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 Le Philosophe Roi [Cyrius <3]

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Abigor Crawley

Le Philosophe Roi  [Cyrius <3] Tumblr_oxpb37jb4c1v6vromo1_400

ϟ Métier : Prof de philo ϟ Âge : 48 ans ϟ Race et sang : Sorcier partisan du Néo Cercle ϟ Particularité : Drag en cavale ϟ Statut civil : Libre comme l'air

ϟ Messages : 165 ϟ Date d'inscription : 29/06/2016 ϟ Disponibilité RP : 1 / semaine ϟ Célébrité : Rufus Sewell ϟ Crédits : -

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MessageSujet: Le Philosophe Roi [Cyrius <3]   Le Philosophe Roi  [Cyrius <3] Empty03.01.18 11:59


   

Le Philosophe Roi




Abigor Crawley avait passé une nuit agité. Désormais séparé de Séraphine, il ne pouvait plus compter que sur lui même. Cela avait été un moment difficile, mais elle avait fait appel à sa raison pour essayer de le convaincre que c'était la meilleure chose à faire. Après tout l'Amérique entière avait vu son visage apparaître sur la télé familiale, mais elle avait encore une chance de rester dans l'ombre. Il lui fallait donc se cacher, et ça elle ne pouvait le faire qu'en se retirant du soleil. Abi s'était aussitôt senti très malheureux de cette décision. Il avait au contraire imaginé qu'ils fuiraient ensemble, et que s'ils étaient pris ils mourraient l'un contre l'autre. Mais visiblement non, et il avait ressentit cette décision à la fois intelligente et raisonnable comme la plus amère des trahisons.

Il avait passé une nuit peu reposante à cause de la mine qu'il s'était mit par colère et par provocation envers une femme austère qui détestait le voir dans cette état. Mais au matin, après une énième crise de vomissement passée, son esprit était incroyablement frais et lucide. C'était le genre de révélation que l'on atteint que dans les méditations les plus profondes, lorsque son corps est à bout et son esprit détaché. Depuis ce matin sept heures il avait décidé de ne plus être amoureux de Séraphine Sourcelle. Ça lui était venu comme ça, comme son envie de lâcher un CV bidon au culot à la fac, comme ajouter un objet au panier, comme sortir s'acheter des clopes et revenir avec un chien. Ce matin, sur un parking désert d'un supermarché de la banlieue de Santa Fe, et du vomi encore plein la bouche, il avait donc décidé de réformer sa vie et de mettre fin à cette incohérence permanente qui le caractérisait. Désormais il était un homme libre, sans Dieu ni Maître, et sans personne pour lui dire ce qu'il devait faire. Après tout il était seul désormais, hanté par l'idée que tout le monde lui avait finalement tourné le dos.

Il était le chien fou maintenu en laisse par le Cercle, et maintenant qu'ils l'avaient relâchés dans la nature, ils n'attendaient plus que de voir la foule l'abattre. Au fond il avait été complètement manipulé dans cette histoire, par Séra comme par toutes ces autres personnes qui gravitaient autour d'eux. Aux yeux du pays il était apparu comme la figure de proue du Cercle, mais lui savait pertinemment que ce n'était pas le cas. On ne l'avait pas choisi pour ses idées mais pour sa gueule, la gueule d'un homme au cerveau ravagé, un presque fou qui pourrait faire n'importe quoi en échange d'une bouffée d'opium ou d'une bouteille de Jack.

Et pourtant c'était très mal connaître Abigor que de croire qu'il allait endosser le rôle de l'homme de paille, et gentiment poser sa tête sur le billot. Car après tout il était certain que c'était ce que le gouvernement voulait, qu'il soit abattu par un flic un peu nerveux au moment de son arrestation, et que personne n'entende jamais ce qu'il avait à dire. Se servir de lui comme fusible était de toute évidence une bonne idée, sauf que le fusible en question avait plutôt des allures de baril de TNT, et qu'il était prêt à tout pour voir le monde s'embraser.

Après s'être vaguement rincé la bouche avec une bière de luxe un peu chaude, il prit la décision de ne pas se rendre dans une des caches du Cercle. Il connaissait leur véritable visage, et ne leur faisait désormais plus confiance. Pourtant ce qui état drôle dans cette histoire, c'est qu'en le balançant de cette façon sur le devant de la scène, les gens avaient cru cet énorme mensonge. Il n'était pas plus Chef du Cercle que Pape à Avignon, mais maintenant que tout le pays le pensait, c'était devenu le cas. Pas dans les faits bien sur, mais tout ce qui comptait c'était que cela soit gravé dans leurs esprits. Il souhaitait bon courage à ceux qui voudrait agiter les faits pour démêler le vrai du faux. En apparaissant à la télé, le mensonge étai devenu réalité, et le Cercle tel qu'il existait était devenue une organisation annexe. Il représentait le nouveau Cercle, et ni ses prises de position politiques, ni ses idées ne pourraient être récupérées par d'autres désormais. Après tout son discours avait éveillé de l'indignation et des interrogations, mais il avait également été le terreau d'une contestation aujourd'hui mouvante. En tapant brusquement du poing sur la table, il avait réveillé la flamme de l'extrémisme, exactement ce qu'il cherchait à faire lorsqu'il s'adressait à ses étudiants. D'ailleurs ce n'était ni le Cercle au sens propre, ni le gouvernement qu'ils admiraient, c'était lui. Ses idées, son charisme, sa hargne et son sens du sacrifice. Ils adhéraient totalement à ses valeurs, et jamais il n'avait eu de partisans plus acharnés que les étudiants des facs de Santa Fe. S'il le voulait il pouvait les conduire jusqu'au plus profond de l'enfer, aucun ne manquerait l'occasion de le suivre.

L'histoire du Cercle pouvait être réécrite aujourd'hui, avec son nom en guise de titre, mais cela à condition qu'il trouve un auteur. Cela était difficile à cette heure de la journée, il lui faudrait prendre son mal en patience. Il passa sa journée à somnoler à l'ombre sous une pile de pont, et pour dire vrai il ressemblait en tout point à un clochard. Mais cela n'était pas plus mal, car au moins personne ne s'intéressait à lui. Il savait que tout le monde le cherchait, la police, le Cercle, et même ses partisans qui ne souhaitaient que son bien. D'ailleurs ça l'embêtait un peu, il aurait largement préféré être à leurs côtés, il avait parfaitement confiance en eux et ils pouvaient le cacher au moins un temps. Mais les contacter c'était mettre une énorme cible dans son dos.

Mais en attendant, ce n'était pas en se cachant comme un rat apeuré qu'il allait gagner cette guerre politique. Un soleil incandescent comme lui ne pouvait pas tenir cinq minutes tranquille, c'est sans doute ce qui avait effrayé la prudente Sera. Chacune de ses idées était une pulsion, qui pouvait se révéler à la fois absolument stupide ou brillante, toujours menée avec un culot sans borne.
Cependant être dans les petits papiers du Cercle, sans pour autant être leur leader suprême malheureusement, avait néanmoins eut de sérieux avantages. Il avait vu passer sous son nez des informations sur à peu près tout le monde sur la scène politique, partisan du Cercle inclus.

Hors il y avait ce type, qui visiblement ne l'aimait pas mais que tout le monde avait accusé pendant un temps d'avoir rejoint sa faction. Ce qui l'avait beaucoup fait rire, car cette accusation n'était du qu'au simple fait que l'homme avait le sang chaud. Ce qui en soit était une qualité qu'il trouvait remarquable, ses merveilleux disciples avaient également le sang qui ne demandait qu'à être porté à ébullition. Peut être que s'il l'avait eut dans sa classe, ou l'avait rencontré dans d'autres circonstances, peut être que ces rumeurs n'auraient pas été si injustifiées. Après tout ce gamin rêvait de liberté et justice, tout comme lui. Et même si c'était le plan le plus stupide et / ou le plus culotté de ce siècle, il avait envie de tenter le diable.

Abigor Crawley savait où il vivait, tout simplement par ce que le Cercle et tout les grands pontes au dessus de lui avaient réclamés cette information. Il s'était servi au passage, ce qui n'était qu'un moindre mal. Après tout il était bien différent de ces gens là, qui collecte des informations sur les journalistes par qu'ils en ont peur, parce qu'ils ne rêvent que de les voir muselé en train de répéter le gentil petit tour qu'ils leur ont enseignés. Des dresseurs de caniches, ou de bichons c'est selon. Cette idée fit sourire Abi.

Il attendit que la soirée soit franchement entamée pour se rendre dans un motel. Un motel pas si vilain, et certainement pas choisi au hasard. Mais même s'il mourrait d'envie de s'y reposer, de prendre une douche et un vrai repas, Abi savait que ce n'était pas pour tout de suite. Cette nuit allait être difficile, mais à quoi bon une douche quand on peut faire de la politique ?
Passant par le parking, il grimpa l'escalier extérieur en tôle qui desservait le palier, et s'arrêta devant une porte bien précise. L’excitation le rendait fébrile, et un grand sourire déforma son visage. Sa main tremblante se posa sur le battant en agglo et il frappa quelques coups.


« Ohé hombre ! Est ce qu'il y a quelqu'un qui pourrait me dépanner un seau à glace ici ? »

Pourquoi exactement un seau à glace ? Allez savoir, il avait comme d'habitude dit le premier truc qui lui passait par la tête. La porte s'ouvrit sur un latino suave, aussi velu et dépeigné que surpris. Abi sourit de la façon la plus aimable et la plus mignonne qu'il savait le faire, ce qui faisait ouvertement peur, et agita sa main gauche en l'air dans un gentil petit coucou. La droite en revanche était à hauteur de son estomac, crispée sur cette arme à feu qui lui avait tant servi dans sa dernière apparition télévisée. Ses tremblements avaient reprit de façon plus intense, et il n'y avait aucune doute qu'il fallait bien peu de choses pour le coup parte tout seul.


