui vu son âge à l'époque, avait du lui échapper. Il lui parla de son père, qu'il jugeait avec beaucoup de rigueur. Armand su qu'il était sage de ne pas émettre la moindre opinion pour le moment. Ethan avait besoin de parler, s'il cherchait à argumenter que la responsabilité de son père était bien injustement évaluée, il allait le braquer à coup sur. Pour le moment Ethan n'avait pas envie de recevoir de conseils, il le sentait parfaitement. Il aurait été tout à fait improductif de se précipiter, il devrait prendre son temps pour apaiser sa colère, et peu importe si cela prenait des années.

Armand acquiesça, il se souvenait bien de cette chasse aux sorcières qui avait scandalisée l'Europe. Il était encore trop jeune pour pouvoir comprendre les implications politiques de la situation, mais il se souvenait très bien qu'à Poudlard la sécurité s'était vu renforcée.

Il lui conta en détail le souvenir qu'il avait de ce Thanksgiving, et Armand sentit son estomac se serrer. Il avait tout vu, et il gardait ça pour lui depuis tout ce temps. Comment est ce qu'il avait pu grandir en ayant été exposé à quelque chose d'aussi abominable ? S'ils avaient su... S'ils avaient su quoi ? Les Sphinx avaient acceptés Ethan dans leur groupe pour ce qu'il était, pour son caractère subtile et son verbe aiguisé. Pas parce qu'il était un orphelin dont tout le monde avait pitié. Sans doute que c'était pour cette raison qu'il n'avait rien dit une fois à l'abri derrière les remparts de Poudlard. Probablement ne voulait il pas que les gens le traitent avec compassion et pitié. Et pourtant il méritait que l'on s'occupe de lui, que l'on veille sur lui. Tout comme il n'avait pas à cacher qu'il avait sauvé sa petite sœur en agissant avait intelligence dans un moment de crise. Ethan était une personne infiniment méritante dans le fond.

Alors comment lui reprocher de ressentir de la haine ? Armand avait suffisamment de recul sur lui même pour savoir que si quelqu'un avait tué ses parents, il aurait été pris d'une soif de vengeance intarissable. Il le comprenait très bien, tout comme il connaissait le prix de ce sentiment. La vengeance est un feu qui consume de l'intérieur, au début c'est un brasier flamboyant, et petit à petit elle se transforme en flammèches pour devenir un lit de braises qui ne s'éteignent jamais. C'est exactement ce qu'il ressentait par rapport à Anahia, dix ans plus tard. Et pourtant Ethan n'en était pas là, et sans doute ne le serait il jamais. Comment le lui reprocher, c'est une évolution propre à chacun, et au vu de l'âge qu'il avait quand ça s'est passé, cela n'avait rien d'étonnant. Il avait toujours ces flammes longues qui lui léchaient le cœur, réclamant leur dû en sang. Ethan voulait se venger à n'importe quel prix, dressant une confusion entre les pro moldu d'aujourd'hui et les assassins de ses parents. Armand su que ce terrain là était bien trop abrupte pour s'y aventurer de suite, ces choses là prenaient du temps. En revanche la dernière révélation d'Ethan lui fit écarquiller les yeux de surprise. Il y a une différence très nette entre rêver de vengeance et se salir les mains pour de bons. En intégrant le Cercle, Ethan avait fait un pas de trop.


« Ethan... Comment... Mon ami tu as besoin de protection. Qui est au courant ? Il faut s'assurer d'avoir le silence des autres membres. Qu'est ce qui va se passer si l'un d'entre eux te vend pour espérer s'en sortir ? Tu dois tout nier... mais même comme ça, qu'est ce qu'ils pourraient avoir comme preuve ? Mon Dieu Ethan, j'ai vu la prison, et ce n'est clairement pas pour toi. »

Il prit son visage dans ses mains, à la fois complètement abattu et anxieux. Il réfléchissait à voix haute.

