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 Emission n°1 ft Cyrius et Héres

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John Davos

Emission n°1 ft Cyrius et Héres Tenor

ϟ Âge : 42 ans ϟ Messages : 91 ϟ Date d'inscription : 20/05/2017 ϟ Disponibilité RP : A votre service ϟ Célébrité : Yann Barthès ϟ Crédits : Presley♥Cash

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MessageSujet: Emission n°1 ft Cyrius et Héres   Emission n°1 ft Cyrius et Héres Empty30.12.17 21:17


Parce qu'on aura toujours raison de l'ouvrir
ft Cyrius Fernandes, John Davos & Héres Yaxley


Toute la journée, John avait eu l'air d'un enfant excité mais tyrannique. C'était la rentrée, beaucoup de choses se jouaient dans l'actu et il ne pouvait rien laisser passer à ses collègues.
Du premier plan dans lequel il apparaîtrai, des textes qu'il dirait, du prompteur, de la poussière sur les bancs du public, des sujets montés de ses journalistes, ou de la bouteille d'eau à ses pieds, tout était millimétré à la perfection.
Deux semaines auparavant, il avait obtenu la confirmation de la présence d'Héres Yaxley. L'héritier avait accepté son invitation et c'était la première fois que John allait l'interviewer dans son émission depuis qu'il était devenu le jeune leader des Partisans.
Ça en plus d'avoir réussi quelques jours auparavant de persuader Cyrius de venir bosser avec lui, sa semaine avait été des plus réussie.
Le journaliste allait d'ailleurs passer son premier grand test aujourd'hui, face à Yaxley. L'enjeu en valait la chandelle et John avait hâte de voir les deux hommes face à face. Il était de notoriété publique que Cyrius était le meilleur ami du cadet de la famille Yaxley et, par soucis d'intégrité, John imaginait très bien son poulain ne pas épargner l'aîné de "la famille royale de New-Phoenix".  
Ou pas, et là était tout l'intérêt de l'avoir parmi son équipe : il ne savait pas quoi attendre de sa carte blanche et ça donnait à cette rentrée un excitation particulière. Il pouvait parler de n'importe quel sujet, celui qu'il voulait, et le faire face à un politicien qui plus est. Mais connaissant Cyrius, il pourrait tout aussi bien parler d'autres choses que les Partisans et prendre à parti l'homme en face de lui. Mystère.

La trame de la première émission de l'année était toute tracée : un reportage récapitulerait tout ce qui c'était passé durant l'été avec son monologue en commentaire puis, deux de ses chroniqueurs décrypteraient les faits importants, images et documents à l'appui. Viendrait le tour d'Héres Yaxley de se faire interviewer par ses propres soins, dont les thèmes avaient été évoqués avec l'intéressé et son agent de presse, qui elle, voulait les questions, ce que John prit un malin plaisir de refuser sous le regard amusé du concerné.
Le jeune homme était une énigme aux yeux du présentateur. Durant toutes ces années, depuis ses dix-sept ans à vrai dire, Aïe'ctu avait toujours suivit le gamin, épiant le moindre de ses faux pas, le décrivant comme le fiston à papa, coincé et sans caractère. Il n'avait jamais fuit les micros d'Aïe'ctu, à croire qu'il n'avait aucune idée de l'image que l'émission donnait de lui.
Maintenant qu'il avait épousé sa dulcinée et reprit les chaussons de papa, Héres semblait bien plus serein qu'auparavant, comme libéré d'un poids. Cette nouvelle attitude lui allait plutôt bien, malgré le fait que le costume était toujours bien trop grand pour lui.
Enfin, Cyrius viendrait clôture l'émission avec sa carte blanche, face à Yaxley et un temps additionnel était prévu pour d'éventuelles questions/réponses au leader des Partisans (et lui donner l'occasion de se défendre si la carte blanche le concernait).

L'heure tournait et il fut temps de rentrer sur le plateau. Ne perdant pas ses vieilles habitudes, John alla saluer le public, toujours fidèle, et échangea un peu avec les gens avant de prendre sa place car Mel lui faisait comprendre que le décompte pour le direct avait déjà commencé.
Debout devant son bureau, il fixait les doigts de Mel décompter, trois, deux, un, juste à côté de l'indispensable prompteur.

-Mesdames et messieurs, bienvenue pour une nouvelle saison d'Aïe'ctu ! Hééé ouais, nous sommes de retour les gars et on a eu du mal à ne pas reprendre l'antenne cet été...

John n'était jamais aussi heureux qu'en salle de rédaction. La présentation, c'était à part, c'était quelque chose qui l'amusait toujours énormément mais qui lui demandait beaucoup de réflexion. Il devait trouver des manière drôle pour dire les choses et ainsi, faire réfléchir le public sur l'actualité. Sa spécialité avait toujours été d'appuyer là où personne ne l'attendait. Faire écouter ce qu'on entendait jamais à la télé, montrer ce que les gens peinaient à regarder.
Rien n'échappait à son équipe et, tout en déballant son monologue, il sentait les spectateurs présent sur le plateau l'écouter avec attention, cherchant dans ses propos le prochain jeu de mots avec un intérêt croissant. John aimait les rires et s'en réjouissait : ça voulait dire que l'info avait atteint le cerveau.

A la fin de son monologue et du récap de l'été, il prit place à sa table et se tourna vers les caméra deux et trois, face à ses journalistes qui avaient prit place face à lui.
Ils décryptèrent avec une précision digne à rendre le boss très fier, les faits les plus marquants, pointant avec humour lorsque le contexte le permettait, et avec le plus grand des sérieux si l'actualité le nécessitait, les incohérences. Ce soir, Clara avait décidé de parler des membres du gouvernement assassinés et Tim de la libération de Zachary Heel. Les conséquences de ces deux événements allaient continuer à transparaître durant les émissions suivantes. Tim fit un teaser pour son collègue, Max, qui allait dès le lendemain suivre les élections au Bastion.
La publicité dû le faire conclure plus rapidement que prévu et John en profita, après la petite phrase "C'est le moment de la pub ! On se revoit juste après, avec Monsieur Héres Yaxley !", pour boire une longue gorgée d'eau.
Clara et Tim disparurent après leurs habituelles high five, et cinq minutes plus tard, John était de retour à l'antenne.

-Mesdames et Messieurs je vous demande d'accueillir le nouveau leader des Partisans du Nouveau Monde, Héres Yaxley.