« Coucou mon grand <3 Il faut qu'on discute, tu me laisse rentrer ? »
Puis devant l'air pas spécialement coopératif de l'homme qu'il tenait en joue, il afficha une expression plus posée. « Je suis très sérieux, j'ai des tonnes de choses à te raconter. Si tu veux bien prendre quelques notes, le cours promet d'être très instructif. »
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Cyrius C. Fernandes

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MessageSujet: Re: Le Philosophe Roi [Cyrius <3]   Le Philosophe Roi  [Cyrius <3] Empty22.01.18 21:08


Le philosophe roi
Le fou et le journaliste


Le clavier à papote retranscrivait, puis effaçait avant de retranscrire à nouveau sous une nouvelle formulation qui ne convainquait guère plus son auteur, tout ce que le journaliste disait à voix haute. Faisant les cent pas dans la pièce, l'homme cherchait ses mots et de meilleurs tournures de phrases mais à vrai dire, il n'y avait pas grand chose à dire parce qu'il n'y avait rien de nouveau dans cette affaire. Etait-ce l'exiguïté de cette chambre qui réduisait son inspiration ou plutôt le fait de ne pas être au coeur de l'action, de ne pas ressentir cette effervescence si propre à celle qu'il y avait dans ce palace de luxe dans lequel le gouvernement avait loué deux étages pour les cinq enquêteurs chargé de démanteler le réseau terroriste qu'était le Cercle. Cinq... non désormais il n'était plus que quatre. Elijah devait se sentir frustré d'avoir été ainsi injustement mis sur la touche par ses supérieurs et franchement il le comprenait car lui aussi ça le mettait en rogne. Il était indéniable qu'il était passé bien près de ne plus jamais revenir, mais comme toujours son cousin s'en était sorti. Bien sur, il n'en n'était pas revenu indemne et avait été marqué dans sa chair ainsi que dans son esprit. Tellement marqué qu'il avait d'ailleurs bien faillit se perdre à jamais, mais il était revenu, plus fort et plus déterminé que jamais. A ses yeux, et il ne disait pas ça uniquement parce qu'il s'agissait de son cousin, ils commettaient une erreur monumentale en se passant de ses services. Elijah était indéniablement le plus qualifié pour retrouver ces enfoirés et l'enlever afin de l'intimider était une grave erreur car on n'intimidait pas un Fernandes.

Depuis qu'Elijah avait été retrouvé et surtout depuis qu'il était sorti de son mutisme dans lequel son nouveau traumatisme l'avait plongé, Cyrius avait été en mesure de prendre du recul et de se détacher de l'implication personnelle dans laquelle cette affaire l'avait plongée. Durant ces quelques jours qui lui avait paru interminable, le jeune journaliste avait expulsé son inquiétude à travers une colère noire, s'en prenant aux enquêteurs qui n'en faisaient de toute évidence pas assez pour retrouver son cousin. Chaque heure qui passaient pouvaient s'avérer fatale pour Elijah qui se trouvait quelque part, à leur merci. Et puis, alors qu'il n'y croyait plus, le Cercle avait fini par le relâcher, mais dans quel état.... Elijah était resté plonger dans un mutisme inquiétant, comme s'il s'était volontairement coupé du monde, ne réagissant plus ni aux personnes qui l'entouraient ni à ce qui se passait autour de lui. Les visites avaient même été interdite et à vrai dire c'était préférable car voir son cousin plongé dans cet état léthargique c'était beaucoup trop dur pour lui, parce que cet homme, ce n'était pas son cousin. Son impuissance et sa peine s'étaient muées en une colère générale. Il n'en voulait pas seulement au Cercle mais aussi à tous ces incapables qui prétendaient appartenir aux forces de l'ordre qu'il soit magique ou non. Ces incompétents avaient-ils trouvé leurs plaques dans une pochette surprise ? C'était à se le demander. Protéger les gens, retrouver les disparus, c'était leur taff mais aucun d'entre eux n'avait été capable de faire ce pour quoi ils étaient payés. Cyrius n'avait épargné personne au cour de ses articles incendiaires dans lesquels il avait pu laisser aller libre cours à toute sa colère et sa frustration, pour autant, ça ne l'avait pas soulagé bien au contraire, il attendait la moindre occasion pour ruer dans les brancards et la première à en faire les frais fut Thémis. Une part de lui savait qu'il était injuste de s'en prendre à elle, mais une autre lui en voulait de ne pas être parvenue à se montrer efficace dans cette affaire, aussi lorsqu'elle l'avait contacté par SMS pour lui faire part de sa réaction plutôt négative suite à son article, il avait jeté tout bon sens par la fenêtre ne se gênant pas pour lui adresser de nombreux reproches. Depuis, il n'avait plus de nouvelles.

Aujourd'hui sa colère était passée, du moins, serait-il plus juste de dire qu'elle ne le dominait plus. Une part de lui savait qu'il avait été injuste envers Thémis qui n'était pas la seule responsable dans cette affaire. Ses mots avaient probablement dépassé sa pensée et plus d'une fois ces derniers jours il avait jeté un regard sur son portable, tenté qu'il était de lui envoyer un message mais il était beaucoup trop fier et de mauvaise foi pour faire le premier pas. Une constatation triste amer lui avait alors fait réaliser que toutes ses relations avec celles qui s'étaient amusées à se faire passer pour sa fiancée voir même sa femme, se terminaient toujours très mal, une raison de plus pour bannir toute idée de mariage de son esprit, déjà que la notion de couple vu par Elijah et sa femme ne lui donnait pas particulièrement envie. Sa mère dirait probablement que c'était de sa faute car on ne jouait pas avec les engagements qu'il ne l'avait pas volé, que ça devrait lui servir de leçon, etc... heureusement pour lui, elle n'en saurait jamais rien, il y avait des choses qu'une mère n'avait pas besoin de savoir, mais cela c'était un autre sujet.
Parvenir à mettre sa rancoeur de côté, ne plus être préoccupé par l'incertitude ou l'angoisse, et savoir Elijah désormais hors de danger, lui permettait d'avoir à nouveau les idées claires et de se poser les bonnes questions. Comment ils s'y étaient pris ? Etait effectivement l'une d'entre elle, mais elle n'était pas difficile à deviner, le Cercle avait des hommes sur place parmi l'équipe de sécurité et les membres de l'hôtel. Tout le personnel en place sans exception devrait être renvoyé et remplacé par un autre. Cette question bien qu'importante n'en demeurait pas pour autant celle qu'il considérait comme étant primordiale car la véritable question c'était celle-ci : Pourquoi Elijah ? Pourquoi lui plutôt qu'un autre ? L'enquête des factions est une menace non négligeable c'est un fait indéniable, et tôt ou tard une confrontation était à redouter, ce qu'il ne s'expliquait pas pr contre c'était pourquoi maintenant ? Parce qu'ils se rapprochaient de la vérité ? Pourtant aux dernières nouvelles, les enquêteurs n'avaient pas avancé d'un pouce. Parce que les pro-moldus étaient mis hors d'état de nuire et qu'ils désiraient leur faire passer un message ? Leur faire comprendre qu'ils pouvaient frapper où et quand ils le souhaitaient, histoire de les intimider ? Mais ça ils l'avaient déjà fait dès le premier jour avec cet empoisonnement commis par la célèbre Corneille. Etait-ce une piqure de rappel ? Il allait s'en dire que cette théorie se tenait pourtant Cyrius n'était pas convaincu par cette hypothèse, il sentait qu'il y avait autre chose, même s'il ignorait quoi. Lorsqu'il écoutait les gens parler autour de lui, tous s'accordaient à dire que le Cercle se battant pour les sorciers et les injustices qu'ils subissaient, des injustices qui de son point de vu n'était clairement que dans l'esprit de ces personnes négatives, éviteraient tant que ce peu de s'en prendre aux sorciers qui travaillaient sur cette enquête tant qu'ils le pourraient préférant s'en prendre aux moldus qui les accompagnaient. Soit, mais encore ? Tout le monde savait que s'il l'un des enquêteurs venait à mourir, il serait aussitôt remplacé par un autre et encore un autre. Non décidément ça ne tenait pas.
Et qu'en bien même pourquoi Elijah ? Il n'était pas le seul moldu sur cette affaire et personnellement, s'il devait choisir, son choix se porterait plutôt sur l'envoyé de la Grande Inquisitrice histoire de montrer au monde entier que les Inquisiteurs étaient loin d'être intouchables, mais au lieu de ça, ils avaient choisit Elijah. Pourquoi lui ? Qu'avait-il de si spéciale ? Avait-il une piste ? Peut-être même n'en n'avait-il pas conscience lui-même...

Décidé à connaître la ou les pistes qu'il suivait lau moment de son enlèvement mais conscient que son cousin ne lui répondrait jamais, il était entrain de réfléchir à un stratagème pour le faire parler en le piégeant lorsqu'une voix et des coups portés à la porte de sa chambre le tirèrent de ses réflexions. Il n'attendait personne, qui était-ce ? Cyrius resta immobile durant un instant, essayant de reconnaître cette voix qui lui était à la fois sensiblement familière mais pourtant clairement inconnue, sans parvenir à la remettre. Ecrasant sa cigarette dans le cendrier, il se dirigea en deux pas vers la porte qu'il ouvrit en grand. Interdit, il se retrouva nez-à-nez face à un homme qui avait mauvaise mine. Les traits tirés, des cernes sous les yeux, les cheveux en bataille, il était sale, et une barbe de quelques jours lui mangeant la partie inférieur du visage, malgré tout il aurait pu le reconnaître immédiatement. Face à lui se tenait l'homme le plus recherché d'Amérique, et accessoirement leader du groupuscule terroriste connu sous le nom du Cercle. Si l'homme lui adressa une grimace en guise de sourire tout en le saluant de la main, ce qui retint davantage l'intention de Cyrius c'était cette arme, discrètement pointé sur lui et pour l'avoir vu en faire usage sur les vidéos du tribunal qui passaient en boucle aux informations dernièrement, il n'avait aucun doute quand au fait qu'il savait parfaitement s'en servir. Blême, Cyrius sentit une vague de froid glacer son corps et cela n'avait strictement rien à voir avec la fraicheur de la nuit qui s'engouffrait dans la petite chambre. Se reculant, les mains légèrement levées devant lui, il laissa entrer le terroriste qui referma la porte sur lui. Déjà Cyrius détestait l'idée de se retrouver seul avec un type qui le menaçait avec une arme d'une main tremblante, alors quand le type en question n'était autre qu'un dangereux assassin dire qu'il n'en menait pas large était un euphémisme. Pourtant, et bien qu'il ne comptait pas jouer aux héros ou le provoquer inutilement, il ne pouvait s'empêcher de le fusiller du regard, d'un part parce qu'il détestait ce qu'il représentait mais surtout avant toute chose parce que lui et son groupuscule avait enlevé et torturé son cousin. Peut-être même que cet homme avait participé à son calvaire, qui sait.
Sans faire le moindre mouvement brusque, Cyrius s'approcha de son bureau et sans quitter l'homme du regard se décida enfin à désérrer les lèvres tout en se tournant légèrement vers son ordinateur sans perdre le contact visuel avec l'homme qui se tenait face à lui

- Je ne prends aucune note,
le prévint-il. Enregistrement de l'entretien avec l'homme connu sous l'identité d'Abigor Crawley.