« Je n'ai... absolument rien à dire sur les raisons qui t'ont fait intégrer ce groupe. Cela ne me regarde pas, et je n'ai pas à te blâmer. Mais maintenant qu'est ce qu'on fait ? Il faut trouver un moyen de te blanchir et de te protéger. Demain à la première heure il faut que je m'adresse à mon ambassade. Il faut que je sache avec précision sur qui on peut compter. »


Complètement paniqué, il croisa le regard d'Ethan et baissa aussitôt les yeux. Si seulement son oncle avait été là, il aurait tout de suite su ce qu'il fallait faire. La vie d'Ethan était en jeu et il se sentait complètement perdu.


« Il faut... il faut que je te dise quelque chose moi aussi. C'est un de ces secrets qui me rattache à la vie exactement comme le tien. » Il prit une seconde et inspira, à la fois très sérieux et très tendu. « Lorsque j'étais en étude à l'Université j'ai été approché par une loge rosicrucienne. Je me suis soumis à leur initiation que j'ai remporté avec succès, et suis devenu l'un des leurs. » Il laissa un fin silence, le temps de choisir avec précaution ses mots. « Cela... m'a ouvert beaucoup de portes. Mes articles avaient l'attention qui méritaient, et ma thèse à pu être financée. Bien sur les responsabilités étaient équivalentes, alors on ne peut pas vraiment parler de faveurs, mais il faut avouer que cela m'a permis de me faire des relations et de me positionner auprès des bonnes personnes. La Rose Croix est généreuse envers ses membres, mais crois moi l'investissement est plus que conséquent. Je ne peux pas te parler plus en détails de nos activités, mais sache une chose : c'est que moi vivant tu n'auras jamais rien à craindre de personne. Tu es sous ma protection, et sous celle de ma Fraternité. S'il existe quoique ce soit qui puisse t'incriminer, nous le ferons disparaître. »
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MessageSujet: Re: Pretty man [ft. Padre]   11.11.18 20:02


Pretty… man
Armand et Ethan


Il connaissait le fil de son histoire par coeur, il pouvait voir défiler, dans son esprit, avec une précision chirurgicale, les images de cet événement auquel aucun enfant ne devrait être confronté et qui avait forgé l'homme qu'il était aujourd'hui. Il fallait bien admettre que c'était le genre d'événement que l'on ne pouvait oublier et qui restait graver dans vos mémoires jusqu'à la fin de votre vie. S'il se repassait beaucoup trop souvent le fils de ces événements dans son esprit, l'entendre en parler à haute voix était exceptionnel. Au cours de sa vie, il ne l'avait fait qu'à 4 reprises. Les premiers à entendre son récit furent les Aurors chargés de l'enquête et qui prirent la déposition de l'enfant qu'il était en présence de sa tante et de son oncle. La seconde fois, quelques années plus tard, ce fut à Allison, lorsque fut en âge de connaître toute la vérité. La troisième fois ce fut à Nathan, l'ancien ami de son père et surtout l'homme qui l'avait introduit dans le Cercle, puis ce fut au tour de Thémis qu'il pensait alors demander en mariage, et aujourd'hui, c'était celui de Raphael, son ami d'enfance, son seul véritable ami, celui qui désormais, le connaissait probablement mieux que personne.

Au fils de son récit, qui était pourtant une épreuve en soi, Ethan se surprit à constater que les mots coulaient de sources. Ethan était un orateur né, il avait l'habitude de parler et de prendre la parole en publique, il était capable de dissimuler ses troubles, de cacher ses ressentiments et de donner le change, mais pas aujourd'hui, pas cette fois. Pour la première fois au cours de son récit, il ne cherchait aucunement à porter un masque, à jouer un rôle. Il n'ignorait pas que Raphael l'avait toujours porté en haute estime, bien plus qu'il ne méritait à vrai dire, mais tout ceci serait très bientôt terminé, avant la fin de cette soirée, il n'entendrait plus jamais parler de lui, comment pourrait-il en être autrement ? Raphael ne le connaissait pas, il était ami avec une personne qui n'existait pas et qui n'avait fait que mentir, tricher et tuer en soutenant un groupuscule terroriste. Le fait qu'Armand se soit muré dans un silence respectueux l'aidait beaucoup même s'il pouvait lire la peine, l'effarement, et la souffrance dans le regard de son ami d'enfance. Bientôt, il y lirait de l'indignation, de la colère, de la honte et une profonde déception

