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 Tu quote mi fili - ft James

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Rearden C. Wilkerson

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ϟ Métier : Grand Inquisiteur, anciennement tireur d'élite ϟ Âge : 53 ans ϟ Race et sang : Moldu ϟ Statut civil : Veuf

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ϟ Messages : 47 ϟ Date d'inscription : 29/12/2017 ϟ Disponibilité RP : Ouverte ϟ Célébrité : mads mikkelson ϟ Crédits : perso

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MessageSujet: Tu quote mi fili - ft James   Tu quote mi fili - ft James Empty17.01.18 21:59


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Le père et le fils


Le bruit mat de ses pas sur le sol froid et lisse du couloir résonnait dans un écho répétitif. Rearden avançait, ses bras se balançant le long de son corps comme deux balanciers, le regard braqué droit devant lui sans perdre de temps à la contemplation détaillé du décor qui défilait autour de lui. Après tout, il n’y avait pas grand-chose à voir dans cette partie du Bastion, ni même dans tout le Bastion d’ailleurs. L’architecture des lieux était tout ce qu’on pouvait attendre d’une construction militaire : froide, impersonnelle, privilégiant la fonction et la sécurité à l’esthétique. Il n’y avait ni ornement, ni boiseries, ni décoration, ni la moindre fioriture inutile et c’était très bien comme ça. Mais même si le bâtiment offrait une épuration qui aurait pu plaire à l’esprit économe et pratique de Rearden, ce dernier n’en éprouvait pas moins pour le QG des Inquisiteurs une aversion toute particulière, surtout depuis qu’il avait pris officiellement la tête du parti d’opposition à la Grande Inquisitrice sortante. Ici, il y avait toujours quelqu’un pour vous suivre, pour vous entendre, toujours une caméra pour épier le moindre de vos faits et gestes, suivant votre chemin dans les couloirs dans un petit bruit de moteur mécanique. D’ordinaire, c’était plutôt lui qui observait les autres, tous les autres, de l’autre côté de la lunette de son fusil, dans l’angla d’un mur, dans l’ombre d’un recoin. C’était lui qui écoutait, collectait des informations sur toutes les personnes qui croisaient sa route, et lui qui stockait chacune de ses informations dans les tiroirs bien organisés de son cerveaux. Constater que la tendance s’était si vite inversée ne plaisait que fort peu à l’homme discret qu’il avait toujours aimé paraître.
Ce que Rearden n’aimait pas du tout, c’était de se retrouver ainsi au centre d’une attention permanente, suivi, traqué comme une pauvre et pathétique petite proie que de toute évidence il n’était pas. Tous ses lécheurs de botte qui n’avaient de cesse que de lui faire des ronds de jambe, ces journalistes qui le harcelaient afin de conclure l’interview du mois l’exaspérait au dernier degrés, et si ça n’avait tenu qu’à lui, il vous aurait foutu tout ce beau monde à la porte avec ordre de s’en retourner sans autre forme de procès.
Mais Rearden savait, et se l’avouer lui était d’une difficulté sans nom, que ce n’était pas ainsi que lui et le parti qu’il représentait pourrait enfin arriver à leurs fins et relancer la cause inquisitoriale qui s’engluait toujours davantage sous la coupe infantile de Barbosa fille. Alors il avait mis son aversion profonde pour toutes ses minauderies de côté, tout du moins pendant les deux semaines de cette campagne expresse, et était rentré dans la peau du parfait candidat, se prêtant avec une facilité étonnante au jeu de la course au pouvoir. Il avait fait le tour de toutes les grandes villes des territoires afin de présenter à qui voulait l’entendre leur programme, il avait répondu à des interviews interminables pour des magazines obscurs dont il n’avait jamais entendu parlés, n’imposant comme exigence de n’être questionné que par des hommes et femmes non-sorcières. Il était même allé, sous le conseil d’un membre de son équipe de campagne, jusqu’à créer un compte instagram et twitter afin de lutter sur tous les fronts et toucher un public plus large. Tout cela l’exaspérait, mais s’il voulait prendre le pouvoir de façon démocratique, il fallait bien se montrer plus malin que ses opposants pensaient qu’il était.

Le couloir qu’il était en train de traverser arriva soudain à un croisement. Sans marquer le moindre arrêt ni perdre le rythme régulier de sa marche, Rearden tourna à droite, faisant claquer les talons de ses chaussures sur le sol dur et lisse, le regard toujours braqué sur le bout du chemin. Si ses yeux restaient fixes, il n’en était pas moins en état d’observation, écoutant tous les sons qui pouvaient bien venir se perdre à ses oreilles attentives au travers des portes grises devant lesquelles il passait. Parfois, il captait le son étouffé d’une voix, quelques bribes de discussions, et s’il n’avait pas déjà quelque chose de prévu, il aurait certainement ralenti le rythme de sa marche afin de pouvoir entendre plus distinctement ce qui se disait. Les gens avaient toujours tendance à se croire à l’abri de l’autre côté d’une porte, mais les architectes qui avaient conçu le bâtiment l’avait certes rendu imprenable mais très certainement pas insonorisé.

Soudain, quelque chose un peu plus loin attira l’attention de Rearden. Deux personnes, un homme et une femme, l’un brun l’autre châtain, environs trente et vingt huit ans, sans doute deux soldats comptent tenu de leurs vêtements et de leurs démarches, sortirent d’un nouveau croisement qui se trouvait à quelques quinze de mètres devant lui. Même s’il fréquentait les lieux depuis plus de vingt cinq ans, il arrivait encore à Rearden de croiser des têtes inconnues (surtout à cause des enrôlements récents et des roulements dans les équipes) ce qui avait pour effet de le mettre immédiatement mal à l’aise. Rearden avait besoin de tout savoir, de tout connaitre, et surtout de tout classer dans les tiroirs bien rangés de son cerveau. L’inconnue était une variable inquiétante qu’il essayait toujours de combler, mais heureusement pour lui, la nature l’avait doté d’une mémoire photographique plutôt efficace.
Le regard posé sur ces deux personnes qui approchaient, il les vit lui adresser signe de la tête et même un rapide et discret sourire ce qui lui fit penser qu’ils devaient soutenir la cause que lui et son parti défendait. Mais il était de plus en plus difficile, plus la date butoir des élections approchait, de déterminer ce que les gens pensaient vraiment. Car si certains avaient tout de suite défendu et soutenu son action, d’autres restaient beaucoup plus mesurés, ne prenant pas le risque de se prononcer pour l’un ou l’autre des deux candidats, essayant sans doute d’assurer leur arrière dans l’attente des résultats. Rearden se méfiait tout particulièrement de ceux là, car il savait que c’était de cette race qu’on faisait les traites, les lâches et les fourbes. Il préférait encore ceux qui s’opposaient ouvertement à ses idées, refusant de trahir le soutien qu’ils pensaient devoir à celle qu’on avait placé à leur tête sans même leur demander leurs avis.
Enregistrant dans son cerveau les visages des deux jeunes gens, il leur adressa à son tour un signe rapide et ce qu’on aurait pu assimiler à l’ébauche d’un sourire.
En règle générale, Rearden ne souriait pas, ou du moins peu, et ce détail lui avait souvent été reproché par celles et ceux qui travaillaient à son image de marque pour la campagne. Mais à quoi bon sourire. Ce n’était pas son sourire que venait chercher les électeurs, pas plus que sa belle gueule. S’ils voulaient un sourire et de jolies petites miches bien fermes, il fallait aller voir l’équipe d’en face. Rearden n’avait que faire de sourire et il méprisait ouvertement ces politiciens stars, ceux qui se baladaient dans des voitures derniers cris, vêtus de costumes hors de prix, se pavanant sur tous les tapis rouges au bras de la première blondasse venue. Une hypocrisie splendide cachée sous une couche de fond de teint et agrémenté de champagne et de caviar. Ce n’était pas l’image de la politique qu’il souhaitait donner.