Puis prenant appui contre son bureau, tout en approchant discrètement sa main en direction de son portable, il fixa l'ennemi public numéro 1 que toutes les forces de l'ordre recherchaient avec avidité et qui se trouvait à proximité d'eux, quelque part dans cette grande ville qu'était Santa Fe, le berceau des attentats, dans cet hôtel avec lui.

- Vous voulez discuter ? De quoi ? Vous n'avez pas aimé la manière dont j'ai bousculé Hères Yaxley ? Pour les réclamations je peux vous donner l'adresse d'Aïe'actu. Ou alors vous préférez parler de votre petit numéro au tribunal ? Pourquoi avoir révélé votre visage au monde entier ? Qu'est-ce que vous espériez en faisant cela ? A moins que vous ne désiriez parler des raisons qui vous ont poussé à enlever et torturer mon cousin ?

Serrant un peu plus fermement ses mains contre le rebord de son bureau pour maitriser cette colère que la simple évocation du calvaire qu'avait enduré Elijah faisait naitre en lui, Cyrius n'avait besoin que de poser son regard sur l'arme qui le tenait en jout pour faire disparaître presque aussitôt toute velléité

- Pourquoi êtes-vous ici ? Qu'est-ce que vous voulez Crawley ?
Demanda-t-il intrigué avec une pointe de fermeté


———————— ϟ ————————
- Quand je te dis bouge, tu bouges, quand je te dis bouge pas, tu bouges pas et quand je te dis saute....
- Je te dis "toi d'abord" !
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Abigor Crawley

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MessageSujet: Re: Le Philosophe Roi [Cyrius <3]   Le Philosophe Roi  [Cyrius <3] Empty23.01.18 12:46


   

Le Philosophe Roi





Fermant silencieusement la porte de la chambre derrière lui, Abigor afficha un sourire satisfait. Il n'était pas du genre à tourner autour du pot pendant cent ans, mais ça tombait bien parce que le journaliste non plus. Pourtant on ne pouvait pas non plus dire qu'il était coopératif ou heureux de le voir. Est ce que ce gamin qui avait encore du lait autour de la moustache réalisait qu'il vivait le plus grand instant de sa misérable carrière de gratte papier au service d'un gouvernement corrompu ? Sans doute que cette idée commençait à faire son chemin car il reculait prudemment, laissant à Abi tout le loisir d'entrer dans sa chambre comme un serpent se glisse dans un couffin.
Et pourtant il avait l'impression que la petite bête flippait doucement de se faire gober, et usait d'artifices inutiles pour paraître plus grosse. Abi lisait parfaitement la peur qui transparaissait derrière son ton de défi. Le petit chou faisait dans son froc, c'était presque mignon.


« Allons mon lapin, tu n'as jamais entendu parlé du pouvoir incommensurable de l'interprétation ? »
Ironisa t il en regardant du coin de l'oeil le clavier cliqueter au moindre de ses mots. Certains de ses étudiants avaient ce gadget, et c'était rarement les plus brillants. Une pensée tendre lui arracha un sourire triste, qui s'étira d'une façon presque cynique. « Connu sous la fausse identité d'Abigor Crawley, note bien ça en gras mon petit chou. Et appelle moi Jared. »

En temps normal il aurait dit « appelle moi papa », mais son nouvel élève avait un peu trop de pilosité faciale pour lui plaire. Il y pensa quand même, et cela le fit ricaner. Quel dommage que la célèbre plume insolente CC ne soit pas une jolie blonde frigide avec un carré court et un balais dans le trou de balle. Ça aurait été carrément son genre.

Du coin de l’œil il aperçu le journaliste tendre la main en direction de son portable. Il s'y était attendu à celle là, et il soupira devant un geste aussi prévisible. Ce n'était pas parce qu'il avait les membres qui tremblaient qu'il avait de mauvais réflexes, et il prit le téléphone d'un geste vif avant que Cyrius ne réussisse à mettre la main dessus en mode petite bête qui monte qui monte. Tendant toujours l'arme pointée vers lui, il agita le portable devant son nez à la manière d'un pion qui vient de faire une bonne prise.


« Je ne suis pas content, mais alors pas content du tout. Je viens personnellement pour discuter avec toi, et toi tu ne trouves rien de mieux à faire que d'essayer de me la mettre à l'envers en me dénonçant comme une sinistre merde ? C'est triste ça jeune homme, et en plus c'était bête et prévisible. T'as pas de raison d'appeler les flics, et moi j'ai pas de raison de t'installer la clim entre les deux yeux. Alors joue là un peu plus franche et ne t'amuse pas à me donner une raison pour te carrer une balle dans la citrouille. Vu ? Je t'aime bien tu sais. »


Toujours en le fixant, Abi souleva légèrement son tee shirt et fourra le téléphone de ce brave Cyrius bien au chaud à l'intérieur de son caleçon. Normalement c'était pile l'endroit dans lequel un latino hétérosexuel de vingt ans ne viendrait jamais y glisser la patte. Une forteresse imprenable donc. D'ailleurs si Cyrius récupérait son bien d'ici la fin de cette échange, je ne saurais que trop peu lui conseiller de le laisser tremper dans un bain de javel 24h, histoire d'être sur de trucider tout les germes qui peuvent grouiller à l'intérieur du slip d'un anarchiste.


« Purée j'espère que ta maman va te passer un coup de fil, histoire de me chatouiller un peu les valseuses. » Affirma t il en gloussant comme un crétin, très fier de son coup.

« Bon assez blagué, assis toi fiston. »

D'un léger mouvement du canon de son arme, il l'invita à s'asseoir devant son écran. Quand à lui il se tira un chaise, et s'assit en face. Puis du plat de la main il baissa l'écran de l'ordinateur au maximum histoire que son nouveau petit étudiant ne se cache par derrière comme une petite pucelle apeurée. Il avait horreur quand ils faisaient ça. C'était juste un manque évident de volonté et de caractère.

Pour l'instant son petit cours du soir improvisé se passait exactement comme il voulait, Cyrius allait exactement où il l'attendait, ou du moins presque. Abigor le regarda avec des yeux ronds lorsqu'il lui parle de Hérès Yaxley, puis il éclata ouvertement de rire. Celle là était drôle, surtout parce qu'elle était parfaitement hors sujet et inattendue.


« Qui ? Hérès Yaxley ? Nan mais alors lui si tu savais comme je m'en bat l’œil avec une patte de gnou !! »
De plus en plus hilare, il s'accouda sur sa main libre. « C'est bien mon lapin, t'es passé à la télé. Et en plus tu as mis trois coups de bâton à un épouvantail crétin ! Papa est fier de toi. Nan je plaisante t'étais sûrement super, j'ai pas vu mais tu m'as envie de regarder ça en replay. Faut que je me note ça quelque part... Hérès Yaxley ! Je ne l'avais tellement pas vu venir celle là ! Tu parles d'un animal politique, une couille molle déguisée en couille molle ! »

Si Cyrius avait pour but de tuer un dangereux terroriste en le faisant mourir de rire, on y était presque. Abi inspira longuement pour refréner son fou rire, puis s'essuya les yeux. Il était presque au bord des larmes, et il commençait à réaliser que ça pouvait être vexant pour son charmant élève. D'ailleurs celui ci devait être un tout petit peu chonchon, car il qualifia son coming out politique de « petit numéro ». Les garçons ça se vexe de rien je vous jure...


« Hé soit poli ! Je l'ai fait parce que c'était nécessaire et tu le sais. »

Qui était capable de dire le contraire ? En faisant exécuter ces meurtriers il avait fait ce que tout le monde rêvait de faire. Ce types étaient les derniers des salops, et personne ne souhaitait prendre le risque qu'une bande d'avocats malhonnêtes les éloignent de la chaise électrique avec des arguments à deux ronds sur leurs supposés enfances malheureuses.
En revanche la remarque de Cyrius sur sa mise en avant soudaine lui fit afficher une expression bien plus avenante. Il s'attendait à cette question.


« Parce qu'en politique on ne peut pas toujours avancer masqué. C'est la marque des lâches et des complotistes. Le pays doit savoir qu'il y a des gens qui sont pas d'accord avec le régime, et qui sont prêt à se battre pour le bien commun. Jusqu'ici le Cercle a agit dans l'ombre, mais c'était une mauvaise politique. A tel point que nous nous sommes retrouvé associé à une image dégueulasse de terroriste. J'en ai marre de ça, notre parti à des revendications et un programme, et je veux que l'on puisse être capable de les exposer. C'était une erreur de laisser les gens croire que nous étions des marginaux, alors qu'en fait il n'y a, à mon sens, pas plus patriote que nous en ce moment sur la scène politique. En même temps je vais te dire, c'est pas dur. Quand on voit la brochette d'incapables et de fascistes qu'on se tartine... Est ce que ça t'étonne de voir le peuple prendre les armes ? Les politiques jouent un peu trop au con avec nous, et tu vois mon gars, à force de tirer sur la corde tu fini par l'avoir autour du cou. Faudra pas demander d'où ça vient... Alors oui maintenant je suis un fugitif, et c'est clair que je risquais moins mon cul quand ma gueule ne disait rien à personne. Mais c'est pas une vie que de se planquer en flippant qu'il nous arrive rien. Si tu veux vraiment vivre peinard, à un moment il faut se battre, et tant pis si j'en crève. Je préfère être un homme qui meurt debout les bottes aux pieds pour des idées libres, que de la fermer et marcher pour un état collaborationniste et oppresseur. Tu crois pas ? Parle moi un peu de ta couleur politique d'ailleurs, j'ai envie de savoir tes idées. Promis je te tire pas dessus si je ne suis pas d'accord ! » Il ricana. « On ne devrait jamais arriver à cette extrémité là, mais y'en a qui comprennent pas autre chose. Toi je sais que t'es un garçon civilisé avec qui y'a moyen de débattre comme des humains. »

Le visage appuyé contre ses phalanges, il avait nonchalamment baissé son arme qui reposait sur son genou. Mais ça n'empêchait pas qu'il était parfaitement attentif aux moindres réactions de Cyrius et scrutait son visage comme s'il était capable de lire à l'intérieur de lui.
Cependant il afficha un air véritablement surpris quand le jeune homme se mit à évoquer son cousin, avec une rage bouillonnante mais contenue.


