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 “We all came into this world naked. The rest is all drag.” - ft Aby

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ϟ Métier : Styliste magique et King of Bling !!! ϟ Âge : 44 ans ϟ Race et sang : Sorcier né moldu ϟ Particularité : Juste fabulous ϟ Statut civil : Coeur à prendre <3



ϟ Messages : 114 ϟ Date d'inscription : 26/08/2017 ϟ Disponibilité RP : Le plus souvent possible bien sur <3 ϟ Célébrité : Wayne Brady ϟ Crédits : Bibi

MessageSujet: “We all came into this world naked. The rest is all drag.” - ft Aby    27.01.18 19:07


“We all came into this world naked. The rest is all drag.”
ft Aby et Ruby


Immobile, ses longues jambes musclées et sans le moindre poils croisées avec la grâce et l’élégance qu’une sirène (enfin si ces femmes thon avait seulement des jambes), Ruby leva le petit miroir de poche en forme de cœur qu’il avait toujours dans son sac à main pour vérifier que son maquillage n’avait pas bougé d’un poil depuis qu’il était parti de son appartement. Heureusement pour lui et pour le vendeur à qui il avait acheté pour une somme astronomique de mascara, faux cils et autre fard un peu plus tôt dans la journée, tout était à la bonne place, tout comme la paire de faux seins qu’il ne pu s’empêcher de remonter dans un geste rapide, pas très discret mais fort soigné qu’il avait dès qu’il les portait.
La robe sombre aux milliards de sequins qu’il portait moulait son corps de déesse au demi-millimètre près, comme s’il s’était agit d’une seconde peau, ou plutôt comme s’il avait pris un bain de paillettes après s’être abondamment tartiné de colle. C’était le summum du glam et Ruby King se sentait ce soir comme la plus belle Queen que la terre avait porté, digne héritière de la Mother of Drag qu’il était.
Cela faisait des années que le styliste de renom arpentait les clubs et les soirées affublé de ces habits de lumières, la tête couverte d’immenses perruques blondes ou blanches au volume hallucinant, les pieds ferrés dans les talons les plus hauts. Ruby aimait toucher les hauteurs et ne pas passer inaperçu, ce qui était tout simplement impossible lorsqu’il devenait Ruby Queen, impératrice de la nuit et de toute la communauté drag américaine. D’ailleurs, lorsqu’il n’était pas occupé à rendre le monde meilleur et surtout mieux fringué, il l’arpentait afin de promouvoir l’ouverture d’esprit et l’ouverture tout court à tout ses américains coincés du gland. C’était parfois rageant de voir comment en 2030, si peu de chose avait évolué et comment encore trop de personnes restaient cachées, opprimées par une société conservatrice bloquée au schéma familial mormon. Alors Ruby voyageait, encore et encore, allant partout à la fois vêtu de ses costumes d’homme et de ses talons de femmes, montrant à tous qu’on pouvait être heureux, qu’on pouvait être soit même, et que les chaussures pointues il faut leur donner une nouvelle chance.

Mais ce soir, il ne s’agissait pas de défendre une nouvelle ligne de vêtement, ni de promouvoir une quelconque cause comme la sauvegarde des panda roux (parce que c’est vraiment trop adorable les pandas roux merde) ou des queens rousses… non il s’agissait d’une nuit comme les autres, une nuit où Ruby avait envie de sortir, de montrer au monde qu’il était encore jeune et frais et surtout capable de danser toute la nuit et de ramener un ptit mec jeune et frais. Le sorcier n’aimait pas plus que ça taper dans le jeunot, mais il fallait bien reconnaitre que ça flattait l’égo. Quelques ami(e)s lui avaient annoncé qu’elles avaient l’intention de sortir ce soir dans un club fort sympa qui s’appelait le… le premier qui dit le « macumba », il sort…non qui s’appelait la « boite à Frissons » (et non pas à cochon…) et aussitôt, Ruby avait sauté dans ses talons les plus haut, enfilé au chausse-pied sa robe à sequins la plus courte et enroulé son cou dans le boa le plus rose qu’il pu trouver. S’il n’avait pas la classe d’une déesse, on aurait facilement pu le prendre pour une (très chère) prostituée de Pigalle, mais après tout, il allait danser, pas assister à la finale de RuPaul DragRace.


Soudain, la berline noire qui le conduisait à bon port s’arrêta et il pu voir par la fenêtre qu’il était enfin arrivé à bon port. Après avoir remercié le chauffeur, il sortit de la voiture avec une grâce infinie. Son amie Cathya l’attendait à quelques pas et les deux amies se saluèrent à base d’une bonne trentaine de bises dans l’air (et bah oui sinon ça ruine le make up !!! et oh t’es pas foufou toi !! trois heures de travail pour un résultat pareil !!) et remontèrent la queue des pauvres hères qui attendaient que le videur de la boite daigne bien les laisser entrer. Ruby n’avait pas besoin de faire la queue, et après quelques paroles échangées avec Freddy, ce dernier les laissa entrer dans l’antre du démon d’où sortait un BOUM BOUM régulier.

Plus les deux amis descendaient les marches qui les séparaient du dance floor, plus elles entendaient le volume sonore augmenter, et Ruby en fut tout excité, un peu comme quand il était sur le point de se faire faire une nouvelle manucure, c’était donc peu dire.
Enfin, au comble de l’apoplexie, elles arrivèrent dans le lieu de perdition où se trémoussaient déjà une foule de fornicateur en puissance, dans un vomi de paillettes, de plume et de faux cils. Ici, tout n’était que magie, licorne et lycra, un paradis quoi !! Les murs brillaient de strass et d’un millier de petites ampoules allumées qui se reflétaient sur les grands miroirs qui donnaient une impression de profondeur grandiose. Des projecteurs diffusaient une lumière violette sublime qui faisait ressortir les sequins or de sa robe d’une façon particulièrement… aveuglante.


« Mama is back bitches » lâcha Ruby dans un soupir de contentement avant de se diriger vers une table qui leur était bien sur réservée et où d’autres copines sirotaient déjà des bulles, parce que les bulles, c’est juste la vie ma chérie !!
La soirée promettait d’être riche en émotion, en tout cas, c’était bien parti pour.





Dernière édition par Ruby King le 22.02.18 12:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: “We all came into this world naked. The rest is all drag.” - ft Aby    09.02.18 19:56


   

Sweet Mother of Drag !!!





Il est indéniable de dire que l'homme le plus recherché des États Unis était certainement dans la merde. Mais Abi le prenait bien. Après tout il avait attendu longtemps que ce moment arrive, et il s'y était bien préparé. Il s'était forgé des contacts, préparé quelques cachettes, et touchons du bois pour l'instant il avait réussi à se plaquer de façon satisfaisante.
Et en même temps il était au comble de la frustration. Son grand moment était enfin arrivé, il avait déboulé sur la scène politique de la façon la plus éclatante qui soit. Il avait des partisans actifs qui n'attendaient que ses ordres, et des sympathisantes partout dans le pays. Alors pourquoi putain de merde se retrouvait il à se terrer comme un rat ? C'était insupportable, et en même temps il ne pouvait pas faire autre chose d'autre que d'attendre. Le bon moment pour prendre le pouvoir n'était pas encore venu, et avait d'autres problèmes à gérer.

Des problèmes beaucoup plus personnels. Cette tête brûlée qu'était Abigor Crawley, avait tendance à être aussi facilement attiré par les conneries que les rachou par les halogènes. Et même si Séraphine veillait au grain, elle ne pouvait pas le surveiller constamment. Il y avait également des choses sur lesquelles elle n'avait pas de prise, des choses mortelles et compliquées. Abigor abusait de drogues, mais ça ça datait d'il y a longtemps, une vieille séquelle de ses longs séjours passés en psychiatrie. Séraphine malheureusement ne pouvait pas y faire grand chose. Elle avait bien tentée de le sevrer, mais il s'avérait totalement ingérable. Le mieux qu'elle puisse faire alors c'était de surveiller sa consommation, de le canaliser, et mieux encore, de le fournir. La miss était très militante du bio, et là encore il n'était pas question que son amoureux se mette n'importe quoi dans le nez. Elle lui procurait de l'opium de Boston, et même si elle désapprouvait totalement qu'un être humain puisse s'empoisonner de cette façon, elle ne pouvait que reconnaître que c'était une substance drôlement efficace pour canaliser son bouillonnant anarchiste préféré.

Sauf que Séraphine n'était plus là, et qu'il avait fini assez rapidement ce qu'il avait pu emporter dans sa fuite. Il se retrouvait à présent seul dans la pampa, sans argent, sans opium, et pour dernière richesse un demi plein dans sa voiture. Bref les temps étaient durs, et le pire c'était qu'il ne redoutait plus tant que ça de se faire gauler par le marshall du coin. Une crise de manque ou la déshydratation pouvaient l'emporter bien avant qu'un de ces imbéciles de flics ne lui mettent la main dessus.

Il lui fallait donc agir, vite, et se trouver un substitut sympa à se mettre dans le corps. Et le tout de préférence pour pas un rond. Autant dire que c'était la merde. Y'a des jours comme ça il se disait qu'il aurait du faire rock star, on lui en aurait donné gratuit. Bref, pour ce coup là il allait devoir se démerder seul, ses gentils petits étudiants étaient particulièrement sur la sellette avec les flics, et il ne voulait pas prendre le risque de les contacter. Il allait donc devoir la jouer à l'ancienne, juste avec sa bite et son couteau. Assis derrière son volant, il chercha à se remémorer les plans qu'il pouvait trouver dans le coin. A chaque fois c'était plutôt tendu, mais l'un d'entre eux était plus dangereux que les autres, il choisi donc celui là.

Vers trois heures du matin il était dans la place. Et quelle place ! Un espèce de macumba night de pédales, avec de la pop de pédales, et des pédé à plumes partout. Bref ça pétait à mort. Par contre il se dit aussitôt qu'il devait dénoter à mort dans le paysage. Ces mecs (ou madames ? Parfois il était totalement incapable de le dire) avaient un gaydar hautement développés, et étaient à l’affût de toute proie.
Et lui bah, il n'était pas exactement un grand amateur de saucisse. Ou alors de la sienne, mais la pauvre créature était aussi molle et flasque d'un vieux concombre qui moisi tristement dans le bac à bières...
Et pourtant il fut fort étonné de constater que malgré l'inclinaison franchement pénienne de l'endroit, il lui était absolument impossible de garder ses yeux dans sa poche. Il suffisait qu'une petite pépé de deux mètres de haut le frôle en roulant du cul, pour qu'aussitôt ses yeux suivent le mouvement. Dès qu'il en prit conscience, Abi sentit un petit coup de chaud lui étreindre la poitrine. Mais qu'est ce qu'il avait à mater des fesses de mecs ? Il avait beau essayer de garder à l'esprit que ces Barbie en robes à strass étaient d'authentiques mâles, il ne pouvait pas s'empêcher de regarder sautiller leurs généreuses poitrines en forme d'obus lorsqu'elles dansaient. Franchement mal à l'aise, Crawley essaya de recentrer son attention. Qu'est ce qu'aurait dit son psy à ce sujet ? Aucune idée, il en avait eut tellement, mais tous étaient en général d'accord pour statuer qu'il était un grand malade et que le mieux à faire était encore de l'achever. Abi se rappelait à grande peine d'un connard de lacannien encore plus dégénéré que lui. Tous pensaient percer sa psyché, et tous était parfaitement à côté de la plaque. Mais celui là il aurait été près à payer cher pour pouvoir lui fracasser la gueule à coup de chaise.

Au milieu de la foule compact il reconnu son dealer. Une petite tafiole qui avait été son élève pendant sa première année de carrière. Un gars pas méchant, mais pas plus doué pour la philo qu'un T Rex pour la branlette. Il était partit assez vite en Droit, bon débarras. En revanche il n'avait strictement rien à voir avec le Cercle. C'était juste un quasi avocat gay qui remboursait son crédit étudiant en vendant du LSD à ses copains tafioles. Y'avait pas de mal à ça, les temps étaient durs et chacun se débrouille comme il peut.

Abi lui adressa un petit sourire, et aussitôt il vit le jeune homme perdre le sien et changer de couleur. Il l'avait reconnu, bien sur qu'il l'avait reconnu. Est ce qu'il allait le dénoncer ? Là rien n'était certain, mais pendant une seconde le professeur se rappela de quelques tirades humiliantes qu'il avait lancé à la gueule de son élève, juste pour faire ricaner l’amphithéâtre. Après tout c'était peut être ça qu'on appelait le karma.

Prenant congé auprès de ses copains, l'étudiant lui fit un signe de tête pour l'inviter à le retrouver à l’écart. Abi le regarda partir, et une fois qu'il eut fini quelques fonds de verre trouvés sur le bar, il alla le rejoindre.

Inutile de dire que le gamin était tendu. Comme toute l'Amérique il avait été mortifié par les images du procès des pro moldu. Et en temps que (presque) homme de loi, il s'était sentit défaillir en se mettant à la place des avocats. Ils étaient passés à un cheveux de se faire exécuter avec leurs clients, où en tout cas c'est ce qu'il pensait. Un second choc l'avait frappé quand on avait dévoilé l'identité du fameux leader du Cercle, un type qu'il se rappelait vaguement avoir eut pour quelques cours en première année. Ce n'était d'ailleurs pas une fierté, mais il se souvenait d'un type prétentieux qui écrasait les gens. De là à parler d'un sociopathe il n'y avait qu'un pas, qui venait d'ailleurs d'être franchi. En revanche il ne s'attendait absolument pas à le revoir un jour. Un léger vertige le saisi quand il entra dans les toilettes de la boite. Réfléchissant à toute vitesse l'étudiant décida qu'il était plus prudent de lui vendre ce qu'il voulait, se barrer fissa et appeler les flics. Il aurait pu passer un coup de fil tout de suite, mais il ne voulait pas qu'on le chope avec de la drogue sur lui, tout comme il lui était impossible de s'en débarrasser.

Quelques longues minutes plus tard, le professeur Crawley débarqua, affichant son répugnant sourire en coin. Ils se mirent à l'écart et entreprirent de négocier. Plus que jamais il avait cette façon déstabilisante de parler, et le dealer en col blanc sentit que quelque chose clochait. Les lieux étaient vides, et il ne se sentait absolument pas en sécurité. Et plus la discussion avançait, et plus il avait envie d'y mettre fin. Ajustant sa veste d'une façon qui laissait transparaître son mal être, il déclara qu'ils en avaient fini, essayant d'être ferme dans sa réponse. Mais ça c'était mal connaître Abigor. Il sorti sa baguette et murmura, immédiatement le jeune homme fut projeté contre le mur. Son corps heurta le carrelage, et s'affaissa. Est ce qu'il était assommé ou mort ? Ou plutôt mal assommé et nécessitait des soins d'urgence ? En tout cas sa tête avait tapé le carrelage dans un bruit mat qui vous colle des frissons.
En vérité Abi maîtrisait mal la magie, et il avait totalement mal dosé la force de son sortilège. Séra avait bien essayé de lui apprendre à se contrôler, mais pouvait on imaginer élève plus instable et dissipé qu'Abigor Crawley ? Il se servait donc peu de la magie, compensant avec son goût plutôt douteux pour les armes à feu moldus.
Enfin bon, peut importe. Le gars était inerte, et il avait tout le loisir de lui faire les poches. Il récupéra avec un plaisir évident un joyeux pochon de LSD, les cartes de crédit du gamin, ne lui laissant que son téléphone dans la main pour que si jamais il revenait à lui, il puisse au moins appeler les secours. Pas de rancune, c'était pas personnel. Mais avec ça l'aventure pouvait reprendre.

Se relevant, il constata que son corps avait un angle bizarre. Il l'arrangea un peu, l'appuyant contre la cuvette des chiottes. Comme ça il avait juste l'air d'un mec complètement bourré en train de se faire un gentil petit coma éthylique. Par contre plus il y regardait, et plus il kiffait sa veste. Un genre cintré un peu classe, coupé serré dans un tissus satiné violet sombre. Pédé à mort, mais classe.  Il l'en délesta et l'essaya. Autant sur un jeune avocat ça faisait branché, autant sur lui ça rendait plus vieux macro sur le retour. Autant dire qu'il aimait assez. Et puis il se trouvait beau avec des vestes, c'était classe. On faisait toujours confiance aux gens bien habillés, y'a qu'à voir Ethan. Mettez lui un survet dégueulasse, et le pauvre bichon perd toute crédibilité.

Admirant le rendu de la lumière artificielle des néons roses sur le satin de sa veste, il sortit du chiotte, l'air satisfait. Et aussitôt il fut frappé par une vision encore plus érotique que s'il s'était pilé toutes les pilules qu'il avait dans la poche et mélangées dans du milk shake banane. Une bombe sexuelle se tenait à trois pas devant lui, de dos, son visage reflété par le murs de miroirs. Mais soyons honnête trois minutes, Abi n'était pas le genre d'homme à regarder une dame dans les yeux. Face à elle, il ne pouvait s'empêcher de fixer son aimable croupe, sentant un puissant coup de chaud l'envahir dans le fond du slip. C'était certainement la plus belle descente de reins que le bon Dieu avait crée. Une cul infiniment plus rebondit que celui de cette petite cochonne de Maddy Sanders (première année), moulé dans ce qui aurait pu être du film alimentaire couvert de paillettes noires et or. Abi aimait éperdument les femmes avec des formes, ce qu'il ne manquait jamais de rappeler de façon extrêmement désagréable et méchante à Séraphine. Mais là tout était parfait. Les hanches étaient magnifiquement bien proportionnées, les jambes interminables, les cuisses épaisses et la taille si fine qu'on aurait dit que la dame était coupée en deux. Quant à son fessier, il était rebondit comme la croupe d'une jolie jument de concours. Un genre de poupée gonflable en costume de guêpe, avec des seins pulpeux dressés comme des obus et des cheveux peroxydés en mode Gandalf sexy daughter, mais avec infiniment plus de volume. Bref, il réalisait soudainement que tout ses précédents fantasmes n'étaient rien de mieux que des mouchoirs jetables.


« Ouuuuh... Nice Butt, buttercup. » Siffla t il en s'appuyant contre le montant de la porte avec un air de poseur assumé.
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MessageSujet: Re: “We all came into this world naked. The rest is all drag.” - ft Aby    22.02.18 12:46


“We all came into this world naked. The rest is all drag.”
ft Aby et Ruby


Où que l’on pouvait porter le regard, du sol au plafond, des tables miroirs au bar à facettes ; tout n’était que rose, que paillettes, que strass arc-en-ciel et talons plateformes. Le monde de la nuit n’était jamais plus beau que lorsqu’il se montrait avec le sous-titre « drag » dans son générique et le générique n’était jamais aussi grandiose que lorsque le nom de la star était « Ruby ».
Dans cet univers à nul autre pareil, le styliste star était comme un poisson dans l’eau, comme des Louboutins sur mes pieds (un jour…un jour…patience), comme un prêtre avec un ancien toxico (j’ai failli écrire  « dans »… mais le diner n’est pas encore terminé…huhu). Sifflant le champagne avec autant d’aisance et de style que s’il était né avec une flute dans les mains (et non dans le cul, restons sérieux), Ruby resplendissait, profitant de cette euphorie que lui apportait l’ambiance ma foi fort agréable de cette petite soirée quelque peu improvisée. Car ami lecteur, il vous faut savoir que même si notre star était sans doute un des esprits les plus créatif en matière de textile de ce début de XXIeme siècle, il n’en avait pas moins des habitudes bien ancrées, à défaut de mœurs plus respectables. D’ordinaire, la queen n’aimait pas trop s’aventurer dans ce genre de club inconnu et préférait garder ses habitudes dans des endroits dont la qualité n’était plus à prouver. C’est que Ruby Queen était une diva de salon, une reine en limousine qui ne sortait jamais dans une robe de moins de 2000 dollars, alors vous imaginez bien que l’idée de se faire retourner dans un bouiboui sordide ne l’enchantait en général pas des masses.
Mais s’il y avait bien quelque chose auquel Ruby était incapable de résister (au-delà robe haut-couture vintage Chanel pour laquelle il était capable de dépenser l’équivalent du PIB d’un petit pays du tiers monde) c’était lorsqu’une bande de ses sœurs de la nuit se rassemblaient et le priait de venir les rejoindre en mode chat potté de l’extrême.
Et une chose était sure, pour le moment, Ruby ne regrettait pas d’avoir mis trois tonne de colle sur ses sourcils. Jusqu’à présent le club était tout à fait à son goût, mêlant un assemblage subtil de vomi de licorne et de plumes multicolores. La musique, bien que légèrement assourdissante restait d’une qualité acceptable, et le champagne était bon et frai, ce qui était à peu près tout ce qu’on pouvait lui demander.
Le styliste ne savait pas si c’était un fait de sa présence (et oui le succès ne rend pas humble) mais c’était à croire que toute la grande famille drag s’était ce soir donnée rendez-vous dans cette sympathique cave aménagée : à part quelques habitués du cru, il connaissait bon nombre des créatures présentent et se sentait donc comme à la maison.