Après avoir encore marché pendant trois minutes, tourné une fois à gauche et deux fois à droite puis monté un escalier de onze marches, Rearden arriva enfin à destination. La porte fermée devant laquelle il se trouvait affichait un panneau en métal gravé portant l’indication « stand de tir n°3 ».
Rearden se saisit de la poignée argenté et ouvrit le battant qu’il referma une fois entré dans la salle. Il n’y avait pas grand monde, à vrai dire il n’y avait que deux personnes dans la pièce : un soldat du nom de Evans qui s’occupait du stand et que Rearden connaissait depuis plusieurs années, et un jeune homme blond d’une trentaine d’années qui était occupé à tirer sur une cible.

Silencieux comme à son habitude, Rearden s’approcha du soldat Evans et lui serra la main, accompagnant ce signe de sociabilisation d’un hochement de tête sec lorsqu’il lui donna un casque anti-bruit. Les deux hommes se connaissaient bien, si tout du moins il était possible de bien connaitre Rearden. Le tireur d’élite était un habitué du stand et venir vider quelques chargeurs était à ce jour un des rares loisirs qu’il lui restait. Se tournant ensuite vers la personne de son fils qui lui tournait le dos à quelques mètres devant lui, il prit quelques minutes pour l’observer, droit et immobile, les bras croisés contre sa poitrine. C’était tout jeune qu’il avait mis une arme dans les mains de son fils afin de lui apprendre à tirer, comme l’avait fait son propre père des années plus tôt, mais jamais Rearden n’avait imaginé que James prendrait un jour le même chemin que lui en devenant sniper. Il avait toujours espéré qu’il suivrait la voie ouverte par sa cousine et entreprendrait des études de médecine, ou bien qu’il ferait n’importe quoi, mais pas ça. Pas que son fils ne fut pas doué, loin de là, il avait un don inné pour le tir bien qu’il fut encore trop souvent la victime de ses émotions comme c’était le cas présentement, mais pour l’avoir vécu, ce n’était pas une vie qu’il souhaitait à son fils unique. Car contrairement à ce que beaucoup pensaient, et sans doute le principal intéressé lui-même, Rearden avait toujours été très impliqué dans la vie scolaire et ensuite professionnelle de son garçon, même si son travail ne lui avait pas toujours permis d’assister à toutes les remises de diplôme et toutes les réunions parents-professeurs. Peut être était-ce cette absence, ou cet éloignement émotionnel qui s’était accentué avec le temps et l’âge que lui faisait aujourd’hui payer James en se conduisant parfois comme le pire des imbéciles, comme à cette soirée organisée par Barbosa pour le retour du soldat Chang. Lui-même n’y était bien sur pas présent, mais beaucoup de ses proches collaborateurs avaient pu lui rapporter les inepties que son fils avaient déblatérés sous les effets de la colère, et à n’en pas douter pour certains, d’une certaine dose d’alcool. Cette impulsivité dont le jeune homme pouvait faire preuve était un tracas constant de Rearden, et il savait qu’elle pouvait à tous moment les mettre dans une difficulté certaine, comme ça avait été le cas cette nuit là. C’était pour cette raison qu’il s’était aujourd’hui rendu au stand de tir, afin de mettre les choses au clair avec James qu’il savait tout juste revenu des territoires indépendants. Il était hors de question que son propre fils vienne foutre en l’air des mois de travail, car si la campagne n’avait durée que deux semaines, cela faisait bien plus longtemps que Rearden préparait la chute de Barbossa.

Après avoir accroché sa veste noire à un porte manteau, Rearden avança jusqu’à un des stands, s’arrêtant juste devant le comptoir sur lequel il déposa son arme. Dans la seconde, le soldat Evans vint lui apporter une boite de munitions qu’il entreprit de charger, une à une, une à une.


« Bonjour James… j’ignorais que tu étais déjà rentré… » Dit-il sans jeter un seul regard à son fils.

Puis faisant glisser le chargeur rempli dans son arme, il retira la sécurité, tendit le bras et visa, braquant son arme sur la cible qui se trouvait à plusieurs mètres de lui.
Pas de vent, température moyenne, distance…pathétique.

Il tira.

Mouche.



Dernière édition par Rearden C. Wilkerson le 08.02.18 8:11, édité 1 fois
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James A. Wilkerson

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ϟ Métier : soldat ϟ Âge : 30 ans ϟ Race et sang : moldu ϟ Particularité : tireur d'élite ϟ Statut civil : Célibataire

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ϟ Messages : 413 ϟ Date d'inscription : 01/08/2015 ϟ Disponibilité RP : 1x/semaine ϟ Célébrité : Bradley James ϟ Crédits : PresleyCash

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MessageSujet: Re: Tu quote mi fili - ft James   Tu quote mi fili - ft James Empty30.01.18 18:28