« Ton cousin ? C'est qui ton cousin ? Hé calme toi mon chou, j'ai touché ni à ton cousin, ni à ta cousine, ni à sa voisine, ni à ta grand mère. Explain, parce que là papa est perdu. C'est quoi ton problème ? »
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Cyrius C. Fernandes

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MessageSujet: Re: Le Philosophe Roi [Cyrius <3]   Le Philosophe Roi  [Cyrius <3] Empty01.04.18 20:01


Le philosophe roi
Le fou et le journaliste


Cyrius arqua un sourcil en écoutant les propos que tenait l'homme qui se trouvait face à lui et dont il ignorait pour le moment la raison de sa présence entre ces murs. Prétendre que Cyrius était détendu ou du moins suffisamment avide de découvrir les raisons qui avaient poussé le dénommé Crawley à venir dans la chambre qu'il occupait, au point d'en oublier le stress que lui procurait cette situation à se retrouver avec pour seule compagnie le terroriste le plus recherché d'Amérique vous menaçant de son arme, serait totalement faux. Il y avait vraiment des circonstances bien plus agréables de faire une interview, s'il on exceptait bien évidemment la haine profonde que ce triste sir lui inspirait. Cyrius ne portait pas le Cercle et ses membres dans son coeur car ils prônaient une idéologie qui n'était pas la sienne. Une idéologie basée sur leurs esprits tordus et dont la seule réponse aux persécutions imaginaires dont ils se croyaient victimes n'était autre que la violence et le meurtre à l'encontre de la population moldu. Cyrius avait rencontré les victimes mais également les personnes qui avaient perdu un être cher dans ces attentats, il avait vu tous ces visages en larmes, il avait lu le bouleversement mais également l'incompréhension dans leurs regards. Il ne les connaissait pas pourtant il avait partagé leur peine et avait été touché par leur détresse. Comment pouvait-on se prétendre sauveur d'une communauté en semant derrière soi la haine et la destruction ? Ces hommes et ces femmes qui tuaient aveuglément et sans distinction toutes personnes qui étaient dépourvus de pouvoir magique uniquement parce qu'ils n'étaient pas comme eux, des sorciers, n'étaient ni des héros ni des défenseurs d'une quelconque cause, ils n'étaient que de vulgaires assassins. Cet étendard de justice qu'ils brandissaient n'était en réalité qu'une excuse pour faire couler le sang et détruire ce qui était différent d'eux. Même si Cyrius n'avait aucune considération pour les pro-moldus et qu'il n'allait pas les pleurer, il n'approuvait pas pour autant les actions commis par le Cercle à leur égard. Nul n'était dupe, si le Cercle avait agit de la sorte ce n'était pas dans le but de rendre une quelconque justice, c'était plutôt une manière d'assoir leur hégémonie en faisant passer un message : quiconque oserait se dresser sur leur chemin finirait de la même manière.
Cyrius ne pouvait nier qu'il y avait des moldus qui haïssaient les sorciers parce qu'ils en avaient peur et de la peur naissait la haine, fort heureusement il ne s'agissait que d'une minorité mais l'inverse était tout aussi vrai, et le Cercle en était justement la preuve vivante. Cela faisait 30 ans que la grande révélation avait eut lieu, 30 ans que sorciers et moldus étaient obligés de coexister. Trente, c'était la moitié d'une vie et pourtant il y avait toujours autant de haine, d'incompréhension et d'intolérance entre les hommes. N'apprendraient-ils donc jamais rien ?! Si le Dôme les avait coupé du reste monde c'était justement à cette attitude haineuse qu'ils le devaient. Mais outre leur idéologie de détraqués, la haine que ce groupuscule lui inspirait était devenue personnelle dès lors où ils avaient osé s'en prendre à son cousin, Elijah, qu'ils avaient enlevé et torturé, pour quelle raison ? Aujourd'hui encore la question demeurait sans réponse était-ce important de savoir ? Ça ne changerait rien au fait que ce qui avait été fait avait été fait mais il voulait savoir, il voulait comprendre. Pourquoi lui ? Pourtant, et bien que sa colère était réelle et sa haine profonde, le journaliste en lui parvenait à prendre le dessus sur cette dernière, lui permettant d'assouvir ce besoin de savoir et d'écouter ce que cet homme avait à dire

Alors que « Jared » commençait à parler, Cyrius approcha sa main le plus discrètement possible de son portable. Il s'agissait peut-être d'une opportunité journalistique incroyable mais il ne perdait pas de vu qu'il voulait faire tomber le Cercle et quelle meilleure manière de s'y prendre qu'en faisant tomber leur leader ? Conscient qu'il ne pouvait pas téléphoner directement à la police sans risquer de se faire démasquer par l'autre enflure, Cyrius décida de s'y prendre autrement et d'appeler Thémis. Son contact était toujours sur la page d'accueil, car il avait voulu l'appeler sans toutefois le faire, il lui suffisait donc tout simplement d'appuyer sur le bouton « appel » et si Thémis ne faisait pas sa crétine elle décrocherait, entendrait leur conversation et prendrait les mesures nécessaires. D'ici à ce qu'elle arrive, lui en apprendrait un peu plus sur celui qui voulait désormais se faire appeler « Jared » et signerait probablement le scoop de l'année. Malheureusement, si son plan lui paraissait on ne peut plus parfait, il n'y avait bien que dans les films que ça fonctionnait car l'homme qui le tenait en respect ne tarda pas à comprendre son petit manège. Avant qu'il ne puisse réagir le terroriste s'empara de son téléphone non pas à l'aide d'un sortilège d'attraction mais avec une vivacité qu'il n'aurait pas soupçonné en le voyant. Comme c'était étrange, décidément cet homme l'interpellait. Lui qui mettait en avant la suprématie des sorciers préférait agir comme un moldu en utilisant des armes à feu et en ne faisant usage d'aucun sortilège. Pourquoi ? Etait-il seulement réellement sorcier ? Se concentrer sur ce genre de réflexion lui permettait de faire abstraction sur ce qui risquait de l'attendre à présent qu'il s'était fait démasquer. L'homme allait-il se mettre en colère ? L'abattre de sang-froid ? Non décidément il préférait s'interroger sur les raisons pour lesquels « Jared » refusait de faire usage de la magie plutôt que sur ce qui pouvait potentiellement lui arriver. Contre toute attente l'homme ne s'énerva pas, bien au contraire, il lui expliqua une nouvelle et dernière fois les règles du jeu et si Cyrius était on ne peut plus soulagé de constater que ce n'était pas encore maintenant qu'il allait pouvoir saluer ses ancêtres, il avait compris que la prochaine fois « Jared » ne serait pas aussi cool, et ce même si, selon ses dires « il l'aimait bien ». Cette affirmation d'ailleurs, l'étonna car il ne voyait pas réellement ce qui pouvait lui plaire chez lui étant donné qu'il ne s'était jamais montré tendre envers le Cercle ou même ambiguë quand à son opinion les concernant. Sans quitter son téléphone du regard, sa mâchoire eut bien du mal à ne pas se décrocher en voyant à quel endroit il avait décidé de ranger le portable qu'il venait de lui confisquer. S'il s'en sortait vivant il était bon pour s'en racheter un autre. L'humour gras dont faisait preuve l'homme ne faisait rire que lui et en guise de réponse Cyrius s'était contenté de lever sur l'homme un regard des plus sévères.

Toujours sous la menace d'une arme, Cyrius obtempéra en silence et prit place sur sa chaise de bureau, derrière son ordinateur. L'imitant, « Jared » prit place face à lui et abaissa l'écran de son ordinateur comme s'il cherchait à ce que son revolver ne disparaisse à aucun moment de son champ de vision, et qu'il prenne conscience à chaque instant de la menace face à laquelle il se trouvait.
Cette arme pointée sur lui le rendait indéniablement nerveux, mais il tenta d'en faire abstraction et pour se faire il ne voyait qu'une chose à faire parler et le faire parler. Cyrius mourrait d'envie de lui dire ce qu'il pensait de lui mais le provoquer et l'agresser n'était pas des plus judicieux surtout lorsque votre vis-à-vis avait une arme pointé sur vous et n'était autre qu'un tueur qui ne faisait montre d'aucune pitié. Sa première remarque concernant Hères était une plaisanterie. Bien sur qu'il se moquait du Cercle, car l'idée que leur leader puisse venir lui demander des comptes sous prétexte qu'il avait un peu malmené le fils de Saevus Yaxley, le nouveau Leader des Partisans, était en soi ridicule pourtant l'homme le pris au sérieux et jugea visiblement sa remarque risible, ce qu'elle était effectivement. De toute évidence que l'on ridiculise un sorcier sur la place publique ne vous valait pas la peine de mort, c'était déjà ça. Cyrius nota en tout cas que « Jared » n'avait pas une très haute estime de l'héritier Yaxley, par contre il ne semblait guère apprécier qu'on le titille concernant ses actions. Si Jared avait trouvé sa remarque sur Hères hilarante, ce fut autour de Cyrius de ricaner, tant il était estomaqué par les propos que lui tenait l'homme qui lui faisait face.

- Et ça vous surprend vraiment ? Vous attaquez la base militaire d'Albuquerque sans laisser le moindre survivants, vous vous attaquez à des représentants de l'ordre, vous les menacez, vous enlevez des politiciens et exercez un chantage avec menaces de mort à l'appui sur le gouvernement, vous exécutez les pro-moldus, et après ça vous étonne que l'on vous qualifie de terroristes ? Je ne vois vraiment pas ce qui vous surprend, parce qu'entre eux et vous je ne vois aucune différence.