***

Héres, comme lui indiquait une assistante, fit son entrée sur le plateau sur les acclamations polies du public. Oh, qu'il était étrange de penser que le temps où, à cause des mensonges de son père et grand-père, on lui crachait dessus, n'était pas si éloigné... Son mariage avec Virginia lui avait fait gagner pas mal de points dans l'opinion du public et il n'allait certainement pas s'en plaindre. Etre présent dans les émissions politiques n'était pas son hobby préféré mais il avait toujours admiré le travail de Davos qui n'avait jamais peur de l'ouvrir et qui vous flinguait d'un "et j'avais raison de le faire" pour s'en justifier, défendant noblement les devoirs de tous journalistes.
Le jeune homme s'assit face au présentateur et lui rendit son sourire, le remerciant pour son accueil.

-Est-ce que vous avez déjà vu un de nos reportages sur vous ? demanda le journaliste sur le ton de la confidence, jouant l'homme choqué.

Jouant le jeu, Héres hocha la tête de haut en bas, un petit sourire pincé sur les lèvres.

-Alors pourquoi avoir accepté notre invitation ?

-Disons que je sens que j'ai des choses à dire et puis... Tant que ça reste bon enfant...Après tout, vous ne faisiez que relater mes lapsus ou...mes chutes.

Davos éclata d'un rire franc.

-Pour votre défense, vous n'aviez fait que trébucher. Ce qui nous avait bien fait rire fut le fou rire de votre propre frère.

Héres concéda, presque étonné de le voir plaisanter avec lui. Il ne s'était pas attendu à ce qu'on lui rentre dedans mais presque.

-Alors M. Yaxley, comment allez-vous ?

-Plutôt bien, je vous remercie.

-Vous devez être soulagé de la libération de Monsieur Heel qui, rappelons-le, s'est fait passer pour vous pour vous sauver.

Héres déglutit, déjà mal à l'aise alors que tout avait bien commencé. Bien sûr qu'il était soulagé, mais en parler alors qu'il n'avait pas encore eu l'occasion de remercier celui qu'il pensait mort, rendait la discussion irréelle et un peu folle.

-Evidemment. C'est un ami, un ami qui plus est, m'a sauvé la vie. Je lui en suis très reconnaissant mais je préfère ne pas m'étendre sur le sujet vu que je n'ai pas encore eu l'occasion d'aller lui rendre visite.

-Oui, depuis la libération de votre père et l'abandon pure et simple de ses fonctions, vous en avez bavé.

-J'ai eu un soutien infaillible auprès des miens. Nous avons fait bloc.

-Avez-vous revu votre père ?

Héres déglutit. Il y avait été préparer et pourtant, le sentiment cuisant d'abandon était toujours là. Peut-être était-ce une autre raison pour laquelle l'opinion publique était plus clémente envers lui.

-Non.

Se souvenant des conseils de son agent de presse, de ne pas répondre trop sèchement, il ajouta.

-Non, je ne l'ai pas revu.

-Etes-vous en colère contre lui ? Contre votre grand-père ? Que voudriez-vous leur dire s'ils pouvaient vous entendre ?

-J'espère ne jamais faire leurs erreurs. La colère envers eux appartient en revanche au domaine du privé.

-Je ne suis pas d'accord avec vous. Votre colère démontrerait vos propres convictions sur ces terribles affaires.

-Ne me faites pas croire que vous n'avez pas lu les communiqués de presse à ce sujet Monsieur Davos.

L'interview se poursuivit. Héres suait à grosses gouttes mais, Dieu merci, la plupart s'échappait par son dos et non par son front. Il voulait donner l'image d'un homme serein et prêt à garder les rennes des Partisans.
Le journaliste aborda, comme prévu, la disparition des cinq membres moldus du gouvernement, leur président Marshall , sa vision sur le futur et les prochaines élections à la tête du Bastion.
N'ayant toujours pas eu l'aval de plusieurs personnes dans son clan, Héres ne révéla pas qu'il comptait faire de même et organiser une élection sur le territoire des partisans pour en faire un mouvement plus démocratique.  Il y pensait depuis bien longtemps, depuis que son père les avait lâchement abandonné. Lui, il n'était en ce moment qu'un régent, un régent tentant de gagner des points auprès de l'opinion pour gagner cette future élection. Car il était hors de question qu'il ne les perde. Il se savait être le leader qu'il fallait, peut-être moins charismatique que son père mais bien enclin à garder la paix aux USA.
C'est sur ça qu'il conclut lorsque Davos lui demanda, comme il l'avait demandé à Wilkerson, si une paix était toujours possible entre moldu et sorciers.

-Evidemment. Les Partisans en sont la preuve vivante. Malgré les graves erreurs du passé, on vit en paix sur notre territoire. Le nombre de crimes raciste envers l'une communauté ou l'autre frôle le zéro. Vous avez posé la même question à celui qui se présente contre Mlle Barbosa, Monsieur Wilkerson. Je ne suis pas en accord avec ses propos. Le gouvernement ne privilégie pas les sorciers et ceux-ci sont bien les égaux des moldus.  New-Phoenix est l'emblème de ce que nous pouvons faire ensemble, en combinant nos savoirs à la place de nous les jalouser.

-La confiance n'est donc pas brisée à cause des "graves erreurs du passé" ?

Héres soupira. Il avait prit un peu plus d'aisance à mesure qu'il énnoncait ce qu'il avait prévu de dire à la télévision. Cependant, il semblait que Davos, voulait vraiment lui faire parler de son père. C'était inévitable et il ne pouvait à présent être crédible s'il ne racontait pas son expérience personnelle. Il tenta néanmoins une dernière pirouette, mettant en pratique tout ce qu'on lui avait enseigné.

-On fait confiance aux gens. On croit dans des idéaux. Je ne suis ni mon père, ni mon grand-père.

-N'êtes vous pas trop jeune pour énoncer de telle phrases philosophiques ? Plaisanta le présentateur. 24 ans c'set bien ça ? Ne pensez-vous pas devenir le pantin de plus vieux que vous ?

Aie, ça faisait mal. Lui qui croyait avoir brillamment conclu l'affaire... Héres pensa à sa belle-mère, puis à son beau-père et à tout son entourage.

- Insinuez-vous que, puisque je suis jeune, je suis incompétent ?

- Hé bien, non. Je vous demande si vous pensez que vous pourrez empêcher des personnes un peu plus âgée de vous influencer, en admettant que l'expérience vient avec le temps, et non les compétences.

-Je le pense alors, oui.  

Davos sourit et enchaîna très vite en se tournant vers une des caméras pour annoncer la deuxième pub et lui annonçant qu'il "restait avec eux" pour écouter la carte blanche d'un certain Cyrius Fernandes...