Comme de bien entendu, le choc de la révélation fut violent et l'aveu de son implication dans le Cercle laissèrent Raphael sans voix. L'homme d'Eglise encaissait le contrecoup de ses révélations dont il pesait incontestablement le poids, alors que ses yeux ne cessèrent de s'écarquiller de surprise. Cette fois se fut autour d'Ethan de baisser le regard, incapable de soutenir celui ampli de reproche qu'il craignait de croiser. S'il avait pu le fixer sans baisser ses yeux d'un bleu limpide tout le long qu'avait duré son récit, il se sentait incapable d'affronter le regard ampli de déception et de dégout de celui qui avait été son ami. Alors qu'il s'attendait à entendre une diatribe de reproches, des cris furieux ou pire encore une sentence implacable et froide, ce fut tout l'inverse qui se produisit. La voix de Raphael, encore sous le coup de ces révélation était certes anxieuse, mais uniquement parce qu'il était rongé d'inquiétude et cette fois-ci, ce fut à son tour de relever la tête, et d'écarquiller les yeux de surprises. Avait-il bien entendu ? Raphael s'inquiétait pour lui ? Après ce qu'il venait de lui avouer ?

Si dans son esprit mille et une question tournoyaient dans sa tête, aucune ne parvint à franchir ses lèvres. Il était bien trop ébahi pour parvenir à prononcer le moindre mot. Raphael avait-il bien compris ce qu'il venait de lui avouer ? Avait-il saisit son implication auprès du Cercle ? Comprenait-il ce que cela signifiait et ce que cela impliquait ? Bien sur qu'il avait compris, il n'était pas stupide, et pourtant, l'homme restait là, face à lui, paniquant à l'idée de le voir finir ses jours en prison, et ça, cette amitié indéfectible qu'il lui offrait ça n'avait pas de prix. En lui faisant cet aveu, Ethan s'était préparé à perdre définitivement tout ce qui l'unissait à Raphael, pourtant, c'était exactement l'inverse qui était actuellement entrain de se produire. Tout comme Thémis, sa réaction prenait littéralement le chemin opposé à celui qu'il s'était imaginé
Ethan n'avait jamais éprouvé la moindre honte ou culpabilité pour ce qu'il avait fait, parce qu'il était parfaitement incapable d'éprouver le moindre remord pour avoir causé des agissements qui ont pu faire souffrir les autres, du moins, jusqu'à récemment. Comme avec Thémis, il éprouvait en cet instant un profond sentiment de honte d'avoir ainsi déçu les espoirs que deux des personnes qu'il aimait et respectait le plus dans cette vie, avaient porté sur lui. Ethan avait une chance insolente et il en avait parfaitement conscience. C'était également un habile manipulateur et il savait qu'en temps normal, avec n'importe qui d'autre que Thémis, Raphael ou Allison, il aurait eut exactement les mêmes agissements, les mêmes réactions, à la différence prêt que cette fois, l'émotion était sincère et que les larmes qui menaçaient dangereusement de couler n'étaient pas dû à un habile stratagème pour attendrir Raphael et obtenir plus facilement son pardon.
Entendre Raphael lui assurer qu'il n'était pas là pour le juger ou le blâmer sur les raisons qui avaient pu le pousser à agir de la sorte, alors qu'au contraire, il en aurait eut tous les droit, l'entendre lui assurer que cela n'avait présentement aucune espèce d'importance pour lui, que tout ce qui comptait c'était de l'aider et de le sortir de là, ça, c'était bien plus qu'il n'aurait pu l'espérer, bien plus qu'il ne le méritait.

- Tu en as déjà fait beaucoup, lui assura-t-il alors que l'émotion faisait vibrer sa voix, il n'est pas question de t'impliquer davantage.