Cyrius c'était une fois de plus laissé emporté par ses opinions, quand il était lancé, il était incapable de s'arrêter et si généralement il n'avait jamais à rougir de ses opinions qu'ils soient politiques ou pas, la vue de l'arme pointée sur lui, lui faisait presque aussitôt regretter sa hardiesse. Croyait-il au jeu d'innocence que tentait de lui faire gober « Jared » concernant l'enlèvement de son cousin ? Cyrius ne doutait pas un seul instant que Crawley, pardon « Jared » savait parfaitement de quoi il parlait. Cherchait-il à lui faire comprendre qu'Elijah était tellement insignifiant à ses yeux qu'il ne s'en rappelait plus ? Juste pour l'énerver ? Peut-être mais Cyrius ne rentrerait pas dans son jeu, du moins,... allait-il essayer. D'une voix froide mais aussi calmement qu'il lui en était possible, il répondit à sa question.

- Elijah Fernandes, l'un des 4 représentant des factions. Celui que vous avez enlevé à l'hôtel où il séjourné et que vous avez torturé. D'ailleurs comment vous vous y êtes pris pour entrer dans le lieu le plus surveillé du coin ? Et puis, pourquoi lui ? Parce qu'il est moldu ? Lui cracha-t-il à la figure avec un mépris mal contenu avant d'inspirer et de reprendre plus calmement. Si vous vouliez réellement changer le visage politique du pays, pourquoi prendre les armes plutôt que de monter votre propre parti et de faire entendre vos idées, comme dans toute démocratie au lieu d'agir comme un tyran ? Vous pensez que le peuple prend les armes ? Vous pensez représenter le peuple ? Moi ce n'est pas ce que je vois. Le peuple américain pleure, il est meurtris et en colère parce qu'un groupe d'individus les a pris en otage et met le pays à feu et à sang. Les gens tremblent et s'inquiètent de savoir si un de leur proche ou si eux-mêmes ne vont pas périr dans la prochaine attaque qui aura lieu. Vous et vos actions, avez fait naitre un climat de suspicion et de paranoïa. Vous voulez aider les sorciers à se faire accepter ? A être intégré ? Ce n'est pas en menaçant les moldus que vous y parviendrez et encore moins sous la menace. Moi je suis un Partisan du Nouveau-Monde et bien que j'ai honte de ce qu'ont fait Yaxley et Rookwood sénior et de la manière dont a été fondé ce parti, je crois aux idéaux qu'il représente, je crois au fait que sorciers et moldus peuvent vivres ensemble et cohabiter, comme l'ont fait les noirs et les blancs avant nous. Et vous, lui demanda-t-il en levant son regard dans le sien, à partir de quel moment avez-vous cessez de croire que les hommes étaient incapables de coexister autrement que sous la menace ? Qu'est-ce qui vous a fait prendre les armes ? Qu'est-ce que vous voulez exactement ? C'est bien la raison qui vous amène n'est-ce pas ? Vous êtes ici parce que vous voulez que quelqu'un fasse passer votre message. Alors dites-moi tout. Commençons par le début, si Abigor Crawley n'est pas votre vrai nom... Qui êtes-vous Jared ? Quel est votre histoire ? Vous avez toute mon attention




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Abigor Crawley

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MessageSujet: Re: Le Philosophe Roi [Cyrius <3]   Le Philosophe Roi  [Cyrius <3] Empty12.04.18 13:20


   

Le Philosophe Roi




A moitié effondré par ce fou rire qui, visiblement ne suffisait pas à dérider ce petit cubain coincé de la conscience politique, Abi tenta de retrouver son sérieux. Et pourtant ça restait drôle, d'une façon un peu décalée certes, mais drôle quand même. Sans rire, il n'avait que ça comme argument ? C'était à la fois naïf et mignon. Ça lui rappelait avec nostalgie ces fois où un élève un peu plus courageux que les autres essayait de le remettre à sa place devant tout l’amphithéâtre. Pour être honnête, Abi enseignait aussi durement rien que pour pouvoir vivre ces moments là. Bifler publiquement un gamin en usant d'un bon mot, se sentir galvanisé par le rire des autres, lire la honte s'écouler sur son visage, et le voir quitter l'assemblée pour retourner tout penaud chez sa mère.

Posant son coude gauche sur la table, il garda dressé trois de ses doigts pour donner un support visuel à son explication pourtant très évidente.


« Des militaires, c'est quoi exactement un militaire ? Des fonctionnaires d'état payés pour tuer des gens. » Il abaissa son pouce. « Des représentants de l'ordre, comme tu les appelle si poliment. Ils servent à quoi ? A représenter le pouvoir en place et faire appliquer ses lois à la population. » Il abaissa son index, laissant son majeur visible pour que Cyrius comprenne bien où il voulait en venir. « Et je te laisse deviner ce que je pense des politiciens corrompus au service d'un état gangrené par la corruption. »

Il le fixa dans les yeux, et ajouta d'un air parfaitement détendu.


« Quand à tes petits potes les pro moldus, j'aurai adoré entendre ce que tu avais à dire à leur sujet quand tu t'es retrouvé coincé sous leur feu à Chicago. Faudrait pas perdre la mémoire gamin, y'a des choses qu'on ne peux pas pardonner aussi facilement. Ça va sûrement t'en boucher un coin, mais le Cercle ne s'en est jamais pris à la population. Pourquoi ? Parce que ce ne sont pas nos idéaux. Et je te vois venir, les flics et les bidasses ne sont pas des membres de la population, mais des instruments du pouvoir. Si on était des gros cons, croit moi que les mecs si on en voulait à leur cul personnellement on serait venu les égorger dans leurs maisons la nuit. Mais c'est pas ça l'idée, c'est la base la cible, et eux c'est malheureux à dire mais ils sont des pièces du moteur. Et ça c'est pas moi qui l'invente, ils ont signé pour collaborer avec un système de merde et tuer des gens légalement. Je suis pas plus pour l'armée que le meurtre gamin. Mais ce qui s'est passé à Chicago pendant la commémoration, ça c'est une attaque sur des civils qui n'avaient rien demandés et c'est impardonnable. »

Il prit une cigarette dans le paquet que Cyrius avait posé à coté de son ordinateur et se l'alluma.


« Alors pour la dernière fois essaye de faire la part des choses et ne compare pas ce qui n'est pas comparable. »

Il demanda à Cyrius des explications sur son fameux cousins, et immédiatement il leva les yeux au cil devant le flots de paroles haineuses de Cyrius.


« Ah lui ! Bah excuse moi, j'avais pas fait le rapprochement. C'est pas parce que vous êtes latino que vous êtes forcément tous cousins ! » Il inspira une bouffée de tabac et sourit. Il y avait quelque chose de mesquin dans son expression. Et en même temps d'empressé, c'était comme si la vérité lui brûlait la bouche. « Tu ne te doute vraiment pas de comment on s'y est prit pour rentrer ? Sérieusement... Il nous a suffit de frapper à la porte et on nous a ouvert. C'était pas plus dur que ça. Et tu sais pourquoi c'était aussi facile ? Parce qu'on nous attendait. L'enquête des quatre factions c'est organisé par qui d'après toi ? Réfléchit bien. » Il dressa son doigt en l'air, comme pour lui indiquer quelque chose au dessus d'eux. « C'est couillu mais ça marche, plus c'est gros et plus ça passe de toute façon. Tu as été vivre avec eux, et tu ne t'es rendu compte de rien ou quoi ? Pourquoi est ce qu'on t'a laissé rejoindre la partie ? Parce que mon ami, pour eux tu fais moins de dégâts en restant sous surveillance qu'en allant fureter dieu sait où. Quand à ton cousin je suis désolé, sache que je n'étais pas du tout pour, mais je n'ai pas eut mon mot à dire. Les ordres venaient directement du gouvernement, et on a été obligé de les suivre. Mais si je peux te dire un truc, sache que personne ne l'a torturé. Il a été retenu, certes, mais personne n'a levé la main sur lui. Pourquoi on aurait fait ça ? On est pas des cinglés, il fallait juste l'isoler quelques jours, pas lui tabasser la gueule et le rendre à sa femme en confetti. Et crois moi, il n'a pas été si mal loti, le gouvernement s'est aussi bien occupé de lui que de n'importe quel détenu qui croupi dans un pénitencier. Je ne vais pas m'excuser pour ton cousin parce que je sais que ce n'est pas la peine, mais tu mérite tout de même quelques explications. » Il tapota sa cigarette et la cendre tomba sur le sol. « Il n'a pas été isolé de force parce qu'il est moldu, mais simplement parce qu'il était un peu trop présent et que ça en dérangeait certains. Ils avaient besoin de trois jours d'amplitude pour comploter dieu sait quoi, nous n'avons pas eut d'autre choix que de leur obéir. »

Abigor fut soudain agité d'une légère toux qu'il réprima bien vite.

« Ce qui nous amène à notre troisième point, pourquoi le Cercle obéit il au gouvernement ? Ah ça mon lapin, bonne chance pour l'écrire dans un journal sans passer pour un con et te retrouver empoisonné au polonium deux jours plus tard. Mais si tu es prêt à faire éclater la voix de la vérité, quitte à finir au fond d'un canal, alors j'ai quelque chose pour toi. »


Il le jaugea du regard, amusé. C'était comme donner un grand couteau à un bébé. Abigor glissa sa main dans la poche de son jean de façon assez peu classe, et lui donna un papier plié en quatre.


« Le Cercle tel qu'il a été fondé, est un groupuscule gouvernemental. Je t'avais prévenu, bonne chance pour qu'on te croit. Notre objectif de départ était avant tout la surveillance des groupes extrémistes moldus et le placement de membres pro sorciers à des postes privilégiés au sein du gouvernement. Ça remonte un peu, mais honnêtement c'était un franc succès. Tu n'as entendu parler du Cercle lorsque cela s'est avéré utile, mais crois moi tu n'as pas idée de tout ce qu'il y a sous l'iceberg. Sur cette photo tu verra le noyaux dur du Cercle. Je suis sur que tout les visages te diront quelque chose, tu fais toujours de ton mieux pour analyser la classe politique après tout. »


Il déplia le document et le glissa devant Cyrius.

