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 d'un "père" à son "fils" - camille

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ϟ Métier : medecin urgentiste ϟ Âge : plus de 1500 ans ϟ Race et sang : vampire ϟ Particularité : buveur de sang ϟ Statut civil : en couple avec darya



ϟ Messages : 187 ϟ Date d'inscription : 21/12/2016 ϟ Disponibilité RP : disponible ϟ Célébrité : eddie redmayne ϟ Pseudo : elementary/marjolaine ϟ Crédits : avatar : noté dessus & gif : tumblr

MessageSujet: d'un "père" à son "fils" - camille   04.04.18 17:48

Boule de neige se mit à feuler derrière la porte signe que Camille n'allait pas tarder à rentrer. Je me rendais rapidement dans la cuisine pour préparer un verre de sang pour mon petit garnement. J'avais passé une journée sans réel intérêt. Il n'y avait pas grand chose à dire sur cette journée qui avait été des plus ordinaires. C'était une journée banale mais Camille venait de la rendre beaucoup plus intéressante. Il rentrait à la maison. C'était étonnant mais j'étais bien content qu'il arrive enfin. Cela faisait un moment que je ne l'avais pas et j'avouais aisément qu'il me manquait quand même beaucoup. Je l'entendais ouvrir la porte de mon appartement et j'allais à sa rencontre immédiatement.

« Camille. »

Je lui souriais. J'étais vraiment content qu'il soit de retour. Je me disais qu'il avait peut être moins de rancune envers moi.

« Ah te voilà enfin. »

Je l'avais entendu monter les escaliers mais je m'étais demandé s'il allait passer la porte de mon appartement ou pas. Depuis quelques temps  nous étions en froid lui et moi. Il n'appréciait pas que j'ai une petite amie et il avait l'impression que je le délaissais ce qui n'était pas tout à fait faux. Après il fallait aussi dire que Camille n'était pas souvent chez moi ou du moins pas aussi régulièrement que je ne l'aurais voulu. J'aurai aimé que Camille soit là tous les soirs comme tout enfant devrait le faire mais il n'était pas comme cela et j'avais accepté depuis des années qu'il ne serait jamais l'enfant sage que j'aimerai qu'il soit. Cependant, ça ne m'empêchait pas de l'aimer comme un fils.

« Cela faisait longtemps fils. »

Je lui souriais tout en lui tendant un verre avec une paille de sang. C'était son sang préféré mais comme Camille avait depuis quelques temps la fâcheuse tendance de m'engueuler je n'étais pas certain que mon tapis survive à cette étape de la journée.

« Qu'as-tu à me raconter ? »

Ce n'était sûrement pas la bonne technique avec lui mais j'étais encore maladroit par moment malgré mon grand âge. Je n'étais pas aussi sage qu'on pouvait le penser.
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ϟ Métier : Lieutenant vampirique ϟ Âge : 265 ans ϟ Race et sang : Vampire traditionnel

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MessageSujet: Re: d'un "père" à son "fils" - camille   08.04.18 19:05


   

Père et fils





Cela faisait un moment que Richard et Camille étaient en froid, ou plutôt que Camille était en froid avec son gentil tonton. Il l'évitait ouvertement, ne passant à la maison que lorsqu'il en avait absolument besoin et qu'il savait que son oncle était au travail. Le reste du temps il enchaînait les fugues, traînant au hasard entre ses différentes cachettes. Il s'était également rendu à Boston, et c'est à ce moment là qu'il apprit l'horrible vérité à propos de son ami Sean. La nouvelle lui avait causé un grand choc, et déjà qu'il refusait de parler à son oncle à cause de cette histoire de petite amie, il se retrouva à se renfermer encore un peu plus sur lui même. Il faisait le fort en affirmant qu'il avait l'habitude de voir ses compagnons mourir, en vérité il était profondément choqué et meurtrit. Alors il prit ses distances, restant introuvable et enchaînant les fugues. Il était évident qu'il allait mal, mais il avait si bien réussi à se persuader du contraire que sa souffrance restait bien cachée au fond de lui.