Ethan était sincère, s'il avait choisit de se montrer, pour l'une des rares fois dans sa vie, foncièrement honnête, ce n'était certainement pas dans l'attente d'un quelconque pardon et encore moins dans l'espoir d'obtenir la plus petite aide. S'il l'avait fait, c'était uniquement parce qu'il lui devait bien ça, parce qu'il estimait que Raphael méritait de connaître la vérité. Mais son ami, pris de panique, réfléchissait déjà à ce qu'il pourrait faire pour lui éviter la prison. Un pauvre sourire résigné se dessina sur les lèvres de l'ancien politicien. C'était extrêmement touchant de voir Raphael paniquer à ce point et de se mettre ainsi dans tous ses états parce qu'il s'inquiétait pour lui. Cependant, les paroles prononcées par Raphael l'intriguèrent et l'émotion de ce moment céda très vite la place à la curiosité. Les sourcils légèrement froncés, les mains croisées devant lui, il plongea son regard bleu clair dans celui de Rapahel. Que pouvait bien vouloir lui avouer cet homme qui se tenait devant lui ? Les seuls crimes qu'il lui connaissait était d'être volage, obstinément borné, et rancunier... Des défauts, bien plus que des crimes, pour le reste Rapahel n'était qu'amour et compassion, il venait une fois de plus de le lui prouver. Il doutait fort que quoi qu'il ait à lui dire cela soit aussi grave que son propre aveu et pourtant... Etait-ce possible ? Non, pas Raphael, il ne pouvait pas, il n'avait rien à voir avec un homme pétri de vengeance comme lui... il le savait mais... une part de lui savait également que Raphael et lui se ressemblaient bien plus qu'il n'y paraissait.
De quoi voulait-il lui parler ? Quel sombre secret cachait Rapahel ? Penché en avant, le regard harponné dans le sien, Ethan écouta à son tour religieusement, la confession de Rapahel. A l'en croire, tout datait de l'Université, cet instant fatidique où les Sphinx s'étaient séparés pour poursuivre leurs vies et suivre des voies différentes. Raphael était incontestablement le plus seul, le plus fragile mais aussi le plus influençable, que s'était-il donc passé à cette époque ? En l'entendant évoquer la loge Rosicrucienne, Ethan ouvrit lentement la bouche dans un « o » silencieux tout en se reculant légèrement, puis il passa sa main sur sa bouche, un instant effaré avant qu'un sourire n'apparaisse sur ses lèvres et que ses yeux se mettent à briller de fascination.

- La rose croix... finit-il par murmurer le souffle coupé. J'ai toujours pensé qu'il ne s'agissait que d'une légende urbaine et que si elle avait existé un temps, il y avait bien des siècles qu'elle avait disparu et tu m'informes qu'elle existe réellement... mieux encore qu'elle est toujours active ? Et tu en fais parti ?

Loin d'être inquiet ou horrifié, Ethan était clairement émerveillé par ce que qu'il venait de découvrir. De nombreuses polémiques entouraient la rose-croix ainsi que les membres de cette mystérieuse fraternité. Au XVIIème siècle, ils furent accusés d'imposture et, plus grave encore pour l'époque, de sorcellerie et d'hérésie. Mystérieuse, sans existence avérée, la fraternité inspira les interprétations et les réactions les plus diverses et parfois également, il fallait bien l'admettre, les plus fantaisistes. Ethan avait entendu bon nombre d'histoires sur cette loge qui avait beau être tout aussi mystérieuse que les francs-maçons, restait beaucoup moins populaire. Peu de gens en avait entendu parler car on les confondait souvent même si leurs aspirations et symboles étaient pourtant très différents. Ethan avait toujours cru que cette loge n'était issu que de l'imagination prolifique de certains complotistes, pas une seule minute il n'avait pensé qu'il ne s'agissait d'autres chose que d'une légende urbaine. Une légende urbaine qui avait trouvé son essence au XVème siècle et qu'il croyait disparu à jamais avec tous ses partisans et leurs mystérieuses sagesses relevant de l'hermétisme chrétien, du néoplatonisme et du paracelsisme. Pourtant, cet ordre, loin de s'essouffler avec les années, loin d'être absorbé par d'autres mouvements comme la franc-maçonnerie, était toujours présente, mieux encore, elle était toujours très active et paraissait on ne peut plus puissante et redoutable...

- Bon sang, la Rose-Croix,
répéta-t-il encore sous le coup de cette révélation et bien conscient de ce que cela impliquait, du moins, en avait-il une vague idée.