« J'étais beau mec quand j'étais plus jeune hein ? »

La photo avait été prise dans une pièce minuscule et encombrée, et autour d'une table se trouvait quatre hommes, le premier il l'avait sous les yeux, le second était sénateur, le troisième était ministre. Quand au quatrième, Abi se demanda en souriant si Cyrius avait été en âge de voter à ce moment là.


« Garde la. j'ai d'autres copies. Honnêtement, c'est du délire hein ? Tu crois que tu auras le courage de coucher tout ça par écrit ? Faut encore que je t'en raconte mon loulou, c'est pas fini. Tu sais je me suis un peu retrouvé à cette table merdique parce que la porte était ouverte, ma meuf était très dans la politique tu comprend, c'est elle qui prend la photo. Au début on croyait tous dans les mêmes choses, mais tu sais le pouvoir ça corrompt. Les copains m'ont tous semblé bien plus planplan une fois qu'ils avaient obtenu leurs dream job. Moi j'étais un peu obligé de les suivre, pour des raisons que je ne veux pas trop t'expliquer, j'étais un peu niqué sans eux. Mais maintenant... putain mec je suis libre, et je les emmerde. Si tu appelle les flics, crois moi que ce que je viens de te raconter, ça n'ira jamais devant un tribunal. Et moi on me retrouvera pendu dans ma cellule, avec les deux mains attachées dans le dos. C'est dans ces moments là que tu réalise que tes potes sont plus trop des potes... Le peuple américain pleure quand son gouvernement lui met des bites dans le cul. Et ça tu vois mon lapin, c'est pas exactement ma conception de la liberté. Ma mission pour le Cercle était le recrutement, parmi le bon peuple hein, ce fils de pute là il se chargeait de la classe dirigeante. C'est que je présente pas très bien dans les salons tu vois. Et il ne m'a pas fallut longtemps pour trouver des gens animés des mêmes idéaux que moi, et on a fondé notre parti. Alors oui mon lapinou, on est peut être pas sur les listes municipales, mais tu crois qu'on pourra un jour se faire une place dans ce système gangrené de l'intérieur ? Pas possible, pas avec le Cercle aux commandes. C'est pour ça que nous ne reconnaissons pas le système politique actuel, et que nous le déclarons illégitime, injuste et contraire à la liberté de chacun. Le Néo Cercle se bat contre la corruption au sein de ce gouvernement qui est coupable d'avoir crée de toutes pièces ce climat de suspicion et de terreur que tu perçois si bien. »

Il se retient de rire, et haussa légèrement les épaules quand Cyrius affirma très fort être un partisan du nouveau monde.


« Et pour montrer ta ferveur politique tu n'as rien trouvé de mieux à faire qu'asticoter le pantin Yaxley sur un plateau télé ? Fiston, tu me fais rire. Tu souhaite vraiment que les moldus et les sorciers coopèrent aussi bien que les blancs et les noirs dans ce pays ? Ah garçon, qu'est ce que dirait ceux qui se sont battu pour leurs droits s'ils t'entendaient ? Je suis pas un bon pasteur, ça c'est clair, mais la liberté mon ami ça ne se quémande pas. Et comme l'ont fait tout les peuples oppressés avant nous, nous voilà devant un choix difficile : prendre les armes, ou accepter la soumission. C'est toi le cubain ici, la liberté tu devrais la chérir dans ton sang. Alors qu'est ce qu'on fait camarade, on continue à se faire bourrer le fion par ces trois affreux là où on file à la barricade ? »
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Cyrius C. Fernandes

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MessageSujet: Re: Le Philosophe Roi [Cyrius <3]   Le Philosophe Roi  [Cyrius <3] Empty06.05.18 20:25


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Le fou et le journaliste


Cyrius observa le fugitif rire aux éclats devant chacune de ses remarques. Cela aurait pu être vexant de la part d'une personne qu'il tenait en haute estime mais venant de ce criminel, absolument pas. Bien que le jeune cubain devait admettre qu'il n'appréciait pas beaucoup qu'on se foute ouvertement de sa gueule , il avait suffisamment confiance en lui pour savoir ce qui était juste et ce qui ne l'était pas, pour parvenir à faire une différence notable entre le bien ou le mal. Cet enfoiré qui se tenait devant lui à rire comme une baudruche pouvait bien dire tout ce qu'il voulait, jamais, il ne pourrait adhérer à une seule de ses idées, jamais. Le visage fermé, ses sourcils broussailleux froncés, Cyrius fixa l'homme qui lui faisait face de son regard noir. Est-ce qu'il avait peur ? Bien sur, d'autant plus que l'homme était armé et que ça le rendait foutrement nerveux d'avoir une arme pointé sur lui, d'autant plus qu'il n'était pas sans ignorer que « Jared » savait parfaitement s'en servir. L'homme qui se tenait face à lui avait du sang sur les mains et pour commettre les actions qu'il commettait il était indéniable aussi instable que dangereux. Etait-il judicieux de le contredire ? Peut-être pas, mais il pouvait toujours essayer et voir quelle direction allait prendre leur échange dans le pire des cas, il pourrait toujours essayer de faire machine arrière

- Non, les militaires sont des hommes et des femmes qui ont pour mission de défendre leur pays et ses citoyens contre des gens comme vous, des personnes qui menacent la vie d'autrui et les valeurs de notre pays. Des gens qui ont aussi une famille, des amis et des proches. Et oui, les représentants de l'ordre sont effectivement là pour représenter le pouvoir en place et faire appliquer les lois. Parce que sans lois, il n'y aurait aucune civilisation, ce serait l'anarchie total ! Bonjour et bienvenue à l'état sauvage. Les hommes ont besoin de règles et de lois pour pouvoir vivre en société. On peut ne pas être d'accord avec le pouvoir en place, et oui c'est vrai, il y a beaucoup de politiciens corrompus, vous avez entièrement raison, prétendre le contraire serait complétement stupide mais c'est justement pour cette raison qu'on a des lois ! Pour que tout le monde soit logé à le même enseigne et que tout le monde, quelque soit son statut réponde de ses actes devant la lois mais on ne prend pas les armes pour faire le ménage sous prétexte que ça nous déplait !

Où irait-on si c'était le cas ? Est-ce qu'il comprenait où il voulait en venir ? Parfaitement et c'était vrai, il ne pouvait nier que s'il s'écoutait une partie de lui avait envie de clamer haut et fort que ces ordures de pro-moldus n'avaient eu que ce qu'ils méritaient. Ils avaient ouvert le feu dans une école, faisant de nombreux blessés et de nombreux morts, Cyrius avait d'ailleurs rencontré des étudiants qui avait réchappé au massacre mais qui avait perdu des amis et des proches et qui resteraient à jamais traumatisé par cette journée en enfer. Tout comme lui-même n'était pas prêt d'oublier ce à quoi il avait échappé. Le sort que ces monstres comptait leur réserver à lui, à eux à tous ces otages de qu'ils avaient fait à Chicago mais surtout aux monstruosités qu'ils avaient prévu de faire subir à Imane, rien que d'y penser lui glaçait l'échine du dos et lui inspirait des envies de meurtres, mais cela restait dans l'ordre du fantasme parce qu'il savait qu'il y avait des choses qu'il ne ferait jamais, parce que sa raison et sa morale gouvernaient sur ses envies de meurtre et que c'était justement ce qui les différenciait de l'animal. L'homme était doté d'une raison propre qui lui permettait de fixer des critères de vérité et d'erreur, de ce qui est et qui devait être, de discerner le bien du mal, des distinctions que semblaient incapable de faire l'homme qui se tenait face à lui. Cyrius leva un regard sévère sur l'homme qui lui faisait face et qui lui conseillait de ne pas comparer ce qui ne pouvait l'être

- D'abord ce sont pas mes potes. Et est-ce que j'ai dis ou laissé entendre à un seul moment que je leur avait pardonné leurs actions ? A aucun moment. Je suis ni curé ni chrétien et ma charité à certaine limite. Leurs actes sont impardonnables et inexcusables et c'est bien pour cette raison qu'ils auraient du croupir en prison jusqu'à la fin de leurs jours ! La mort était un châtiment bien trop doux et surtout beaucoup trop rapide pour eux et quand bien même c'était ce qui les attendait au bout de ce procès ce n'était pas à vous de jouer aux juges, aux jurés et aux bourreaux ! Vous vous croyez super à eux ? Vous vous dressez en protecteur de la population ? Vous avez tout faux, vous ne valez pas mieux qu'eux et au passage permettez moi de vous rappeler que ceux qui ont éviter que tout ça ne se termine en bain de sang à Chicago ce sont ces mêmes personnes que vous accusez de servir un gouvernement gangréné par la corruption. Sans leur intervention, on aurait plongé dans l'horreur la plus total et je ne me tiendrais certainement pas devant vous en ce moment. Alors non, croyez-moi je n'oublie rien du tout

Cyrius ne se faisait aucune illusion quand à la longévité de son espérance de vie si les choses avaient mal tourné. Une longévité qui pouvait s'en trouver à nouveau raccourcit très rapidement s'il continuait à provoquer l'homme qui lui faisait face en cet instant. Il en avait bien conscience mais après tout, c'était lui qui était venu le voir pour discuter, et Cyrius doutait franchement qu'il ait fait le déplacement jusqu'ici pour l'entendre acquiescer bien sagement à chacun de ses propos sans moufeter. Et comme il le lui avait si bien dit, il n'oubliait rien. Le Cercle avait beau ne pas s'en être directement pris à lui, ils s'étaient attaqués à son cousin et ça, il n'était pas prêt à pardonner. Cyrius avait d'ailleurs parfaitement conscience qu'il avait enfin l'opportunité de découvrir la raison pour laquelle ils s'en étaient pris à Elijah et de toute évidence Jared mourrait d'envie d'en parler avec lui. Si le journaliste ne croyait pas une seule seconde que Crawley puisse ignorer les liens qui les unissait le reste par contre suscita toute son attention

- Par le gouvernement
, répondit-il incertain de comprendre où il voulait en venir avec sa question