———————— ϟ ————————

Voici tout ce qu’on a vu depuis 24 heures. Ca fait partie de la panoplie de l’homme politique quand il est invité dans une émission politique : La citation. Il y ceux qui se la pètent. Il y a ceux qui ont leur spéciale, les plus chics ou les flemmards comme Héres Yaxley. La morale : Faites gaffe avec les citations !
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Cyrius C. Fernandes

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ϟ Métier : Journaliste ϟ Âge : 21 ans ϟ Race et sang : Sang-mêlé ϟ Statut civil : Célibataire

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ϟ Messages : 1083 ϟ Date d'inscription : 30/06/2014 ϟ Disponibilité RP : 1x par semaine minimum ϟ Célébrité : Kit Harrington ϟ Crédits : PresleyCash

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MessageSujet: Re: Emission n°1 ft Cyrius et Héres   Emission n°1 ft Cyrius et Héres Empty31.12.17 21:41


Emission number one Aie'ctu
John, Hères & Cyrius


Depuis les coulisses Cyrius, observait avec attention la retransmission de ce qui se passait actuellement sur le plateau du Boss. Pour la première de la rentrée, John avait choisit d'inviter Hères Yaxley en personne et depuis que la nouvelle était tombée, les réseaux sociaux s'était littéralement affolé. Une chose était sur, John savait comment s'y prendre pour faire le buzz et créer l'attente. C'était la toute première fois depuis que le jeune héritier Yaxley se trouvait à la tête des Partisans du Nouveau-Monde, qu'il avait accepté d'apparaitre dans une émission télévisée et qui plus est en direct, il était donc prêt à sauter sans le moindre filet de sécurité.
L'homme n'avait pas l'aisance de son père s'était indéniable mais il était encore jeune mais surtout cela signifiait qu'il n'était pas encore aussi roublard que son illustre père.
Hères n'était pas le seul à apparaître pour la première fois sur un plateau de télévision car lui-même, pour la toute première fois, allait également y faire ses premiers pas aux côtés de John. Lui qui s'était toujours juré de ne jamais travailler pour le télévisuel venait de revenir sur l'une de ses décisions, non pas parce qu'il avait été séduit par la notoriété qu'elle pouvait vous conférer, ou par l'appât du gain, mais parce que John était parvenu à trouver les arguments qui feraient mouches, notamment en lui offrant carte blanche. John prenait de gros risques en lui accordant toute sa confiance et Cyrius avait conscience qu'il ne devait surtout pas le décevoir, non pas pour lui-même et sa carrière dans l'audiovisuel, mais par égard pour John. Il lui avait fait confiance et il comptait bien l'honorer.
Cyrius avait beaucoup réfléchit à ce qu'il choisirait d'exploiter comme thème, car il avait bien conscience que cette première aurait beaucoup d'impact sur la suite. Le jeune journaliste désirait coller avec l'actualité, mais sans se montrer prévisible ou répéter ce qu'il avait déjà écrit dans les lignes du USA Today. Les futurs élections qui se déroulaient actuellement en territoire Inquisiteur bénéficiait de toute l'intention médiatique, tout comme la libération de Heel.... Et puis la nouvelle était tombée ainsi que la liste officielle des invités

Brulant une cigarette, il écouta et observa Hères répondre aux différentes questions de celui qui avait été son mentor. Une fumée blanche s'échappa de sa bouche alors que son regard fixait l'écran sur lequel apparaissait Hères que le cameraman venait de mettre en gros plan. L'homme évitait de s'étendre concernant les crimes passé de ces ancêtres se contentant de répondre qu'il espérait ne jamais commettre les mêmes erreurs que ses prédécesseurs. Vraiment ? Songea le journaliste le regard perçant. Jouant avec les cartes mnémotechniques qu'il avait crée pour ne rien oublier, il cessa de les faire glisser entre ses doigts et les lâcha dans la corbeille qui se trouvait à proximité de lui. Finalement, il allait changer diamétralement de sujet. A la base, il ne comptait pas parler d'Hères se doutant que John saurait mener l'interview d'une main de maître, mais voilà, Cyrius avait le sang chaud, la rancune tenace, et estimait qu'il était de son devoir de journaliste d'informer autant ses lecteurs que ses auditeurs, et comme il ne s'agissait pas de chose qu'il pouvait publier, il préférait confronter directement le demi-frère de son meilleur ami. Fanny Callahan, une jolie rousse qui travaillait comme assistante sur le plateau se dirigea vers lui, d'un pas rapide.

- Tiens-toi prêt Cyrius, ça va être à toi dans 5, 4, 3, 2,... maintenant


Ecrasant le mégot de sa cigarette, Cyrius pénétra à son tour sur la plateau pour la première fois de sa vie, en saluant le publique. L'immense sourire qu'il afficha, dévoilant une rangée de dents aussi blanche que parfaite, était des plus sincères. Il y avait quelque chose de gratifiant et de vivifiant d'être accueillit de la sorte, ce sentiment lui permit de comprendre qu'il risquait fort de se sentir très rapidement à l'aise dans ce nouvel univers.
Prenant place aux côtés d'Hères, Cyrius porta le micro qu'on lui avait donné à ses lèvres et fit pivoter son siège pour saluer le publique.

- Bonsoir à tous ! Ça va bien ?


Un viva lui répondit et Cyrius leur rendit la politesse en les gratifiants d'un grand sourire avant de se tourner vers John et son invité.

- Ah j'ai toujours rêvé de faire, ça ! Bonsoir,
fit-il à l'adresse des deux hommes, alors que la foule riait encore de sa boutade. ça va bien Hères ? Oui on se connait bien alors nous on va se tutoyer, expliqua-t-il à la foule, on va faire comme à la maison. D'ailleurs, fit-il en se tournant vers John, tu parlais de chute tout à l'heure mais moi j'ai de bonnes casseroles à te raconter, rajouta-t-il avec espièglerie, mais on verra plus tard.

Reprenant son sérieux, il se tourna vers Hères

- J'ai beaucoup apprécié ce que tu as dit concernant ta vision politique des Partisans du Nouveau-Monde. On devrait peut-être inviter Mr Wilkerson à passer quelques jours à New-Phoenix pour qu'il se rende compte effectivement par lui-même que l'entente entre sorciers et non-sorciers est une réalité. Je vois que comme nous tous tu suis ces élections de prêt. Que penses-tu de ces élections d'ailleurs, est-ce qu'elles t'inspirent ? Après tout, nous appartenons à cette seconde génération qui a vu celle de nos parents scinder le pays en 4 territoires représentant 4 idéologies très différentes mais aussi très marqué. Camila Barbosa est la première personnalité politique des 3 factions à remettre son siège en jeu en se soumettant à un vote tout ce qu'il y a de plus démocratique. Toi-même te sens-tu légitime dans ce rôle que tu occupes aujourd'hui ? Car soyons honnêtes, tu n'occupes pas ce siège parce que tu as été élu ou pour tes seuls compétences ou mérites, non, tu n'occupes cette place uniquement parce que tu es le fils de ton père et qu'il t'a formé dans cette optique, pour prendre un jour sa succession, un peu comme une royauté, même si on se doute qu'il n'imaginait certainement pas que cela arriverait aussi tôt. Personnellement, je pense que ce qui se passe actuellement au Bastion est un model à suivre. Nous vivons dans une démocratie et non pas dans une royauté. Je pense qu'un représentant élu a beaucoup plus de légitimité qu'un simple successeur, car le premier devra sa position au peuple et à son vote de confiance alors que le second.... Imaginons que Saevus Yaxley décide de revenir parmi les vivants qui pourrait l'empêcher de reprendre sa place ? Personne. Alors que si le représentant qui se retrouve à la tête des Partisans du Nouveau-Monde a été élu, il ne pourra prétendre a aucune légitimité et devra attendre les prochaines élections pour tenter de briguer ce poste qu'il a beaucoup trop longtemps occupé