Cela faisait des années que Ruby King était entré dans le monde merveilleux du drag. Si on oubliait les innombrables fois où il avait piqué les vieilles robes de sa mère pour les enfiler en cachette dans sa chambre, il fallait remonter à un séjour à San Francisco qu’il avait fait pendant ses études de stylisme pour connaitre la véritable date de naissance de Ruby Queen. Ce personnage était né de son incroyable amour pour cette culture qui l’avait dans le fond toujours fasciné. Sur la côté Ouest, il avait enfilé pour la première fois sans peur d’être découvert sa première paire de collants, sa première perruque, il avait pour la première fois peint son visage de milles couleurs, et le reflet qu’il avait alors vu dans le miroir avait alors créée un déclic, une évidence. Plus tard, durant son séjour à Londres puis à Paris, il avait peaufiné sa création, cherchant son style, son histoire, et il était revenu aux Etats Unis fort d’une nouvelle expérience, près à révolutionner une nouvelle face de la mode. Depuis, à l’instar d’une autre icône, il était devenu une des papesses du genre, faisait graviter autour de lui quantité d’autres queens qu’il aimait guider sur la voie grandiose du transformisme.

Bon mais c’est bien beau de vous raconter tout ça, mais ça ne fait pas beaucoup avancer notre action… j’en suis déjà à mon deuxième post sur ce topic, et nos deux protagonistes ne se sont pas encore rencontrés. Il faut bien vite remédier à ça ! Car je vous entends d’ici, bande de petite énergumène avides de rebondissements sans queue ni tête : mais que vont bien pouvoir faire ensemble la star numéro uno de tous les défilés, et l’ennemi public number one ? Et bien perso j’en sais pas encore grand-chose, alors allons le découvrir ensemble…

Donc toutes ces trop longues phrases pour dire que Ruby s’éclatait comme une reine de promo à son bal de fin d’année, à danser, papoter (autant que le volume sonore de la musique le permettait) et à siroter du champagne comme si c’était du schnaps à la pèche.  
Sauf que voilà, il faut bien un élément perturbateur pour que action se fasse, pour qu’une quête incroyable et épique commence, en tout cas c’est que nos profs de français essayent de nous apprendre en sixième (sisi j’ai regardé dans le manuel). Alors je vais sans doute en décevoir certains, mais dans ce cas présent, je ne vais pas faire dans l’originalité, parce que par moment, il faut accepter de rester sur des classiques, et que l’originalité pour l’originalité, c’est parfois un peu trop tiré par les cheveux.
Ainsi, alors que notre star en robe moulante se trémoussait le popotin (qu’il avait fort bien rebondi) sur un remix techno de Toxic de Britney Spears, un sombre hurluberlu eut la bonne idée de venir lui renverser un bon demi-litre de margarita sur le côté pile. Trempée, outrée, et passablement dégoutée que cet idiot ait potentiellement flingué un make-up de trois heures et une robe qui valait plus cher que son rein, Ruby parti comme une furie en direction des sanitaires afin de constater l’étendue des dégâts.

Après avoir joué des coudes et suivis le panneau des sanitaires jusqu’à un couloir un peu dérobé, le sorcier en plates-formes pénétra dans la pièce sans faire attention à ce qui pouvait bien s’y passer, ni à l’état de propreté des lieux. Ses nombreuses nuits passées dans ce genre d’endroit lui avait appris qu’on pouvait tout voir dans les chiottes d’un club, et qu’il valait mieux ne pas trop s’y intéresser dans la mesure du possible. On avait dans le meilleur des cas droits à un couple qui s’envoyait en l’air, dans le pire un mec en pleine overdose en trait de se noyer dans son vomi, et entre les deux une quantité de situations saugrenues que la diva évitait avec le plus grand soin. C’est que à part quelques plantes magiques qu’il lui arrivait de consommer, Ruby avait une répulsion toute particulière pour ces jeunes (ou ces vieux d’ailleurs) qui dépensaient tout le fric de leurs parents pour se payer un fixe. Durant son enfance dans le Bronx, il avait vu trop d’ami à lui se retrouver dans de sales histoires liées de près ou de loin à la drogue, et depuis il luttait activement pour aider les drags qui essayaient de décrocher.
Ne se préoccupant donc pas de ce qui se passait autour de lui, Ruby fonça vers les lavabos au dessus desquels se trouvait un vaste miroir et constata avec un soulagement certain que son visage était resté presque intact et que le sortilège waterproof était décidément une merveilleuse invention. Sa robe n’avait d’ailleurs pas tant morflé que ça, et un peu d’eau eu tôt fait de le rassurer.

Mais alors qu’il remettait un peu d’ordre dans ses nichons, il entendit une voix juste derrière lui prononcer quelques mots qui le firent immédiatement sourire. Sans un regard pour son interlocuteur, Ruby se rapprocha du miroir afin de valider une dernière fois son reflet.


« Et encore mon chaton, ce n’est pas la meilleure partie de son anatomie… » Dit-il avec une voix suave mais bien trop grave pour la silhouette qu’il présentait. Quittant la contemplation délicieuse de son reflet, le styliste se retourna dans un mouvement aussi beau que gracieux et fit face à l’homme qui avait parlé, posant ses deux mains sur ses hanches en mode super-diva.
Sauf que voilà, l’homme qui se trouvait lui aussi dans les toilettes était tout sauf un canon de beauté. Enfin je ne dis pas qu’il ne devait pas y avoir du charme chez cet homme, il y avait clairement quelque chose d’assez élégant dans son visage et le bleu de ses yeux avait un jenesaisquoi assez hypnotique, mais quelque chose n’allait pas dans l’allure de cet homme qui pourtant lui disait quelque chose. Un quelque chose de malsain que Ruby trouva immédiatement repoussant, quelque chose de sale aussi, comme si ça faisait plusieurs jours que l’homme n’avait pas changé de fringues, à part la veste en satin violet qui brillait comme un camion volé et qui n’allait pas du tout avec le bonhomme. Car s’il y avait bien quelqu’un capable d’analyser en quelques secondes le style de quelqu’un, c’était bien votre grande folle préférée.
A ce moment là, quelque chose attira le regard de Ruby, quelque chose qu’il n’avait bien sur pas vu en entrant et qui de toute évidence était signe que quelque chose ne tournait pas rond dans la scène tarantinesque dans laquelle il venait de débarquer. Sous la cloison en contre-plaqué qui séparait les cabines de toilettes, il pouvait voir des pieds dans une position étrange, comme si un corps était étendu de l’autre côté de la porte. Aucun bruit ne venait de la cabine, ce qui pouvait donc indiquer que la personne à qui ses pieds appartenaient faisait une agréable petite sieste…ou un coma éthilique…ou pire encore.
Les sourcils froncés, Ruby soudain un peu inquiet reporta à nouveau son regard sur l’homme qui se trouvait entre lui et la porte de sortie.


« Sweet mother of drag… mais qu’est ce que c’est que ce borde… »

Et soudain, comme si son esprit un peu embrumé par la consommation quelque peu excessive de champagne se réveillait, il reconnut ce visage sale et mal rasé qui lui faisait face… c’était le taré qui avait abattu ces pro-moldus durant leur procès à Chicago !! Normal que sa tronche lui était familière…ça faisait des semaines que son visage était sur tous les postes de télé et sur tous les avis de recherche !! Le cerveau présumé d’une des plus grandes organisations terroristes sorcières du pays lui faisait face dans une veste à satin un peu trop brillante pour lui dans ce qui était désormais les toilettes les plus craignos de la terre.
En cet instant, Ruby regretta amèrement d’avoir laissé son sac à main sur la banquette du salon VIP.


Alors que va-t-il se passer ? Comment est-ce que Ruby Queen va réussir à se sortir de cette situation totalement dingue ?? Vous le saurez dans votre prochain épisode de « la folle et le fou sortent en boite de nuit ! »






Dernière édition par Ruby King le 14.03.18 14:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: “We all came into this world naked. The rest is all drag.” - ft Aby    05.03.18 22:12


   

Sweet Mother of Drag !!!




Même coincé dans une souricière comme l'était devenue Santa Fe, Abigor Crawley n'était pas homme à se rendre facilement. De même que l'on pouvait dire qu'il était d'une nature franchement joyeuse et optimiste, car il était capable de se distraire et de s'amuser dans n'importe quelle situation, même les plus merdiques. C'était d'ailleurs cette façon de se raccrocher à la moindre distraction, de retenir la plus petite étincelle de joie qui lui avait permis de tenir toutes ces années à l'asile.
Les premières années avaient été les plus difficiles, et son esprit déjà gravement malade était tombé dans un état d'épuisement et de délabrement qui n'avait plus rien d'humain. Il avait presque faillit lâcher prise à ce moment, à s'abandonner aux drogues et se laisser ballotter par les flots. Et puis il y avait eut Séraphine. Tout d'abord il n'avait pas comprit qui elle était, et ne la voyait à travers le prisme altéré de sa conscience comme une interaction sociale nouvelle, qui elle au moins ne le brutalisait pas. Elle tentait de communiquer avec lui, et même quand il était incapable d'articuler un son, il se contentait avec plaisir d'écouter l'écho lointain de son timbre de voix. Petit à petit elle réussit à lui réapprendre le langage, à rassembler les bribes de sa conscience dévastée par les traitements, et à redevenir un être pensant. Au fond elle l'avait sorti d'outre tombe, et plus tard elle lui rendit sa liberté.

C'est ce genre d'expérience qui lui avait tanné le cuir, et qui maintenant le laissait penser que plus rien ne pouvait lui faire peur. Après tout ce qu'il avait éprouvé était à son sens bien un sort bien pire que la mort. Et on pouvait le trouver cruel d'avoir exécuté de façon aussi sommaire et brutale les pro moldu rassemblés dans le tribunal. Mais lui savait qu'au contraire il avait été bien gentil, et qu'il était parfaitement incapable de faire connaître à un autre être humain tout les degrés de douleur qu'on lui avait infligé. Et même s'il avait la certitude de se trouver face à l'un de ses bourreaux, il n'avait pas l'imagination assez développée pour mettre en place un châtiment d'un tel niveau de sadisme. Séraphine elle en revanche en était capable, et elle le lui avait prouvée en s'en chargeant pour lui.

Alors je ne dis pas qu'avoir toutes les forces de police en train de ratisser Santa Fe à la recherche de son cul ne lui faisait ni chaud ni froid, mais disons qu'il relativisait. Il n'allait pas se faire prendre, et quand bien même qu'est ce qu'on lui ferait ? Un petit procès à la con ? La seule chose effrayante là dedans c'était l'idée de mourir d'ennui. Et ensuite une injection létale ? Bitch please, même si ces connards n'avaient rien de mieux à lui injecter dans les veines que du lave glace, c'était de la pisse de chat à côté de toutes les saloperies qui lui avaient grillées le cerveau.

Always look at the bright side of life ! (fu fu ! Fu fu fu fu fu fu fu fu fu fu !) Autant dire que ça c'était un domaine que Abi maîtrisait. Et même enfoncé dans une situation bien merdique comme à l'instant, il profitait de la vue et matait avec un léger sourire lubrique la courbe des fesses de la glamazone face à lui. L'invectivant avec une classe inégalée, elle se retourna, visiblement flattée et lui répondit avec des mots qui achevèrent de foutre le feu à son futal. Mais quelle cochonne ! La direction de l'université passait son temps à répéter qu'il voyait des appels à la drague chez n'importe quelle gamine, et que d'ailleurs ça commençait à être chaud. Mais là... là y'a pas de signes kabbalistiques à interpréter, la demoiselle avait très envie qu'il vienne fourrer son nez sous sa robe. (Et pas que sous sa robe d'ailleurs) Qu'on le traite de fou si ça ce n'était pas une invitation claire !
Enfin, ça c'est ce qu'il pensait souvent, comme la fois où il s'était estimé pleinement dans son droit en posant sa main sur la cuisse de Dakota Sanders (deuxième année) dont le short plus large que long était clairement un appel au tripotage.

Et pourtant, il y avait quelque chose de chelou dans cette situation. Un air de pas normal, de trop facile. D'ordinaires les femmes étaient toutes des salopes frigides qui faisaient tourner les mecs en rond pour le fun. Un peu comme Séra, qui n'était pas contre un « câlin », mais selon des règles ennuyeuses instituées par son aimable personne, que l'on pouvait résumer à : Looking yes, touching no. Et pourtant il aurait pu mettre sa main à couper qu'elle rêvait de lustrer des bites épaisses, et qu'elle ne se refusait à lui que pour le tenir docile et le faire souffrir. Bon après il fallait dire que ces années de biture hospitalière l'avaient rendu fort peu apte à bander dur (terme médical), mais cette espèce de saloperie rousse avait des connaissances titanesques en botanique ! Est ce qu'il y croyait quand elle affirmait qu'il n'existait pas de remède capable de lui rendre la trique aussi dure qu'un rondin ? Mon cul sur la commode ! Elle était bien trop heureuse de le voir dépendant d'elle et malheureux dans son corps. Cette fille pouvait tour à tour être un ange et une vraie chienne.

En revanche que dire de cette splendide glamazone qui lui adressait des sous entendu à peine subtiles ? Ah oui, c'était trop facile, et ça c'était louche. Il y avait comme un truc qui cloche dans ce tableau, et même si Abi ne perçu pas réellement la tonalité grave de sa voix (tant il était triquard par le contenu de la phrase) il réalisait quand même que cette apparition était trop belle pour être vrai. Pas une seconde il ne pensa qu'il était dans une boite pleine de drag, même si quand il avait traversé la piste de danse, il s'était dit que quand même, ça devait en faire des métrages de ducke tape.
Mais sauf qu'avec les trav il y avait toujours ce petit quelque chose qui les trahissait. Là pour le coup il était tellement subjugué par ses formes qu'il n'arrivait pas à la voir autrement que comme une femme irréelle. Ce qui soit dit en passant aurait pu lui mettre la puce à l'oreille... mais bon quand on est pas fut fut...

Son sentiment euphorique descendit au trente sixième dessous quand il se rendu compte que ce visage au contouring impeccable affichait une expression choquée digne d'une icône de télé novelas. Et à cet instant il sentit le crépitement de la chaise électrique lui chatouiller les cheveux. Si elle gueulait il était un homme mort.
Lui attrapant le poignet, il l'attira contre lui et la plaqua contre le mur en carrelage. A son grand étonnement elle était beaucoup plus lourde qu'il ne l'avait envisagée (à tel point qu'il en fut déséquilibré) et surtout incroyablement plus grande que lui. Faut dire que Ruby avait une paire de talons aussi sublimes que vertigineux. Autant dire qu'Abi essayait de se donner des airs de bad boy, mais il y avait ce quelque  chose dans ses yeux qui trahissait une peur profonde.


« Ferme la ! Je t'en prie ferme la... Je ne fais que passer j'te jure. »

Aussi proche de sa poitrine, il ne put retenir un coup d’œil à la marchandise. Serré contre Ruby, il fut tout à coup incroyablement troublé, à tel point que ça en était mignon. Ses deux derniers neurones cramés au LSD venaient de se connecter, et il commençait à capter qu'il y avait anguille sous culotte, si je puis m'exprimer ainsi.

« Euh... T'es une fille ou t'es un garçon ? » Demanda t il bêtement, sans plus savoir où poser ses mains.
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MessageSujet: Re: “We all came into this world naked. The rest is all drag.” - ft Aby    14.03.18 14:46