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Père et fils


Il eut une détonation, suivit d’une seconde, puis d’une troisième avant que le silence ne règne à nouveau en maître dans la salle d’entrainement. La cible se rapprocha mécaniquement du tireur qui n’avait pas bougé du stand de tir, et l’homme pu observer tranquillement les différents impacts qui venaient de marquer la silhouette humaine qui se trouvait face à lui. Trois petits trous avaient perforé la silhouette noire, ainsi, une balle avait été logée au niveau du cœur, une deuxième se situait entre les deux et enfin la troisième se trouvait au niveau de l’estomac. Dans les deux premiers cas, en situation réelle, la mort était immédiate, dans la seconde, la mort était tout aussi inéluctable à la différence prêt, qu’elle était beaucoup plus longue et douloureuse, on avait le temps de se voir mourir.
James était un tireur d’élite, il ne ratait jamais sa cible. Les points d’impacts étaient toujours ceux qu’il avait décidé, et pour se faire, il avait eu le meilleur professeur qui puisse exister en la personne de son père. Rearden Wilkerson était un homme exigeant mais lorsqu’il était votre professeur il se montrait encore plus dur que d’accoutumé mais en tant que père, il n’y avait même pas de mot pour le décrire. A ses yeux le « fabuleux » se transformait en « passable ». Rearden n’était jamais satisfait, s’était du moins l’impression qu’il donnait en en réclamant toujours plus et dans le fond, même si à l’époque James lui en voulait de ne jamais lui adresser le moindre mot d’encouragement même lorsqu’il s’estimait être en droit d’en recevoir, aujourd’hui il comprenait pourquoi son père n’en faisait rien. Tout simplement parce qu’il ne voulait pas le voir se reposer sur ses lauriers. Rearden, en visant la perfection et en ne lui accordant aucune concession, l’avait poussé à devenir toujours plus exigeant avec lui-même, à ne pas se contenter d’une simple victoire mais à obtenir exactement le résultat qu’il avait décidé en tirant le meilleur de lui-même. Ça n’avait pas tous les jours été facile, mais cela avait fini par payer. Au tir, James n’avait personne à envier, il était précis et contrairement à la vie de tous les jours, d’une patience d’ange. Mais comme tous les enfants, James recherchait la reconnaissance de son père, le besoin de lire la fierté dans son regard et de l’entendre le lui dire, mais au lieu de ça il avait dû apprendre à se contenter d’un laconique « continue » ou « tu peux faire mieux que ça ». En grandissant, il s’était un peu rebellé à sa manière. Puisqu’il ne pouvait pas obtenir la reconnaissance de son père en faisant de son mieux et en s’appliquant alors peut-être lui donnerait-il un peu d’attention en agissant stupidement et allant délibérément à l’encontre de ses attentesq … Sauf que l’adolescent en colère qu’il était s’était vite rendu compte que chacune de ses actions avaient des conséquences, et ce, parfois de manière irréversibles. En fin de compte, il s’avérait perdu livré à lui-même, sans l’encadrement rigide que lui offrait son père, mais à l’époque il était bien trop jeune et en colère pour oser le reconnaitre. C’était une des raisons qui l’avait poussé à quitter le pays. Il avait choisi de découvrir le monde mais aussi de découvrir qui était réellement James Wilkerson quand il ne cherchait pas à impressionner son père. Ce voyage en Australie, puis en Nouvelle-Zélande avant de se terminer en Europe, lui avait fait le plus grand bien. On disait que les voyages formaient la jeunesse, il pouvait en attester, il n’y avait rien de plus vrai. Toute sa colère infantile avait fini par s’estomper et il était rentré à temps, juste avant que le Dôme ne soit levé. Parfois, il lui arrivait de se demander ce qui était arrivé aux gens qu’il avait rencontré lors de ces pérégrinations et surtout ce qui serait arrivé à son père si lui-même avait été coincé de l’autre côté de la barrière. L’aurait-il pleuré ? Une partie de lui l’espérait, mais l’autre n’était sûr de rien si ce n’était qu’il en aurait souffert

Alors oui, il n’était peut-être pas le fils idéal, mais ça tombait bien parce son père n’était pas non plus le père idéal mais s’il était bien convaincu d’une chose c’est qu’il l’aimait, à sa manière et ça lui suffisait. Il n’était plus cet enfant qui avait soif de reconnaissance, qui désirait entendre son père lui dire à quel point il était fier de lui, aujourd’hui tout ce qu’il voulait c’était de se tenir à ses côtés et de lui apporter tout le soutient dont il aurait besoin pour l’aider à gagner ces élections. Il était évident à ses yeux que Camila n’était pas faite pour diriger ce parti, qu’elle les avait affaiblit avec son laxisme et ses erreurs à répétitions. Tout le monde savait que celui qui tenait véritablement les rennes de l’inquisition était un faux-sorcier, ce qu’ils appelaient un cracmol. Un sorcier dépourvu de pouvoir magique : Septimus Hopkins. Septimus avait beau avoir participé à la création des Inquisiteurs et à faire parti du paysage depuis le commencement, il n’en demeurait pas moins qu’il était issu d’une puissante famille de sorcier, et ce n’était un secret pour personne qu’il se servait des Inquisiteurs pour se venger des siens qui l’avaient rejeté. N’était-ce pas ironique de savoir que le parti qui se targuait tant de se battre contre les sorciers était en grande parti dirigé par l’un d’entre eux ? James n’avait jamais aimé cet homme non pas parce qu’il possédait des gênes sorciers mais parce qu’il le trouvait dangereux et impitoyable surtout s’il se trouvait être votre adversaire. L’homme avait d’ailleurs disparu depuis l’annonce des élections. Lui qui s’était pas mal absenté du Bastion dernièrement n’était pas très au fait de ce qui s’y passait, entre les problèmes de conjugaux de Blue, le déménagement d’Arizona pour Santa Fe, il n’avait pas eu l’occasion de beaucoup s’attarder sur les derniers commérages mais une chose était sûr, Septimus Hopkins s’était complétement désolidarisé de sa petite protégée depuis l’annonce des élections. C’était comme s’il avait totalement disparu, et bien que James ne s’en plaignait absolument pas, il aurait préféré gardé un œil sur lui ou le savoir à leur coté car bien que ça lui déplaisait, Hopkins jouissait d’une certaine réputation et nombreux étaient les hommes qui l’aimaient et le soutenaient. Nul doute que son appui leur aurait apporté de nombreuses voix supplémentaires. Où était-il ? de toute évidence il n’était plus là. Que préparait-il ? Avait-il retourné sa veste pour rejoindre les sorciers ? Manigançait-il quelque chose dans l’ombre contre son père ? Contre Camila ? Il n’y aurait là rien de bien surprenant, Septimus Hopkins était à son sens le genre d’homme capable de détruire ce qu’il avait aidé a fondé plutôt que de le voir prendre une direction qu’il réprouverait
Fixant durant un long moment ce dernier impact qui, en situation réelle aurait infligé une mort aussi lente que douloureuse, James lâcha un soupir. Jamais encore il n’avait eu à causer ce genre de blessure. En réalité, il détestait faire souffrir inutilement les gens, avec lui c’était une mort rapide. Il avait beau ne pas porter les sorciers dans son cœur, et encore moins toute la clique de créatures malfaisantes qui les entouraient, il n’était pas non plus un monstre sanguinaire. Il ne prenait aucun plaisir à enlever la vie, il ne faisait que défendre les personnes incapables de se protéger de la magie, les sorciers avaient suffisamment prouvé le genre de monstres qu’ils étaient, après tout, quel genre de personne était capable de sacrifier tout un état entier et la population qui allait avec, uniquement pour échapper à une extradition ? Quel genre de monstre était-on pour provoquer ce genre de drame sans prendre en considération un seul instant toutes les vies qui allaient s’éteindre ? Quel genre de créature était-on lorsque l’on décidait de libérer une magie aussi puissante que celle qui donna naissance au Dôme ? On avait beau dire que les conséquences étaient les mêmes que l’anti-magie, il n’y avait rien de plus faux. Les particules anti-magie qui se trouvaient dans l’air n’avaient rien de nocives, elles n’avaient que pour seul et unique but d’annihiler toute forme de magie alors que l’ancienne magie, bien qu’elle empêchait toute technologie de fonctionner, avait en plus causé la mort de milliers d’individus dépourvu de magie. Il y avait décidément tout un monde entre ceux qui possédaient la magie et ceux qui en étaient dépourvus. Actionnant le mécanisme, la cible retourna se positionner quelques mètres plus loin. Droit, l’arme bien en main, l’index positionné sur la détente et le canon de l’arme dirigé vers la butte de tir, James tira une nouvelle salve.