Raphael était décidément bien loin d'être ce qu'il paraissait mais à bien y réfléchir il n'y avait absolument rien de surprenant à cela, pas pour un homme comme Raphael qui était doté d'une soif de savoir et de connaissance insatiable...

- ça ne me surprend pas qu'ils t'aient remarqué... tu es un esprit brillant, et j'imagine qu'au sein de cette loge l'érudit que tu es a accès à bien des trésors que tu n'aurais pu imaginer.... Attends une minute... ce testament que tu m'avais fait signé, ces trésors que tu conserves et que tu m'as interdit d'approcher,... ce sont les leurs ?
Comprit-il le regard brillant et le sourire aux lèvres

Ethan pensait être le roi des secrets, mais il découvrait que Raphael n'avait strictement rien à lui envier. Qui aurait pu penser une seule seconde que son ami appartenait à une loge mystérieuse et influentes de plusieurs siècles ? Personne n'aurait pu le soupçonner, absolument personne, mais à présent beaucoup de choses prenaient sens dans son esprit, notamment concernant ce fameux testament

- Ne t'inquiète pas pour moi, si je pensais que c'était le cas, il y a bien longtemps que j'aurais disparu

Ethan avait cherché à rassurer son ami quand aux menaces qui pesaient sur lui, et s'il ne pouvait jurer de rien, il était assez confiant en l'avenir pour oser rester dans les parages sans craindre d'être entrainé avec les autres membres du Cercle dans leur chute. S'il avait pu songer une seule seconde que sa vie était en danger, il ne serait pas tranquillement assis ici, en sa compagnie en sirotant du vin et en révélant les plus sombres secrets de son existence. S'il craignait la moindre menace, il y a bien longtemps qu'il aurait disparu, sans dire au revoir à qui que ce soit, pas même sa soeur.

- J'ai assuré mes arrières depuis des mois, à vrai dire, dès que j'ai rejoint le groupe d'enquête. Pour simplifier, Fernandes avait infiltré un homme parmi les pro-moldus, et, j'étais prêt à faire croire exactement la même chose. J'ai monté tout un dossier bidon au cas où les choses tourneraient mal pour moi. Il me suffisait de les laisser trouver ce dossier qui était soigneusement dissimulé chez moi, suffisamment en tout cas pour leur faire croire qu'il était bien caché mais pas assez justement pour leur permettre de le trouver. Je savais que je me serais fait taper sur les doigts mais le climat de suspicion qui régnait me permettait d'en jouer et je savais qu'en cas de besoin je pourrais compter sur le soutient de mon parrain, qui n'était autre que le représentant des Mages Fondateur, le professeur Brown. En dehors de Thémis et de toi à présent, personne ne connait notre lien de parenté, c'était un ami de mon véritable père et je savais qu'en cas de besoin, je pourrais compter sur lui. Qui croirait les paroles de criminels face à la mienne et celle d'un respectable professeur, qui n'a officiellement aucun lien avec moi ? Fernandes surement, mais il n'est plus là aujourd'hui. Cela ne s'est cependant pas avéré nécessaire, ma position au sein de l'enquête m'a permis d'effacer mon souvenirs de leurs mémoires, il ne reste en théorie aucune preuve qui pourrait m'incriminer, ni le moindre témoin à une exception prêt,... Abigor Crawley. Je t'avoue que le concernant je n'arrive pas à savoir si je suis soulagé de savoir que personne n'est parvenu à le retrouver jusqu'à présent, ou si je devrais m'en inquiéter, mais quoi qu'il arrive, je me considère comme un homme chanceux, parce que malgré mes agissements, vous qui connaissez désormais mes plus noirs secrets, vous êtes toujours là, toi et Thémis. Merci. Merci d'être toujours là. Merci d'avoir spontanément cherché à me couvrir et à me protéger. Je sais pas ce que j'ai fait pour mériter ça mais je veux que tu saches que quoi qu'il arrive, tu pourras toujours compter sur moi, j'espère que tu le sais... Et j'espère que de ton côté, tu ne risques rien de m'avoir dévoilé ton secret

Baissant légèrement la tête, il fixa durant un instant ses mains qui étaient toujours croisées l'une dans l'autre avant de reprendre la parole