“We all came into this world naked. The rest is all drag.”
ft Aby et Ruby


Le cœur battant comme s’il venait de courir un 100 mètres à cloche pied en faisait les mouvements de bras de YMCA, Ruby était en cet instant la définition même du mot tendu. Même un string taille huit ans (si si c’est dégueu et lamentable mais ça existe en vrai) dans les fesses de Laurence Boccolini il y a dix ans (désolée pour nos amis outre-Atlantique qui ne connaissent pas forcément cet incontournable de la télévision française…oui c’est le mot, elle était pas facile à contourner à l’époque…) ne pouvait pas être aussi tendu que Ruby à cet instant précis. Son regard allait du mec à la porte de sortie et de la porte de sortie au terroriste qui lui faisait face en le regardant d’un air lubrique, et quelques que fut les solutions tarantinesques qui s’offraient à lui, aucune ne trouvaient vraiment grâce à ses yeux, pas même celle qui consistait à faire sortir de sous les vasques des lavabos un gros fusil à pompe et de le plomber comme un perdreau. C’est qu’il faut vous dire, chers spectateurs, c’est que contrairement à quelques uns de nos plus beaux spécimens présents sur le forum, Ruby n’était pas vraiment ce qu’on pouvait appeler un homme d’action. Le styliste était douillet, précieux, un poil chochote sur les bords même s’il ne rechignait jamais à la tâche, mais ce n’était clairement pas l’un de ces beaux apollons qui fonce tête baissé dans des aventures abracadabrantes avec comme seul but de sauver la veuve et l’orphelin, ou bien les ados défoncés et boutonneux d’un festival de hippies de deux basiliques sous stéroïdes. Non, Ruby était de ceux qui aime l’aventure, mais de l’autre côté du poste de télévision, et de préférence lorsque cette aventure concerne une héroïne façon Bridget Jones à la recherche du grand amour ou un Hugh Grant en prise avec divers mariages.
Après, n’allez pas vous faire une image déformée de la réalité, il arrivait à votre grande folle préférée de vivre aussi de folles et passionnantes aventures, mais elles étaient d’ordinaire plus orientées autour d’une solde monstrueuse chez Ralph Lauren ou d’un crêpage de chignon titanesque entre deux gonzesses à la dernière soirée post défilé de chez Galliano. Jamais au grand jamais le sorcier n’aurait pensé se retrouver dans une telle situation, en face à face un poil trop intimiste avec l’ennemi publique numéro un, dans les toilettes miteuses d’un club où il regrettait déjà d’être descendu.
Au fond de lui, il espérait que quelqu’un, de préférence un de ces beaux apollons cités plus haut, viendrait le sauver des griffes de ce méchant pas beau pour l’emmener ensuite sur son cheval blanc vers un château façon belle au bois dormant moderne, avec des lits en plumes et des fontaines de champagne. Mais personne ne venait, tout du moins pas pendant les quelques secondes que les deux hommes se fixèrent. Parce que oui je parle je parle mais il ne se passe pas grand-chose pour le moment.
Sentant surement que la déesse du style et de la mode qu’il était avait bien envie de prendre ses jambes à son cou et de se tirer de là en hurlant et en agitant les bras dans tous les sens dans un effet de toute beauté, l’homme à l’aspect plus de douteux pris les devant et le plaqua tant bien que mal contre le mur à la propreté tout aussi douteuse qui se trouvait le plus proche. Malgré la situation qui allait en se dégradant pour ses adorables et rebondies petites (si elles sont petites !!) fesses, Ruby ne pu s’empêcher de penser qu’il allait surement devoir passer ses vêtements au napalm après toute cette expérience assez peu sanitairement appréciable.
Couinant comme un petit cochon d’inde apeuré, le sorcier leva les mains en l’air et ne fit rien qui aurait pu aggraver son cas. Après tout, il n’avait rien pour se défendre sur lui (j’ai failli utiliser l’expression « à part sa bite et son couteau »…mais un couteau il en a même pas, et sa bite est présentement cachée sous six couches de collants…donc bon), sa baguette étant restée dans son sac à main dans le salon VIP qu’il aurait souhaité ne jamais quitter. Ce rapprochement forcé lui permis aussi, le souffle court, d’observer d’un peu plus près cet homme qui était recherché dans tous les Etats Unis et même plus loin. Même si comme dit plus tôt, la propreté des lieux était plus que douteuse, il émanait de lui une odeur assez désagréable, comme celle de quelqu’un qui n’a pas vu l’ombre d’une goutte d’eau depuis un bail sans changer de slibard et qui a beaucoup transpiré. L’ensemble lui donnait un parfum aigre et rebutant qui somme toute collait assez bien avec le décor dans lequel ils se trouvaient. Sans en avoir l’air, Ruby jeta un coup d’œil au visage de l’homme qui se trouvait à présent bien trop proche de lui à son goût. Il aurait pu avoir du charme, si son visage n’était pas sale et recouvert d’une barbe naissance qui accentuait son air de fou sorti tout droit d’un asile. Mais ce qui était le plus flippant, c’était le regard mi-psychopathe mi-lubrique que le terroriste lui jetait, un regard à vous donner la gerbe et à vous coller des cauchemars jusqu’à la fin de vos jours. En plus de ça, et le styliste avait assez fréquenté d’anciennes drags toxicos qu’il aidait à se sortir de leur dépendance pour le reconnaitre, l’homme était rongé de tics, fermant fort les paupières lorsqu’il clignait des yeux, les nerfs du visage tendu, la bouche tordue par des spasmes réguliers. Il y avait dans cette figure de danger public quelque chose de royalement pathétique, et Ruby ne pu s’empêcher de se demander s’il ne s’était pas trompé sur la personne. Comment est ce qu’un mec comme ça, moitié clodo moitié toxico, et reclodo derrière, pouvait bien être comme le disaient les journaux, à la tête d’une organisation terroriste aussi importante que le Cercle ? Enfin après tout, ce n’était pas ce que cet homme était ou n’était pas qui comptait pour le moment. Ce qui comptait, c’est qu’un mec à l’hygiène corporelle douteuse et potentiellement dangereux était en train de le menacer et de l’empêcher de s’enfuir façon diva en folie.
Enfin quand je dis empêcher…je le dis bien vite, parce que toute princesse qu’il était, Ruby pesait quand même pas mal plus que ce petit avorton belliqueux, et il n’aurait pas eu de mal à lui coler une mandale et à s’enfuir. Sauf que voila, il avait refait sa manucure le jour même, donc impossible de donner le moindre pain sans devoir retourner illico au salon, ce qui était impensable, mais plus impensable encore, s’était de se taper un sprint avec des talons de 18cm de chez Louboutin. Non ça ma fille, c’était noooooo way !!!
Mais au-delà de toutes ces considérations métaphysiques, ce qui faisait vraiment peur à Ruby, c’était ce que le terroriste pouvait faire si jamais il s’énervait. Tout le monde l’avait vu coller une balle dans la tête de ce pauvre type en direct à la télé avec autant de détachement que s’il avait ouvert un bocal de cornichons, il pouvait donc sans mal se retourner contre lui mais aussi contre toutes les autres personnes présentes ce soir dans le club et balancer des sortilèges de mort à tout va. La vision soudaine d’un nouveau flash info apparu à l’esprit de Ruby et lui arracha un frisson d’horreur, voyant dans son esprit les corps amoncelés et sans vie de toutes les drags qui se trouvaient pourtant si proches, encore ignorantes du danger qui les guettait. Il fallait qu’il trouve un moyen de les sauver, et d’éloigner ce fou furieux de toutes ses sœurs et filles qui pour le moment continuaient à se trémousser le popotin sans savoir dans quelle situation de merde était plongée leur Mama. En fin de compte, peut être que Ruby était bel et bien un héro…

Levant un sourcil lorsque l’homme lui demanda s’il était un homme ou une femme, le sorcier resta quelques secondes en essayant de comprendre ce qu’il venait de lui dire. Il savait que Ruby Queen était un canon interstellaire, mais quand même, il fallait être aveugle ou un peu à côté de ses pompes pour ne pas se rendre compte qu’il y avait anguille sous roche.


« Sweet pie… est ce que tu as bien regardé l’endroit où tu te trouves ? » Dit-il de la voix la plus grave possible malgré la situation.

Il ne savait pas très bien si c’était une très bonne idée de parler à un mec comme ça d’une façon aussi familière, mais ça, il n’y pensa qu’après avoir parlé, donc bon c’était dans tous les cas un peu trop tard. Et puis de toute manière, il sentait que ce n’était pas en faisait des ronds de jambe qu’il allait pouvoir se sortir de là et aller pleurer un bon coup chez sa mamounette, qu’il se promit d’appeler dès qu’il se sortirait de cette histoire de fou.
Levant toujours les mains pour montrer qu’il n’avait pas l’intention de faire quoi que ce soit de stupide, il reprit la parole en essayant de se donner de l’assurance et de la contenance.


« Ecoute…on ne veut pas d’ennui…on… » Son regard glissa vers le corps inanimé dont les pieds sortaient de sous la cabine de toilette. Un frisson de panique le parcouru et il du prendre au fond de lui dans toutes les réserves de courage pour ne pas se rouler en boule en mode PLS. « Il…il y a une porte dans le salon VIP qui donne sur des loges depuis lesquelles tu peux rejoindre la ruelle derrière le club et partir sans être vu…pas besoin de faire de mal à qui que ce soit… »

Ruby faillit ajouter un petit « s’il te plait ne me tue pas » mais il se dit que c’était peut être un peu trop d’informations pour le moment. Il espérait aussi que le terroriste ne lui demanderait pas de lui tailler un costard pour le souvenir, mais peut être que ça aussi, c’était peut être trop demander.






Dernière édition par Ruby King le 19.04.18 21:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: “We all came into this world naked. The rest is all drag.” - ft Aby    12.04.18 11:32


   

Sweet Mother of Drag !!!




Abigor Crawley fixait avec une intensité malsaine les yeux pâles de la drag queen. Il venait de remarquer qu'elle portait des lentilles colorées, et étrangement cet artifice l'intriguait. Ça lui faisait un regard irréel de poupée en plastique. Fasciné, il eut un léger mouvement de recul en entendant sa voix grave. Elle venait de le moucher proprement, et ça lui arracha un petit sourire en même temps que cela le troubla. Il se mit bêtement à regarder ce qui l'entourait, sans trop comprendre ce qu'elle avait voulu dire. Pour le coup il faut rappeler qu'autour de lui il n'y avait qu'un chiotte pourrave.


« Hein ? Euh... ouais bon on s'en fout... Faut que tu me sortes de la caille babydoll, vraiment. »

Elle gonfla sa poitrine pour se redonner un semblant d'assurance, et se mit à le baratiner. Immédiatement cette tentative désespérée pour se sortir de la situation le mit hors de lui. Sérieux, il  venait de la supplier de lui sauver la peau, et cette meuf lui cassait les couilles en pleurnichant. Abi resserra l'étreinte, l'obligeant à fixer son regard lourd.


« Mais putain ! Bien sur que personne ne veut d'ennui connasse ! Tu crois que je suis là pour le fun de la situation ? Je suis dans la merde chérie, et toi tu vas m'aider. Pas parce que tu vas crever si tu ne fais pas ce que je te demande, mais parce que c'est moi qui suis un homme mort si tu me lâche aux flics. » Il baissa le ton, murmurant presque.

« Toi et moi on est fait du même argile ma jolie, on a le feu de la liberté qui brûle à l'intérieur de nos tripes. C'est plus fort que nous, on a besoin de vivre selon nos propres règles. On est pas fait pour se cacher dans la masse et obéir comme des cons, on a quelque chose en dedans qui se bat pour exister. Et crois moi buttercup, ton joli petit look et la vie que tu mène, c'est pas le genre de truc qui plaisent à ceux qui sont morts à l'intérieur. Eux ça les énerve, et pour ça ils vont te briser. Ils vont aller gratter jusque dedans de ta tête pour t'arracher tout ce qui fait de toi un être unique et libre. Personne ne veut des ennuis, ça c'est clair, mais parfois y'a pas le choix quand y'a son cul à défendre. C'est peut être ma tête qui est sur le billot aujourd'hui, mais la tienne ça sera après demain. Et tout tes petits copains pédales la semaine suivante si on laisse faire. Fait pas l'erreur de croire que si ta vie est OK aujourd'hui, elle le sera encore demain. C'est la guerre chérie, et va falloir se défendre. Tu vas me conduire jusqu'à cette porte, et tu vas le faire pour nous tous, au nom de ta liberté de porter des robes de tapineuses si t'en a envie. »


Il lui adressa un petit clin d'oeil, avant de se mettre à sourire. Sa main droite se glissa contre sa gorge, caressant sensuellement du bout des doigts la mâchoire serrée de Ruby.


« Je suis curieux de voir à quoi tu ressemble sans toutes tes fanfreluches, ça m'intrigue vachement tu sais... Et en même temps je suis convaincu que même si je t'épluchais comme un oignon c'est pas la véritable toi que j'aurai sous les yeux. Tu es déjà toute entière devant moi, fascinante et vraie. C'est quoi ton petit nom honey ? Pas celui sous lequel tu payes tes impôts à oncle Sam, ça je m'en fout. Celui que tu donnes à tes bouclettes blondes et à tes talons hauts, invente le maintenant si tu veux, je veux l'entendre. » Approchant ses lèvres de son oreille lourdement décorée d'une grosse pampille en strass, il susurra. « Moi c'est Jared. Ravi de faire ta connaissance. »

Il relâcha son étreinte et lui tendit son bras avec une certaine classe, comme s'il était un homme élégant s'adressant à une lady.


« Je n'ai aucune chance de trouver cette foutu sortie tout seul, et tu le sais. Accompagne moi. Je serais plus rassuré si tu étais avec moi dans la foule. D'ailleurs désolé pour mon look de gitan, je suis un peu à la ramasse depuis quelques jours. Mais rassure toi, je vais me refaire. »

Avoir une jolie pépé à son bras était un sentiment extrêmement satisfaisant. Savoir qu'elle attirait tout les regards comme un aimant, le laissant dans l'ombre, était également très satisfaisant.
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MessageSujet: Re: “We all came into this world naked. The rest is all drag.” - ft Aby    19.04.18 22:09


“We all came into this world naked. The rest is all drag.”
ft Aby et Ruby


Dire que Ruby aurait préféré se trouver partout ailleurs sur terre ou dans l’espace plutôt que dans ces toilettes puantes avec un être encore plus malodorant était un pléonasme. Plus l’homme en question se rapprochait, plus le styliste avait une envie de se rouler en boule et d’implorer marraine la bonne fée de lui apporter un bon tube de dentifrice et un futal propre. Mais comme chacun sait, marraine la bonne fée, tout comme les auteurs sadiques de cette aventure sans queue ni tête sont des petites races et on aime toutes voir les stars en talons aiguilles se retrouver plongé dans la merde jusqu’au menton (oui non après on sait plus respirer et ce devient trop dégueux).
Le terroriste qui se pressait de plus en plus contre son corps de déesse grecque (from Mykonos bien sur) mettait le sorcier de plus en plus mal à l’aise et rendait toute réflexion sérieuse pour se sortir de la mouise quasi impossible. Une seconde, il se sentait l’âme d’un héro et avait envie de sauter (pardon j’ai dit « sauter »…lapsus je voulais écrire « sauver » une erreur si courante) toutes les drags ici présentes mais aussi la planète, les bébés alpagas et tout le reste. Mais au moindre coup de pression, il sentait tout ce courage gagné retourner dans ses boules, bien caché sous une épaisse couche de scotch et six paires de collants. Autant vous dire que trouver du courage dans l’état actuel des choses, c’était franchement aussi dur que de trouver quelque chose d'amusant à faire chez mes grands parents quand il pleut dehors, c'est-à-dire un scrabble, les infos, deux tartines et dodo. D’autant plus que Ruby, malgré sa générosité légendaire et son amour pour le sauvetage de bébé phoque en détresse n’était pas non plus mère Theresa, loin de là même. Sortir ce mec de la caille ?? Mais mais mais comment ?? Si ce malade mental à l’hygiène douteuse voulait être sauvé, il fallait appeler Joséphine Ange Gardien, pas la Mother of Drag !! Il trouvait déjà très bien de ne pas avoir sonné l’alarme en hurlant façon screamgirl sous stéroïdes, fallait pas comme dit si bien l’expression poussé grand maman dans les orties. Encore que, il l’aurait bien jeté aux orties lui, mais ça, on verra bien comment évolue cette histoire déjà si tirée par les rajouts.
Alors okay Ruby n’était pas hyper chaud à l'idée d'aider un fou furieux de la gâchette, mais bon dans le fond, il fallait avouer qu’il avançait des arguments plutôt convaincants : déjà un, il était recherché par toutes les polices du pays, et rien que ça ça donnait pas trop envie de le contrarier, mais surtout parce qu’il avait quand même une baguette à la main et que le styliste n’avait pas vraiment envie de découvrir comment il savait s’en servir.
Faisant un effort colossal pour ne pas fondre en larme à un énième coup de pression, Ruby prit sur lui afin de garder une certaine tenue, écoutant avec attention les murmures de son interlocuteur. Le discours que l’homme lui sortit le laissa sans voix. Il manquait pas d’air celui là quand même ! Il parlait comme s’il avait réussi à cerner sa personnalité en deux secondes, comme s’ils avaient toujours élevé les cochon d’inde ensemble…mais pour qui il se prenait ?? Ah oui c’est vrai, pour un narcissique manipulateur, pardon… et il pensait vraiment qu’en disant ça il allait mettre un renoi de 44ans élevé dans le Bronx dans sa poche? Ce genre de discours c’était bien à sortir à des ptits étudiants en mal d’identité et de revendication.
Mais aussi outré que pouvait l’être Ruby, il devait bien reconnaitre que le mec… bah il avait pas totalement tord. Dire que ça lui faisait mal aux fesses de reconnaitre ça était un autre joli euphémisme. Une partie de son discours résonnait comme une vérité aux oreilles de la drag queen, et réveillait quelques inquiétudes qui ne le quittait jamais totalement. C’était vrai que si aujourd’hui c’était ces machosmuchos du Cercle qui étaient dans le viseur, mais avec les changements de gouvernement et l’incertitude général, ce n’était pas impossible de tomber dans un nouvel épisode répressif pour tous ceux qui comme lui aimait les talons de 20 cm et les robes à paillettes, et même plus généralement, les personnes du même sexe. Etait-ce une raison pour se lancer à corps perdu dans une aventure abracadabrante et de venir en aide à quelqu’un de profondément dangereux, dégoutant, et semblait-il abandonné de tous puisqu’il préférait le secours d’une perche à faux cils plutôt que ceux qu’il était censé diriger ? Non... Etait-ce aussi bien raisonnable d’emboiter le pas à un mec aussi chelou et sans doute affublé d’un égo encore plus gonflé que les roploplos de lolo Ferrari ? Non, clairement ma chérie c’était une idée à la con, car qu’est ce qui est plus dangereux qu’un mec méchant, chtarbé et narcissique ? Un mec méchant, chtarbé, narcissique et intelligent.
Mais bon, si l’être humain était moins con, on serait tous heureux à courir nu sous les arbres. Sauf que pour le tout nu il fait encore un peu frai, et que pour les arbres bah il y en a bientôt plus, alors à quoi bon, autant être con ! (cette réflexion n’a aucun sens…je ne devrais pas écrire le soir moi c’est n’importe quoi).

Dans le tas de conneries que le mec lui balançait pour ni plus ni moins le convaincre du bienfondé de ses actions, il y eu donc un concept qui tapa dans l’œil de notre styliste favori, c’était que quoi qu’on en dise, aucune liberté n’était totalement acquise, et qu’à tout moment l’ordre qu’on pensait établi et rassurant pouvait basculer dans le chaos. Et c’est bien dans le chaos que votre Ruby-chou plongera ce soir, avec bien sur l’idée première de sauver ses sœurs drag des foudres d’un dangereux individu qui commençait à se rapprocher si près de lui qu’il fut pas loin de lui vomir dessus. Heureusement, il n’en fit rien et ravala son vomi, malheureusement pas pour la dernière fois de la soirée. La seule idée réconfortante, c’était que temps qu’il était occupé à le tripoter, au moins il pensait pas à le tuer, enfin il l’espérait.
Essayant de mettre dans sa voix autant d’assurance qu’il était encore capable d’en mettre, il finit par prononcer un
« c’est Ruby… » à la question que lui posait le terroriste qui lui donna ensuite son propre nom. Etait-ce d’ailleurs son vrai nom, ça il n’en savait foutrement rien, mais bon, pour l’aventure dans laquelle il s’apprêtait à se lancer, c’était pas vraiment très important.
Le voyant se reculer et lui tendre le bras façon beau gosse prince charmant, il fallut encore quelques secondes au styliste le temps de vraiment décider de ce qu’il allait faire, mais comme sinon il n’y a pas d’histoire et que l’introduction de ce post a vraiment trop durée, il se ressaisit, se redressa, pris une profonde inspiration qu’il regretta de suite tant l’odeur était insupportable et acquiesça
« Okay, okay on y va…mais d’abord… » Sans vraiment lui demander son avis, Ruby fit un tour sur lui-même avec une classe sans nom et pivota vers le grand miroir qui longeait tout un mur des toilettes, afin de vérifier sa silhouette. S’il fallait jouer le jeu et plonger dans l’action telle une héroïne de nanar, il fallait s’assurer d’abord que le style était au rendez-vous. Après avoir remit en place sa tignasse, remonté ses nichons et essuyé le rimmel qui avait un peu coulé, le sorcier s’approcha de son nouveau cavalier et lui pris le bras avec grâce et souplesse, comme s’il avait fait ça toute sa vie. Sans regarder Jared, il afficha à son visage un sourire splendide qu’on lui connaissait et en une seconde, retrouva le personnage de Ruby Queen, reine de la piste de danse et de la nuit.