Qui avait organisé l'enquête des 4 ? Le gouvernement et il y avait plusieurs raisons à cela. Tout d'abord, parce que depuis la révélation concernant le rôle de la famille Yaxley de la Grande Catastrophe, la Présidence Marshall, et le Président lui-même, qui était un proche de l'ancien Leader des Partisans du Nouveau-Monde, furent pointés du doigt comme des complices indirect. Un gouvernement davantage mis à mal face à leur évidente incapacité de contenir les différentes émeutes que ces révélations avaient provoqué dans tout le pays et principalement à New-Phoenix. Une autorité de plus en plus fragile et contesté après l'affaire Heel puisqu'une fois encore, le gouvernement avait prouvé son incapacité à imposer son autorité sur l'une des factions en présence qui divisait le pays depuis bien trop d'années. Le gouvernement Marshall ne pouvait rester sans réagir face aux agissements terroristes qu'étaient les Pro-moldus et le Cercle. Exiger que les quatre factions travaillent de concert c'était assoir à nouveau l'autorité de Washington sur les 3 autres parties.
Cyrius avait beau ne pas gober n'importe quelle couleuvre très facilement, il devait admettre que Jared avait raison au moins sur un point : Pourquoi l'avait-on laissé vivre dans cet hôtel et surtout partager la chambre de l'une des représentantes des 4 factions alors qu'il aurait été si facile de lui en interdire l'accès. Il doutait sincèrement que pour une affaire d'Etat aussi importante, Thémis ait son mot à dire. S'ils avaient voulu lui interdire l'accès à l'hôtel rien ne les en aurait empêché pourtant ils n'en n'avaient rien fait et pour une raison bien précise : c'était exactement ce que le Président attendait de lui. C'était Jewel de Silva, l'ancienne Chef adjointe du cabinet de la Maison-Blanche qui le lui avait dit lorsqu'ils s'étaient rencontrés à Washington. Ses paroles lui revinrent en mémoire avec une foudroyante précision :

« Comprenez bien, cela prouve uniquement que le Cercle ou ce groupuscule pro-moldu ne sont pas loin des cercles de pouvoir et qu’ils peuvent nous manipuler. Ce que vous pouvez faire c’est informé la population de cela. Voilà la réelle raison pour laquelle vous avez été convoqué. Pour laquelle le président me fait suffisamment confiance. Vous pouvez agir pour prévenir la population de ne pas accorder trop de confiance à ces gens-là du fait de leur agissement. En un sens, ils sont encore plus dangereux que les Inquisiteurs ou les Mages Fondateurs. Je vous demande de faire votre devoir et de servir votre pays en acceptant de participer à la protection de sa population en faisant ce que je vous ai demandé. Le Président ne peut vous rencontrer pour parler de cela plus précisément, c’est pourquoi c’est moi qui m’en chargerais. »

La voix de Jewel s'estompa dans son esprit avant de disparaître complétement pour laisser place à celle plus grave et enroué de l'homme qui lui faisait face et qui tentait clairement de le manipuler. Levant ses pupilles noirs sur Crawley, Cyrius l'observa avec intérêt cherchant à déceler le moindre tic comportementale qui trahirait ses mensonges mais l'homme avait une parfaite maitrise de son corps. Soit l'homme était un excellent joueur de poker, soit il était parvenu à se convaincre lui-même de ses propres mensonges.

- Vous voulez me faire croire que c'est le gouvernement lui-même qui aurait commandité son enlèvement ? Qu'il serait... votre employeur ? C'est ridicule,
lâcha-t-il dans un ricanement avant de reprendre son sérieux en l'entendant lui assurer que son cousin n'avait pas été torturé juste un peu malmené.

Parce qu'il y avait vraiment une différence ?! L'envie de l'attraper par le col et de le cogner en mur s'insinua dans ses veines. Seule la présence de l'arme à feu le dissuada de lâcher la bride à ce sentiment de fureur qui s'emparait de lui.

- Comment vous le savez ? Gronda-t-il. Vous y étiez ?

Elijah avait été dans l'incapacité de dire quoique ce soit qui puisse les aider à identifier ses agresseurs. Plongé dans l'obscurité la plus complète, il avait été incapable de les renseigner sur leur aspect physique ou même sur leur manière de parler, s'ils avaient un accent qui puisse aider à remonter leur piste. Mais là... enfin Cyrius avait un nom. Si cet enfoiré qui se trouvait face à lui avait participé à ça, ce qu'il soupçonnait à 99% alors le reste finirait par suivre. Captivé par toutes ses révélations concernant son cousin, il découvrit qu'Elijah n'avait pas été choisi par hasard mais bien parce qu'il dérangeait. Qui ? Pourquoi ? Comme s'il avait pu lire dans son esprit, l'homme, tel un serpent qui cherchait à l'hypnotiser mais surtout à le séduire pour mieux l'empoisonner avec ses propos, sous-entendait clairement que le Cercle travaillait pour le Gouvernement. Comment ça le gouvernement ? Il savait que le Cercle avait avec habilité placé ses pions sur l'échiquier du pouvoir, c'était d'eux que Jared faisait référence ?

- Vous avez des noms ?
Lui demanda-t-il

Cyrius se sentit blêmir et eut un mouvement de recul en constatant que le leader du Cercle plongeait sa main dans la poche de son jean. Ne sachant trop à quoi s'attendre, Cyrius resta tendu sans quitter du regard ce geste exagérément trop lent jusqu'à ce qu'une feuille de papier glacé plié en quatre n'apparaisse. Levant son regard intrigué sur l'homme, il l'observa déplier avec une lenteur exagéré une photo qu'il glissa finalement dans sa direction. Le coeur battant, le regard de Cyrius se posa sur bout de papier glacé que l'homme faisait venir vers lui. Sur cette photo se trouvait-il réellement les fondateurs du Cercle ? C'était presque trop beau pour être vrai. Quel piège se cachait-il derrière cette révélation ? Il n'allait pas tarder à le savoir. Prenant la photo entre ses doigts, il la leva à hauteur d'yeux et observa les visage de ses quatre jeunes hommes plein d'avenir. Savaient-ils alors à l'époque à quel destin exceptionnel ils seraient destiné dans quelques années ? Ces hommes, n'étaient pas des inconnus et pour cause, ils n'étaient pas n'importe qui. Comme Crawley le disait lui-même et bien qu'il ne l'écoutait déjà plus, le premier était sénateur, le second ministre mais lui... Levant un regard hésitant Cyrius observa l'homme qui se tenait devant lui et qui, le sourire narquois, semblait jubiler toujours un peu plus devant chacune de ses réactions. Il n'y avait pas à dire, cet homme était fort, très fort car l'espace d'un instant, d'un court instant, il était presque parvenu à le faire douter. En accusant cet homme de haute trahison ce serait tout le gouvernement qui s'effondrerait et en fin de compte, le Cercle parviendrait à ses fins. Crawley, Jared ou quelque soit son nom était un habile manipulateur, mais croyait-il réellement qu'il allait gober un truc aussi énorme aussi facilement ? Il pouvait y avoir beaucoup d'hypothèses qui pouvaient expliquer la présence de ces 4 hommes sur cette photo, car on pouvait faire dire absolument tout ce que l'on voulait à un cliché. La première hypothèse qui lui vint à l'esprit fut qu'il s'agissait d'un brillant montage, la seconde, étant qu'il était peut-être effectivement possible que ces quatre hommes ce soient un jour rencontrés dans leur jeunesse, mais rien ne prouvait que ce qu'il lui racontait n'était pas une histoire montée de toute pièce

- Votre "meuf" c'est la femme qui a pris l'apparence de la jury lors du procès moldu c'est bien ça ? Qui est-elle ? Et où est-elle en ce moment ? Je dois dire que c'est assez surprenant, d'ailleurs... je savais pas que le Cercle recrutait des moldus
souligna-t-il en tapotant du doigt le quatrième homme. Bien essayé, mais j'vous crois pas. Il me faudra bien plus qu'une photo pour me faire avaler un truc pareil. Vous avez jamais pensé à être scénariste pour des films d'espionnages ? Je suis sur que ça vous réussirait. Vous voulez que je vous crois ? Alors convainquez-moi ! Dites m'en plus. Vous prétendez avoir été obligé de les suivre mais qu'à présent vous êtes libre. Pourquoi ? Qu'est-ce qui a changé depuis ? Vous voulez prendre les armes ? Mais contre quelle menace au juste parce que là je vous suis plus. Un coup c'est contre les moldus pour protéger la communauté magique qui selon vous serait opprimé et à présent ce serait contre le gouvernement ? Moi la seule menace que je vois c'est vous et vos petits copains qui tentez de prendre le pouvoir par la violence et la Terreur. Vous voulez que je vous rappelle comment à terminé Robespierre ? Cet homme qui a tout fait pour renverser la royauté et qui a installé un climat de Terreur en France a fini exactement de la même manière que ceux qu'il avait lui-même envoyé à la potence. Je suis d'accord avec-vous quand vous dites que ce gouvernement n'est pas parfait et qu'il doit être revu mais prendre les armes et faire ce que vous faites, n'est pas la solution. Ce n'est pas ainsi que vous vous ferez entendre et ce n'est pas ainsi que l'on vous respectera. Rendez-vous, vous ne pourrez pas continuer comme ça encore longtemps. Tôt ou tard on vous retrouvera et vous le savez très bien. Vous avez encore une chance de vous en sortir. Laissez-moi appeler mon cousin et sa partenaire pour qu'ils viennent ici et rendez-vous.




———————— ϟ ————————
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Abigor Crawley

Le Philosophe Roi  [Cyrius <3] Tumblr_oxpb37jb4c1v6vromo1_400

ϟ Métier : Prof de philo ϟ Âge : 48 ans ϟ Race et sang : Sorcier partisan du Néo Cercle ϟ Particularité : Drag en cavale ϟ Statut civil : Libre comme l'air

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MessageSujet: Re: Le Philosophe Roi [Cyrius <3]   Le Philosophe Roi  [Cyrius <3] Empty30.05.18 11:40


   

Le Philosophe Roi




Abigor laissa échapper un petit éclat de rire, mais contrairement à tout à l'heure, cette fois on pouvait y déceler une pointe d'amertume et d'agacement.


« Me rendre ? T'en a d'autres des idées comme ça ? Tu sais quoi j'en ai une bonne aussi dans le même genre. Pourquoi est ce que tu ne viendrais pas gentiment me sucer la bite ? Avec toutes les conneries bien pensantes que t'es capable d'avaler à pleine bouche, tu ferais de l'ombre à toutes les professionnelles de Bangkok. »


Caressant doucement le genou de Cyrius avec le canon de son arme à feu, il se livrait à un attouchement franchement malsain. Mais heureusement il cessa bien vite. Quand à son sourire, il affichait une déception évidente.