Abaissant son micro et fixant Héres de ses yeux bruns, il attendit que le jeune homme réponde à ses questions. Cyrius était-il contre l'idée d'avoir encore un Yaxley au pouvoir ? Pas nécessairement même si sa confiance en Hères avait été durement ébranlé, cependant il n'était pas contre le changement, et en fonction de ceux qui pouvait se présenter face à lui, l'idée pouvait être séduisante. Le parti des Partisans du Nouveau-Monde ainsi que ses fondement avaient été crée par un Yaxley, c'était un fait indéniable mais cela ne signifiait pas pour autant que 30 ans plus tard cela devait encore être un Yaxley qui en soit à sa tête. De plus, comme il l'avait parfaitement fait comprendre à Hères, si l'envie lui prenait de revenir pour s'emparer à nouveau du pouvoir personne, et certainement pas son fils, ne pourrait empêcher Saevus de reprendre la tête de son parti sauf si évidemment le représentant avait été élu en toute légalité.
Choisissant de ne pas rebondir sur la réponse que venait de formuler Hères, et laissant le plaisir à John de le faire s'il le souhaitait, Cyrius reprit la parole lorsqu'il fut assuré que le sujet était clos

- Tu as dit toute à l'heure que tu n'étais ni ton grand-père, ni ton père et que tu espérais ne pas commettre les erreurs qu'ils ont pu faire par le passé. Qu'entends-tu exactement par là ?


Les esprits bien pensant se disaient surement qu'Hères souhaitait mener une politique honnête et droite sans drame, et son mariage avec Virginia inspirait cette confiance en l'avenir mais les esprits chagrins eux, se demanderaient s'il n'y avait pas plutôt un sous-entendus dans cette phrase,  s'il ne cherchait pas plutôt à dire qu'il saurait se montrer beaucoup plus malin qu'eux.

- Selon tes propres mots, tu n'es pas un homme influençable, alors j'aimerais beaucoup savoir ce que l'homme politique que tu es, penses des hommes et des actions politiques que menèrent Priscus et Saevus Yaxley. Pour rappel, selon Victor Yaxley, le frère jumeau de Saevus à qui l'on doit les révélations choc sur le drame qui a secoué la Californie, ton père ne se gênait pas pour faire usage d'un sortilège interdit face à ses opposants, l'imperium, fit-il en fixant droit dans les yeux Hères. Que penses-tu de cette pratique ? En as-tu entendu parler voir peut-être même été témoin ? Quelle différence y a-t-il concrètement entre toi, ton grand-père et ton père ?


———————— ϟ ————————
- Quand je te dis bouge, tu bouges, quand je te dis bouge pas, tu bouges pas et quand je te dis saute....
- Je te dis "toi d'abord" !
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John Davos

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MessageSujet: Re: Emission n°1 ft Cyrius et Héres   Emission n°1 ft Cyrius et Héres Empty01.01.18 20:30


Parce qu'on aura toujours raison de l'ouvrir
ft Cyrius Fernandes, John Davos & Héres Yaxley


S'il y avait eu un témoin extérieur aux proches de Cyrius lorsque celui-ci était  venu dans son bureau, argumentant les pour et contre d'un rôle dans le télévisuel, ce témoin aurait été bien surpris par l'aisance naturelle du jeune homme lorsqu'il entra sur le plateau.
John en revanche, connaissait bien le journaliste et c'est bien pour ça qu'il avait fait appel à lui. Une fois rassuré par son intégrité préservé, Cyrius avait accepté plutôt rapidement sa proposition - le producteur n'avait pas l'habitude qu'on lui dise non, c'est vrai - et il était arrivé cette après-midi dans les bureaux d'Ibento avec une apparente sérénité.

Contrairement à ses proches, dont son frère, qui avait été perplexe dans la confiance aveugle que John donnait à son jeune prodigue,le présentateur ne ressentait aucune appréhension lorsque Cyrius pénétra sur le plateau, seulement de l'excitation.
Se sachant hors du cadre de la caméra grâce à l'écran des retours juste à côté de son prompteur, John ne se privait pas d'observer avec un sourire au coin le journaliste amener ses idées en questionnant le politicien.
Son ton désinvolte, les mots choisis (et certaines maladresses dues à sa sincérité, notamment avec des comparaisons étranges), son allure, tout allait aider Aïe'ctu à gagner un public plus large mais surtout, plus jeune.
C'était quelque chose de vitale alors que John voyait les années passer et ses cheveux devenir plus gris que noir : il voulait toucher la jeunesse et l'informer au mieux et il était suffisamment lucide pour comprendre que des jeunes de 15 ans seraient plus réceptifs à quelqu'un de "plus cool" comme Cyrius Fernandes.

Tout en écoutant la joute entre les deux hommes, John ne pouvait s'empêcher d'analyser la scène pour l'améliorer lors des prochaines interventions du jeune homme.
Le micro portable n'était pas une bonne idée et gênait Cyrius dans sa gestuelle, peut-être sans qu'il s'en rende lui-même compte. Un micro accroché à sa chemise serait bien plus adapté et ferait bien moins "officiel".
La proximité des deux jeunes étaient également quelque chose sur laquelle il faudrait travailler. John, grâce au retour qu'il pouvait suivre du coin de l'oeil, voyait ce que les spectateurs voyaient et l'invité semblait trop proche du journaliste, comme si celui-ci désirait "le bouffer".
Ou pourrait-il se placer ? Tout dépend de ce qu'il dirait et John irait lui préciser après l'émission : s'il comptait interviewer les invités, il viendrait se placer à ses côtés. En revanche, si la plus grande partie de sa carte blanche serait une chronique/monologue, il se placerait bien à côté de l'invité.
Satisfait des solutions rapides qu'il trouvait, la voix de son co'prod dans son oreillette le fit sourire.

-Je retire ce que j'ai dit. T'avais vu juste concernant Fernandes.

En effet. Les questions et interrogations générales étaient pertinentes et le présentateur avait hâte d'écouter les réponses d'Héres Yaxley.