Le reste se passa très vite. Jared à son bras, ils retournèrent dans la salle principale du club où la fête battait son plein à force de paillette et à grand renfort de champagne et de musique techno. Aussi étonnant que ça puisse paraitre, traverser la cohue ne fut pas si compliqué que ça, il suffisait d’esquiver les groupes et de se glisser dans les interstices, choses pour laquelle Ruby se montra étonnamment doué. Malgré les talons vertigineux qu’il portait, il avançait sur de lui, comme si rien ne pouvait l’arrêter, pas même une bande de drags occupées à faire une chenille improvisée (oui je sais la chenille c’est tout nul, mais j’ai pas eu d’autre idée sur le coup). Pendant toute la traversée du club, Ruby parla à son cavalier comme s’il était en capacité d’entendre malgré la musique, il lui parlait de tout et de rien, mais surtout de rien, comme s’il s’agissait d’une conversation normale entre deux personnes qui ne venaient pas de se rencontrer dans les toilettes (encore que, il m’est arrivé de croiser des gens très bien dans les files d’attente de toilettes à des concerts…). Enfin en définitive, ils ne croisèrent personne pour les gêner ou pour reconnaitre Jared sur le chemin, tout le monde était déjà copieusement pinté et ils arrièrent en un temps record au salon VIP qui pour des facilités d’écriture, avait été déserté de ses occupants (oui non mais faut que ça avance on a dit). Refermant les rideaux qui séparaient l’espace du reste du club, le styliste lâcha le bras de son cavalier et se dirigea vers une des banquettes sur laquelle était resté son sac à main qu’il récupéra. Ca pouvait bien ne pas plaire à son terroriste de compagnie, mais il était impensable qu’il quitte l’endroit sans ce qui était sans nul doute la source de son pouvoir, au sens féminin du terme. Et puis comme ça, si quelqu’un se posait la question de où il était, l’absence du sac pouvait laisser supposer qu’il était rentré à la maison pour dormir (ou pour autre chose), et pas qu’il avait été conduit un peu de force par un sombre individu à le suivre sur les pentes du crime.
Sans perdre une minute ni même une seconde, Ruby emboita le pas de Jared.


« C’est par là chaton… »

Essayant de voir le fun dans cette situation pas très jouasse, la grande folle ouvrit une porte dans le fond du salon qui donnait sur un couloir beaucoup moins bien décoré que le reste de la boite. Ici les murs étaient en crépis beige, et la seule marque de déco était les affiches colorées accrochées le long des murs. D’un pas assuré, ils avançèrent jusqu’à une porte au-dessus de laquelle on pouvait voir « sortie de secours » clignoter dans une loupiotte verdâtre. Heureusement pour son formidable cul, la porte n’était pas fermée et s’ouvrit sur l’extérieur, leur permettant soudain de savourer la fraicheur de la nuit qui était désormais totalement tombée. L’allée dans laquelle ils venaient de déboucher se trouvait sur le côté du club, et pour ne rien cacher, c’était une vulgaire allée à poubelles, avec ses échelles à incendie et deux trois matous qui se battaient pour un vieux bout d’arrête de poisson bien moisi. Ca sentait bon la pisse, et l’envie de se tirer de là fissa était plus que présente à l’esprit de notre super star du style. Sentant la pression de la main de Jared sur son bras, il se laissa guider sans rien dire, même s’il n’en pensait pas moins. Après tout, il avait fait sa part du marché, il l’avait fait sortir de la boite et il pouvait aussi très bien le planter là sans éprouver de remords. Mais bien sur l’homme semblait voir les choses autrement et le conduisit à une voiture garée non loin de là. Enfin si je dis voiture, je devrais plutôt dire immonde tas de merde sur roues. Le véhicule était sans aucun doute à l’image de son propriétaire, c'est-à-dire dans un état proche de la décharge. Les cartons de pizza s’entassaient, tout comme les vieilles canettes de bière ou de soda et les boites de big mac. Le bordel et surtout la crasse qui régnait dans l’habitacle aurait fait passer une certaine prof de divination pour la femme la plus maniaque de la terre, c’était donc dire.
A peine Jared avait-il ouvert la porte qu’une vague d’odeurs toutes plus immondes les unes que les autres lui envahirent le blaire, et une fois de plus, Ruby eu grand mal à ne pas rendre ses sushis. Il n’y avait pas qu’une vieille odeur de saleté et de rance dans cette caisse, il y avait aussi une odeur de mort et de décomposition, et le sorcier ne voulait même pas imaginer ce qui pouvait bien être caché sous ces poubelles éventrées, ou dans le carton posé sur le siège bébé. Le simple fait qu’un être comme Jared puisse avoir un siège bébé, et un bébé à mettre dedans était plus qu’inquiétant pour l’avenir de l’humanité, mais alors vint à Ruby l’idée que cette voiture était très certainement volée, et qu’elle n’appartenait pas à l’origine à son original chevalier servant. Faisant un pas en arrière, il leva un doigt qu’il secoua pour montrer son refus catégorique de monter dans le bouillon de culture roulant.


« No way Honey, moi je monte pas là dedans…bon attends bouge pas je reviens… »

Sans laisser au terroriste le temps de dire « Quidditch », la starlette enleva des plateformes qu'il lui colla entre les mains et retourna vers l’entrée du club où il le savait les voituriers rangeaient les clefs. La chance du malfrat débutant avec lui, mais aussi pas mal d’année à chaparder dans les petites épiceries du Bronx et il revint bien vite avec entre les mains un trousseau de clefs auquel était attaché un porte clef en pompon rose à paillette. Arrivé devant le véhicule du clodo-charmant, Ruby récupéra ses grolles et lui fit un petit clin d’œil.

« Prends tes affaires chaton, on change de carrosse… »

Laissant deux secondes à Clyde de prendre ses plus belles frusques, il fut bien moins enchanté lorsqu’il le vit mettre la boite en carton dans un sac en plastique et le suivre une rue plus loin au parking auquel les voitures étaient gardées bien au chaud. Aussi discret qu’il était possible pour eux de l’être, ils serpentèrent dans les allées tout en appuyant sur le bouton de la clef, jusqu’à ce qu’enfin, une d’entre elles, la mieux élevée sans doute, réponde à l’appel à grand coup de phrase.
C’était une Cadillac rose vintage, décapotable avec les petits ailerons à l’arrière et tout et tout… et comme vous pouvez vous en douter, Ruby en tomba immédiatement amoureux. Dans le fond, il y avait du bon à être un petit truand.

"Alors chaton...où est ce que je te dépose ?"



Dernière édition par Ruby King le 06.05.18 18:40, édité 1 fois
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ϟ Métier : Prof de philo ϟ Âge : 48 ans ϟ Race et sang : Sorcier partisan du Néo Cercle ϟ Particularité : Drag en cavale ϟ Statut civil : Libre comme l'air

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MessageSujet: Re: “We all came into this world naked. The rest is all drag.” - ft Aby    01.05.18 20:28


   

Sweet Mother of Drag !!!




« Ruby... ? »

Il murmura en hochant légèrement la tête. Il semblait intégrer l'information avec un certain plaisir. Un petit sourire un peu mignon et coquin se dessina sur ses lèvres. Il prenait cette confidence exactement sur le même ton que si elle lui avait confié avoir horreur de porter des culottes. Et bien entendu ça lui faisait tout chaud en dedans.

Au fond tout le paradoxe était là, Abi avait beau avoir parfaitement comprit que l'envoûtante créature qu'il maintenait contre son torse avait une saucisse / boulettes scotché dans la culotte, bah ça n'enlevait pas grand chose au fait qu'il la trouvait absolument entêtante. Il y avait un truc  fascinant dans ses attitudes over the top, sa gestuelle et sa féminité caricaturale. Ruby était plus femme que les autres femmes, et tenait plus de ses super Sonico en papier glacé que d'un véritable être humain. C'était comme si la Grande Fée Érotique était apparue devant lui en sortant des toilettes. Non en vérité c'était exactement ce qui s'était passé. Et maintenant il était temps qu'elle lui fasse un petit coup de Poupidibapidibou et lui procure un joli carrosse histoire de se tirer de la fête fissa.

Il la regarda examiner son maquillage dans la glace. C'était clairement une attitude de voyeur, et autant dire que ça lui plaisait beaucoup. De façon général Abi aimait s'imposer de force là où on ne l'attendait pas. Et il était suffisamment tordu pour éprouver un plaisir malsain à mater quelque chose d'intime et d'interdit. Mais tout pervers qu'il était, il déglutit comme un misérable puceau quand Ruby arrangea son décolleté en remettant ses seins en place. Vu comme ça bouillonnait dans sa tête depuis tout à l'heure, ça aurait du être la fête du slip en dessous de l'équateur. Et pourtant, la bête était définitivement morte. Même pas raide morte hélas, juste morte. Il était certain que c'était la faute des toubib, qu'ils lui avait flingué le zob avec leurs traitements dégueulasses, et qu'il n'avait pas toujours été comme ça. Alors même s'il n'avait pas le souvenir d'un moindre point de comparaison, et même si toutes ces années l'avaient habituées à son corps, psychologiquement il le vivait très mal. On l'avait maltraité, on avait cassé quelque chose en lui. Ses tremblements et ses angoisses avaient beau être spectaculaires, ce n'était que la partie émergée de troubles bien plus profonds.

Séraphine elle s'accommodait très bien de cela, comme si son incapacité lui convenait tout à fait. Et lui avait beau se comporter souvent comme un salaud égoïste, cette attitude insensible le révoltait profondément. Il voyait bien qu'elle prenait du plaisir à le voir comme ça. C'était bien entendu plus pratique pour elle, et elle le gardait sur ses genoux comme un gentil petit toutou castré, qui depuis qu'il lui a coupé les boules, à bien meilleur caractère. Parfois il avait presque l'impression qu'elle était responsable de son état, et il était venu à se demander si elle ne l'empoisonnait pas exprès. Après tout pourquoi pas, il était au minimum certain qu'elle ne faisait rien, de là à penser qu'elle entretenait son état avec des poisons, il n'y avait qu'un pas. Elle avait les connaissances techniques pour le faire, c'était sur. Le mobile, l'opportunité. Bien sur que c'était clair. Et maintenant qu'il était loin de son influence, il espérait bien que son corps se remette de tout ces traumatismes.

Avoir Ruby à son bras en revanche, était absolument gratifiant. Elle était sexy, et à côté il se trouvait tout de suite beaucoup plus classe. Elle avait cette façon de marcher fièrement comme si elle était prête à mettre le feu à ce monde. C'était juste irrésistible. Abi adorait la scène, cette impression grisante que tout le monde vous regarde et vous trouve magnifique. Ruby était une scène à elle toute seule.

Ils traversèrent le club, et se rendirent au salon VIP où Ruby récupéra son joli petit clutch noir décoré d'un paon. Comme à chaque fois qu'il avait la sensation d'en découvrir un peu plus sur elle, Abi en fut tout émoustillé. Qu'est ce qu'il pouvait y avoir de si précieux dans cette petite cassette bling bling ? Sans doute rien de très incroyable, un portable et un miroir tout au plus. Mais lui bizarrement ça l'intriguait. Il voyait cette dénommée Ruby comme une créature fatale chargée de mystère et d’irrationalité. Et ça c'était juste le comble du sexy.

Finissant d'une traite les fonds de verre qui traînait sur une des tables, il grimaça. Le mélange qu'il venait de s'enfiler était loin d'être excellent. Mais bon, l'instinct du clodo que voulez vous. Ruby le rappela à l'ordre, et il la suivit docilement en trottinant derrière elle comme un gentil toutou. Ils entrèrent dans un couloir de service, et il ne pu s'empêcher de regarder tout autour de lui avec une certaine nervosité. Se faire pincer maintenant aurait été la merde. Un léger vertige s'empara de lui, et il fut submergé par une bouffée de chaleur. Le manque continuait à se faire ressentir un peu plus intensément, et il prit sur lui pour ne pas se mettre à paniquer. La sortie de secours s'ouvrit sur une ruelle déserte, et il inspira une grande bouffée d'air. Enfin dehors. La musique étouffée faisait encore grésiller ses oreilles, et le froid mordant de la nuit rafraîchit immédiatement sa sueur.

Abi repéra tant bien que mal sa voiture sur le parking. Honnêtement qu'est ce qui pouvait être plus nul que d'être en cavale et de perdre sa bagnole dans un putain de parking ? Appuyant frénétiquement sur sa clef, il repéra un appel de phare au loin, et y conduisit Ruby. Ouvrant sa portière, il s'avachit derrière le volant en respirant un grand coup. La bouffée de chaleur remontait, et il se demanda comment il allait faire pour conduire alors qu'il était aussi fébrile. Abi avait une grand expérience dans la conduite bourrée ou défoncée, ou plutôt disons qu'il avait toujours eu assez de chance pour ne pas finir la gueule dans une barrière d'autoroute.

Galérant à trouver le trou, il lui fallut un petit moment pour mettre le contact. C'était vraiment très mal barré comme affaire. Sans doute était ce l'instinct de survie de Ruby qui se manifesta, car elle se mit à affirmer qu'elle refusait de monter, couinant comme un cochon d'inde hystérique. Essuyant son front de sa main, Abi prit aussitôt la remarque pour une agression.


« Quoi ? Mais t'es sérieuse ?! Hé ! »  Elle lui colla ses escarpins dans les mains, et s'enfuit pieds nus à travers le parking de la boite de nuit comme une misérable Cendrillon low cost. Abi était aussi estomaqué que contrarié, et la regardait se barrer sans avoir la force de réagir.

« Hé mais connasse ! Sérieux elle vient de me planter là, la pute ! »

Il tenta de se relever du siège, mais c'était trop difficile. Il commençait à avoir la tête qui tourne et une furieuse envie de rendre à l’asphalte les fonds de vodka liquoreuses qu'il venait de se siffler. Complètement dépité, il laissa sa tête glisser sur l'appui tête. Il venait de se faire avoir en beauté par une espèce de créature en robe à paillettes, et le voilà qui se retrouvait à moitié crevé dans une voiture volée qui sentait la mort, avec deux escarpins de pute dans les mains, comme un prince charmant encore plus low cost que la Cendrillon qui venait de le planter.

Essayant de canaliser sa respiration pour retenir son vomi, il se mit à examiner le dernier cadeau de la belle. C'était tout de même de foutu grolles. Aussi lourdes qu'immense, le genre tout indiqué pour contenir une petite pinte au frais. Il n'y avait pas de taille de marquée, sans doute parce que Ruby King s'offrait du sur mesure. Mais Abi était prêt à parier que son pied à lui ne devait pas être beaucoup plus grand. Ça aurait été amusant d'essayer. Quel dégaine est ce qu'il pouvait bien avoir perché sur cet instrument de domination féminine ? Et puis est ce qu'il arriverait au moins à tenir en équilibre ? Là actuellement il se demandait déjà comment il allait se relever, alors ce n'était pas exactement le moment pour s'amuser à un numéro d'acrobate.

Au bout d'un temps qui lui paru interminable tant il était raide, Cendrillon réapparue à sa portière. Abi sursauta et la regarda avec incompréhension. Il ne s'était pas non plus endormi, mais il n'avait pas été loin, et il se sentit immédiatement très con de ne pas s'être montré plus vigilant. Cette fois c'était Ruby qui venait récupérer ses pompes de tapineuse, mais ça aurait tout aussi bien pu être marshall collabo qui lui fasse mettre les mains sur le capot avant d'aller le tabasser à mort dans les bois avec ses petits potes sympathisants pro moldus.

Immédiatement la perspective peut engageante de rester moisir ici réveilla Abi qui sauta sur ses jambes. Il ouvrit la portière arrière et attrapa un sac de sport noir qui contenait tout ce qui lui restait comme affaires et comme vivres, et il prit sous son bras le carton posé sur le siège bébé. Parmi tout les trucs qui puaient la mort dans cette voiture, c'était sans doute le pire. Mais Abi ne semblait pas gêné plus que ça par l'odeur insoutenable. Contrairement à Ruby qui plissa du nez.

« Quoi ? Nan ça c'est mort je l'emporte ! C'est trop important. »

Portant ses affaires de clochard avec toute la classe qui lui restait, il suivit Ruby dans une nouvelle chasse à la voiture. Sauf que cette fois il était nettement moins motivé que tout à l'heure, et il râlait à mi voix en traînant des pieds.
Jusqu'à ce qu'il l'a vit, absolument tape à l'oeil et majestueuse, avec ses chromes brossés qui brillait comme des miroirs sous la lumière pâle des lampadaires. Stupéfait, Abi siffla d'admiration, et immédiatement son besoin masculin de râler s'évapora. La voiture de Barbie, elle était allée tapée la clef de la voiture de Barbie. Cette meuf avait le jack. Elle s'installa au volant et l'invita à monter. Il lança son sac sur la banquette arrière, et fixa amoureusement la ceinture à son carton pour éviter qu'il ne se renverse au premier virage. Puis au moment où il allait ouvrir la portière, il se ravisa.


« Attend... putain j'ai toujours eu envie de faire ça. »


Prenant appui sur la portière, il essaya de passer ses jambes par dessus dans l'espoir d'atterrir sur le siège. Sauf que si dans les films des années soixante ça déchire, bah quand on est un pauvre clochard bourré on a tout de suite beaucoup de mal à tenir une classe à la Elvis. Il se ramassa pitoyablement sur le siège large de la Cadillac, et éclata littéralement de rire. Abi avait beau avoir un ego de despote, il avait aussi assez d'humour et d'auto dérision pour s'amuser de ses propres conneries avec beaucoup d'innocence.


« Chez toi ça serait top. » Lui répliqua t il du tac au tac quand elle lui demanda où ils se rendaient.

Rouler de nuit dans une bagnole ouverte était juste absolument grisant. Le vent le rafraîchissait, et le bras posé contre la portière, il se laissait bercer par les lumières qui défilaient. C'était juste le moment parfait pour se prendre un petit buvard de LSD. Glissant sa main dans la poche de sa veste volée, il glissa une dose sous sa langue et rangea le reste. Cela prendrait évidement du temps avant que son organisme ne métabolise la substance, mais il se sentit aussitôt moins stressé. Les heures à venir promettaient d'être plus douces et beaucoup plus agréables. Sa main gauche s'avança à tâtons, et alla se poser sur la cuisse chaude de Ruby. Continuant à fixer la route comme si de rien n'était, il fini par esquisser un sourire alors qu'elle tressaillit.

« Garde tes mains sur le volant. »
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MessageSujet: Re: “We all came into this world naked. The rest is all drag.” - ft Aby    06.05.18 18:42


“We all came into this world naked. The rest is all drag.”
ft Aby et Ruby


Rouler de nuit dans les larges avenus vides de New Phoenix au volant d’une décapotable rose princesse (volée) avait quelque chose de très hautement grisant, et s’il n’avait pas été accompagné par un dangereux et douteux personne, Ruby aurait apprécié la situation plus qu’aucune autre. C’était comme de se retrouver dans un clip du début des années 2000, un peu kitchouille mais dans le fond vraiment trop la classe, mais en bien mieux. Les lumières des enseignes et des boutiques restées allumées même à cette heure la de la nuit se reflétaient dans la carrosserie étincelante du véhicule aux gentes aussi brillantes que le crâne de Moby. Si l’image avait été en noir et blanc, on s’y serait encore plus cru, mais dans ce cas on aurait pas pu voir la couleur juste démentielle de la bagnole, et ça ça aurait été un crime parce que putain une Cadillac rose bonbon, fallait y penser quoi merde.
Un peu plus loin devant eux, à une centaine de mètres environs, un feu passa au rouge et le styliste ralentit puis s’arrêta. Si lorsqu’il roulait, l’odeur qui se dégageait de Jared mais surtout de ses affaires (et en particulier le vieux carton qu’il avait amoureusement attaché à l’arrière) s’estompait, elle revenait à la charge dès l’instant où ils n’avançaient plus.
Essayant de garder un air dégagé, Ruby persistait à garder le regard vers la route, sans se résoudre à le tourner vers l’homme qui l’accompagnait sur le siège passager. Bien que la façon dont l’homme s’était littéralement vautré en essayant de sauter façon beau gosse sur le siège lui avait arraché un petit rire discret, et bien qu’il y avait quelque chose d’étonnamment cinématographique dans ce décors, le quarantenaire (mon dieu qu’est ce que je viens de dire moi !! je suis pas bien !! le trentenaire, le beau et jeune trentenaire !!!) avait peur que croiser le regard dérangé de son acolyte forcé ne brise le charme façon Bonnie and Clyde dans lequel il se trouvait plongé.
Une partie de lui rêvait de voir une bagnole de flics croiser leur route, venir à sa rescousse (et beaux les flics hein !! pas ceux qui ont le beignet à la main et le gras du bide qui sort de l’uniforme, non non, les beaux comme le sable chaud tout pareil que sur le calendrier au dessus de son bureau, mais chut ça vous le découvrirez plus tard dans le post) et mettre fin à cette aventure grotesque. Mais même si Ruby était une princesse et qu’il ne vivait que pour les rêves bleus, il savait que celui-ci virerait bien vite au cauchemar. Et oui, on peut être princesse ET réaliste et il savait que le fait de croiser une voiture pleine de poulets risquait de se finir façon scène finale de Django, avec des larmes, des cris, du sang qui gicle et tout et tout. De plus, bien que le cœur de notre styliste fut depuis des années acquis à la capitale de la mode et aux croissants à dix euros en terrasse, Robert King de son nom de naissance était américain je vous le rappelle, il avait donc été bercé par le doux son de la télé toute son enfance et il savait pour l’avoir vu plus d’une fois que dans une histoire comme la sienne, l’otage avait peu de chance de s’en tirer sans une balle dans le genou minimum.
Etait-ce l’âge qui lui avait rendu les articulations sensibles ou bien le fait de porter des talons vertigineux depuis des années ? Enfin une chose était sur, Ruby n’avait aucune envie de se retrouver troué comme un pruneau.