Contrairement à certains inquisiteurs, James ne souhaitait pas la mort des sorciers, ce qu’il désirait, c’était les voir être privé de magie afin que tous soient enfin égaux et que le monde cesse d’être divisé. Ce qu’il voulait voir, c’était ces créatures magiques issues des cauchemars de son enfance comme les loups-garous ou les vampires ou dieu sait quoi d’autres, disparaitre définitivement. Ce qu’il voulait c’était pouvoir vivre en paix et en sécurité sans la moindre menace d’ordre magique être brandit au-dessus de leurs têtes telle une épée de Damoclès.
En lieu et place de cette cible impersonnelle qui se dressait devant lui, James imaginait toute sorte de créatures qui méritaient la mort : loups-garous enragés, créatures fantastiques, mage-noir, vampires… vampires. Le visage souriant et innocent d’une très jolie rousse s’imposa dans son subconscient, lui faisant rater sa cible. C’est à cet instant qu’il sentit une présence derrière lui. En se retournant quelle ne fut pas sa surprise de constater que son père était là, les bras croisés sur sa poitrine, affichant sa mine désapprobatrice habituelle. Comme un gamin pris en faute, James retira son casque. Pourquoi avait-il fallut qu’il assiste à son raté ?!! Ne pouvait-il donc jamais débarquer quand il faisait des exploits plutôt que lorsqu’il merdait comme un débutant ?
Ils ne s’étaient pas encore revus depuis son retour de Santa Fe. Se débarrassant de sa veste, celui qui lui avait mis une arme dans les mains depuis son plus jeune âge, pris place dans le stand d’à côté et tandis qu’il chargeait minutieusement son arme l’homme prit la parole. Un sourire moqueur s’afficha alors sur les lèvres du blond.

- Comme si tu ne le savais pas,
ironisa James en posant son arme sur la tablette avant de croiser ses bras devant sa poitrine.

Il n’y avait rien, ou peu de choses qui échappait son père, surtout le concernant et il doutait très franchement qu’il ignorait son retour au Bastion, tout comme il doutait du hasard de cette rencontre, mais choisissant de faire comme si, James se montra un peu plus explicite, offrant ainsi des détails que son père connaissait très certainement déjà

- Je suis rentrée hier soir avec Alejandra. Arizona se débrouille très bien toute seule, elle n’a pas besoin de mon aide et a du boulot par-dessus la tête. J’avais aucune raison de rester plus longtemps

A vrai dire ce n’était pas tout à fait vrai, il aurait très bien pu avoir une excuse pour prolonger son séjour, du moins jusqu’à ce qu’elle lui fasse part de l’ignoble vérité concernant sa nature. Il n’arrivait toujours pas à comprendre à quel petit jeu Alice avait cherché à jouer avec lui. Le séduire afin de mieux s’abreuver de son sang ? Probablement, sinon pour quoi d’autre ? Toute cette histoire de sosie, d’Edward et dieu sait quoi d’autres n’étaient que des mensonges… dire qu’il avait tout gobé comme un imbécile. Il était bien heureux d’avoir coupé court à tout ça, même si… même si malgré lui il devait admettre que la vision de ses larmes et de sa détresse avait quelque chose de perturbant quand il y repensait. Décidément il devait cesser d’y penser, tout ça n’était qu’une sombre comédie, elle n’était surement pas plus bouleversé que son père en cet instant.
Observant son père manier son arme, avait quelque chose de reposant et de rassurant. Il restait toujours aussi fasciné par l’attitude imperturbable de ce dernier, par sa capacité à faire le vide dans sa tête alors même qu’il le savait parfaitement attentif ou tout ce qui se passait dans la pièce et à tout ce qu’il lui disait. Son résumé était d’ailleurs bref et concis mais cela leur suffisait. Après tout, son père n’en demandait pas plus. Le voyant retirer la sécurité de son arme, James remis son casque et observa son père se positionner, bien droit, le bras tendu vers l’avant, ce fut alors comme si le temps était soudainement suspendu. Rearden tira et fit mouche comme à chaque fois, à la perfection. Soupirant avec humeur et prenant pour lui une leçon de tir qui dans le fond n’en n’était peut-être pas une, James préféra orienter la conversation vers son père plutôt que sur son essai raté

- Comment ça se passe ici ? demanda-t-il en faisant bien évidemment référence aux élections.

Reprenant son arme dans les mains il se positionna à son tour face à sa cible et tira

- Il parait que Hopkins n’est toujours pas réapparu, qu’est-ce qu’il prépare à ton avis ? Tu penses que c’est une feinte ou qu’il y a vraiment des dissensions entre la Grande Inquisitrice et son second ?

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Rearden C. Wilkerson

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MessageSujet: Re: Tu quote mi fili - ft James   Tu quote mi fili - ft James Empty08.02.18 8:13


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Le père et le fils


Pointant son arme bras tenu vers la cible à la silhouette humaine, Rearden haussa les sourcils. Ce n’était pas vraiment une marque d’étonnement, Rearden n’était d’ailleurs jamais vraiment étonné, ou bien il en fallait beaucoup pour que son visage en laisse une trace quelconque. Non, ce qui avait perturbé Rearden, c’était plutôt l’intonation que son fils avait utilisé lorsqu’il lui avait fait comprendre qu’il ne croyait pas que son père ignorait son retour au bercail.
Non, vraiment, ce ton ne lui plaisait pas. Pourtant, à part ce haussement de sourcils presque imperceptible, il n’en laissa rien paraitre. James n’était plus un jeune garçon qu’on rabroue parle qu’il a mal parlé à une grande personne, même s’il fallait bien reconnaitre que c’était un point de son éducation sur lequel il avait lamentablement échoué. Il était fréquent pour Rearden de constater que son fils avait la fâcheuse tendance à lui renvoyer une image bien basse de l’éducation qu’il avait essayé de lui inculquer. Mais au moins n’était-il pas totalement sot, ou du moins aveugle. Car bien sur, James avait raison : il y avait bien peu de chose qui échappait à Rearden, surtout lorsque ça se passait au sein de cette infâme fourmilière qu’était le Bastion.  
Rearden avait besoin de savoir, de tout savoir et de savoir tout : ce que faisaient ses ennemis, ce que faisaient ses alliés, ce que chacun pouvait dire, voir, échanger,  tous leurs allées et venues, leurs gestes, leurs décisions. Et plus que toute autre personne, Rearden avait besoin de savoir ce que faisait son fils. Certains auraient pu prendre cela comme un besoin maladif de contrôle absolu sur sa vie et sur le reste, et bien qu’il faille reconnaitre que c’était certainement un peu le cas, il y avait sous cet exemple flagrant de désordre mental une raison beaucoup plus intime. Pour comprendre cette raison, il fallait comprendre que la peur était depuis longtemps un sentiment que Rearden Wilkerson avait en horreur, une horreur de répugnance qui faisait se tordre ses entrailles dans un gargouillis désolant de dégoût. Rearden voyait la peur comme la plus banale des tares de l’être humain, une tare qui le rendait bête, faible, minable, lâche. Toutefois, et bien qu’il se donna toute les peines du monde pour assécher son cœur et son esprit de toute peur, il fallait dire les choses telles qu’elles étaient : dès que James quittait le périmètre, Rearden sentait un nœud dans sa gorge se nouer. Cette impression il en connaissait la cause, ou plutôt le déclencheur : le drame de la perte d’Abigail, le drame de ne plus jamais la revoir, la tragédie de ne jamais avoir pu ni lui dire adieu, ni même d’avoir pu retrouver son corps déchiqueté dans les décombres fumants de la terre éventrée pour comprendre, accepter, avancer. Rearden était resté à ce même point de transit, instablement plongé dans le désespoir de la perte, sombrant toujours un peu plus dans le noir de son propre mental. Le besoin de contrôle, et plus que tout du contrôle de la vie de son fils était la résultante de tout cela.
Mais ça, jamais Rearden ne l’aurait dit à James. Non. De toute façon, on ne parlait pas de ça chez les Wilkerson. De toute façon, on ne parlait pas beaucoup du tout.
James se savait surveillé, mais dans le fond, le pourquoi du comment n’avait aucune importance, et ça ne l’avait jamais empêché de se conduire souvent comme le plus brillant des imbéciles.