***

Héres observa l'ami de son frère se placer auprès de lui en se demandant si Priscius regarderait comme il l'avait dit, l'émission. L’aîné se demandait à quelle degré leur échange lui semblerait étrange. Avait-il encore de l'empathie pour son grand frère ou préférerait-il voir son meilleur ami "gagner" le jeu des questions ?
Depuis la disparition de leur père, Héres avait cru qu'ils s'étaient un peu rapprochés. Malgré leurs différences fondamentales, le jeune leader voulait tout faire pour qu'ils évitent de devenir des Victor et Saevus numéro deux.
Alors que les deux journalistes échangeaient en plaisantant les banalités nécessaires pour qu'il puisse s'installer et que la transition se fasse en douceur, Héres se doutait que ça n'allait pas être de la tarte, lui déjà si moralement épuisé par l'effort de toujours s'exprimer de manière correcte et intelligente face aux questions de Davos.
Son "adversaire" (car il se positionnait comme tel, soyons honnête), débuta son temps de parole en lui brossant les poils dans le bon sens, approuvant ce qu'il avait dit concernant Wilkerson. Bon, déjà ça de gagner. Il s'étendit par contre ensuite sur les élections du Bastion. Il était bien décidé à ne pas "trahir" la confiance de ses proches qui n'étaient pas encore au courant de son désir d'élection.
Mais comment défendre une idée qui n'était pas la sienne sans se contredire en pensant à ce qu'il allait déclarer dans le futur ? L'exercice était difficile mais heureusement, Cyrius aimait énoncer ses idées avec beaucoup de mots, ce qui lui donnait le temps de réfléchir.
Pesant chacune de ses paroles, Héres commença à répondre un peu trop lentement certainement au goût de ses profs.

-Les élections du Bastion me semblent tout à fait pertinentes. Elles sont là pour réformer un mouvement dont les décisions séparaient le bloc en deux, notamment avec la capture de mon père et celle de Zachary. Je suis donc en faveur de ces élections, même si je ne soutiens aucun des deux candidats. Pour moi, le mouvement des Inquisiteurs devraient disparaître ou du moins, se rapprocher du monde réelle dans lequel nous vivons et où les sorciers et les moldus se mélangent.

Héres déglutit et aurait adorer boire une gorgée d'eau. Il n'en eu pas l'occasion et continua donc la bouche sèche.

-Tu as tout à fait raison de dire que j'occupe ce rôle parce que mon père est mon père. Mais si je ne me pensais pas légitime, je ne serai pas là où je me trouve. Les Partisans ne sont pas une Royauté pour la simple et bonne raison que je ne suis pas un Roi et que je ne me prends pas pour un souverain tout puissant. Tu confonds en revanche Royauté et Tyrannie. Une Royauté peut tout à fait être démocratique mais je m'éloigne du sujet.

Héres s'arrêta de nouveau et reprit son souffle. Cette comparaison maladroite jouerait en sa faveur.

-Beaucoup de personne parviendraient à ce que mon père, s'il décidait de revenir, ne reprenne pas ses fonctions et...

-Vous notamment ?

Le jeune Yaxley se tourna vers Davos qu'il avait presque oublié. Pourrait-il empêcher les volontés de son paternel ? En toute franchise, non. Mais la politique était dans les apparences et Héres tenta de se convaincre lui-même qu'il en aurait la force le jour éventuel où cela arriverait.

-Oui, mais également les gens dans la rue. Regardez ce que Monsieur Beller a pu obtenir de notre gouvernement en rassemblant des gens autour de sa cause...

-Que feriez-vous concrètement si cela devait arriver ?

-Je pense que je ferai ce que la rue me dira de faire et j'en puiserai ma force. C'est là où repose ma légitimité, continua-t-il, réjouis d'avoir su comment tourner ces questions en son avantage et en se retournant vers Cyrius, je me sens représentant du peuple et j'écoute ce qu'ils disent.

-Mais théoriquement, vous n'êtes pas le représentant de ce peuple...

Héres choisit d'ignorer la petite remarque du journaliste pour la simple raison qu'il n'aurait pas su y répondre d'une autre manière de ce qu'il venait de dire. Il savait que cela allait se voir comme son nez au milieu de sa figure et c'était sans doute son premier faux pas ce soir, à cause de nulle autre que Cyrius...
Celui-ci décida d'embrayer sur un autre sujet, comprenant que ni lui, ni Davos ne parviendraient à lui en faire dire plus. Comment le pourrait-il donc lorsqu'il se préparait lui aussi à des élections ? Il prendrait le temps, lorsque l'annonce tombera que cette idée n'avait pas germé grâce à ces deux là et qu'il les préparait bien avant sinon, il aurait vraiment l'air d'un pantin... Même sans l'ombre de son paternel, ce qui serait bien affligeant !
Ce dernier, avec son grand-père revint sur le tapis car Cyrius avait choisit de rebondir sur son espoir de ne pas commettre les mêmes erreurs que ceux-ci.

Pour la première fois, Héres perdit légèrement son sang froid et le public et les spectateurs les plus observateurs pourraient entendre une pointe d'agacement dans sa réponse.
A quoi jouait donc ce jeunot qui se pensait plus intelligent que les autres?

-C'est pourtant bien simple Cyrius. Je ne compte pas mentir aux gens comme l'ont pu faire ces deux membres de ma famille.

Ne semblant pas se préoccuper le moins du monde de l'état de son interlocuteur, le journaliste continua sur sa lancée de stupidités et d'évidences.

-Comme je l'ai dis à Monsieur Davos concernant les actions de mon père et de mon grand-père, je n'ai rien de plus à ajouter que ce qui a été dit dans le communiqué officiel.

Il perdait ici certainement des points envers sa génération en jouant l'autruche, mais celle avant la leur aimeraient peut-être sa fermeté, qui sait. Les questions de Cyrius étaient complètement déplacés et rentraient bien trop dans son intimité pour que cela ne l'agace pas. Mais une autre chose l'embêtait : la question sur l'Imperium. Cyrius en avait été victime et Héres avait été le témoin direct de cette pratique.
Sans vraiment le remarquer, Héres s'apprêtait à se défendre de cette pratique en mentant effrontément, lui qui voulait véritablement être différent de son père et lui qui venait de dire en direct à la télévision le contraire.
Mais était-ce de sa faute ? Pouvait-il se juger coupable de quelque chose, lui qui n'avait été qu'un témoin encore complètement sous l'influence de son paternel ?

-Quant à ta question sur l'Imperium... Je suis d'avis qu'un sortilège interdit l'est bien pour une bonne raison. Je n'ai jamais été témoin d'une scène de ce genre et n'en ai jamais entendu parler. Si ça a été le cas, je condamne cette pratique lâche et, je le répète, interdite par nos lois. Insinues-tu donc que j'ai moi-même été soumis à ce genre de méthode dans mon enfance sans en avoir conscience ?