Mais à la fois, il n’avait pas non plus envie plus que ça de ramener chez lui cet énergumène crasseux à moitié défoncé qui semblait bien s’amuser à la place du mort. Le sorcier avait glissé quelque chose dans sa bouche, et même s’il ne fut pas capable de distinguer de quoi il s’agissait, il était plus qu’évident que ça n’avait strictement rien de légal, au vue de l’air détendu que l’homme affichait.
Le feu repassa au vert et Ruby appuya sur l’accélérateur de la boite automatique. Heureusement pour eux d’être tombé sur ce genre de moteur, car lui-même avait toujours été incapable de conduire une boite manuelle, préférant les voyages par transplanage (seule technique de transport qui ne froissait pas les fringues et ne laissait pas de trace de suie). Pied nu sur les pédales, il prit un virage tout en douceur, essayant de ne laisser à son compagnon aucune occasion de se plaindre le lui. Mais sa façon de conduire ne semblait pas beaucoup intéresser le terroriste qui profita de la situation pour poser une main sur sa cuisse. Immédiatement, Ruby fut parcourut d’un frisson, plus de dégout que de désir soyons clair, et une envie de lui mettre son poing dans la gueule lui traversa l’esprit. La peur, mais aussi le fait qu’il était au volant le retint et il obéit connement à l’injonction de Jared qui lui demanda de garder les mains sur le volant. Se sentir ainsi tripoter révulsait le sorcier et une envie de vomir le prit aux tripes mais pour être parfaitement sincère, ce n’était pas la première fois, et malheureusement pas la dernière non plus. Essayant de rester imperturbable, comme si les caresses de l’homme n’agissaient pas sur lui, il continuait de fixer la route, constatant que l’homme qui était avec lui dans le véhicule était vraiment aussi sale à l’intérieur qu’il pouvait l’être à l’extérieur.
Fort heureusement pour lui et sa petite fleur, ils arrivèrent plus vite que prévu, en tout cas avant que Jared ne trouve autre chose à tripoter que six couches de collants.
Préférant tout faire pour rester discret, Ruby gara le véhicule volé de l’autre côté du pâté de maison. Le quartier dans lequel ils se trouvaient maintenant était beaucoup plus chicoss que celui qu’ils avaient quitté en partant du club. Ici les tours de verres s’enchainaient les unes après les autres dans un ordre incertain, lançant autour d’eux des ombres menaçantes.


« On est presque arrivés Chouchou, c’est juste là bas, de l’autre côté de la rue… »
Dit-il en récupérant ses chaussures de pétasse qu’il préféra garder à la main. Attendant que Jared récupère ses affaires. Il ne proposa bien sur pas de l’aider, après tout, il en avait déjà fait beaucoup pour la soirée…alors porter un carton puant la mort…c’était non non et re-non !! Ruby s’intrigua malgré tout, alors qu’ils traversaient la rue presque déserte à part deux taxis en course, sur ce que pouvait bien contenir la fameuse boite en carton, même s’il redoutait de le demander un jour à son propriétaire. Ca devait être très important pour qu’un terroriste en cavale, l’homme le plus recherché actuellement des états unis d’Amérique, s’encombre d’une vieille boite à chaussures. A l’odeur, Ruby pouvait être presque sur que ce qui était là dedans était mort, et il espérait seulement que ce n’était pas de reste humains, autrement le film tarantinesque tournerait plutôt en remake de quelque vieux films d’horreur que je n’ai moi-même jamais voulu regarder.
Arrivant à la hauteur du numéro 8 de la rue, ils arrivèrent devant une élégante porte de verre aux encadrements de métal doré qui s’ouvrait sur une belle entrée de marbre blanc. Un tapis bordeaux couvrait le sol et de grands miroirs au cadre ouvragé occupaient les murs, reflétant les deux orchidées qui trônaient sur le comptoir du concierge qui était un homme plutôt jeune, pas plus de trente ans, et qui portait un uniforme bleu marine plutôt élégant qui faisait presque oublier la moustache un peu ridicule qu’il se laissait pousser.
Attrapant le bras de Jared, fronçant le nez à cause de l’odeur, Ruby pénétra dans l’entrée et entama un nouveau monologue, comme si cela faisait des heures qu’il parlait, se dirigeant vers l’ascenseur qui se trouvait dans le fond de la pièce bien trop éclairée à son goût.


« Naaaan et là je te jure, j’ai vu la photo sur le compte de Precious et je me suis dis no way no way noway c’est pas possible tu vois, c’est forcément une connerie, ou alors le mouvement du vent, ou la robe Hein ! ça arrive ça qu’une robe te boudine toi et pas une autre…enfin elle quand même pour la boudiner il en faut pas mal. Du coup là je me suis dit…Bonsoir Miguel »
« Bonsoir mademoiselle Ruby » répondit le jeune homme alors qu’ils le dépassaient.
« Là je me suis dit non mais c’est pas possible, elle ne me l’aurait pas dit à moi !! a moi qui suis quand même déjà la marraine de sa fille quoi. Non mais je ne veux pas dire que je ne comprenne pas, mais tu me comprends quoi, non non non j’aurai pas supporté, déjà que je veux bien supporter le maroufle qu’elle s’est dégoté…enfin on peut supposer qu’ils sont heureux enfin… »

La porte de l’ascenseur venait enfin de se refermer sur eux, et Ruby souffla enfin pour la première fois en une bonne minute. Le styliste avait l’habitude d’être sous pression, mais là c’était juste pas naturel. Son cœur battait la chamade, et il transpirait bien plus que n’aurait du le faire une lady… Appuyant sur un bouton, il rentra un code sur le pavé numérique et le sans-efforceur comme certains l’appellent s’envola vers le penthouse qui se trouvait en haut de l’immeuble.

« Bon je te préviens hein, c’est pas hyyyyper bien rangé… »

Ruby ignorait pourquoi il prévenait Jared de l’état de son petit chez lui, après tout ce n’était pas comme si l’homme semblait très à cheval sur l’hygiène, mais bon question de principe, c’était toujours ce qu’il fallait dire, quand on invitait quelqu’un chez soi (ou que quelqu’un s’incrustait pour être plus précis).
Au bout de quelques secondes, l’ascenseur s’arrêta dans un bruit de cloche cristalline et les portes s’ouvrirent directement dans l’entrée d’un appartement aux moulures élégantes. Précédent Jared, Ruby entra dans l’entrée qui s’ouvrait sur un immense salon à la décoration à mi chemin entre un catalogue de meubles design et l’intérieur du vagin d’une licorne. Ici et là, on pouvait voir de grands canapés blancs aux formes modernes recouverts de coussins en moumoute rose, des commodes droites et grises sur lesquels étaient entassés des boas à plumes multicolores et des têtes en polystyrène sur lesquels se trouvaient des perruques plus choucroutes les unes que les autres. L’ensemble donnait un visuel assez hétéroclite mais dans le fond assez accueillant. Ca donnait immédiatement envie de boire un cosmo en regardant Sex and the City tout en se faisant les ongles des pieds avec un masque à l’aloe vera sur la tronche.
Mais ne sachant pas si l’homme qui l’accompagnait était très masque de beauté, Ruby ne lui proposa pas tout de suite une manucure devant un disney et préféra s’approcher d’une grande table en verre sur laquelle il le savait, il avait laissé trainer un paquet de clopes au milieu d’un amas de sachet de perles. Posant ses chaussures à même le verre de la table, il s’alluma une clope et respira un peu mieux l’espace d’un instant, avant de se rappeler que le terroriste clodo se trouvait toujours dans son salon de princesse.


« Tu veux peut être prendre une douche ? » Suggéra-t-il dans un secret espoir « La salle de bain est au fond de ce couloir. »

Ruby se sentait soudain un peu fatigué et surtout assez salle. Il avait envie d’enlever son make up, sa wig et ses collant, mais il sentait que la nuit n’était pas encore terminée, et que de se montrer tel qu’il était vraiment devant cet homme qui semblait fantasmer autant sur ses faux nibards n’était pas une bonne idée. C’est que Ruby y tenait, à ses faux nibards…




Dernière édition par Ruby King le 09.05.18 19:15, édité 1 fois
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ϟ Métier : Prof de philo ϟ Âge : 48 ans ϟ Race et sang : Sorcier partisan du Néo Cercle ϟ Particularité : Drag en cavale ϟ Statut civil : Libre comme l'air

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MessageSujet: Re: “We all came into this world naked. The rest is all drag.” - ft Aby    07.05.18 22:01


   

Sweet Mother of Drag !!!




Et pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, Abi tenait aussi à ses faux nibards. Mais de règle général il adorait les faux nichons. En dehors du volume qui pour beaucoup était un argument suffisant, lui aimait beaucoup tout le fake qui s'en dégageait. Une forme de steaks stéréotypés, posés en équilibre constant sur la cage thoracique, comme si deux anges aux mains baladeuses les maintenaient pour qu'ils ne cessent jamais de pointer fièrement vers le ciel.
Bref c'était beau, enfin à son sens. Il eut d'ailleurs le plaisir de sentir son coude effleurer la poitrine de Ruby quand elle l'attrapa par le bras pour traverser le hall. Abi en resta scié, il la regardait déblatérer un ramassis de conneries avec une assurance absolument impeccable. C'est vrai que ça aurait été méga craignos que le gamin à la réception le reconnaisse, et s'il avait su qu'il serait là il ne lui aurait certainement pas demandé de le conduire ici. Mais comment est ce qu'il aurait pu penser à un portier bon sang ? Qui a des portiers !

En tout cas, il sentait que plus il la découvrait, et plus il lui trouvait du charme. Cet aplomb qu'elle avait pour donner le chance en situation de crise, et cette folie totale. Il l'avait lâché des yeux une minute et elle était partie voler une voiture ! Cette meuf avait le démon en elle, et ça ça promettait d'être trop marrant.
Il éclata de rire dès lors que les portes de l'ascenseur se refermèrent sur eux.


« Mais qu'est ce que tu racontes ! »

Et le plus dingue dans tout ça, c'était qu'elle ne s'était pas barrée dès qu'elle en avait eut l'occasion.

Ruby lui bafouilla un semblant d'excuse par rapport à la bonne tenue de son appartement, ce qui arracha un sourire à Abi.


« Oh t'inquiète pas ma belle, je pense que j'ai connu pire. »


Ouais, genre chez lui. Si Ruby s'offusquait de l'état dans lequel il pouvait mettre une voiture, ce n'était rien par rapport à son propre habitat. Avoir Abi chez soit, c'était une aussi bonne idée que de récupérer un opossum enragé et galeux qui va te retourner l'appartement et en tartiner chaque centimètre carré de poubelle et de caca.

Adossé contre le miroir de l'ascenseur, Abigor observait Ruby d'un air éteind. D'un côté il avait un coup de barre, et de l'autre il commençait à se sentir partir. Ses pupilles étaient en train de se dilater, achevant de lui faire un regard de fou à lier. En revanche son sourire témoignait plutôt d'une expression apaisée. Il se sentait de mieux en mieux.

L'ascenseur s'immobilisa, et une petite sonnerie se fit entendre. Ils arrivèrent dans un splendide appartement, vaste et très somptueux. Abi resta bouche bée, regardant partout autour de lui avec une expression béate en faisant des gestes lents.


« Whaa ! Putain la baraque !! Mais t'as piné combien de millionnaires pour avoir un appart pareil ? »

Tenant toujours son carton fermement dans ses bras, il alla fureter un peu partout, s'attardant longuement à la contemplation de chaque détail en s'exclament bruyamment. Il aurait pu continuer ce petit jeu pendant des heures, incapable de réaliser qu'il était lourdingue. Ruby fini par lui demander s'il voulait une douche, et il sursauta, la regardant avec un air paniqué jusqu'à ce qu'il finisse par comprendre ce qu'elle venait de lui dire.


« Ah ouais c'est pas de refus ! »

Elle lui indiqua vaguement la direction de la salle de bain, mais il ne fit pas attention à elle, bien trop occupé à poser son carton par terre à un rythme exagérément lent. Puis il se tourna vers Ruby et la regarda droit dans les yeux. Son expression avait changée, et il semblait à la fois fou et extrêmement déterminé.


« Toi ! Tu touches pas au carton c'est comprit ? »
Il la désignait de son doigt, chancelant à moitié. « T'ention ! Je le saurai si tu as regardé ! »

Reculant lentement, il se tira en direction de la salle de bain en garda Ruby le plus longtemps possible dans son champ de vision. Alors certes dit comme ça ça fait flipper, mais en pratique ça faisait plutôt ridicule. Surtout quand il fini par se cogner contre un meuble et que ça lui arracha un gros « Aie ! ».

Laissant donc Ruby avec une instruction pas spécialement difficile à tenir, sauf quand on est une connasse et que ton mari s'appelle Barbe Bleu, Abi ouvrit chaque porte du magnifique appartement jusqu'à trouver une salle de bain. Et mon dieu quelle salle de bain. Une pièce spacieuse en marbre rose comme on en a pas vu depuis la belle époque de Dallas, et en son centre sur une estrade, une putain de baignoire en forme de coquillage. Bordel de merde, Abi en resta sans voix, admirant les papillonnement de la lumière dans les nervures du marbre. Lâchant son sac au sol, il tira sur les manches de sa veste pour essayer de s'en extirper. Lançant ses vêtements un peu partout, il monta les trois marches de l'estrade et admira d'un air béat ce putain de coquillage. La résine rose était  perlée, un genre de polypocket géant qui prenait la lumière comme la nacre. Abi se mit à glousser, se disant que ça faisait quand même une putain de grosse moule, et il commença à se demander comment faire couler l'eau. La chose semblait technologique à mort, ce qui bien entendu n'était pas très compatible avec une espèce de brutasse en plein trip pas vraiment portée sur la comprenette. Il passa un petit moment à jouer avec les robinets, pas le sien je vous épargne ça, et réussi à faire couler de l'eau fraîche dans le bac. En vrai elle était plutôt froide, mais sa perception foireuse lui donnait une impression agréable. Et il s'immergea dedans jusqu'à la taille, bien content de se geler les couilles.

Reposant sa joue contre son biceps, il se laissa aller à un moment de calme, appréciant le roulis de l'eau et le vertige qui le gagnait. Et puis il y avait les odeurs aussi, la sienne devenait de moins en moins insupportable, et Ruby avait tant de joli flacons remplit de baumes parfumés. Il les déboucha un à un, respirant à plein poumons. On ne pouvait pas dire que sniffer du gel douche de femme était son gros kiff, mais là à cet instant ci. Son odorat était tellement affûté, qu'il avait l'impression de se retrouver dans un monde complètement différent. Il y avait quelque chose de raffiné ici, de très agréable. C'était au delà de faire la sirène dans un coquillage rose kitch, c'était juste apaisant.

Et puis c'était un peu cochon de se frotter la couette avec le chouchou de bain exfoliant de mademoiselle Ruby. D'ailleurs plus il y pensait, et plus il se disait qu'il ne serait pas contre la voir débarquer pour venir faire la sirène avec lui dans le bassin. Il avait beau savoir qu'il y avait 99% de chance que ça soit un trav (le pourcentage restant était qu'il était en pleine overdose et qu'il était en train de mourir sur le parking en ce moment même), c'était quand même pas désagréable d'imaginer  que le fake de l'affaire ne le soit pas autant. C'était possible un mec avec des jambes pareil ? Les femmes devaient crever de jalousie n'empêche. Ça faisait réfléchir.  

Laissant ses yeux se fermer, il gardait néanmoins imprimé sur sa rétine, l'image persistante de la descente de reins qui l'avait accueillit au sortir du chiotte. Mon dieu c'était possible un cul comme ça ? Une impression palpitante s'empara de son rêve, et il eut le réflexe de respirer très fort. Les courbes mouvantes se confondaient dans un vertige, et dès qu'il réussi à ouvrir les yeux, se mélangèrent aux voûtes irisées du coquillage. Repliant ses genoux contre sa poitrine, il sentit un contact parfaitement inattendu.


« Oh peuchère... »

En voilà quelque chose d'inconvenant, mais dans cet espèce de temple de l'érotisme rococo on ne pouvait que bénir le caractère exfoliant d'un bon chouchou de bain.

Déambulant à travers l'immense appartement, le corps à moitié séché et à la vertu vaguement dissimulée sous une petite serviette, Abi cherchait Ruby. Il l'appelait, entendant sa propre voix résonner dans ses oreilles, comme cet écho bizarre que font parfois les téléphones.