Rearden tira, une, deux, trois fois. Puis une nouvelle salve, une, deux, trois fois. Puis le silence à nouveau. Il compta encore, un, deux, trois fois dans sa tête, puis il quitta la position de statue de sel dans laquelle il s’était figé quelques secondes plus tôt, posant son arme sur le comptoir devant lui et actionnant le bouton qui faisait glisser la cible vers lui dans un bruit mécanique.
Ecoutant les paroles de son fils, il vit apparaitre dans son esprit une image, comme un portrait robot, de la cousine de James dont ce dernier venait d’évoquer le nom. Au portrait adulte se superposa un souvenir d’une gamine blonde et rieuse qui avait toujours eu peur de lui. Abigail et la mère d’Arizona étaient sœurs et cette dernière lui avait apporté un soutien non négligeable lors de la disparition de sa femme. Comme tout bon texan et père de famille ricain qui se respecte, Rearden ne savait du métier de père que ce qu’il en avait vu du sien, c'est-à-dire pas grand-chose, alors il lui avait été d’une difficulté sans nom de s’improviser mère en plus. Mais heureusement pour lui, sa belle-sœur avait été là, ainsi que leur nouvelle famille qu’ils avaient trouvée en Louisiane, l’Inquisition. Ses qualités de tireur l’avait très vite fait monter dans l’armée et l’avait mis en relation avec les plus gros bonnets du gouvernement, jusqu’au leader même de leur alors toute jeune faction, Cécilia Barbossa. Cécilia avait elle aussi une toute jeune fille, ainsi qu’une nièce du même âge, qui étaient très vite devenue des camarades de jeu, ou plutôt de chamaillerie de son turbulent blondinet de fils et de sa cousine.
Alors que la cible de papier arrivait vers lui, il repensa à ce qu’il pensait alors,  à ce qu’ils avaient alors pensé en voyant cette petite bande de chenapans en culotte courte se bastonner joyeusement pour savoir qui aurait la dernière part de gâteau. Ils avaient pensé que c’était pour eux qu’il fallait agir, pour eux qu’il fallait rétablir l’ordre du monde, contrer la menace grondante des sorciers, et qu’un jour, lorsqu’eux même seraient trop vieux et fatigués, ils pourraient reprendre avec force et conviction le combat qui avait été celui de leurs aînés, à la mémoire de leurs pères.

Ce souvenir lui inspira immédiatement une forte envie de vomir.
Ce souvenir était un mensonge. Rien. Rien n’avait été comme ils l’avaient prévu. Vingt cinq années plus tard, ils en étaient toujours au même point, en train de stagner lamentablement comme des moules sur un rocher, comme des proies menacées par une menace constante et grandissante, pensant aveuglement être protégés par leurs frontières de papier. Et il n’y avait plus personne pour lutter. Ou si peu.
Cécilia était morte depuis six ans, et du combat qu’elle avait initié il ne semblait à Rearden qu’il n’en restait que de vagues fantômes esseulés.
Arizona était partie.
Camila, qu’il avait à une époque cru capable de reprendre le fardeaux n’était rien d’autre qu’une marionnette ridicule aux mains d’un ridicule petit sorcier de pacotille. Il avait bien essayé de la détourner de l’influence de Septimus, jouant sur le goût que la jeune femme avait pour les hommes plus mûrs, mais les découvertes que cette relation lui avait apportées l’avaient plongé dans une répugnance grandissante à son égard. La fille de Cécilia ne valait pas mieux que le Cracmol dont elle s’était affublé et qui tirait les ficelles de leur parti, et à en croire ses dernières informations, l’attrait pour les sorciers était un trait de famille : On l’avait informé que depuis plusieurs semaines, Thalya, la cousine de Camila qui était pourtant une de ses plus proches amies et une de ses plus fidèles partisantes, quittait régulièrement le territoire pour rendre visite à un homme appartenant résolument au monde magique, affichant même clairement cette relation sur les réseaux sociaux.  La bêtise de cette fille n’avait d’égal que son talent de mécanicienne, mais pourtant, Rearden ne s’en plaignait pas, il savait qu’un jour peut être, il pourrait se servir de ce manque flagrant de jugeote.

Alors qu’il observait la cible – six balles pour deux zones d’impact, une à la tête, une au cœur, si resserré qu’on eut dit qu’il n’y avait que deux trous dans la grande feuille de papier- il entendit James lui demander comment ça allait. Prenant un air calme et détaché dont il avait rendu tout le monde coutumier, Rearden répondit.

« Comme toujours, les moutons ont peur d’emprunter un nouveau raccourci et préfèrent rester à patauger dans le chemin connu… Mais les membres du bureau de campagne sont plutôt optimistes. »

Il n’y avait pas grand-chose à ajouter, tout était dit. Les élections étaient pour bientôt, mais rien n’était encore joué, il restait tant de chose à faire encore, tant de villes à aller visiter, de gens à convaincre. Parfois la tâche semblait immense à Rearden, mais Rearden ne craignait pas la montagne à gravir, il savait ce qu’il avait à faire et pourquoi il le faisait. Rearden s’était d’ailleurs entouré de la meilleure équipe qu’il avait pu constituer en un aussi court lapse de temps. Il s’était préparé pendant des mois à l’éventualité d’un coup d’état, et voila que la jeune midinette qui les dirigeait vainement lui offrait une manière démocratique de la renverser, il n’en fallait pas plus à Rearden pour ravaler son amour-propre et assister à toutes les conférences de presse qu’on lui imposerait.
Renvoyant la cible à sa place, il observa à son tour James prendre place et tirer, faisant mouche d’une façon bien plus appréciable que la fois précédente. Rearden était exigeant avec son fils comme avec lui-même, et jamais il ne félicitait pour quelque chose qu’il était naturel d’atteindre et d’attendre.  On le disait dur et intransigeant, mais c’était comme ça et pas autrement. C’était comme ça qu’on apprenait l’humilité, qu’on apprenait à toujours progresser, à ne jamais rester sur ses acquis, à ne jamais faiblir, se ramollir, s’endormir sur ses lauriers fanés d’hypocrisie et de nombrilisme.