- ça vaut ce que ça vaut, et je ne renie pas ce que j'ai fais mais je veux que tu saches que j'ai pris mes distances avec le Cercle après l'assassinat de Fernandes et je me suis définitivement retourné contre eux quand ils s'en sont pris à Thémis. J'ai cautionné beaucoup de choses, et en particulier l'assassinat des pro-moldus mais jamais, jamais il n'a été question de s'en prendre à des sorciers et encore moins à des innocents. L'attaque que Fernandes a empêché avec ces basiliks j'en était pas et jamais je n'aurais soutenus ça. Tout ce que je voulais c'est... que les sorciers puissent vivre sans craindre de voir les nôtres se faire tuer sous prétexte que les moldus ont peur de nous. J'ai fait la bataille de Boston et j'ai vu de mes yeux ce qu'ils étaient capables de faire, c'est là que j'ai compris que rien ne changerait si on n'agissait pas... Je voulais voir le territoire des Inquisiteurs être définitivement démantelé au lieu de ça, ils sont devenus plus dangereux avec ce Wilkerson à leur tête. J'ignore ce que nous réserve l'avenir mais je crois que le pire est encore à venir...





———————— ϟ ————————

   
Je sais que je t'ai menti sur un tas de choses mais jamais sur mes sentiments pour toi
APACHE.
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ϟ Métier : Prêtre ϟ Âge : 35 ans ϟ Race et sang : Sorcier ϟ Particularité : ϟ Statut civil : Célibataire devant l’Éternel, mais amoureux perpétuel



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MessageSujet: Re: Pretty man [ft. Padre]   12.11.18 10:19


   

Walking on the street




Ethan semblait extrêmement ému, et il suffisait d'une rapide observation pour se rendre compte qu'il se contenait pour ne pas s'effondrer en sanglots. Armand sourit tristement, et lui caressa les cheveux avec la tendresse d'un frère. Tout irait bien désormais, il n'était plus seul.


« Il n'est pas non plus question que je t'abandonne. Ne t'en fait pas, plus rien de grave ne pourra t'arriver désormais. Je suis là. »

Sans doute avait il honte de ce guêpier dans lequel la haine l'avait poussé, et là dessus Armand comprit qu'il n'avait rien à dire. Ce n'était pas le moment pour les reproches, au contraire, Ethan avait grandement besoin de bienveillance et de protection. Et cela il pouvait le lui apporter. D'ordinaire il préférait agir dans l'ombre, mais à cet instant il su qu'il allait devoir faire tomber le masque s'il voulait se montrer aussi sincère qu'Ethan venait de l'être. Et puis il ne courrait absolument aucun risque à révéler cette information. Ethan était son ami, mais quand bien même il essayerait de le trahir, il ne pourrait rien tirer de cette information. Surtout pas après ce qu'il venait lui même d'avouer. Armand n'envisageait aucunement une trahison de la part de son plus fidèle ami, mais Rome lui avait enseignée à garder en permanence un atout dans sa manche.

Il lui raconta comment il avait intégré la Rose Croix, de la façon la plus neutre possible. A vrai dire dans sa façon d'évoquer le sujet il se gardait bien de l'ouvrir à la discussion. Les détails de tout ceci n'avaient pas utilité à être dévoilés.
Même s'il faut avouer que l'expression surprise d'Ethan était extrêmement divertissante. Armand en fut enchanté et laissa échapper un petit rire malicieux. Ce n'était pas tout les jours qu'il pouvait se vanter de rouler tout le monde dans la farine.


« Si tu avais été plus attentif à ce que nous enseignait notre professeur d'Histoire de la magie, tu aurais vite compris que rien ne disparaît jamais complètement dans nos sociétés. Mais maintenant que je sais que tu es américain je comprend beaucoup mieux. Chez moi il est difficile d'imaginer un monde en mouvement, ou alors il s'agit de l'illusion du mouvement. Car il n'y a aucune raison que ce qui était vivant à l'origine de la chrétienté n'existe plus dans le monde moderne. Sa forme a sans doute mutée pour s'adapter à un nouveau mode de vie, mais dans son essence rien n'a jamais été corrompu. »