« Ruby ? Ruby chérie ! Tu aurais quelques vêtements pour ton vieux pote dis ? »
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ϟ Métier : Styliste magique et King of Bling !!! ϟ Âge : 44 ans ϟ Race et sang : Sorcier né moldu ϟ Particularité : Juste fabulous ϟ Statut civil : Coeur à prendre <3



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MessageSujet: Re: “We all came into this world naked. The rest is all drag.” - ft Aby    09.05.18 19:28


“We all came into this world naked. The rest is all drag.”
ft Aby et Ruby


Mais mais…mais ce mec était juste totalement défoncé !! Ruby s’était douté que le gugus avait avalé un truc dans la voiture en venant, mais là c’était même plus évident, c’était aussi frappant qu’un bouton blanc sur le front d’un collégien, et vous pouvez me croire, j’en vois tous les jours ou presque et c’est dégoutant. Ses pupilles étaient aussi dilatées que l’aurait été son trou du cul qu’il avait sniffé une  bouteille de popers, et ses yeux allaient furetant dans tout le salon, attiré par le moindre éclat de strass comme un moustique vers la lumière de ma table de chevet en été. Ca aurait presque été mignon si Jared n’était pas 1)un dangeureux terroriste en cavale, 2)puant comme le quai de rer A à Nation (seuls les vrais savent), et 3)bah drogué justement. Quand un gamin arrive à Disney avec des paillettes dans les yeux en faisant « waaaaaaaaaaa » dès qu’il voit une nouvelle attraction c’est mignon, mais quand il s’agit d’un adulte qui dit bonjour à toutes les perruques comme s’il s’agissait de vraies personnes qu’il était ravi de rencontrer c’est juste chelou. Les bras croisés sur sa (fausse) poitrine, Ruby regardait le spectacle pitoyable de cet homme qui n’avait pourtant pas manqué de classe lorsqu’il était passé quelques semaines plus tôt à la télé, enfin à condition de kiffer les gros pervers narcissique meurtrier. Là avec sa veste voilette volée, son carton sous le bras, et sa gueule de sdf, le rêve était aussi loin de Ruby que le prince charmant de ses rêves. Et si c’était ça le prince charmant, c’est que marraine la bonne fée était une vieille prostitué slovaque alcoolique.
Prenant bien soin de laisser la grande table à manger entre eux deux, Ruby décida de ne pas répondre à la question sur le nombre de bites de millionnaires à sucer pour arriver à se payer un spot pareil. La réponse aurait bien sur été « j’ai arrêté de compter depuis longtemps » ou alors « une seule mais une bonne… », mais ça paraissait choquant au styliste star de penser qu'on puisse croire que quelqu’un comme lui puisse en arriver là où il était arrivé autrement qu’en taillant des costards…enfin il taillait vraiment des costards, mais des vrais en tissu, quoi que les autres aussi, mais ça c’était pour le plaisir, enfin je me perds dans mon expression.
Le sorcier était aussi assez déçu de ne pas avoir été reconnu par le bonhomme, quoi qu’à voir sa tenue, il n’avait jamais du lire ni même ouvrir un magazine de mode ou people autrement que pour se tripoter la nouille. Mais enfin, Lagarfield tout le monde le reconnaissait lui !! L’injustice notoire de la situation ne fit pas oublier à la créature de rêve que l’homme qu’il avait ramené à la zonmé reniflait grave la mort, et c’est avec un certain soulagement qu’il le vit prendre la direction de la salle de bain, dans une marche arrière tout à fait cliché et ridicule. Immobile, Ruby attendit que l’homme eut disparu pour bouger enfin. Connaissant ses classiques et n’ayant en fait aucune foutue envie de savoir ce qui puait autant la muerte dans cette putain de boite à chaussure, le sorcier préféra se jeter à corps perdu sur son sac à main duquel il sortit son téléphone et sa baguette. Légèrement tremblant, il déverrouilla l’écran et tombant devant une photo de la besta sista et de sa fieule, il bloqua complet. Un peu plus loin, l’eau de la baignoire commença à couler, et Ruby restait comme une statue de marbre (super sexy) à ne pas savoir quoi faire. La situation était tendu de ouf pour sa couenne et il avait beau tourner et retourner la situation dans sa tête, c’était toujours chaud du cul. Fallait-il appeler la police et quitter l’appartement ? Attaquer Jared qui était surement sans défense dans sa salle de bain, probablement sans baguette pour ensuite le livrer aux agents fédéraux ? Mais comme allait-il expliquer à ces mêmes agents ce qu’un dangereux terroriste faisait dans sa baignoire de sirène magique ? Qu’est ce qu’il dirait quand on lui demanderait pourquoi il n’avait pas immédiatement donné l’alerte ? Il ne se faisait pas trop d’illusion…il était afro-américain, styliste, et gay… il y avait tout à parier qu’on risquait de ne pas trop le prendre au sérieux s’il leur jurait qu’on l’avait forcé, et sa notoriété n’y changerait pas grand-chose. Au pire, c'est lui qu'on mettait en taule, et ça...on sait tous qu'il vaut mieux tout faire dans la vie pour ne pas passer par la case prison et de pas toucher 20000 francs. Non pour le moment la situation était trop incertaine et il préféra attendre une issue plutôt que de se mettre lui-même encore plus dans la merde.
Gardant son téléphone avec lui, Ruby poussa un profond soupir et se rappela qu’il avait bien failli ne jamais sortir ce soir et rester à la maison avec une soupe et un épisode de Downtown Abbey… le karma diraient certains, le destin pour d’autres, moi je dis juste que parfois c’est juste la vie qui t’aime pas. Avançant vers une table couverte de pot et de palettes de maquillage, le sorcier ouvrit la fermeture de sa robe et l’enleva avant de passer un peignoir rose et toudou qui était resté posé sur le dossier d’une chaise. Après avoir pris place devant sa table de travail et glissé dans les poche du peignoir téléphone et baguette, Ruby se regarda dans le grand miroir entouré d’ampoules. Il était clair qu’il avait connu des jours meilleurs, mais c’était moins pire que prévu. Posant l’index de sa main droite sur sa bouche depuis longtemps démaquillée, il regarda yeux dans les yeux son reflet afin de décider quoi faire. Son but premier était de sauver sa peau, le deuxième de mettre le plus de distance possible entre Jared et lui-même. Ca n’allait pas être évident, le Jared en question étant présentement en train de jouer au sous-marin dans son coquillage polipokette géant. Le terroriste semblait avoir flashé total sur sa plastique, ce qui lui intimait de ne pas totalement faire disparaitre la queen en lui, mais d’une autre façon, il en avait aussi ras de cul de la choucroute géante qu’il avait sur le crâne depuis des heures. L’enlevant donc avec soin, il la peigna quelques instants et la reposa sur une des têtes en polystyrène vide pour en prendre une autre, toujours blonde peroxydée mais plus simple et surtout moins volumineuse. Il l’assortie d’un petit bandana trop cute qui lui donna un petit côté vintage et d’un coup de baguette, se refit un make-up d’intérieur tout à fait élégant qu’il assorti d’un boa en plumes violettes (comment ça le boa c’est de trop…mais pas du touuuuuuuut).

C’est à ce moment là que Jared se décida à revenir, presque nu comme Adam avec une simple petite serviette pour cacher sa virilité. Vous vous en doutez, Ruby en profita pour faire un tour de regard sur la marchandise, parce que quitte à se faire embarder dans une histoire de fou, autant avoir un minuscule lot de consolation, mais même le lot de vendait pas totalement du rêve. L’idée de la douche avait été brillante, et bien que Jared garda encore cette vieille barbe mal taillée et des cheveux trop longs, au moins était-il propre. A l’odeur, il avait même du se faire un petit cocktail de tout ce que la salle de bain contenait de sel de bain et Ruby préféra ne pas penser aux prix qu’ils coutaient, trop heureux de ne plus avoir cette odeur de renfermé et de pas lavé dans le nez. Enfin il y avait toujours le vieux carton, mais bon ça aussi on y viendra.


« Des fringues…mmm oui je vais bien réussir à te trouver un petit truc à te mettre…
» Dit-il en glissant une nouvelle cigarette de pétasse à ses lèvres.

Après l’avoir allumée, il se leva et glissa ses « petits » pieds dans ses mules à talons ET à moumoutte rose (oui c’est important qu’il y ait les deux) sur lesquels on pouvait voir un « R » en strass argenté. D’un pas mesuré et chaloupé, le styliste passa devant l’homme à la serviette comme si de rien n’était, comme si tout était parfaitement normal et le guida dans l’appartement où les lumières s’allumaient à mesure qu’ils avançaient. Les murs du couloir qu’ils traversaient était presque entièrement couvert de photographies, certaines de groupe de drags queens, d’autre de défilé qui avaient particulièrement marqués sa carrière, d’autres encore de lui, que ce soit en homme ou en femme.
Arrivant enfin à destination, Ruby s’arrêta devant une porte qu’il ouvrit d’un geste théâtral, révélant le saint des saints, le paradis des fashionistas, la garde robe personnelle de Ruby King. La pièce était grande, éclairée d’une lumière douce et aménagée sobrement, enfin sobrement façon Ruby, ce qui voulait dire qu’il y avait des placards sur tous les murs, placards sur lesquels on trouvait des miroirs immenses. Des commodes rococo encadraient la porte et des étagères tombaient du plafond au sol montrant à qui entrait dans le spot ultime de la classe et de la mode la plus belle collection de chaussures à talons du monde encadré par des statues d'angelots musiciens.


« Mmmmmm alors voyons voir si j’ai ce qu’il te faut… »

Autant vous dire que l’idée de sacrifier à Jared l’une de ses tenues préférées était très, mais alors là très loin de ravir Ruby qui ne s’habillait que de deux façons, soit en costume d’homme sur mesure hors de prix, soit en robe de lumière. C’est donc étrangement vers son armoire de robe de pétasse qu’il se dirigea. L’ouvrant à la volée, il commença à regarder le choix qu’il pouvait offrir à son compagnon d’infortune.

« Alors alors alors…alors ça non ça n’ira pas avec ton teint, et ça… non ça fait vraiment so 2029, je ne la garde que pour la nostalgie, et on sait jamais, la mode ça va ça vient…ou alors une léopard ? Oui celle là est pas mal… » Dit-il en sortant de la penderie une tenue aux imprimés exotiques. « Oui mais non…trop décolleté…il vaut mieux éviter quand on est pas épillé… » Et la robe vola sur le banc qui se trouvait au centre de la pièce. La robe léopard fut très vite rejointe par une série d’autres qui étaient soit trop courtes, soit trop longues, soit trop fendue, soit trop dos nu. Au bout d’un petit temps, Ruby proposa enfin deux robes à Jared qui semblait convenir. Les tenant chacune dans une main, elle se tourna vers l’homme qui avait toujours sa serviette autour de la taille.

« Alors laquelle tu préfères chouchou ?? oh…à moins que tu ne préfères une tenue plus…eum…masculine ? » Demanda-t-il comme s’il s’agissait d’un mot ô combien vulgaire.  




Dernière édition par Ruby King le 21.05.18 21:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: “We all came into this world naked. The rest is all drag.” - ft Aby    15.05.18 18:37


   

Sweet Mother of Drag !!!




Ruby glissa une cigarette slim entre ses lèvres, et invita Abigor à le suivre. Bien poli, il trottina sagement derrière lui, observant avec émerveillement le décors théâtral qui défilait autour de lui. Y'en avait des photo, et même s'il ne savait pas plus qui était Lagerfeld, la princesse de Monaco ou ma tante Colette, il se doutait que c'était des images prises à des moments importants. L'exubérance des tenues faisaient qu'il avait parfois du mal à reconnaître la queen Ruby, quand à son physique d'homme drapé dans des costards bien ajustés, ça il était à un million d'années lumière de l'identifier.

Suivant docilement ce boule chaloupé qui tanguait droite gauche comme un hamac, il avait un petit air de bon toutou. Enfin, de chien des rues puceux mais affectueux comme pas deux. Le bain lui avait fait un bien fou, et il sentait même la cocotte à plein nez. Et puis il était tout content de découvrir la queen en lui, et lâcha une exclamation d'émerveillement en entrant dans le dressing. Honnêtement c'était exactement comme ça qu'il imaginait l'utérus de Paris Hilton, mais avec plus de chihuahuas. Vraiment ça claquait, et alors que Ruby évoluait dans la pièce en faisant claquer ses talons, lui ne savait plus où poser les yeux.

Elle ouvrit une armoire, et commença à interroger à voix haute son sens de la mode. Essayent de regarder par dessus son bras, Abi essayait de s'immiscer dans la conversation. Se faire habiller comme une poupée était une chose, mais il voulait aussi participer au jeu. Il protesta à demi quand il vit la robe léopard voler.


« Hé ! J'aimais bien la léopard moi... »

Bah oui, évidement il allait naturellement vers la plus vulgaire. Le genre louche, style qui tapine à la sortie du bois, ça ça lui plaisait beaucoup.
Il fini par se désintéresser du dialogue intérieur qu'échangeait Ruby avec les dieux de la mode, et il se tourna vers son reflet. Il passa sa main contre sa mâchoire. Sa barbe était complètement à l'arrache, c'était très moche. Même lui qui assumait le négligé, se sentait un peu mal. Puis il détailla sa silhouette et attrapa son bourrelet de ventre entre ses doigts.


« Putain faut vraiment que j'arrête de manger de la saloperie... »


C'est vrai que quand Séra était à la maison, la cantine s'était drôlement améliorée. Mais depuis qu'il était en cavale, le menu pouvait se résumer à « restes de mac do froid dans une poubelle à quatre heures du matin ».
Un peu gêné par son physique qu'il imaginait beaucoup moins cru, il se frictionna les biceps. A cet endroit là sa peau était marquée. Une série des stries régulières qui formaient des lignes blanchit comme pouvaient l'être de vieilles brûlures.
 

« Mouais, si tu veux vraiment m'épiler je suis pas contre. Ça ne me gène pas d'avoir mal. »

Il se gratta la gorge, cette barbe le démangeait. Ruby sembla lui accorder de nouveau de l'attention, et lui fit choisir entre deux robes, tout en lui adressant une remarque qui le fit ricaner.


« Tu crois que je suis du genre à avoir peur du risque ? » Et sur un air de défi il attrapa l'une des deux robes, avant d'ajouter avec ce qu'il fallait d'insolence : « Je prend la plus courte. »

Autant dire qu'Abi s'amusait follement, il fit quelques pas en roulant des épaules, et dénoua sa petite serviette qui lui tomba sur les pieds. D'ici Ruby pouvait voir la lune parfaitement pleine, et c'était à parier que notre petit anarchiste exibo l'avait fait exprès. Glissant ses bras dans les bretelles de la robe, il ricana avant de se retourner. Sur lui ce n'était pas exactement le style « habits de lumière », plutôt « fin de soirée franchement glauque ».


« On va travailler sur un look « salope sophistiqué qui quitte le pays par l'autoroute », qu'est ce t'en pense ? C'est toi l'artiste bébé, moi je ne suis que ta chose. Tu peux faire de moi absolument ce que tu veux... et si tu crois que je vais pleurnicher pour une petite épilation, tu te met le doigt dans l’œil. »


Papillonnant, il alla regarder les pairs de talons absolument démentiels qui trônaient sur de véritables présentoirs de musée.


« Tu sais Ruby, à vingt et un ans on m'a dit que je n'avais plus que six mois à vivre. Et c'est pas maintenant du haut de mon âge canonique que je vais me laisser faire. Alors ok je suis un peu dans la merde en ce moment, mais franchement ça passe. J'ai l'habitude d'aller choper chaque moment de vie avec les dents. J'en ai vraiment chié des briques, alors maintenant tout ce qui m'arrive c'est que du bonus. »
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MessageSujet: Re: “We all came into this world naked. The rest is all drag.” - ft Aby    21.05.18 22:23


“We all came into this world naked. The rest is all drag.”
ft Aby et Ruby


Musique:
 

Je sais que vous avez tous une grande hâte de découvrir la suite de cette histoire, si on peut encore parler d’histoire à ce niveau là d’intrigue et de récit rocambolesque, encore que mon ptit doigt me dit que c’est encore loin d’être fini, mais il faut que je fasse une pause.
Oui je dis bien une PAUSE !! et je ne veux entendre rien ni personne me dire que je prends beaucoup trop de liberté dans ma narration en faisant juste n’importe quoi. La critique est une pute et l’art est un triomphe, voila ma nouvelle maxime, que les hater (un tout nouveau mot de mon dictionnaire perso que je n’aime pas trop mais il va bien dans cette phrase) aillent se cuire des courgettes en safari, moi je fais ce que je veux. Nan mais parce qu’il y a quelque chose que je ne vous ai pas encore raconté sur le personnage de Ruby, et qui prend toute son importance lorsqu’on prépare un relooking comme celui qui se prépare dans le vagin de la fée Clochette, à non pardon, l’appart du styliste star. Donc installez vous bien, munissez vous de votre plus beau vernis à ongles à paillettes et d’un cosmo, parce que ce que je m’apprête à vous raconter est digne d’un conte disney.

Eum eum…(à imaginez avec une voix grave et sexy à la Sean Connery, oui je sais encore lui…mais cet homme…cet homme !! donc imaginez Sean Connery qui lit un magnifique ouvrage début renaissance avec des enluminures de batard avec fleurs, feuille d’or et gemmes, le grand jeu quoi façon début de la belle aux bois dormants…je sais c’est une pétasse, mais on y peut rien il en faut aussi pour faire le monde…).
« Il y a fort fort longtemps, dans un royaume en proie à des tensions sociales perpétuelles qu’on appelait déjà le Bronx, naquit ce qui était de mémoire d’homme le plus beau et le plus merveilleux des bébés. Ses parents n’étaient ni roi ni reine de ce royaume (nan ça aurait été un peu trop cliché et et puis sinon on va croire qu’il n’y a que les princes et les princesses qui ont une vie et il faut pas mentir à la jeunesse), ils étaient en réalité de pauvre gens mais qui possédaient un grand cœur et qui était ravie de la venu de cet enfant au si doux minois. Il avait un visage d’ange en vérité, et des yeux rieurs qui ravissaient tous ceux qui avaient le plaisir de le voir. Mais seul fils dans une fratrie de six filles, il était destiné par son père à un avenir bien masculin, les mains dans le cambouis ou les pieds sur le ring. L’enfant était bien malheureux de cette voie toute tracée par son père, mais ne voulant faire souffrir l’homme qu’il adorait, il acceptait chacune de ses requêtes, s’émerveillant en secret des femmes splendides qui venaient chaque jour s’apprêter dans l’échoppe que tenait sa mère. Un jour qu’il nettoyait la boutique, retardant de chaque instant le moment d’aller enfiler ses gants, il vit quelqu’un entrer. L’endroit était vide, l’heure de fermeture depuis longtemps passée, et pourtant la créature qui se présenta à lui était là, présente sous ses yeux bien que comme nappée d’une lumière irréelle. La femme, car il s’agissait sans nul doute d’une femme, était grande, d’une beauté fulgurante, rayonnante d’une énergie qui se rependait tout autour d’elle. Sa robe, la plus belle et la plus incroyable que l’enfant eut jamais vu, coulait sur son corps tel une rivière courante aux reflets épars. La créature s’approcha du jeune garçon tétanisé et s’accroupit devant lui, lui souriant d’un air tendre et protecteur. Sa voix était douce comme du miel et elle ne parla que pour lui.
« Tu as été choisi par les Dieux de la mode mon enfant, ton nom sera Ruby, et tu auras le don de voir en chacun la beauté, tu auras le don de la création, tu auras le don du génie. Mais attention, ces dons s’accompagnent de responsabilité, celle d’accompagner chaque brebis sur le chemin du style ultime, chaque égaré vers la bonne association de couleurs et de motifs. Si tu acceptes ces dons, et les charges qui vont avec, alors tu pourras rentrer un jour au panthéon des grands couturiers, ces êtres si extraordinaires qu’ils ont changé la face du monde et de la mode…. »

Comment ça elle est longue ma pause…oui bon ça va ça va, on va revenir au récit un instant (je tiens quand même à dire que je viens d’écrire une page de texte pour ce qui tenait en une phrase sur mon brouillon… je crois que je suis folle dingue en fait…mais c’est ça qu’est bon non ?)
Alors que Ruby tenait donc dans ses deux mains deux robes de sa collection personnelle, il repensait à cette histoire un peu farfelue qu’il se racontait souvent à lui-même pour se redonner le courage et la force de poursuivre cette histoire et même son histoire au quotidien. C’est que vous ne pouvez pas imaginer le noooombre de fashion faux pas qu’il pouvait voir au quotidien, même dans la rue, même dans sa propre boutique !! Il avait appris avec le temps qu’il ne pouvait pas sauver tout le monde, mais au moins essayait-il. L’épreuve qu’il avait en face de lui allait d’ailleurs sans doute être sa Joconde, son David, sa Sixtine. Il y avait tellement de travail avec cet homme qui se trouvait sous ses yeux qu’il avait peur de manquer de temps. Enfin, Jared semblait plutôt volontaire pour se prêter au jeu, ce qui avouons le, était déjà un gros pas en avant. C’est d’ailleurs un pas en avant que fit le terroriste en s’approchant de Ruby afin de venir choisir sa robe, et comme il l’avait présagé, le pervers pépère pencha pour la plus pouf, une robe moulante très courte d’un rose très soutenu, autant dire qu’il serait bien loin là dedans de passer inaperçu. Voyant la pathétique petite serviette qui cachait son intimité tomber au sol et dévoiler à la face du monde tout ce que Jared avait à offrir, Ruby ne pu s’empêcher de jeter un regard mais voyant qu’il n’y avait pas vraiment de quoi s’affoler, il préféra se détourner pour ranger le bordel qu’il venait lui-même de mettre dans sa penderie d’un coup de baguette. Nan parce que jeter des vêtements par terre c’est beau, c’est théâtral, mais quand on connait le prix de cette robe Guccy, on déconne pas plus de deux minutes. Se retournant enfin, le styliste pu voir que la robe avait été passée, cachant la nudité de sa future fille, et autant vous dire que ce n’était pas très glorieux. L’habit n’était pas tout à fait aux dimensions de Jared et pendait à des endroits où il y aurait du avoir une belle paire de loches. L’idée de jouer à la poupée était quelque chose que Ruby avait toujours aimé plus que tout autre chose, mais là il ne s’agissait plus de relooking mais d’un vrai miracle. Du poil aux pattes et au menton, des cheveux qui n’avaient pas du voir l’ombre d’un ciseaux depuis belle lurette, une silhouette moins féminine que ma vieille tante Murielle la camionneuse, donc autant vous dire qu’il n’y avait pas une putain de minute à perdre, même s’il y avait quelque chose d’étonnamment émouvant à entendre l’homme le plus recherché de ce côté si du rio grande parler de son amour de la vie. Plus Ruby apprenait à connaitre Jared, ou tout du moins à connaitre ce que ce dernier voulait bien lui apprendre de lui, plus il lui trouvait quelque chose de pathétique aussi surprenant que ça puisse paraitre, d’attendrissant. Le sorcier était de ceux qui croyaient dur comme fer que les hommes et les femmes ne pouvaient naitre forcément mauvais, ou dénué de style, et qu’il avait fallu quelque chose pour les rendre aussi méchant et perfide. Essayant de ne pas trop se laisser emporter à ce genre d’état d’âme mielleux et de se rappeler que la personne qui se baladait sous ses yeux était un dangereux tueur. Ruby prit une profonde inspiration, après tout, il y avait encore beaucoup de travail avant de voir le papillon sortir de sa chrysalide de non fashionista.