Rechargeant son arme, Rearden écouta la question de l’homme qu’il avait vu et fait grandir à propos d’un autre homme qu’il avait toujours soigneusement méprisé : Septimus Hopkins. Comment est ce qu’un homme issu d’une famille aussi illustre de sorciers et d’assassins avait pu atteindre le poste qu’il occupait au sein de leur faction. C’était un mystère pour beaucoup et pour Rearden parmi les autres. Rearden, aussi loin que pouvait remonter sa mémoire, s’était toujours méfié de cet homme qu’il savait aussi se méfier de lui. Et pourtant ses deux là se ressemblaient sur de nombreux points. Comme lui, il était toujours à traîner dans l’ombre, comme lui il écoutait, glanant des informations sur tous comme on cueille des champignons en automne. Septimus était partout, derrière chaque porte qu’il ouvrait, derrière chaque mur où il se terrait pour surprendre une conversation. Rearden était une ombre mais Septimus aussi, et une ombre bien plus puissante que lui-même.
Alors, lorsque le cracmol n’avait plus fait l’ombre le long des murs, Rearden s’était inquiété. Il arrivait souvent au faux sorcier de disparaitre, faisant de ses projets un mystère qu’il se mettait en quatre pour découvrir. Pendant un temps, Rearden avait cru, comme le suggérait James, que le véritable grand inquisiteur était caché dans le but de monter un plan pour les faire disparaitre, lui et tous ceux qui croyaient en lui. Mais c’était un peu gros à croire, encore plus à accepter. Non, il y avait résolument dans tout ça quelque chose qui ne tournait pas rond. Alors comme à son habitude, Rearden avait fouillé, fouiné, regardant ce que personne ne regardait jamais, les factures, les relevés de compteurs électriques, les relevés de cartes bancaires, les inventaires de fabrication d’usine où il manquait toujours un ou deux ou dix unités, recoupant le tout avec d’autres informations qu’il glanait au détour d’une conversation avec un infirmier du service de soins intensifs, avec un chef d’unité a qui il manquait depuis peu un homme « déplacé à un poste plus conforme à ses aptitudes » auquel il ne s’était jamais présenté. Rearden n’avait pas encore découvert ce qui s’était exactement passé, mais le puzzle n’était pas loin de se reformer. Bien sur, tout ce qu’il savait était au de-là du confidentiel, et même ses plus proches partisans n’en savaient rien. Rearden attendait d’être sur, d’avoir tous les éléments pour savoir s’il pourrait se servir de ce qu’y semblait être un nouvel échec de la part de leur individualiste petite chef. Mais au fur et à mesure des recherches, les doutes, ou plutôt les espoirs de Rearden allaient en se confirmant. Il avait, après moultes efforts, réussit à remonter jusqu’à une adresse au Nouveau Mexique, mais là bas il n’y avait plus rien bien sur, plus aucune trace de quoi que ce soit, le nettoyage avait été fait. La nouvelle bévue de Camila avait été mise sous silence, faisant comme si rien ne s’était passé. Sauf qu’il y a des choses qu’on ne pouvait cacher à Rearden Wilkerson, comme le fait que Septimus Hopkins s’était bel et bien rendu avec sa fille par procuration dans cette propriété, mais pour ne jamais en revenir. Un moment, Rearden s’était demandé si Camila n’avait pas monté tout ce cirque afin de faire enfin disparaitre un homme qui la tenait muselée depuis des années, mais elle n’avait pas assez de cervelle pour cela, ou bien avait-elle été trop bien endoctrinée pour prendre à ce point sa revanche sur son marionnettiste.
Non, il ignorait ce qui s’était passé au Nouveau Mexique, ne pouvant faire que de fabuleuses spéculations, mais ce qu’il savait, c’est que depuis le retour à Bâton-Rouge de la fille Barbosa, il n’y avait plus de Hopkins pour trainer derrière les portes, et toute l’ombre du Bastion était désormais pour lui seul. Et ça, Rearden en était heureux.

« Oui en effet, personne ne l’a revu depuis plusieurs semaines… mais je ne pense pas qu’Hopkins représente encore un problème dont nous aurions à nous soucier. » Dit-il comme s’il demandait à James de lui passer le sel.

Bien sur, il était hors de question de parler ici avec son fils des véritables raisons qui l’avaient poussées à en venir à cette conclusion, déjà parce qu’il savait, à son grand dam, que le jeune homme ne perdait jamais une occasion de se taire, mais surtout parce que, et il était mieux placé que quiconque pour savoir ça, tous les murs du Bastion avaient des oreilles. Cependant, il se rendit compte que les mots qu’il venait de prononcer pouvait prêter à confusion. Il ne voulait pas laisser sous-entendre à son fils qu’il aurait pu être derrière la disparition du seul véritable élément qui aurait pu freiner sa course à la tête des inquisiteurs. Il haussa les épaules, comme si ce mouvement était une naturelle marque d’ignorance feinte, comme si ce n’était plus un problème.


« Si tu veux mon avis…il doit être mort… réfléchis, sinon jamais il n’aurait laissé Barbossa se lancer dans ces élections et risquer de perdre le pouvoir qu’il s’est donné tant de mal à garder toutes ses années. »

Perdant son regard dans la contemplation de la cible, Rearden pensait, réfléchissait. Une petite veine battait la mesure sur une des ses tempes et faisait résonner dans son crâne un rythme rassurant. Tant de chose il y avait encore à faire, tant de chose pour si peu de temps. Il allait avoir besoin de toute l’aide disponible pour atteindre cet objectif un peu fou que lui et ceux qui croyaient en une politique plus forte s’étaient lancés. Il allait avoir besoin de son fils pour y arriver, et pour réussir à mener à bien tous ses projets.
Rearden était calme.


« Camila est seule aux rênes pour la première fois. Nous devons en profiter et surtout ne pas laisser passer cette chance qui ne se présentera pas d’aussitôt. Je dois partir demain pour la Floride…je peux compter sur toi pour tenir le bureau ici pendant mon absence ? »

Rearden était calme. Il leva à nouveau son arme.
Il était temps pour lui de laisser plus de place à cet homme qu’il avait fait homme. Il était temps pour son fils de montrer ce dont il était capable, de montrer de quel genre d’homme il était fait. Est-ce qu’il resterait un ado en mal de reconnaissance criant et crisant sans raison toute sa vie, ou est-ce qu’il assumerait sa place, cessant ses sottises personnelles pour se tourner vers l’avenir ?
Serait-il le seul des enfants à reprendre le combat ?