Camille avait également fait la rencontre du petit Emrys, le fils de la sorcière qui l'avait recueillit lorsqu'il s'était cassé les deux jambes. Clairement il lui devait une fière chandelle, mais la jalousie qu'il éprouvait pour son gamin n'était pas exactement une façon convenable de la remercier. Il lui ressemblait, beaucoup. D'une certaine façon il avait l'impression de se voir, en mieux. Emrys avait tout ce qu'il pouvait rêver, et il aurait donné bien cher pour se retrouver à sa place. Cependant il était extrêmement fier, et cachait son manque de confiance en lui derrière une épaisse couche de vantardise. Ce petit canadien à peine sorti de sa cambrousse semblait émerveillé devant un aussi mauvais garçon. Alors du mauvais garçon il allait lui en servir. Il avait voulu fuguer en pleine nuit ? Pas de problème, Camille était la mauvaise influence qui lui fallait. L'idée de débaucher ce petit naïf qui sentait la bouse de caribou l'amusait énormément. Et tant pis s'il l’entraînait dans les flammes avec lui. Plus que jamais Camille avait la haine à l'intérieur de lui, et cela s'exprimait par une envie de faire d'énormes conneries. Ou mieux, de les faire faire à quelqu'un de trop idiot pour s'en rendre compte.

Il ne lui avait pas parlé de petit Sean, à vrai dire il n'avait raconté la situation qu'à son oncle qui s'était montré compatissant, mais distant. En même temps comment lui en vouloir ? Camille était comme une boule d'épingles, et il voulait autant qu'on lui fiche la paix que l'on s'occupe de lui. De manière général il était imbuvable depuis que Richard et Darya s'étaient mis ensemble. Mais depuis qu'il avait apprit la mort de Junior de la bouche d’Élisabeth, il était absolument infect. Richard essayait de se montrer gentil autant que possible, et parfois de l'acheter avec des cadeaux. Mais ce procédé ne marchait absolument pas. Camille était extrêmement vénal, et il récupérait les cadeaux sans même se montrer reconnaissant ou faire le moindre effort. Et si d'ordinaire on le considérait volontiers comme une petite saloperie, il faut avouer que ces derniers temps il se surpassait.

Il était revenu à Kansas City, pas tellement parce qu'il voulait revoir Richard, mais tout simplement parce qu'il avait besoin de réponses. Sean Junior avait été étranglé par un salopard à la sortie du stade lors d'un match de Quiddich. Élisabeth lui avait raconté les événements sans filtre, et depuis ses journées étaient peuplées de cauchemars. Plus angoissé que jamais, lui aussi était terrifié à l'idée de faire une mauvaise rencontre de ce type. Et au lieu de chercher refuge dans les bras paternels de Richard, il s'isolait. Camille avait passé plusieurs nuits à errer aux alentours du stade, cherchant à comprendre, tout en sachant pertinemment qu'il n'avait aucune chance de voir l'assassin revenir sur le lieu du crime. Et pourtant, il avait l'impression de le voir tapit dans chaque ombre avec son grand couteau. Le petit garçon était terrifié, et comme à chaque fois qu'il se retrouvait face à une menace, il se faisait lui même plus menaçant encore. Il avait toujours eut peur des monstres, et maintenant qu'il en était devenu un à son tour, il savait qu'il avait les moyens de se défendre. Alors il avait patienté, pendant plusieurs nuits. Réfugié dans le parking où petit Sean avait rencontré la mort, il restait tapit sous une voiture à la manière des chats. Le voir hanter ce lieu sinistre de cette façon était extrêmement triste, et pourtant il ne savait pas quoi faire d'autre pour épancher son chagrin.

A l'intérieur de l'appartement, Richard entendit le pas traînant de son neveux qui gravit les escaliers. Il se préparait à le recevoir avec beaucoup d'entrain, lui servant un verre dans sa timbale préféré ainsi qu'un grand sourire. Bien sur il n'avait pas en main toutes les cartes pour comprendre le malaise qui travaillait Camille en ce moment, et à quel point il pouvait être déprimé. Il culpabilisait un peu pour la place de Darya avait prit dans sa vie, et même s'il savait qu'un ami de Camille était mort, il était évident que notre pauvre tonton Richard n'avait pas tout les éléments pour appréhender la tristesse sourde qui lui troublait l'âme.