Ethan avait le regard brillant, et Armand su qu'il allait désormais devoir se montrer très prudent. Il lui en avait dit assez pour aujourd'hui, et devait désormais museler son tempérament bavard. Il n'était pas question qu'il laisse échapper plus d'informations à ce sujet. Probablement qu'Ethan devait avoir l'impression que les pièces du puzzle s’emboîtaient subitement les unes aux autres. Quel autre lien pouvait il y avoir entre la personnalité discrète de son ami et ce véritable puits de sciences ? De son goût très ancien pour la magie hermétique, de son érudition, de Rome qui l'avait recueillie pour mieux le remodeler, de la pourpre qui drapait les membres de sa famille depuis plusieurs siècles. Tout ces éléments éparts et mystérieux venaient se rassembler autour d'une idée qui désormais semblait évidente, et éclairait tout ceci d'un jour nouveau comme un soleil au zénith.

Comme il s'y attendait, Ethan émit quelques suppositions, sans doute dans l'espoir de les voir se confirmer sur le visage de son ami. Ce à quoi Armand ne pu s'empêcher de sourire. Déjà parce qu'il était toujours agréable d'entendre quelqu'un admettre qu'il avait un esprit brillant, et aussi parce qu'il était amusant de le voir essayer d'avancer à tâtons. Il venait de se rappeler de la bibliothèque, et du testament qu'il lui avait fait signer il y longtemps maintenant. Armand pesa ses mots et fini par répondre en prenant son temps.


« Et bien les livres sont destinés à traverser les âges, et les idées à resplendir au delà des siècles. Un homme comme moi dans toute la fragilité de son être, ne peut veiller sur eux que le temps d'une vie humaine. Voilà en effet pour l'affaire du testament. »


Même s'il était amusant de distiller des mystères et de voir Ethan courir après, la situation restait épineuse. Car après tout son ami avait tout de même réussi à se mettre dans les draps les plus sales du pays. Et pour le coup il n'y avait pas de quoi rire. Armand lui fit part de son inquiétude quand à sa sécurité, et Ethan le rassura bien vite. S'il s'était senti en danger cela fait longtemps qu'il aurait quitté le pays. A cette pensée il sentit son cœur se serrer. Bien sur il s'agissait de l'option la plus raisonnable, mais imaginer qu'il puisse ne plus le revoir lui causait beaucoup de peine.

Il lui raconta le plan qu'il avait échafaudé pour assurer ses arrières, et Armand l'écouta attentivement. Il cherchait la faille dans son histoire, non pas pour le descendre, mais pour l'aider à construire une défense imprenable.


« Je connais l'homme dont tu parles, le fameux infiltré de feu Fernandes, que Dieu ait son âme. Nos routes se sont croisées alors qu'il était encore dans le camp pro moldu. Si seulement j'avais su que cette information aurait pu t'intéresser à ce moment là... c'est dommage. Bref non seulement je le connais, mais je l'ai également vu assassiner un membre du FBI, un de tes confrères du Cercle de toute évidence. Crois moi je me rappelle de son visage comme je me souvient d'avoir été contraint de porter son cadavre criblé de balles. Fernandes savait, et il est venu chez moi pour faire disparaître le corps. Cependant il n'est pas venu seul, ta fiancée l'accompagnait. J'espère de tout mon cœur ne rien t'apprendre, mais ensemble ils ont couvert ce meurtre, et sans doute ne se sont ils pas méfiés de moi car ils ne m'ont rien fait et se sont contentés d'emporter le corps de l'agent fédéral. J'ignore ce que tu peux tirer de cette histoire, mais je préfère la partager avec toi. »


Il laissa s'installer un silence, où il eut du mal à retenir un sourire mauvais, hésitant à continuer sur sa lancée. Distiller du poison était extrêmement jouissif, et c'était encore meilleur quand on pouvait en parler à un ami de confiance.

« Je peux même ajouter que je possède quelques douilles et quelques balles tirées par l'arme à feu de notre fameux infiltré. Alors, certes elles proviennent d'une fusillade plus récente, mais ça bien malin qui pourra le prouver. » Il ajusta ses lunettes sur son nez d'un air pensif. « Je conservais cette donnée pour ma propre protection mais au vu, excuse moi du terme, du merdier dans lequel tu t'es fourré, je pense qu'il est préférable que tu ais toutes les cartes en main pour assurer ta défense. »

Il lui parla ensuite du professeur Brown, lui dévoilant le lien qui les réunissait. Armand acquiesça d'un air absent. Il écoutait avec attention, mais en arrière fond son intelligence bouillonnait.