Sur ce coup là, Héres s'était laissé emporté, oubliant presque les caméras en se demandant si cela avait véritablement été le cas. Au fond, ça ne l'étonnerait pas véritablement.

***

John Davos laissa Cyrius réagir aux propos de son invité. Il attendait que l'un comme l'autre aient fini de parler avant de demander une confirmation sur une petite phrase...

-Monsieur Yaxley, je tenais à rebondir sur une de vos paroles ici même... L'Inquisition devrait donc, à vos yeux disparaître ?

-L'Inquisition sous sa forme présente, oui. C'est pour cela qu'une réforme en profondeur de leur mouvement est nécessaire et c'est ce qu'ils essayent de faire avec ces élections.

-N'êtes vous pas influencé, vous, un homme pourtant pas influençable, par votre expérience personnelle et une certaine envie de revanche ? Je pense ici, à l'enlèvement de votre père ainsi qu'à celui de Zachary Heel, un de vos amis.

John souriait, mi-sérieux, mi-taquin.

-Disons que je ne me laisserai pas influencer par des personnes autour de moi. En revanche, les événements, l'actualité nous influencent tous chaque jour. J'admets donc que, au vu des actes de Mlle Barbosa, qui a délaissé mon père de sa magie et qui a gardé impunément Zachary Heel durant quatre mois, n'a pas mon soutien dans sa campagne pour être élue.

En voulant répondre de manière bien trop intelligente pour lui, le jeune Yaxley venait de commettre pour la deuxième fois une faute politique assez stupide et  c'est bien ce que Davos avait tenté de provoquer.
Ayant interrogé depuis des années des politiciens, le journaliste connaissait quelques erreurs à éviter dans ce domaine... Notamment le fait de ne supporter aucun candidat à une élection. Son message serait donc de dire aux électeurs qu'ils devaient choisir entre la peste et le choléras et ainsi, déclarer à demi mots que la démocratie proposée sur le territoire de l'Inquisition était en quelque sorte déjà tronquée.
De plus, cette dernière phrase prouvait bien son instabilité à diriger s'il était influencé non pas par l'actualité en elle-même mais par son ressenti et ses envies revanchardes personnelles. La ligne de séparation entre ces deux choses étaient minces mais néanmoins décelable. C'était tout à fait humain et sincère pour tout citoyen. Mais pas pour un citoyen se présentant comme le représentant du peuple...
Il jeta un regard à son poulain. Avait-il compris ce qui se tramait ? John, par son regard perçant, tenta de lui faire comprendre qu'il attendait à ce qu'il rebondisse sur ce point, s'il l'avait néanmoins relevé.


———————— ϟ ————————

Voici tout ce qu’on a vu depuis 24 heures. Ca fait partie de la panoplie de l’homme politique quand il est invité dans une émission politique : La citation. Il y ceux qui se la pètent. Il y a ceux qui ont leur spéciale, les plus chics ou les flemmards comme Héres Yaxley. La morale : Faites gaffe avec les citations !
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Cyrius C. Fernandes

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MessageSujet: Re: Emission n°1 ft Cyrius et Héres   Emission n°1 ft Cyrius et Héres Empty02.02.18 12:22


Emission number one Aie'ctu
John, Hères & Cyrius


En rejoignant Hères sur le plateau de Aïe'actu, Cyrius s'était attendu à ce que l'échange soit des plus enrichissant et à vrai dire, il n'était pas déçu. Le confronter sans lui faire le moindre cadeau, à lui plus qu'à un autre justement parce qu'ils se connaissaient, faisait parti de ses objectifs. Mais là où Saevus Yaxley vous rabattait le caquet avec fermeté lorsqu'il avait décidé qu'un sujet était clos, Hères trébuchait en en disant plus que ce qu'il ne devrait, ouvrant une porte que Cyrius était prêt à enfoncer tel un bulldozer. En qualité de journaliste politique, il y avait des choses que Cyrius ne pouvait pas se permettre de laisser passer, si Hères tendait le bâton pour se faire battre il ne pourrait s'en prendre qu'à lui-même. Entendre l'ainé des Yaxley prétendre ne pas prendre position concernant les élections qui avaient actuellement lieu sur le territoire Inquisiteur était une chose mais l'entendre affirmer haut et fort que la parti des Inquisiteurs devrait disparaître en était une autre. Lui, le citoyen moyen, tout le monde avait le droit de penser ainsi et d'ailleurs nombreux étaient ceux qui partageaient cette vision des choses à commencer par les Mages Fondateurs mais Hères, qui était un représentant de l'Etat, le Leader d'un parti politique, ne pouvait pas se permettre de tenir de tels propos qui allait à l'encontre de son discours de paix de son parti qui prônait l'entente entre sorciers et non-sorciers. A vrai dire, ce jugement sans condition porté par Hères l'avait littéralement estomaqué, et lui faisait voir le jeune héritier sous un jour nouveau. Finalement, il tenait peut-être bien plus de son père qu'il ne l'avait longtemps pensé. Le jeune journaliste ne pouvait s'empêcher de se demander si le leader déchu suivait en ce moment même le direct,... oui, il en était persuadé et nul doute que l'ancien dirigeant devait détester ne pas pouvoir contrôler ce qui se passait en ce moment même, et encore il n'avait rien vu, car il ne comptait pas laisser passer ça. Il espérait que le patriarche était bien installé où qu'il puisse se trouver car le spectacle ne faisait que commencer.
Cyrius ne put s'empêcher d'émettre un petit rire amusé en entendant Hères lui faire un petit cours socio-politique sur ce qu'était une royauté et une tyrannie.

- C'est très intéressant ce terme de tyrannie que tu emploies. L'un n'est pas forcément incompatible avec l'autre, lui fit-il remarqué avec un certain amusement, mais j'y reviendrais plus tard