Tout sourire, il ouvrit la porte. Camille lui ne souriait pas, ce qui était rare quand on le connaissait un peu. En général il avait un rictus cynique affiché sur le visage. Mais au vu de la dépression qu montait en lui, il n'avait plus assez d'énergie pour faire de l'humour.
Haussant les épaules, il entra alors que Boule de Neige feula et prit de la distance. Camille faisait peur à voir. Il avait du sang séché largement étalé tout autour de la bouche, et ses mains étaient souillées jusqu'au dessus du coudre. Cette vision était saisissante d'horreur, mais qui le connaissait un peu savait que le petit n'était pas capable de manger proprement. En dehors de cela il était très sale, comme on pourrait s'y attendre de quelqu'un qui passe plusieurs jours allongé dans la poussière d'un parking souterrain.

Richard lui tendit sa timbale et Camille eut un mouvement de recul, comme un animal méfiant.


« J'ai déjà mangé. »


Il lui sembla prendre quelques instants de réflexion, et il se saisit du verre. Même s'il était parfaitement repu, il était incapable de gâcher de la nourriture. Le souvenir de la famine était encore trop présent dans sa mémoire, et le conduisait souvent à manger jusqu'à en vomir.
Ignorant ouvertement Richard, il ne murmura même pas un merci et passa à côté de lui. Il s'agenouilla à hauteur de la table pour attraper Lustucru qui s'était réfugié dessous. Il le saisit rapidement et sans ménagement par la peau du cou, et le serra contre lui avec assez de force pour l'empêcher de se débattre. Tenant le pauvre animal qui n'avait pas spécialement envie de jouer les peluches, Camille tourna à peine la tête quand son oncle s'adressa gentiment à lui pour la quatrième fois.


« Moi j'ai rien à te raconter. »

Il aurait pu ajouter un gros mot pour la beauté du geste, mais il n'avait pas la force de faire le drôle. Il était absolument épuisé et avait envie d'être seul. Il entra dans sa chambre et claqua la porte. Sans prendre la peine de retirer ses tennis ou ses vêtements souillés de sang, il monta se réfugier dans son lit cabane et tira la couverture au dessus de sa tête. Lustucru qui était un chat doté d'un exceptionnel bon caractère, cessa de miauler pitoyablement et se retrouva bien vite lové contre le corps du petit garçon à la manière d'un doudou vivant. Et deux secondes plus tard il ronronnait bruyamment alors que les doigts sales de Camille frottaient sa fourrure rousse à un rythme régulier.

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MessageSujet: Re: d'un "père" à son "fils" - camille   07.05.18 13:52

Que Camille ne soit pas vraiment content de me voir était une chose. Que Camille me fasse la tête était une chose. Mais que Camille ne m’insulte pas gratuitement ça c’était inquiétant. Je ne comprenais plus rien. J’aurais pensé qu’il aurait été plus virulent. Pourtant ce n’était pas le cas. Il était éteint. Il ne réagissait pas comme d’habitude. Il était triste ou en dépression ou les deux en même temps d’ailleurs. Je le vis se pencher pour attraper Lustu… Non Boule de Neige. Heureusement mon chat ne se débattit pas vraiment et tant mieux pour lui. J’osais demander à Camille ce qu’il avait à me raconter et je ne m’attendais qu’à une seule réponse mais j’aurai pensé qu’elle serait plus virulente.

Quand Camille partait vers sa chambre je reposais mon verre sur la table et je le regardais d’un air hébété. Non mais oh… C’était quoi cette histoire ? J’entendis une porte se claquer. Je n’y comprenais plus rien. Je réagissais pourtant rapidement. Je reposais mon verre de sang avant de me diriger vers la porte de la chambre de Camille. Je tentais de l’ouvrir mais elle était bloquée.