Encore une fois, Rearden tira.
Encore une fois, mouche.

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James A. Wilkerson

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MessageSujet: Re: Tu quote mi fili - ft James   Tu quote mi fili - ft James Empty15.04.18 17:14


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Père et fils


James s'était éloigné du Bastion principalement parce qu'il s'inquiétait pour Arizona. Sa cousine, avec laquelle il s'était chamaillé depuis son intervention plus que controversé lors de la petite fête surprise de Chang , avait choisit de monter et de diriger une petite clinique hospitalière à Santa Fe pour soutenir leur équipe sur place et les personnes normales en leur offrant des soins de première qualité. C'était une lourde responsabilité et le dossier qu'elle avait porté seule sur ses épaules lui avait pris autant de temps que d'énergie. Comme toujours lorsqu'il s'agissait de son travail, Arizona se dépensait sans compter au détriment même de sa santé, un trait commun qu'elle partageait avec son père. Parfois James se disait que si elle se noyait dans son travail c'était pour oublier le vide de sa vie privée, un peu comme son propre père. Arizona était une femme fière et indépendante et c'était indéniablement un des plus brillants chirurgiens qu'il lui eut été donné de rencontrer, il n'en demeurait pas moins que malgré une vie en apparence bien remplis, elle n'avait absolument rien d'autre et pour cause, à force de ne se concentrer sur son travail elle avait peu de temps pour rencontrer quelqu'un et se consacrer à cette personne, dès lors elle travaillait encore plus pour oublier sa solitude... c'était un peu le serpent qui se mordait le queue. Des rumeurs de romances avaient commencé à courir sur le compte de sa cousine et d'Hopkins peu de temps après la capture de Yaxley, des rumeurs qui n'étaient pas pour le rassurer, et s'il n'y avait pas réellement accordé d'importance tant les imaginer ensemble lui paraissait grotesque, le doute néanmoins, demeurait malgré lui. L'idée qu'Hopkins ait pu poser ses sales pattes sur elle lui déplaisait fortement. Que Arizona rencontre quelqu'un qui la mérite et la rende heureuse c'était tout ce qu'il pouvait lui souhaiter tant que l'individu en question ne s'appelait pas Septimus Hopkins. Hopkins ne savait pas aimer, et surtout, il ne faisait jamais rien sans raison, s'il s'intéressait à Arizona c'était forcément intéressé. Non pas qu'il ne pensait pas qu'Arizona puisse être digne d'intérêt mais plutôt parce qu'il connaissait bien ce serpent. Cet homme était un manipulateur né, et même si par miracle il s'était véritablement intéressé à la jolie doctoresse sans arrière pensée, ce que James n'envisageait pas une seule seconde surtout au regard de son lien de parenté avec son père, il était largement préférable pour la survie de la jolie blonde de se tenir éloignée de cet homme, car aucune des femmes qui avait eu la malchance de partager sa vie n'avait pu profiter d'une douce et paisible retraite, c'était même plutôt l'inverse car toutes avaient en commun une fin aussi violente que tragique, que ce fut sa première épouse ou plus récemment Nathalia.
Y avait-il eut vraiment quelque chose entre sa cousine et Hopkins ? Avait-elle du faire face à une nouvelle déconvenue ? Avait-elle fuie ? Etait-ce la raison pour laquelle elle avait éprouvé ce besoin irrépressible de fonder sa clinique à Santa Fe ou tout ceci n'était-ce qu'un pur hasard ? Après tout, lui-même était bien placé pour savoir que les rumeurs n'étaient pas toujours fondés, s'il se référait aux rumeurs ridicules qui l'avaient associés à Blue. Vrai ou faux, James n'était pas prêt de le savoir, surtout au regard de sa cousine qui n'était pas du genre à discuter de sa vie amoureuse avec lui et encore moins de se justifier car à coup sur, il était certain qu'il n'aurait jamais pu approuver cette relation et qu'il n'aurait pas manqué de le lui dire. Lui reprochant par ce qui aurait potentiellement pu lui passer par la tête pour accepter de fréquenter un homme aussi dangereux que lui. James aurait pu s'inquiéter de la disparition de Hopkins dans le coin mais il était resté suffisamment longtemps pour savoir qu'il ne se trouvait pas à Santa Fe ou en tout cas s'il y était, ce n'était pas avec Arizona.
James n'était pas franchement étonné que son père ne lui pose aucune question ni ne cherche à savoir comment elle se portait. Pourtant lui aussi avait du avoir vent de ces rumeurs ridicules sur elle et Hopkins. Mais ce n'était pas dans sa nature de s'enquérir de ce genre de choses, partant du principe que de toute manière si quelque chose n'allait pas il l'apprendrait bien assez tôt sans qu'il n'ai besoin de le demander. Rearden se contentait des deux phrases qu'iil avait prononcé et qui résumaient clairement la situation actuelle d'Ari et ça lui suffisait, du moins, pour le moment.

Depuis son récent retour, James avait entendu quelques on dit concernant les élections. Il s'agissait plus de paroles influencées par des opinions personnelles des personnes en questions que de faits avérées et objectifs. Aussi pour savoir ce qu'il en était réellement n'y avait-il pas meilleures sources que celui qui se trouvait au coeur même de toute cette folie... du moins, lorsque la personne en question ne s'appelait pas Rearden Wilkerson. A aucun moment James ne s'était attendu à ce qu'il lui dise avec confiance que tout se passait merveilleusement bien, toutefois, il aurait du se douter que son père resterait évasif et qu'au final, il n'en serait pas beaucoup plus avancé. Ceux qu'il payait pour l'aider à faire campagne avait effectivement plutôt intérêt à se montrer confiants s'ils ne voulaient pas se faire remercier dans la minute qui suivit. Non pas que Rearden étaient de ceux qui aimaient se voiler la face et entendre que ce qu'ils souhaitaient entendre bien au contraire, mais s'était l'évidence même que si son père n'avait pas eut la moindre petite chance lors de ces élections, jamais il n'en serait là où il en était aujourd'hui et il n'avait nul besoin d'entendre des discours négatifs
Comprenant qu'il n'en n'apprendrait pas plus, James reprit son arme et tira à son tour sur la cible. Cette fois il était parvenu à faire le vide dans son esprit et à chasser l'image de la vampire. La vampire... c'était beaucoup plus simple de faire comme si elle n'avait pas de nom, comme si elle n'existait pas réellement en tant qu'individu, qu'elle n'était personne, qu'elle se noyait dans la masse de ces créatures magiques si dangereuses pour l'Homme. Oubliant pendant un instant que cette créature dangereuse qu'il tâchait de faire passer pour un monstre sanguinaire au même titre que tous les autres vampires avait une identité propre qui avait su le charmer et qui le charmerait encore si elle ne lui avait pas révélé la vérité. Une vérité, qu'elle n'était absolument pas obligé de lui révéler...
Satisfait de ses tirs, il posa son arme sur la tablette et se tourna vers son père à qui s'était à nouveau le tour de faire montre de ses exploits au tirs. Leur échange avait naturellement enchainé sur Hopkins qui avait totalement disparu de la circulation depuis un bon moment à présent. Non pas que James s'en plaignait bien au contraire, ne pas avoir Hopkins dans les pattes était un véritable bonheur, mais ça ne ressemblait pas à l'homme de disparaître ainsi. Soit il manigançait quelque chose, soit c'était sa manière de montrer qu'il se désolidarisait de Camilla et de ses prises de décisions, soit il y avait autre chose. Aurait-il pu retourner chez les siens ? Non Hopkins aimait bien trop le pouvoir pour ça, là-bas, il n'était rien, alors qu'ici c'était tout l'inverse, les Inquisiteurs lui avaient d'ailleurs donné beaucoup trop de pouvoir.
James avait observé son père pendant qu'il tirait. Les traits de son visage étaient demeurés absolument imperturbable alors qu'ils évoquaient l'ancien second qui s'était littéralement volatilisé. Comme toujours James était incapable de savoir si son père savait quelque chose concernant cette disparition inexpliquée tant que ce dernier n'aurait pas consentit à lui répondre. Jamais, pas une fois, il n'avait vu son père se trahir et révéler par son comportement quelque chose qu'il ne voulait pas que l'on devine ni même que l'on soupçonne. Il y avait très peu de choses que son père ne savait pas, même si bien évidement il n'était pas non plus omniscient. Lorsque Rearden se décida enfin à répondre à sa question concernant le second de Camilla, James approuva d'un signe de tête. Les élections se rapprochaient à grand pas, et même si Septimus était parti en quête d'un quelconque cadavre dans le placard de son père il ne trouverait rien, son père avait raison, c'était trop tard à présent. Pourtant, ses paroles prononcé résonnèrent presque aussitôt comme un sinistre échos qui lui fit poser un regard inquiet sur celui qui les avait prononcé.