« Bon mon chaton c’est pas pour te couper mais on a encore du pain sur la planche… alors un peu de concentration, marraine la bonne fée n’en a pas terminé avec toi. » Dit-il en levant sa baguette.

Constatant qu’il avait à nouveau l’attention pleine et entière de sa nouvelle tête à coiffer, le styliste donna un coup en l’air et une guêpière sortie de l’armoire, venant se glisser sous la robe et s’enfiler comme…bah comme par magie hein sur le corps encore velu de Jared.

« Il faut absolument marquer cette taille ma chérie, tu ne peux pas sortir comme ça, et il te faut de quoi remplumer un peu ce balcon…bon on ne pas trop forcer, c’est la première fois pour toi, mais quand même, il te faut un décolleté. » Dans un tournoiement de paillette et d’étincelles roses et dorées, la guêpière se rempluma au niveau de la poitrine et se serra à la taille, offrant à sa nouvelle propriétaire un petit bonnet C et une silhouette bien plus avantageuse, la robe quant à elle se moula davantage aux formes de l’homme qui la portait, créant ainsi l’illusion qu’elle avait été conçue pour son corps et non pour celui d’un autre. « Voila là on est mieux, bon alors avant tout, il faut qu'on passe par la case salle de bain, parce que je ne peux rien faire temps que tu as autant de pilosité que big foot…aller ne trainons pas darling… à oui j’allais oublier… » Alors qu’il se dirigeait déjà vers la porte de dressing de mes rêves les plus fous, il pivota le torse et pointa sa baguette vers l’armoire à chaussures (encore une fois de mes rêves) et immédiatement, une paire s’envola à sa suite. « Suis-moi chaton… all abooooooard !!!»

Quittant la pièce, ils se retrouvèrent à nouveau dans le couloir puis dans la salle de bain qui puait la cocote. Les anciens vêtements de Jared trainaient sur le sol et Ruby les rangea dans un coin, bien loin de lui et sans les toucher, parce que faut pas trop déconner non plus. Après avoir fait apparaitre une petite banquette au coussin moelleux pour que son hôte s’y installe, il s’approcha de l’immense meuble à double vasque qui trônait sous un miroir tout aussi gigantesque qu’il masqua d’un drap comme dans tous bons relooking.

« Bienbienbien, nous allons devoir commencer par l’épilation, et le rasage, parce que je ne peux rien faire pour le moment… installes toi ici… bon je te préviens, je suis un virtuose des épilations, mais comme c’est ta première fois, ça risque quand même de piquer un peu. Bon avant tout il nous faut… de la musique !!»

Un coup de baguette plus tard et la bande originale du film Burlesque résonna dans la pièce d’eau, faisant résonner la voix chaude de Christina Aguilera contre les miroirs et le marbre rose, voix que Ruby reprit en chœur tout en s’affairant autour de sa chose. Je ne vais pas vous faire le descriptif complet de la scène qui suivi, déjà parce que je ne suis pas pour la torture sur les animaux, et aussi parce que c’est parfois mieux de laisser l’imagination du lecteur foisonner. Mais disons que vous serez proche de la vérité en visualisant un Ruby trémoussant son popotin divin en épilant chaque centimètres carrés des jambes, pieds, bras, sous de bras et torse de notre cher Jared qui peut être allait regretter un instant son envie de quitter sa toison brune. Bien sur les sortilèges épilatoires du styliste était normalement sans douleur, mais j’avoue qu’il avait du atténuer les avantages de ses sorts dans l’espoir de faire vivre pleinement à son patient les joies d’être un produit de la société de consommation et de son image des femmes. Une fois que Ruby fut satisfait du résultat, il s’attaqua à la barbe qui rasa complètement. Pour les cheveux, il ne prit pas le temps de les couper mais les tira en arrière grâce à un nouveau sortilège. Le maquillage qu’il s’appliqua à poser sur son visage était bien en dessous de la complexité que la plupart des Drags portaient sur scène, et pointait davantage vers le casual sexy que vers le masque de lumière, mais en soit c’était bien mieux pour ne pas trop attirer l’attention. Les faux cils qu’il appliqua eurent d’ailleurs tôt fait de faire ressortir les yeux bleus froids de sa créature qui réclama une perruque noire lorsque la question lui fut posée. Ce fut donc des cheveux mi-longs et raides qui s’installèrent au sommet de son crâne, et une flopée de bijoux et autres parures clinquantes qui vinrent éclairer les poignets et la gorge de la nouvelle femme à naître. Après avoir adapté les chaussures aux talons acceptables à la morphologie du pied de sa Cendrillon, Ruby lui passa comme si elle était une princesse de conte de fée.

Quand enfin la transformation fut achevée, Ruby se recula de quelques pas. L’exercice avait été beaucoup plus amusant que prévu, et il se sentait même assez ému d’avoir ainsi enfin réussi à créer quelque chose de beau, enfin dans la mesure du possible. Si sa nouvelle fille n’avait pas été un dangereux criminel en cavale, il en aurait même pleuré de contentement.


« Oui, cette fois c’est terminé…alors prête à te découvrir ? Alors lève toi et fermes les yeux… Oui je sais c’est bizarre de marcher avec ça au début, mais ne t’en fait pas chaton on s’y fait c’est comme tout… aller fermes les yeux je te dis, tiens donne moi la main que je te guide…là voila mets toi là, ne bouge pas je vais enlever le tissu du miroir, tu triches pas !! hein je te vois mauvaise fille !! Aller ça y est c’est bon… tu peux ouvrir les yeux… »

Laissant le remake de Bambi se découvrir en plein pied, Ruby s’effaça un peu. Bien sur ce n’était pas parfait, il était toujours plus compliqué de maquiller les autres que soi même, mais le résultat était plutôt réussi, dans le style pute sophistiqué bien sur.

« Il va falloir que tu te trouve un nouveau nom chaton, tu es une nouvelle femme maintenant... »

Alors pas trop mal non ?? ^^:
 



Dernière édition par Ruby King le 05.08.18 13:14, édité 1 fois
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ϟ Métier : Prof de philo ϟ Âge : 48 ans ϟ Race et sang : Sorcier partisan du Néo Cercle ϟ Particularité : Drag en cavale ϟ Statut civil : Libre comme l'air

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MessageSujet: Re: “We all came into this world naked. The rest is all drag.” - ft Aby    05.07.18 12:34


   

Sweet Mother of Drag !!!




Pour un pervers narcissique de la trempe d'Abigor Crawley, être au centre de l'attention comme ça tenait juste du bonheur insoutenable. Et n'allez pas croire qu'il regretta son petit délire dès lors que Ruby se mit à le tartiner de cire et à lui décoller les poils du torse. Déjà parce que premièrement c'est pas un dégonflé, et ensuite parce que ce coco a l'air de rien un rapport tout à fait particulier à la douleur. Non pas qu'il aimait souffrir gratuitement, n'allez pas l'imaginer invoquant Shamrodia en se coinçant les doigts dans la porte. Il est zarb certes, mais quand même pas complètement con.
Par contre il faut avouer que Ruby qui dandine du cul en petit peignoir juste sous son nez, ça lui ouvrait l'appétit. Et puis c'était quand même peu coquinou de se faire palucher comme une chose par les mains expertes de Ruby. Alors oui bon, les poils tout ça c'était un peu dégueux, surtout que la bête en avait des touffes un peu partout, mais le punk en lui ne s'arrêtait pas à ces détails bassement terrestres. Le fun de l'action c'était surtout de se faire tripoter par une créature de rêve, et si elle lui faisait un peu mal exprès ça ajoutait au côté petit vicieuse. Bref tout ça pour dire qu'Abi passait un super moment.
Même si pendant les moments de relâche son regard revenait automatiquement sur son propre décolleté. Il avait une paire de nichons absolument magnifiques qu'il aurait pu mater pendant des semaines. Palper par forcément, enfin n'allez pas croire qu'il n'avait pas immédiatement essayé. Mais bon ça restait du coussin alors c'était pas foufou. En tout cas il était fan de sa paire d'obus avant même de les avoir vu de face. Parce que soyons sérieux, rien que le fait qu'il se soit plus capable de voir ses pieds laissait penser à une bonne nouvelle. Et Dieu sait qu'il avait de grands pieds.

Bref, Abi passait une très agréable soirée. Totalement différente de ce qu'il avait prévu, enfin si on envisage qu'il avait prévu quelque chose. (un peu comme moi en ouvrant ce topic... quoi fallait pas le dire ?)
Ruby le maquilla avec beaucoup de soin et il se laissa faire sans pleurnicher. Disons que chez lui la soumission chelou ça tenait même plus de la passion, mais presque de la vocation. Le seul regret qu'il avait était de ne pas se voir. Le miroir était voilée, mais au fond ça ne rendait le relooking que plus dramatique et spectaculaire. Il patientait pour la bonne cause donc.

Dès que Ruby se mit à réfléchir à quelle perruque il allait choisir de lui mettre, Abi s'empressa de donner son avis. Noir, il voulait la chevelure la plus sombre qui soit. Ruby acquiesça, l'idée lui sembla bonne, et Abi jubila. Il lui fixa la perruque sur la tête, et aussitôt des mèches lisses se mirent à couler sur ses joues. Baissant ses yeux alourdit par les cils dramatiques, il se mit à examiner ses pointes. Les mèches de cheveux étaient douces, incroyablement lisses. Glissant ses doigts dans sa chevelure, il sentit d'un coup son cœur devenir lourd. C'était beau et féminin, et ça faisait remonter en lui beaucoup d'émotions.

De son côté Ruby faisait subir des sorts d'agrandissement aux chaussures de sa Cendrillon, avant de glisser ses gracieux petons dans ses souliers. Nouvel expérience pour Abi qui sentit sa cheville prendre un angle tout à fait nouveau. Se lever allait être violent, mais Ruby lui tenait les mains, et il reposa tout son poids sur lui pour ne pas se casser la gueule.

Sa marraine la bonne fée était de toute évidence émue par la beauté de la transformation, et Abi lui sourit, un peu gêné. Il était vraiment aussi mignonne que ça ? Il ne ressemblait pas trop à un pervers bon à jeter au feu ? Du plus loin qu'il se rappelait il avait toujours ressemblé à un pervers, et les gens avaient toujours essayés de le jeter au feu (et de le renvoyer dans les enfers d'où il vient hell yeah).
Fermant docilement ses yeux un peu irrités par la poudre et la colle à faux cils, sa main se crispa sur celle de Ruby. Marcher avec des talons de drag c'était du délire, mais alors le faire les yeux fermés c'était juste le baptême du feu.
Donc oui bien sur il tenta la triche, mais il aurait été idiot de croire que Ruby se laisserait avoir comme un lapereau de trois semaines, et il le grilla aussitôt.

Gloussant dans la gêne absolue, Abi poussa un glapissement qui n'avait rien de féminin quand il se découvrit. Sa réaction était si magistrale qu'elle me fait regrettée de ne pas avoir mit tout ça en scène dans une fantastique téléréalité. Après tout ce type avait un goût pour le drame, et il prenait la lumière comme personne. (Enfin à part Ruby mais là on ne joue pas dans la même catégorie)

Il s'observait sous tout les angles avec un effarement à peine surjoué. Bref on venait de trouver un miroir à Narcisse, alors autant vous dire qu'on en avait pour des plombes. Toute sa silhouette était complètement dingue. Ses hanches semblaient larges, et même son pitoyable bourrelet de ventre avait disparu. Quand à ses jambes... C'était les chaussures qui faisaient ça ? Elles semblaient interminables, et avec une satisfaction non contenue Abi affirma qu'à côté de cette paire de jambes Barbie était une petite dodue avec des cuisses comme des troncs. Bordel comme il se trouvait bonne ! Et puis ces nichons ! Si Ruby avait écouté son cobaye, et non plus son instinct, il lui aurait sûrement demandé d'aller encore plus loin dans le gigantisme. Mais heureusement pour la décence, Ruby savait quand ne pas écouter les délires pervers d'un fétichiste des gros nichons.

Son visage par contre c'était beaucoup plus troublant. Il se reconnaissait, et ça c'était bizarre. Il se mit à douter, est ce que ça suffirait à tromper un flic ? En même temps quel flic regarderait sa sale trogne et pas son délicieux petit boule ? A ce propos d'ailleurs... Abi se retourna avec Ruby et prit une posture de vierge effarouchée particulièrement pas crédible.


« Euh... Marraine la bonne fée... A quel moment est ce que je dois porter une culotte ? »


Parce que oui bon, là actuellement il était cul nu sous son habit de lumière. Et l'idée de jouer à la Cendrillon coquine l'amusait beaucoup.

Il se mit cependant à bugger quand Ruby lui demanda son nom. Heureusement qu'il était exceptionnellement bon en impro, surtout avec le caca nerveux qu'il lui avait fait à propos de cette même question.


« Abby ! Abby Road. Parce que c'est à la route que j'appartiens chérie, et c'est aussi parce que c'est là que j'ai fait ta rencontre. Enfin... Pas vraiment mais c'était tellement cool quand tu as débarqué avec cette voiture ! Je chérirai ce souvenir comme l'un des plus précieux de mon extra life. »


Se tournant vers le miroir, il examina à nouveau son visage, jouant avec les mèches sur son front.


« J'avais une copine au lycée qui avait des cheveux noirs comme ça. Très lisses, qui lui tombaient jusque dans le dos. Elle s'appelait Debbie, Debbie Sanders. »
Il soupira, esquissant un sourire nostalgique. « Ah... Jared et Debbie, putain je crois que je n'ai jamais été aussi amoureux de quelqu'un de toute ma vie. Il faut dire qu'on n'a pas vraiment eut le temps de voir les choses dégénérer. »

Ou plutôt si, tout était partit en sucette et d'une seconde à l'autre leur vie était irrémédiablement changée. Il n'y avait pas eut de disputes entre eux, jamais d'affaires de tromperies ou de malentendus. Jared et Debbie avaient dix sept piges et s'étaient évaporés dans l'atmosphère comme une comète. C'était glauque, et surtout c'était injuste. Ils n'avaient rien fait de mal, et la vie les avaient chopée en plein vol de façon incompréhensible et inattendue. Pendant des années Jared avait retourné la scène dans sa tête. Ils étaient là, tranquillou à se papouiller dans son plumard. C'était un peu con, mais il séchait les cours de plus en plus pour passer du temps ensemble. C'était plus facile de se voir chez lui. Et tout était comme ça. C'était simple d'être avec elle, ils écoutaient la même musique, ils aimaient les mêmes choses. Pour se la péter un peu il essayait de jouer les Stones à la guitare, et même si les morceaux étaient beaucoup trop difficiles pour lui et que la résultat puait la merde, elle lui disait qu'il était génial. Elle posait sa joue sur son épaule pendant qu'il répétait les trois premiers accords de Paint it Black avec l'énergie du désespoir, et même si ça gênait son bras, il ne lui demandait jamais de se pousser. Et ça pas seulement parce qu'il sentait son nichon effleurer son dos, il y avait ses cheveux lisses teint en noir qui chatouillaient sa nuque. Elle n'était pas spécialement jolie, et lui même ne ressemblait pas à grand chose avec ses cheveux bouclés et ses tee shirt de métal puant la sueur. Mais ils se plaisaient l'un l'autre.

Peut être que ce couple aurait duré six mois, peut être toute la vie. Personne ne peut le savoir, mais qui aurait donné de l'avenir à une petite groupie de dix sept ans et d'un blaireau qui s'est mit à la guitare juste pour pouvoir la draguer ? Lui en tout cas se voyait avec elle pour toujours, alors il ne comprit pas tout de suite qu'elle était morte. C'était con quand il repensait, mais ça lui avait bien prit plusieurs minutes avant de capter qu'elle ne dormait pas. Pourtant lui avait bien dormi, et quelques heures plus tôt ils s'étaient gentiment envoyés en l'air comme ils le faisaient tout le temps lors de leurs après midi de sèche. Elle n'allait certes pas très bien, mais elle lui avait assurée que ça allait. Enfin oui elle s'était bouffé la tête de lit en plein front, mais de là à en crever... Putain. C'était totalement soudain et incompréhensif.

Il lui touchait la joue, il y avait encore un peu de chaleur, sans doute la sienne car elle n'avait pas quittée ses bras. Mais la raideur de sa chaire était terrifiante. Une fois le premier choc passé, la crise de panique arriva. Bordel c'était quoi ce cauchemars ? C'était vrai ? Putain elle était vraiment morte ? Comme ça ? Et lui qu'est ce qu'il allait devenir ? Sa mère n'allait pas tarder à rentrer et qu'est ce qu'il allait lui dire ? Qu'il n'était pas allé en classe pour rester à la maison avec Debbie, et que maintenant elle était là, à poil et putain de morte dans son putain de plumard ! C'était absurde, totalement absurde. Et comment croire qu'il n'y était pour rien ? Le premier flic venu allait rigoler gentiment quand il irait lui dire qu'elle sautillait gaîment sur ses genoux, et deux heures après elle était morte sans qu'il y soit pour rien. Et puis ils avaient quand même méchamment fumé tout l'après midi, ça non plus il n'était pas trop chaud pour en parler à sa mère ou avec les flics. Il avait beau se retourner la tête, dans tout les cas ils arriveraient à sauter à la conclusion et à le foutre en tôle. Putain quoi, cette journée puait la merde. Et même s'il était écrasé par le chagrin, là pour l'instant il s'inquiétait plutôt de comment il allait faire pour sauver son cul.