Je pestais légèrement avant d’arriver à ouvrir la porte et à rentrer dans la chambre de mon petit bonhomme. Je m’approchais du lit et je passais mes mains dans l’ouverture du lit cabane. J’attrapais les draps dans lesquels il était pour le sortir de dedans. Il commençait par se débattre et Lustucru me griffa quand il arriva à se faufiler.

« Camille… Bon sang arrête ! »

Il était tout sale et il sentait mauvais. Je voulais bien qu’il soit malpoli et tout ce qu’il voulait mais je ne supportais pas qu’il soit puant. Je faisais couler un bain tout en gardant Camille dans mes bras. Il était une brindille et ne pesait rien dans mes bras. Je le déshabillais non sans mal.

« Allez viens là mon bonhomme. »

Je le mettais dans le bain pour qu’il puisse en profiter un peu mais mon fils avait visiblement décidé de se débattre coûte que coûte. Il m’éclaboussait et je n’appréciais pas vraiment cela.

« Calme toi fils ! »

Je voulais le décrotter. Il ne pouvait pas aller au lit comme cela et puis ce n'était pas la mer à boire après tout. Même Boule de Neige restait plus tranquille quand je lui donnais le sien. Camille pouvait se montrer pire qu'un animal sauvage par moment.

« Là…. Là… ça va aller Camille… mais laisse toi faire bon sang... »

Si seulement il pouvait se laisser faire.... juste quelques minutes ça me suffirait pour finir de le laver et après le mettre au lit ou le prendre sur le canapé avec moi. Je vous le dis c'est dur d'être père.
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MessageSujet: Re: d'un "père" à son "fils" - camille   10.05.18 14:39


   

Père et fils




Laissant la fatigue doucement l'emporter, Camille replia ses genoux contre sa poitrine. Se yeux se fermaient, et ses muscles se détendirent. Il venait de basculer dans le sommeil depuis moins d'une minute quand il sentit qu'on l'agrippait par les vêtements. Il glapit de terreur, et dès qu'il eut comprit qu'on se saisissait de lui, il se mit à se débattre et à hurler à plein poumons. Pourtant il n'y avait rien à faire, la prise qui le maintenait était assurée, et l'homme avait de la poigne. Il avait beau pousser des hurlements déchirants et le bourrer de coups de pieds, il ne desserrai pas son étreinte d'un centimètre. Se sentant aussi misérable qu'un animal prit au piège, il s'époumonait et sanglotait autant qu'il pouvait. On l'avait saisi par la peau du dos au moment où il dormait, quand il était le plus vulnérable. Aussi furieux que terrifié, il était parfaitement incapable de discerner la réalité d'un cauchemars. Sans doute était il à la merci de la Bête, qui s'était de la même façon glissé dans son lit. Ou d'un des nombreux fous qu'il avait croisé dans sa longue existence. Ou encore c'était celui qui avait attrapé Junior par la gorge, et l'avait serré et secoué jusqu'à ce que son corps soit totalement inerte. Au fond peut importe de quel monstre il pouvait s'agir. C'était un déviant et un cinglé, une créature qui n'a rien d'humain et qui tue les enfants dans leur lit.

Une voix étonnamment proche l’appela, et de surprise il stoppa son coup de pied. Tonton Richard ? Il gambergeait, à moitié endormi, cherchant un visage familier à proximité. Il finit par reconnaître son grand front coiffé par cet insupportable crin orange, et immédiatement il reprit ses hurlements, cette fois beaucoup plus mesurés et agressifs.


« Mais... MAIS BORDEL A QUEUES !!! Mais c'est quoi ton problème ! Je dormais ! Mais lâche moi ! Con de pute ! Va tâter des bites mais lâche moi ! »

Série de hurlements entrecoupées d'insultes, autant dire que pour le coup Richard avait réussi à le mettre complètement en colère. Du coup il méritait de se faire rhabiller pour l'hiver, lui et toutes les femmes de sa généalogie depuis des temps immémoriaux.

Un peu épuisé de donner de la voix depuis plusieurs minutes sans discontinuer, Camille inspira un grand coup, et son souffle se transforma en sanglots. Il avait vraiment eut très peur. Qu'est ce qui avait inspiré à Richard de lui faire subir un réveil aussi brutal ? D'ordinaire on ne pouvait pas dire que Camille s'encombrait de précautions quand il venait se glisser dans le lit de Richard en pleine journée, mais évidement il ne comprenait pas qu'on puisse ne pas respecter son sommeil.