« Tu crois vraiment que je serais venu jusqu'ici risquer mon cul pour te donner une fausse preuve et te raconter des salades ? Tu sais mon lapin, la vie parfois ça ne vaux pas cher mais si je m'en carrais que tu me prenne au sérieux, je m'en serais sorti bien volontiers avec un tweet. Mais là tu vois chéri, je suis extrêmement déçu de cet échange. Je pensais que tu avais un minimum de sens critique, mais en fait bof. C'est quoi exactement CC ? Un argument marketing ? C'est cool de jouer au rebelle et avoir l'impression d'être un électron libre en jetant des pavés dans la mare. Sauf que toi mon canard t'es pas vraiment libre en fait, spoiler alerte. T'es qu'un pantin, un contre pouvoir d'opérette qui se la joue justicier mais qui en fait lustre les bites de tout les pontifes du gouvernement. C'est triste, franchement je crois que tu n'as même pas idée à quel point je suis déçu. Je pensais vraiment que toi et moi on allait pouvoir débattre. Mais en fait... T'es complètement soumis. Je n'arrive pas à parler avec toi, aide moi un peu. »


Il avait cet air absolument sincère d'une personne déçue jusqu'au trognon. Il ne jouait pas un rôle, du tout. Il soupira, dépité, les épaules basses.


« Je suis tellement triste, t'as pas idée. Tellement, tellement triste que la seule chose qui pourrait me remonter le moral ça serait de te tirer dans la joue. Putain Cyrius ! C'est tellement dommage... »


Plus il parlait, et plus il semblait bouleversé.


« Tu ne sais même pas ce qu'est l'anarchie... Mais comment tes parents t'ont éduqués enfin ? Tu... Tu utilise ça comme un gros mot, mais bordel tu as quel âge pour faire des amalgames aussi cons ? Pour toi l'anarchie c'est quand il n'y a plus d'état et que chacun fait ce qui lui chante ? Que par un excès de liberté tout le monde se sente foufou et se roulent dans le vice, le crime, et le péché ? Y'a combien de prêtres qui parlent par ta bouche gamin ? Et depuis quand est ce que tu as perdu toute foi en l'humanité ? Par ce que l'être humain est naturellement mauvais, y'a qu'en lui imposant la servitude auprès d'un état roi qu'on peut canaliser ses penchants vicieux ? Oh bébé... mais qui t'as raconté des conneries pareil ? La liberté c'est pas la porte ouverte à la nouvelle Gomorrhe, c'est le bien que tu devrais chérir plus que ta propre peau. »


Il posa sa main sur la cuisse de Cyrius, mais contrairement à tout à l'heure il n'y avait plus d'allusion sexuelle. C'était juste de la compassion brute.


« Qu'est ce que tu penses qu'il se passerait si l'état tel qu'il est aujourd'hui disparaissait ? Si on foutait tout le gouvernement marshall à la mer et que la maison blanche était vidé de tout ces cloportes ? On pourrait très bien décider de continuer comme c'était avant. On irait chercher d'autres pantins pour remplacer ceux qu'on vient de dégager. Et les figurants de l'administration deviendraient les nouvelles têtes d'affiche. Et quoi ? Dans trois ans on recommence ? Pitié non ! Tu sais ce qu'on pourrait faire qui serait vraiment bien ? Une société auto gérée, je m'explique. Le pouvoir ça corrompe, c'est comme ça. Et le politicien qui va te jurer la main sur la bible qu'il va servir son pays, tu peux être sur que cinq minutes plus tard on retrouve cette même main piochant joyeusement dans les caisses de l'état. Diviser le pouvoir pour éviter la corruption, c'était déjà l'idée mais c'est un peu faiblard. Il faut plus de personnes impliquées dans la gestion du pays. En fait tu sais ce qui serait top ? Ça serait que tout le monde soit impliqué. Parce que ouais, je les vois venir, comment tu décide qui est compétent pour diriger et qui ne l'est pas ? La naissance ? L'éducation ? Le rang social ? Bullshit, tout le monde est capable de réfléchir deux secondes à qu'est ce qui va, et qu'est ce qui ne va pas dans son intérêt. Plus concrètement on aurait un état organisé en communautés, un peu comme notre fédéralisme mais plus poussé. C'est con de croire qu'un super état gigantesque peut fonctionner avec une poignée de costard cravate pour une masse silencieuse exploitée, enfin on a essayé mais ça marche pas. Tu vois mon loulou, c'est ça l'anarchie, et contrairement à ce qu'essayent de te faire croire ceux qui trouvent leur intérêt dans ta servitude, c'est très très organisé. Je t'ai dit que j'étais prof ? Et bah mon chou ça me fait mal au cœur, t'as pas idée, de voir des jeunes comme toi répéter les mêmes conneries qu'on leur a fait biberonné. Je ne vais pas te dire blablabla, je vais t'apprendre la vie tout ça. C'est à toi d'aiguiser ton jugement, et tu ne peux compter sur personne d'autre pour ça. Lis des livres, retourne à la fac, et surtout ne prend rien de ce qu'on te raconte pour acquis. Tu sais, dans un autre contexte j'aurai bien aimé que tu sois dans ma classe. On se serait peut être prit le bec, mais je suis sur que tu serais ressortit de l'amphi avec de la matière à réfléchir. Je suis pas gentil, et je note cruel, mais tout ce que je souhaite c'est que cette bande de merdeux soit moins cons d'année en année. Toi qui lis la presse, tu dois être au courant que les pro moldus sont venus tirer sur les gamins à Santa Fe ? Y'a pas de secret mon gars, s'en prendre aux personnes éveillées à la conscience politique ça a toujours été le trip des mouvements fascistes. T'as du passer un sale quart d'heure à Chicago... bah t'imagine un peu ce que ça fait de se faire buter les gamins dont t'es censé t'occuper. Ça rend plutôt méchant en vrai. »

Il se leva, et gardant toujours un œil sur Cyrius il glissa sa main dans son caleçon et en sortit le téléphone qu'il lui avait subtilisé. Il tapotait sur l'écran et ricana amèrement.


« Me rendre...  Trop mignon, attend j'appelle le père noël pour lui demander ce qu'il en pense. »

Posant le téléphone à son oreille, il écouta la tonalité.


« Tu m'excusera... Allô ? Oui c'est papa, vous venez me chercher ? Je suis un peu en galère. Là je suis chez Cyrius. C'est pas choucard, j'aimais mieux sa piaule dans le palace mais bon ça fait le job et vu le coin, personne ne s'étonnera d'entendre un coup de feu. Bah vous arrivez quand vous arrivez, on est pas aux pièces. Bisous. »


Il raccrocha et glissa à nouveau le téléphone au plus près de son anatomie.


« On a encore cinq minutes juste toi et moi. On fait quoi, on s'encule ? Je plaisante, détend toi t'es tout crispé. Non plus sérieusement, je vais rapidement éclaircir quelques points qui te chafouinent et après cio bella. Premièrement, c'est si dur que ça de penser que je bosse pour le gouvernement ? Tu dis ça parce que j'ai l'air d'un clodo avoue. Mais comment tu crois que j'ai eut un poste aussi classe à la fac de Santa Fe si c'était pas pour faire du recrutement pour l'oncle Sam ? J'avoue je touche ma bille en philo, mais sans le piston qui va bien je serais encore à mi temps en train de faire des TD pourris payés à coup de pied au cul. Secundo, t'as cru que je me tapais la vieille cougar moldue du tribunal ? T'as pris quoi ça a l'air extra. Plus sérieusement, qui irait dans une salle d’audience filmé sous son vrai visage ? A part moi je veux dire. En vrai elle est beaucoup plus canon que ça, et elle est aussi sorcière que toi et moi mon petit loulou. Quand à ton tonton, ou ton frangin je sais plus. La famille ça n'a jamais été mon truc tu m'excuseras. Bah oui j'étais sur place, sinon tu pense bien que je ne serais pas là à te raconter des conneries de seconde main. J'ai quand même un petit poil de savoir vivre. Quant à l'avenir, faites gaffe à vos culs. Si ton pote à gêné notre sacro saint gouvernement une fois, c'est pas dit que ça recommence. Et je ne serais pas là pour juguler la cruauté. »


On frappa à la porte, et Abi se leva ouvrir. Trois personnes entrèrent dans la chambre, lookés comme les derniers des zadistes. Il y avait deux garçons et une fille, tous avaient dans l'âge de Cyrius quoiqu'un peu plus vieux. Un des mec passa une veste noire à Abigor qu'il enfila bien volontiers.


« Cycy, mon cheptel de doctorants. Enfin une partie. Enfin c'est pas tout ça mais va falloir qu'on bouge. On aurait été ravi de t'amener avec nous mais on est pas bien sur. Parce que tu vois mon loulou, c'est pas la guillotine qui a tué Robespierre, ni un appétit démesuré et dément pour le pouvoir. C'est la trahison de ses petits poto. Alors tu vas sûrement dire que c'est un peu péteux de ne pas vouloir de toi dans le groupe, je te le concède. Mais je t'ai donné des devoir à faire, et des trucs à cogiter. Et si un jour tu nous cherche pour autre chose que pour nous jeter en pâture à un état collaborationniste et corrompu, alors tu sauras nous trouver. J'ai confiance en toi. Réfléchi et reviens me voir plus tard, ou en tout cas ne me fait pas regretté de ne pas t'avoir tiré dessus. Parce que sérieux, c'est pas mon genre de buter les gens pour le fun. Et pour répondre à ta question, y'a pas meilleur raison de prendre les armes que pour défendre sa liberté. Sur ce, bisous. »


Il lui fit un petit signe de la main, et se dirigea vers la porte. Les étudiants échangèrent un regard, et l'un d'entre eux sorti sa baguette. Il fixait Cyrius avec dédain, et lui jeta un stupefix de sang froid. S'il en avait eut la possibilité, sans doute se serait il montré beaucoup moins tendre. Mais contre toute vraisemblance Prof Crawley avait de l'affection pour cet espèce de cafard de journaliste collabo. Aller savoir pourquoi. Mais en même temps qu'il jetait le sort, il souhaitait de tout son cœur ne jamais le voir rejoindre les rangs de ses compagnons d'arme.
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