Préférant en premier lieu laisser Hères répondre à ses premières questions plutôt que de lui couper la parole et enchainer sur un autre sujet qui pourrait noyer l'importance de certaines de ses questions précédente, Cyrius prit son mal en patience, gardant dans un coin de sa tête ce sujet sur lequel il désirait rebondir. Lorsqu'il avait accepter la proposition de son mentor, Cyrius c'était fait la promesse de ne jamais couper la parole à ses invités afin de ne jamais leur donner l'occasion d'éviter de répondre à certaines de ses questions.
En écoutant la réponse d'Hères au sujet du potentiel retour de son père dans la vie politique Cyrius n'arrivait pas à savoir si le frère de son meilleur ami était stupide, complétement inconscient, tout simplement très sur de lui ou s'il jouait son poker face. En même temps, quelle image de dirigeant renverrait-il s'il montrait ne serait qu'une once d'hésitation dans cette affirmation ? Comment pourrait-il prétendre vouloir tenir tête aux politiciens de divers courant politique, à ses opposants, s'il n'était déjà pas capable de faire front à son propre père ? Il perdrait évidemment en crédibilité. Etait-ce du bluff ou prenait-il réellement pour acquis que jamais plus personne ne laisserait Saevus Yaxley reprendre les rennes du pouvoir ? Si tel était le cas il connaissait très mal son père, par contre si c'était un coup de bluff c'était merveilleusement bien joué car Hères était des plus convaincants. Loin d'en avoir fini avec lui, ce fut autour de John d'intervenir et les questions posées par ce dernier étaient plus pertinentes les unes que les autres. Si Hères paraissait reprendre plus d'assurance à un moment donné, John n'était jamais bien loin pour rebondir sur la plus petite maladresse qu'il pouvait déceler. Un instant, Cyrius en oublia qu'il était sur un plateau télé, suivant tel un spectateur privilégié, l'échange musclé entre celui qu'il considérait comme étant son modèle et un jeune politicien en herbe. Assister à leur échange était comme regarder un match de tennis mené par deux brillantes pointures jusqu'à cette fameuse balle de match qui apporta la victoire à son mentor.
Reprenant la partie en cours, Cyrius toucha un point sensible en abordant ce qui poursuivrait probablement Hères tout le long de sa vie, à savoir les crimes commis par son aïeul. Pour la première fois, il sentit qu'Hères commençait à être excédé par ses remarques et le fait que John venait tout juste de le déstabiliser y était indéniablement pour beaucoup. Hères était de plus en plus sur la défensive, il n'y avait pas besoin d'être devin pour s'en rendre compte cela se voyait comme le nez au milieu de la figure pourtant Cyrius ne se sentait absolument pas mal pour lui, c'était le jeu, et en l'acceptant, Hères devait se plier à ces règles. Leur rôle n'était pas de servir les dirigeants mais les dirigés, et si Hères n'avait pas les épaules assez solides pour supporter la pression de deux petits journalistes, alors il devait dégager. Un sourire carnassier se dessina sur le visage de Cyrius devant la question que venait de lui poser Hères au sujet de l'imperium. Répondre par une question à une question était un stratagème vieux comme le monde et s'il pensait le déstabiliser il se trompait lourdement

- Je ne sais pas, qu'en penses-tu ? Lui retourna-t-il la question à son tour

La question n'attendait pas réellement de réponse mais si jusqu'à aujourd'hui le doute subsistait, à présent il était quasiment convaincu qu'Hères savait quelque chose parce qu'il le trouvait bien trop sur la défensive pour quelqu'un d'innocent et son regard accusateur adressé à Hères ne dissimulait en rien le fond de ses pensés pour lui qui le connaissait. L'intervention de John fit se détacher Cyrius des yeux du jeune politicien pour se reposer sur lui. Son mentor venait de remettre sur le tapis un point sur lequel lui-même souhaitait justement revenir. Ecoutant la réponse d'Hères, il réalisa qu'il ne pouvait désormais plus lui faire remarquer que l'Amérique était une démocratie et qu'en tant que tel tous les partis, même les plus extrémistes, avaient le droit d'exister mais dès lors que l'on désirait museler, faire disparaître ou interdire l'existence d'un parti alors ce n'était plus une démocratie auquel nous avons à faire mais bien à un état totalitaire. Les Inquisiteurs existaient car une partie de la population éprouvait le besoin de se sentir rassuré et protégé des sorciers en partie à cause d'actes comme ceux commis par son propre grand-père et Rookwood. Des actes qui avaient transformé ces deux sorciers comme étant les plus grands meurtriers de l'Histoire d'Amérique. Mais peu importait qu'il ne puisse rebondir là-dessus car la suite, le parti pris d'Hères lui coupa littéralement le sifflet.

- Si je te suis bien, tu estimes que le parti des Inquisiteurs tel qu'il se présente aujourd'hui, a besoin d'une grande réforme en ce sens tu approuves ces élections. Par contre, à cause de leur intervention musclé en mars dernier tu choisis de pas soutenir l'actuelle Grande Inquisitrice cela signifie donc que tu lui préfères son concurrent direct Mr Rearden Wilkerson, et qu'en disant cela tu incites les indécis à voter pour lui ? Un homme qui ne cache pas ses intentions de voir le parti des Inquisiteurs et sa politique se durcir. C'est donc ce que tu souhaites puisque tu n'es pas le genre d'homme à te laisser influencer par tes sentiments personnels. Une réforme en profondeur pour voir leur parti se durcir ? J'avoue que je suis un peu perdu il va falloir m'expliquer la raison qui te pousse, toi, l'homme politique, à préférer voir Mr Wilkerson remporter les élections par rapport à Melle Barbosa. Quelles seraient les avantages pour les Partisans du Nouveau-Monde d'un tel résultat ?





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- Quand je te dis bouge, tu bouges, quand je te dis bouge pas, tu bouges pas et quand je te dis saute....
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John Davos

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MessageSujet: Re: Emission n°1 ft Cyrius et Héres   Emission n°1 ft Cyrius et Héres Empty10.03.18 14:24


Parce qu'on aura toujours raison de l'ouvrir
ft Cyrius Fernandes, John Davos & Héres Yaxley



Héres sentait une sueur froide couler dans son dos. Il imaginait très bien la situation si la maquilleuse n'avait pas insisté pour lui couvrir le visage d'une poudre magique qui permettait à son visage de rester sec.
Quelle fée ! Car en ce moment, le jeune politicien n'en menait pas large.
L'ombre de son père et son jugement critique ne cessait de lui embrouiller les idées. Il désirait d'un côté, satisfaire les envies paternelles, comme il avait appris à le faire depuis son plus jeune âge. Malgré tout ce qui c'était passé, il restait au fond de lui cette volonté tenace de le rendre fier. Mais de l'autre côté, sa présence sur ce plateau était également l'occasion de montrer qu'il n'était pas une pâle copie de Saevus Yaxley, mais une personne bien différente de son père.
Alors que le sujet de l'Imperium se glissa dans la conversation, le coeur d'Héres accéléra. Il mentit pourtant avec applomb, sans grande culpabilité. Il y avait des choses qui valaient mieux rester secrètes. Cyrius, dans sa verve journalistique lui retourna la question lorsque Héres lui demanda s'il pensait que son père lui avait fait subir ce genre de sortilège durant son enfance.
Reprenant peu à peu contenance, le jeune homme prit une grande inspiration avant de répondre.

-Je pense que si cela a vraiment été le cas, je n'en aurais jamais conscience, ce qui est l'essence même du sortilège. Je pense également que mon père, malgré toutes les erreurs qu'il a pu commettre, a toujours désiré m'apprendre tout ce qu'il savait et qu'en tant que professeur, il était bien trop doué que pour s'abaisser à de telles méthodes.