On a tous une vague idée de comment on s'y prendrait pour faire disparaître un corps. Ou si vous n'en avez pas et que vous en voulez, j'aurais bien deux trois propositions à vous filer. Mais entre y penser et le faire, il faut quand même avoir un certains aplomb. Qualité que Jared se surprit à avoir alors même qu'il était dos au mur. Une fois sa mère couchée, complètement abrutie par ses somnifères, il prit son courage à deux mains et descendit le corps de Debbie Sanders jusqu'au garage. De son vivant il ne l'avait jamais trouvé spécialement lourde, mais en essayant de traîner son corps raidit dans les escaliers il eut soudain une autre opinion. La peur de se faire prendre avait au moins le mérite de l'empêcher de réaliser l'horreur de sa situation. Heureusement qu'il vivait seul avec sa mère, heureusement qu'elle était tellement shootée que le gaz aurait pu péter, ça ne l'aurait pas réveillée. Heureusement que la voiture était dans le garage et les clefs posées sur dans un vilain vide poche dans l'entrée. Heureusement qu'il savait conduire, et qu'il y avait une bâche dans le coffre. Bouffé par l'angoisse, Jared roula sans s'arrêter. Il traversa Bâton Rouge en grillant un certain nombre de stop. Il n'y avait personne dehors, la ville était tranquille mais il se sentait constamment épié. S'il se faisait choper là maintenant, avec un cadavre de fille à poil dans son coffre, comment expliquer qu'il n'y était pour rien ? Parce que putain c'est vrai en plus ! Il n'y était vraiment pour rien !

Tout ce qu'il avait à faire c'était rester calmer, traverser le pont qui enjambait le Mississippi, et rouler le plus loin possible jusqu'à trouver un bois, ou n'importe quel plan. Au point où il en était, il n'était pas bien regardant quand à la dernière demeure de Debbie Sanders. Même si ça lui brisait complètement le cœur, il était tellement dans la merde que s'il le fallait il était prêt à la balancer dans une décharge. Les arbres défilaient de chaque côté de la route. Et il fini par prendre une sortie au hasard, on commençait à arriver dans ces bleds un peu sinistres en bordure d'autoroute. Jared décida de mettre fin à son supplice et s'arrêta sur le bas côté d'une route secondaire, juste au bord du fossé. Il fut tenté de la balancer dedans avec ses affaires, et de déguerpir de suite. Puis il réalisa que même si c'était l'option facile, ça restait une mauvaise idée. Il valait mieux pour lui qu'on ne la retrouve pas tout de suite. En plus leur histoire n'était pas vraiment 100% officielle, alors normalement personne ne viendrait chercher de son côté. A part deux trois copines à elle, personne ne savait qu'il était son copain. Il ouvrit le coffre et la lumière jaune de l'éclairage étira des ombres sur les plis morbides de la bâche. Comme est ce qu'il s'était retrouvé à enterrer sa copine dans les bois déjà ? Une fille qu'il aimait comme un dingue en plus ! Parmi tout les gens qu'il aurait bien voulu voir mort, c'était elle qui gisait sous la bâche. La vie était une pute cynique.

Jared traîna son corps sous le couvert des arbres et s'échina à creuser une fosse. Dans les films ça à l'air toujours tranquille comme étape, mais en vrai vl'a la pitié. A plusieurs reprises il réalisa que la fosse était encore trop petite ou pas assez profonde. Mais au moins dans son malheur il avait la chance que le sol soit encore détrempé par l'averse de la journée. Et aussi qu'il ne lui pleuve pas sur la gueule. Aussi surprenant que ça puisse paraître, Jared apprit à relativiser à ce moment là. Alors qu'il mettait des coups de pelle dans la terre meuble, avec de la bouillasse partout sur le jean, il se dit « au moins il ne pleut pas » .  Ce qui était certes vrai. Il traîna la bâche, et le corps inanimé de Debbie Sanders bascula dans la fosse. Bouleversé au dernier degré, il eut du mal à trouver quelque chose d'apaisant dans cette vision maccabre. Elle n'était même pas belle comme Blanche Neige dans son cercueil de verre. Elle n'avait même pas l'air humaine, c'était juste une chose. La personne dont il était amoureux s'était soudainement transformé en chose, et cette idée l'horrifia. Ça aurait été le moment de dire quelque chose, de se mettre au clair avec sa conscience. Mais à la place il se dépêcha de jeter ses vêtements et son sac dans la fosse et de la couvrir de pelletés de terre meuble. Il suait comme un pêcheur en enfer, ce qu'il était probablement. A moins que ça soit simplement l'air moite de la Louisiane, associé sans doute à une culpabilité dévorante.
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MessageSujet: Re: “We all came into this world naked. The rest is all drag.” - ft Aby    05.08.18 13:18


“We all came into this world naked. The rest is all drag.”
ft Aby et Ruby


Pour commencer:
 

Il y avait quelque chose d’extrêmement touchant à voir ainsi un jeune faon, pardon je voulais dire une toute jeune drag, se lancer la première fois sur des talons. C’est que si notre salope de société patriarcale a poussé les femmes de tous temps à se mutiler les pieds dans des chaussures qui tiennent plus de l’instrument de torture que de l’accessoire de mode, ces messieurs, grands seigneurs sublimes dans leurs petits mocassins de bourgeois tranquilles, ne connaissent rien de notre souffrance. La souffrance, Jared la découvrait sans séance d’échauffement, c’était la souffrance vraie, la souffrance crue de tes ptits doigts de pieds qui se serrent les uns contre les autres comme s’ils n’étaient que des saucisses apéros dans un bocal (et encore, petit le bocal). Ses jambes flageolaient comme si tout les vents du désert soufflaient dessus, mais aussi étonnant que ça puisse paraitre, il s’en sortait plutôt pas trop mal, et Ruby pu ainsi entrapercevoir grâce à son troisième œil de mother of drag qu’un déhanché gracieux et rebondit viendrait bientôt remplacer ces mouvements flous et coincés que des siècles de pantalon avaient conditionnés.
Oui vraiment, c’était une belle plante qui déambulait dans la salle de bain, se matant dans le miroir comme si elle se découvrait pour la première fois. Et comme à chaque fois qu’il assistait à une naissance, le styliste était ému, ému aux larmes de voir une créature sublime sortir d’une chrysalide. Et puis il fait dire que la chrysalide dans laquelle Jared avait passé ses dernières semaines ressemblait plutôt à un étron, du coup la marche était encore plus haute à monter et la transformation plus radicale. Si radicale en vérité que c’était pas loin de faire oublier à votre grande folle préférée que sous cette robe rose-de-pute (en français dans le texte) et ces couches de fond de teinte modèle enduit se cachait un homme fou, un homme dangereux, un homme délicieux quoi ! Mais il fallait revenir à la dure réalité, cette petite parenthèse toute en escarpins et en paillettes avait assez durée.
C’est qu’on a ouvert ce topic en Janvier vous comprenez, et même si des conneries on peut continuer à en raconter forever-and-ever, il y a un temps pour tout et une fin pour toute chose. Alors vous devez vous demander, mais comment finir ce topic du feu de dieu, un topic malade et déluré comme on est aime ? Je vais y venir mes ptits scarrabés stellaires, je vais y venir. C’est juste que j’ai pas écrit depuis longtemps, que j’écoute une pure musique qui me donne envie de bouffer des burgers et que je suis ni plus ni moins en roue libre baby !! Mais c’est pas grave, on continue comme on a commencé, en mode FABULOUS !!! Et comme dirait la grande clocharde céleste : ça paaaaasse !!

Je vais trop loin ?? Un peu ?? Mais naaaan c’est dans ta tête. Mais bon j’ai un peu pitié de vous et comme je veux finir ce post avant la fin de la journée faut que je reprenne le fil… j’en étais où déjà bordel. A oui, Ruby observait la belle et jeune Abby la-pas-timide Road, une show girl en devenir en ce demandant comment il allait pouvoir se débarrasser de son pendant terroriste et de son carton qui pue.
Comment ça Ruby n’a pas de cœur !! Comment ça, ça se fait pas après toutes les épreuves qu’ils ont traversées ensemble de vouloir encore le larguer sur le bord de l’autoroute comme un vieux chien au moment des départs en vacances ? Nan mais il faut le comprendre aussi… ils avaient perdu pas mal de temps à jouer les poupées barbie dans la salle de bain et le soleil allait pas tarder à se lever sur la belle cité de New City (à non merde ça c’est dans une autre série qui tue). Et qui dit soleil qui se lève dit police dans les rues, dit passants pour te reconnaitre, et qui dit surtout Manuela la femme de ménage portoricaine qui allait à coup sur faire une crise cardiaque en découvrant 1)l’état de la salle de bain et du reste de l’appart… 2)un terroriste en cavale dans la dite salle de bain…3) le fameux carton-qui-pue. Et même si c’était une vieille folle presque sénile, Ruby tenait beaucoup à sa femme de ménage, car il n’y avait pas mieux pour les ragots et surtout parce qu’elle lui faisait toujours des cookies encore meilleurs que ceux de la grand-mère de Phoebe (mais si mais si souvenez vous).
Alors que le sorcier le plus fabulous de ce côté si du Rio Grande (enfin doit plus y en avoir beaucoup de l’autre côté mais osef) était en train de se creuser la caboche pour trouver une alternative convenable, Abby Road réclama à sa marraine la bonne fée une culotte, point final et grandiose de sa splendide transformation en nymphe des îles.


« Oh mais bien sur ma chérie !! C’est vrai ça où avais-je la tête moi… c’est que je n’en mets presque jamais… » Finit-il en ouvrant un tiroir dans un meuble à la recherche du graal version lingerie.

Pour le moment, il fallait quelque chose d’assez grand pour accueillir la virilité de Jared car oui non on ne « tuck » pas à sa première métamorphose…il faut du temps, de la volonté, et surtout beaucoup de ruban adhésif et des collants par camion. Ruby finit par dénicher la perle rare, une culotte en dentelle et en soie noire comme la nuit qu’il tendit à la jeune et frêle créature qui se matait encore dans le miroir en parlant comme pour elle. Le styliste écoutait bien sur ce qu’il disait, mais sans vraiment savoir trop répondre, bien loin de savoir, voir même de se douter de tous les souvenirs qui pouvaient traverser l’esprit de sa baby queen ni du délire un peu chelou qu’il s’était finalement fait en se transformant en un sosie un peu chelou de son seul véritable amour morte (docteur freud serait fière de toi).
Ruby commençait à voir une porte de sortie naitre dans son esprit. C’était une idée folle, aussi folle que lui et que la nuit (oui la nuit est folle !!! jvous emmerde je dis ce que je veux), une proposition qu’Abby/Jared pouvait refuser, mais ces quelques heures passées ensemble avaient prouvées au sorcier que tout sociopathe qu’il était, l’homme le plus recherché des Etats-Unis n’avait pas froid aux yeux et ne manquait pas d’autodérision.
Profitant qu’il était tout décontract et occupé à scruter son reflet, Ruby croisa les bras et se fit plus sérieux bien que toujours tendre, comme une mère qui dit à son enfant qu’il est temps de rentrer de la fête foraine. Sa voix était douce et rassurante, c’est qu’il ne fallait pas mettre Abby Road-la-terrible en colère, en tout cas dans la mesure du possible.


« Bon par contre Chaton… je suis désolé de t’arracher à la contemplation… c’est vraie que tu es si mignonne maman est si fière de toi mon bébé » Petit sanglot ému « mais il va falloir qu’on trouve une solution pour la situation… parce que déjà je suis pour l’émancipation précoce, et puis surtout parce que même si tu seras toujours ma fille drag, je suis pas très colloc, j’ai bien essayé après avoir maté Friends, mais ça a mal fini… non non tu veux pas savoir c’est encore trop douloureux » re-sanglot « Mais je veux pas te laisser dans la mouise, non non non, maman n’est pas comme ça, laisse donc ce miroir et écoute moi, je crois que j’ai une idée. »

C’était une idée un peu à la con, qui soit devient une aventure sublime, supersonique, et elle résonne dans l’espace cosmique comme une fusée à paillettes, soit explose au décollage. Ruby avait cependant décidé de jouer le tout pour le tout. C’était risqué, déjà parce qu’il se proposait de trouver une planque et une folle échappée à un repris de justice qui méritait milles fois de finir sa vie au QHS, mais le styliste avait un cœur bien trop bon et trop gros pour laisser cette pauvre âme en peine que la société n’avait fait que malmener. Oui vous avez totalement raison de dire que malgré tout mes efforts pour que ça n’arrive pas, Jared avait bien fini par faire fondre le ptit Ruby King et son cœur d’artichaud breton (miam miam).

« Voila j’ai une copine à moi qui tient une revue drag à Vegas… il y aura surement une piaule avec clim et mini-bar, voir même un boulot quand tu auras apprivoisé tes chaussures… » Tendant la main d’un geste maternel, mama queen replaça une mèche de la frange de sa fille. « Ca sera safe, personne n’ira te cherche là bas. Si vous promettez d’être sage mademoiselle Road… je nous fais des sandwichs au concombre…non pas des pizzas, des concombres !! Si tu veux pouvoir continuer à rentrer dans cette robe ma chérie, c’est concombre !! Donc je fais des sandwichs, on saute dans la Cadillac et je t’emmène au Nevada… Alors, qu’est ce que tu en dis ?»

Parce qu'il faut au moins ça pour un générique de fin:
 

Quand je vous disais que c’était un plan de fou. Mais pensez-y mes agneaux, pensez-y. Quel plan magnifique ! Le travestissement en soi n’avait rien d’original, bon nombre de personne en cavale dans l’histoire y avait eu recourt pour échapper aux autorités (et ça marche encore, faut croire qu’on est vraiment très con quand même), mais se planquer dans une boule à facette géante planté au milieu du désert, ça c’était beau, ça je dis oui, ça j’achète !! (c’est qu’on s’est creusé la tête quand même). Pendant que toute l’Amérique chercherait un vieux clodo puant, ce même clodo serait tout en collant et en faux cils, jouant du lipsing for-his-liiiiiife !!!!
L’idée n’était bien sur viable que si Abby prenait le dessus et devenait l’être sublime qu’elle n’attendait que de devenir tout en rangeant Jared au placard. Les deux personnalités ne pouvaient pas coexister dans ces conditions, pas du moins temps que la situation ne se serait pas tassée. Mais Ruby pouvait sentir tout le potentiel qui bouillonnait dans la silhouette désormais fluette de la baby queen, il avait toujours eu le don pour ça. Oui définitivement, il y avait quelque chose dans cette créature qui allait enflammer les salles et les cœurs. Peut être q’Abby Road appartenait à la route, mais elle serait bientôt une reine de la scène, aussi étincelante que le crâne de monsieur propre sous milles projecteurs.
Elle serait la reine somptueuse des créatures de la nuit, la papesse des reprises de Céline Dion avec lèvres tremblantes et tout, l’impératrice du trémoussage de popotin à faire fondre des statues de sel. Ca allait être unique, ça allait être grand, ça allait être somptueux à vous faire pleurer un bébé phoque bordel de bite !

Bien sur la route était longue jusqu’à la ville de tous les péchés, une longue route à travers ce foutu désert brulant et poussiéreux. Une nouvelle grande aventure comme on en voit dans les films avec la Cadillac rose soulevant des nuages de poussières, un mélange de Telma et Louise greffé d’une touche de Priscilla folle du désert. Bien sur le danger serait partout, à chaque tournant, dans chaque dinner. Danger de se faire repérer, danger de se mettre un faux cil dans l’œil (ça fait super mal faut pas déconner avec ça), danger d’un collant qui se fille. Mais heureusement, Mama Rub penserait à tout et le coffre serait plein de tout ce qu’il leur faudrait pour le voyage, plein de tout ce qu’il faudrait aussi à Abby pour tenir une fois toute seule, jeune queen devenue si vite adulte. Avant le départ, Mama nouerait autour de la tête de sa fille un magnifique foulard, afin de préserver son brushing du vent furieux de la conduite, mais aussi pour que la perruque ne se fasse pas la malle (on aurait l’air un peu con sinon).
Ce qu’il arriverait alors serait comme dans tout bon road movie, à la fois convenu par des codes scénaristiques tarantinesques, à la fois la poursuite d’une rencontre improbable et finalement touchante, avec des tableaux aussi renversant que de voir deux drag en talons haut changer une roue sur le bord d’une route perdue, entourées par le rien et par les virevoltants.
Peut être auraient-elles parlé, peut être pas, peut être se seraient-elles comprises, peut être auraient-elles écouté Cher à vous en faire pleurer, peut être seraient-elles passées dans des bourgades à tombeau ouvert, les deux folles du désert. Peut être même une nuit auraient-elles organisées une cérémonie étrange et loufoque où le carton-qui-pue aurait été placé au milieu d’un brasier fumant, peut-être même aurait-il eu un discours d’Abby alors que des cendres brillantes montaient vers le ciel nocturne et ses milliers d’étoiles scintillantes.
Peut être auraient-elles dormi aussi sous ces mêmes étoiles, contemplant la voute céleste comme si elles avaient été les premières drags à la découvrir, comme si le passé était cette fois passé et qu’il ne reste plus rien que des miles à se faire pour atteindre le futur. Le futur était tremblant, il les attendait comme un gosse qui attend Noël. Peut être même que c’était Noël, un Noël brulant du désert avec ses serpents comme guirlande. Peut être que Vegas en était le cœur, le cœur vibrant et brillant au milieu des collines noires et arides. Un écrin qui n’attendait que son joyau pour briller encore plus fort, pour briller comme jamais il n’avait brillé, comme la voie lactée au firmament, grand, éternel, cosmique.

Bien entendu, vous pouvez douter de toutes ces histoires loufoques que nous vous sortons depuis six mois. Rien ne vous prouve d’ailleurs que Ruby King rencontra bien Abby Road une nuit d’été 2030 dans des toilettes d’une boite de nuit, rien ne prouve non plus que nous disons la vérité en affirmant qu’ils allèrent chez le styliste et que ce dernier transforma le terroriste le plus recherché du pays en une splendide créature de rêve, et qu’ils partirent vers Vegas-la-grande-putain. C’est vrai que tout ça semble fou, peu probable.
Peut être vaut-il mieux croire en la théorie réaliste selon laquelle ils ne se croisèrent jamais et que le pauvre Jared, abandonné de tous, resta six mois sous un pont à attendre dieu seul sait quoi avec son vieux carton sous le bras.
Oui, oui vous avez peut être raison, peut être sommes nous allées trop loin. Vegas, qui pourrait croire à ça ?? Vegas… et qui pourrait croire aussi que personne jamais n’aurait reconnu ce brave Aby comme on l’a si longtemps appelé, ou même qu’il aurait laissé repartir Ruby, le laissant seul garant de sa survie. Bien sur que tout ça ne tient pas debout. Et pourtant…pourtant… moi je veux y croire, parce que j’aime le rêve, parce que j’aime les paillettes, parce que j’aime les rencontres improbables, parce que j’aime les road movies en Cadillac à travers le désert du Nevada, parce que j’aime les Drag queen, parce que j’aime à penser que Jared resta six mois à se produire tous les soirs sur une scène dans une robe à paillettes argent de diva en reprenant du Céline. Parce que oui, les rêves c’est beau, parce que la vie c’est rêver, parce qu’on en a juste rien à foutre de la logique, parce qu’il ne fallait pas moins que ça pour un personnage aussi grandiose, parce que bon anniversaire ma chérie.

Et parce que
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“We all came into this world naked. The rest is all drag.” - ft Aby

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