« Le professeur Brown est un homme droit dans ses bottes, et il ferait un excellent témoin de moralité. Mais... et je ne veux surtout pas t'inquiéter en disant cela, mais de ce que j'entends c'est plutôt ta fiancée qui m'inquiète. Aujourd'hui elle est une fidèle alliée, mais elle peut un jour devenir la faille dans ta défense. Si elle sait tout ce que tu m'as dit, et je me doute qu'elle en sait bien davantage vu votre proximité, et bien c'est suffisant pour t'envoyer sur la chaise électrique. » Il leva la main et détourna le regard, pour insister sur le fait qu'il allait prendre une précaution oratoire. « Je sais que vous vous aimez comme personne, et qu'il est extrêmement désagréable d'entendre quelqu'un remettre en cause la confiance que l'on accorde à l'être aimé, mais c'est la prudence qui parle par ma bouche. Et au nom de l'amitié que je te porte, fait attention au pouvoir que tu donnes sur toi aux gens que tu aimes. Car si le cas de Fernandes est réglé, tu n'es pas totalement en sécurité. Les morts ne parlent pas, soit, ou en tout cas pas devant un tribunal. Mais une femme qui t'a un jour aimée et qui ne désire désormais que te nuire, le peux. Crois moi, j'ai aimé à la déraison, et je donnerais tout ce que je possède pour avoir ce genre de pouvoir sur cette personne aujourd'hui. Il est extrêmement douloureux lorsque l'on est amoureux d'envisager que les choses puissent mal tourner. Mais dans ton cas tu dois être extrêmement prudent. Ce n'est pas parce que quelqu'un t'as épargné qu'il te fera cette faveur éternellement. Crois moi, mon inquiétude pour toi est sincère. »

Il lui avait prit la main, dans un geste de compassion. Il espérait de tout son cœur que son ami ne se fâche pas, et qu'il comprenne ce qu'il voulait dire.


« Ne soit pas en colère contre moi je t'en prie... »

Il retrouva son sourire mutin quand Ethan lui demanda si ses révélations sur la Rose Croix ne le mettait pas dans une situation délicate.


« Non, bien sur que non. Mais tu comprend qu'il te faudra te passer de davantage de détails. Nous sommes là, et nous t'aiderons quoi qu'il arrive. Ce que tu cautionnes ne regarde que toi, tu n'as pas à en parler. Même si je dois bien t'avouer que je partage ton avis sur bien des points. L'exécution des pro moldus étaient d'une barbarie insoutenable, mais c'est sans doute ce qu'il y avait de mieux à faire. Que Dieu ait pitié d'eux, mais ces gens là n'étaient pas innocents. Ma seule déception est que l'un d'entre eux ait été épargné, mais je sais que cela n'est pas du au hasard, et que c'est une très haute Volonté qui est en action. Peut être qu'un jour je te parlerai de cela. En tout cas, même si j'ignore ce que j'aurai fait à ta place, je suis d'accord avec l'idée que chacun puisse être libre de vivre heureux comme la nature l'a crée. Contrairement à ce qu'ils essayent d'affirmer, les Inquisiteurs, comme ils aiment se faire appeler, ne représentent pas l'opinion moldu. Pas plus que les Fondateurs représenteraient l'opinion sorcière. Soyons un petit peu sérieux, une idéologie qui revendique la pureté du sang ? Pour un européen comme moi cela résonne comme les hurlements d'un vieux fantôme... »

Il remarqua que son verre était vide, et que celui d'Ethan était en bonne voie. Il prit la bouteille et le resservit. Il sourit tristement quand Ethan avoua à regret qu'il imaginait un avenir bien sombre.


« J'espère de toute mon âme que tu te trompe mon ami. Mais hélas je ne parierai pas dessus, enfin si j'avais été un parieur c'est sans doute ce que j'aurai fait. »
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Pretty man [ft. Padre]

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