Les paupières imbibées de larmes, il avait une apparence absolument dégueulasse, et sans doute Richard se fit cette réflexion car il profita de son épuisement pour lui retirer son pantalon tâché. Immédiatement une étincelle de peur se ralluma dans l'esprit du gamin, et il se mit à gesticuler et à crier de plus belle. Se faire déshabiller comme un poupon était humiliant, et il avait beau savoir qu'il s'agissait de Richard, il n'arrivait pas a étouffer ce sentiment de danger. Comme ça il semblait simplement mal élevé, mais en réalité la vie l'avait tellement cabossé que plus que deux cents ans après, il gardait toujours la peur au ventre lorsqu'on posait la main sur lui.

Déterminé à lui rendre la tâche la plus difficile possible, Camille se tortillait dans tout les sens en poussant des cris féroces. Et en toute honnêteté, Richard aurait eut autant de facilité à mettre un pyjama à un puma enragé. Il l'amena jusqu'à la salle de bain, et tenta de le mettre dans l'eau. Je dis bien tenta car Camille avait de la souplesse et une capacité incroyable à être gluant et à s'accrocher. Le mettre dans la baignoire et l'y maintenir fut un insupportable combat, duquel il sorti avec un nombre impressionnant de griffures sur les avants bras. Camille avait beau être insolent et mal élevé, il n'était pas non plus aussi sauvage en temps normal. Là il était particulièrement énervé. Ses crocs étaient sortis sous le coup de l'excitation, et il claquait la mâchoire d'un air menaçant. Si Richard s'approchait trop, il était prêt à mordre. Et croyez moi ça n'aurait rien d'un gentil chaton qui vous mordille affectueusement le bout des doigts. Sauf si vous remplacer le gentil chaton par une putain de hyène, et mordiller par arracher et broyer.

La peur avait laissée place à une colère immense, et n'était pas nécessaire d'être un fin observateur pour comprendre quand Gévaudan prenait le pas sur Chastel. Le dos courbé, il regardait Richard avec un air menaçant, claquant ses crocs mal proportionnés pour sa petite bouche. L'eau ruisselait sur lui, emportant le sang qui avait séché sur sa peau. De manière générale il fallait être fou pour partager l'eau son bain avec cette espèce de créature malodorante et crasseuse, mais cette fois ci tout particulièrement. L'eau rouge s'écoulait dans le siphon, et lui restait assis dedans, comme prêt à sauter à la gorge de Richard si celui si tendait de l'approcher à moins d'un mètre. Il pouvait vraiment se gratter pour qu'il se savonne, à la place il pouvait tout au mieux le pointer avec le jet d'eau et espérer que ça parte.

De même il aurait du s'attendre à finir aussi mouillé que s'il avait une douche en même temps. Camille saisissait toutes les occasions de l'éclabousser avec de l'eau dégueulasse, à grand renfort de cris et d'insultes. Puis il y eut l'instant fatale, la seconde d'inattention qu'il guettait depuis tout ce temps. Richard se pencha pour attraper un flacon de shampoing, et immédiatement Camille déplia ses jambes pour se propulser vers l'avant. Il agrippa son oncle par le col de la chemise, et le tira vivement en arrière pour le faire basculer dans la baignoire. Surpris, Il ne réussi par à garder l'équilibre et se vautra la tête la première contre le carrelage blanc.