« je ne pense pas qu’Hopkins représente encore un problème dont nous aurions à nous soucier »

Que devait-il comprendre ? Quel sens caché se dissimulait-il derrière ces paroles ? Jetant un regard inquiet en direction de Denis qui tenait le stand de tir et qui faisait mine de ne pas écouter leur échange il reposa presque aussitôt son regard interrogateur et ampli d'incompréhension en direction de son père qui paru comprendre instantanément ses interrogations surprises. James pensait-il son père capable d'évincer Hopkins par n'importe quel moyen qu'il jugeait nécessaire ? Il y avait bien longtemps que James ne se faisait plus aucune illusion concernant son père. Le voyait-il comme un monstre implacable ? Absolument pas mais il n'était pas naïf au point de s'imaginer que son père n'était pas le genre de personne à écarter tout danger de son chemin. Avait-il lu en lui ? Ou avait-il pris conscience de la dualité de ses paroles ? Toujours est-il que son père ne tarda pas à se reprendre pour faire disparaître tout malentendu. James ne pouvait pas prétendre être rassuré de l'entendre lui certifier que le lieutenant devait être mort à l'heure où ils parlaient mais il devait reconnaître que jamais de son vivant il n'aurait permis a Camilla de jouer son siège comme elle était entrain de le faire actuellement car si son père venait à gagner les élections ce n'était pas tant Camilla qui perdrait le leadership de leur communauté mais Hopkins qui perdrait le pouvoir qu'il avait mis tant d'années à obtenir, entretenir et conserver. Mais plus qu'une menace pour son père, l'homme était avant tout une menace pour Camilla, se pouvait-il que ce soit elle qui l'ai délibérément évincée pour avoir les mains libres ? Est-ce que c'était ce que son père soupçonnait ? Mais en était-elle seulement capable ? Son père le tira de ses réflexions en l'informant de son départ pour la Floride. James n'apprenait rien, il avait sur le programme que son père devrait donner une conférence là-bas, pour tenter de convaincre encore les derniers électeurs hésitants, après tout c'était la dernière ligne droite, c'était maintenant qu'il fallait mettre les bouchées doubles. Ce qui le surpris davantage par contre, c'était d'entendre sRearden lui déléguer la responsabilité du bureau en son absence. Dans son regard pouvait incontestablement se lire la surprise, car après tout, son père ne lui avait jamais accordé autant de responsabilité, c'était un peu comme s'il lui confiait actuellement sa vie. Au-delà du choc de la surprise qu'avait suscité en lui cette demande des plus inattendue, James senti grandir en lui en sentiment de fierté et d'orgueil. D'aucun dirait qu'il se montait probablement la tête pour peu mais pour James il s'agissait peut-être de cette reconnaissance tant attendue. Incapable de répondre, il observa son père lever son arme en direction de la cible et tirer. Une fois de plus l'homme avait fait mouche, atteignant sa cible en plein coeur... comme toujours

- Bien sur,
lui assura-t-il finalement alors que la détonation de l'arme résonnait encore dans la pièce

Rearden aurait pu se tourner vers Micah, son homme de confiance, car s'il y avait bien quelqu'un qui s'y connaissait en politique et qui était capable de gouverner le navire en l'absence de son capitaine c'était bien Micah. Pourtant, c'était à lui qu'il s'était adressé pour exécuter cette tâche. Le faisait-il dans le seul but de s'approprier les voix supplémentaires des personnes pour qui la famille était des plus importante ? Pour donner l'image d'un père et son fils unis contre vents marrés ? Peut-être bien mais peu importait ses motivations dans le fond, le résultat étant qu'il lui faisait suffisamment confiance pour lui demander d'être celui à qui il déléguait ses responsabilités. En un sens, James se sentait ridicule d'éprouver autant de joie qu'un enfant de 5 ans face à son père qui venait de lui donner la permission d'allumer le four mais en même temps il avait l'impression d'avoir attendu ce moment toute sa vie. Ce moment où son père se reposerait enfin sur lui et il comptait bien ne pas le décevoir à ce sujet. S'emparant de son arme, il tira sur la cible mobile et fit mouche à son tour

- On dirait que je suis rentré à temps. Je ne te décevrais pas,
lui assura-t-il en se tournant vers lui pour lui faire face. Tu vas gagner ces élections, parce qu'il ne peut en être autrement et je ferais tout ce qui est mon pouvoir pour t'y aider même si cela reste modeste par rapport à tous le travail que tu abats en ce moment. Enfin, tu m'diras, tu n'as jamais mieux travaillé que sous la pression alors ça ne doit pas trop te déranger. Toutefois ce ne sera pas gratuit. Je veux quelque chose en échange

Lui tournant à nouveau le dos, il rechargea son arme et la tête par-dessus de son épaule s'adressa à l'homme qui se tenait derrière lui

- Tu es libre ce soir ? J'aimerais diner avec mon père, comme ça tu en profiteras pour me parler de la compagne et me dire ce que tu attends de moi exactement au tour d'un bon dîner. Qu'est-ce que tu en penses ?

Et ainsi, ils pourraient parler plus librement de Hopkins, Camila et de ses projets futur. De choses privées qui se devait de le rester...

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