« Sus à l'anglois ! »

Il y eut un grand bruit, et Camille profita de la confusion pour se faufiler comme une anguille, et sortir de la baignoire. Ce n'était pas évident, Richard pesait un certain poids, et il reposait en parti sur lui. Mais il était agile et très déterminé. Sans un regard de compassion, il s'enfuit de la salle de bain, complètement trempé et nu. Est ce qu'il lui avait fait mal ? Si ça se trouve il était assommé ou mort ? Maintenant que le coup de sang était passé, un relent de culpabilité s'empara de lui. Jamais il n'avait pensé à blesser tonton Richard, mais il n'était pas non plus capable d'expliquer ce qui venait de se passer. Qu'est ce qui lui avait prit de l'attraper comme ça ? Il avait désespérément besoin de repos, et Richard savait qu'il avait horreur qu'on le touche. Ses jambes maigres se dérobèrent sous lui, et il se recroquevilla dans le couloir. Par réflexe il glissa sa main le long de sa cuisse, comme pour cacher ou protéger sa cicatrice. Et maintenant qu'est ce qu'il allait faire ? Le jour devait être en train de se lever, et une fois le soleil à l'horizon il n'aurait plus moyen de s'enfuir. Pourtant c'est tout ce qu'il voulait, fuir et se cacher à l'abri.

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MessageSujet: Re: d'un "père" à son "fils" - camille   14.06.18 13:30

Je voulais lui faire entendre raison. Il ne pouvait pas rester ainsi. Il était tout crasseux et ce n'était pas bien de se coucher ainsi sale. Cela pouvait développer des maladies et ça serait encore moi qui devrait m'occuper du petit vampire. Déjà que d'ordinaire Camille n'était pas facile alors je vous laisse imaginer comment il est quand il est malade.  Je tentais de lui faire entendre raison mais je n'étais pas certain qu'il puisse m'entendre vu à quel point il jouait à la poissonnière.

« Tu ne peux pas te coucher ainsi ! Camille reste tranquille par pitié ! »

J'avais l'impression de devoir donner un bain à un petit gobelin et encore j'étais certain qu'ils se seraient moins débattu. Je n'en pouvais plus de l'entendre hurler et il faudrait que je prenne moi aussi une douche après tout cela. Enfin quand Camille serait calmé et ça voulait peut être dire que j'allais passer un jour blanc afin d'arriver dans un premier temps à le calmer et ensuite à comprendre pourquoi il était tant en colère après tout le monde tout à coup. Alors que je frottais les cheveux de mon garnement et que je voyais le sang couler signe qu'il commençait par être un peu propre. Je relâchais mon attention une seconde histoire d'attraper une serviette quand j'entendis une sommation à l'attaque.

« Plait... »

Je n'avais pas le temps de finir ma phrase que Camille m'échappait. Je finissais la tête la première sur le bord de la baignoire, entendant les petits pas de mon fils dans le couloir. Moi je grimaçais. J'avais mal à la tête et surtout je voyais flou. J'avais du prendre un gros coup, non je savais que j'avais pris un gros coup. Je me redressais lentement, prenant assise et attendant que la vision redevienne normale. Je passais ma main sur mon visage. J'avais l'arcade d'ouverte. Je finissais par prendre appui sur le rebord du lavabo et je me passais de l'eau sur mon visage. Je ne sais combien de temps j'avais passé ainsi assis à attendre que les vertiges passent. Je finissais de laver mon visage et j'observais que le sang ne coulait pas vraiment. Je sortais de la salle de bain afin de retrouver Camille.

« Camille... »

J'avais dit cela d'une voix faible et je me raclais la gorge avant de l'appeler à nouveau. Je ne mis pas longtemps à le trouver dans le couloir recroquevillé sur lui-même. Je m'asseyais pris d'un nouveau vertige et je lui tendais une main légèrement tremblante.

« Allez vient là bonhomme. »

Je m'étais assis à une distance assez raisonnable du petit homme puis je lui tendais la main. Je me fichais qu'il m'ait fait mal. Il ne l'avait pas fait exprès ou du moins, j'espérais qu'il ne l'avait pas fait exprès. Je lui souriais avec bienveillance et tendresse.

« Allez fils, ne fait pas attendre ton père voyons. »

Je lui souriais en lui tendant les bras ouverts afin qu'il puisse vraiment voir que je ne lui en voulais pas bien au contraire. J'aspirais à ce qu'il se sente le mieux possible avec moi et je me rendais compte que je n'avais pas forcément bien agis en le forçant de la sorte même si dans le fond j'avais totalement raison... On ne va pas au lit tout crotté.

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