C'était bien une réponse de politicien ça. Monsieur Latour, son professeur de diction parti à la retraite, devait hocher la tête, satisfait : "Bien Monsieur Héres. Très bien". Le vieil homme lui avait apprit à s'exprimer de manière correcte et à structurer ses réponses avant de les donner. C'était le meilleur.
Son assurance disparu pourtant rapidement lorsque Davos rebondit sur un point précis de ses propos. Il échangea un regard avec le journaliste avant que Cyrius vienne surenchérir. L'angoisse se dissipa presque devant ce qu'il disait. A présent, il voulait répondre et démentir au plus vite ce que le meilleur ami de son frère insinuait. Et il devait se la jouer finaud car Héres avait parfaitement compris ce que Davos avait voulu pointer et ce que Cyrius allait l'obliger à dire.
Ces deux là étaient décidément bien complémentaires et ils devenaient une machine redoutable lorsqu'ils fonctionnaient ensemble. La relève de Davos était décidément assuré. Pas bon pour lui ça, même si, contrairement à d'autres, il avait toujours joué le jeu avec les équipes d'Aïe'ctu qui avaient toujours cherché la petite bête dans son comportement. Peut-être que c'était le fait d'avoir grandi avec eux qu'il acceptait plus facilement que les vieux de la veille leurs méthodes.

Bien. Il n'avait que peu de temps pour structurer une réponse cohérente. D'abord clarifier immédiatement sa position, même si celle ci le faisait tomber dans leur piège tête la première.

-Non, tu ne me suis pas très bien, commença-t-il calmement. Je vais donc reprendre car, de toute évidence, mes propos n'ont pas été assez compréhensibles. Je soutiens les élections du parti des Inquisiteurs qui, a mon sens, mérite amplement un renouveau. Cependant, ni Mlle Barbosa, ni Monsieur Wilkerson n'ont mes faveurs.

Et voilà. Merde, merde. Du coin de l'oeil, Héres voyait Davos sourire, clairement amusé. Cyrius, lui... Héres avait l'impression qu'il tentait  tant bien que mal de cacher son air triomphant.
Calme toi. Réfléchis. Répond.

***

John se délectait de ce qui se déroulait sous ses yeux. La tension était palpable et les spectateurs présents sur le plateau écoutaient attentivement chaque réparties.
Il sourit à Cyrius lorsque celui-ci rebondit, comme Davos le désirait, sur les élections des Inquisiteurs. Et le jeune Yaxley dû s'expliquer.

-Je vais vous rappeler l'essence du parti du Nouveau Monde : créer un monde où magie et technologies puissent se marier en harmonie.

John, perplexe, attendait le développement de sa réponse. Il ne  comprenait pas où il allait en venir. Même dans son oreillette, le silence s'était fait. Chacun retenait leur souffle, curieux.

-La tolérance est une valeur clé, pour ceux néanmoins, qui ont toujours honnêtement cru en ces idées.

Plus le jeune Yaxley parlait, plus il gagnait en confiance. Pour la première fois depuis leur interview, Davos cru entre-apercevoir les traits de son père dans le jeune homme et il n'aimait pas ça. Le journaliste appréciait Héres dans ses maladresses qui le rendait bien plus humain que tous les autres politiciens. A présent, le fait qu'il puisse parvenir à se tirer de cette mauvaise passe devenait presque plausible.  

-Le parti des Inquisiteurs quant à lui, a été fondé sur des idéaux racistes d'anti sorciers. Ils sont intolérants et c'est cette base qu'il faut réformer.

Il fit une pause. Ni Davos, ni Cyrius, ne l'interrompirent.

- Je ne viens pas affirmer ici, sur ce plateau, que les Partisans sont tous roses. Nous avons un sombre passé, nous nous sommes construit sur un mensonge et j'en ai bien conscience. Mais j'ai été élevé dans cette possibilité du vivre ensemble. J'ai été élevé dans la tolérance et c'est bien la raison pour laquelle je ne peux donner mon soutien à aucun des candidats qui se présentent pour les élections du territoire Inquisiteurs.

"Bravo petit", songea le présentateur alors que le public, conquis, salua la fin du monologue par une salve d'applaudissements.
John se tourna vers Cyrius pour voir s'il allait rebondir ou s'ils allaient conclure sur ces mots.

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Cyrius C. Fernandes

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MessageSujet: Re: Emission n°1 ft Cyrius et Héres   Emission n°1 ft Cyrius et Héres Empty28.05.18 18:55


Emission number one Aie'ctu
John, Hères & Cyrius



La réponse d'Hères face à sa remarque concernant le sortilège interdit qu'était l'imperium lui faisait penser à celle d'un jeune étudiant en magie qui ne faisait que répéter ce que l'on était en droit d'attendre de sa part, récitant scrupuleusement mot pour mot sa leçon qu'il avait dûment appris par coeur. Etait-il convaincu par sa plaidoirie ? A vrai dire, plus Hères cherchait à se défendre et moins Cyrius était disposé à le croire, mais il avait parfaitement conscience qu'il était inutile de surenchérir à ce sujet c'est pourquoi il décida de ne pas insister. Lui qui pourtant ne lâchait jamais prise avait plus d'une raison pour choisir d'en rester là. Tout d'abord, la raison principale était le temps. Il n'était pas installé derrière le clavier de son écran d'ordinateur mais sur un plateau télé et bien que c'était sa première fois dans l'émission, il savait parfaitement qu'il avait un temps d'antenne imparti et qu'il ne pouvait pas se permettre de le gâcher inutilement sur des spéculations qui aboutirait à des débats vain et vide de sens. De plus, cette histoire relevait désormais du domaine privé et en tant que tel, Cyrius comptait bien qu'elle le reste, c'est pourquoi il espérait bien avoir une petite conversation qui n'entrerait pas dans le domaine publique par la suite avec le frère de son meilleur ami. Enfin son dernier motif étant qu'il fallait bien reconnaître qu'il y avait bien plus intéressant à aborder, à savoir la position d'Hères face aux élections qui se préparaient en territoire Inquisiteurs, que cette histoire d'impérium qui n'avait pour l'heure rien de concret et qui n'était que de l'ordre du soupçon.

Cyrius écouta avec intérêt la réponse d'Hères qui tentait de se dépatouiller comme il le pouvait du piège dans lequel il s'était lui-même précipité. Si au début, cyrius qui le connaissait plutôt bien percevait son malaise il se rendu bien vite compte que plus Hères parlait et exposait ses idées et plus il se sentait en confiance. Etait-ce pour autant pertinent ? Pas à ses yeux, mais ça, c'était peut-être aussi parce que Cyrius avait la rancune tenace. Entendre Hères énoncer des choses que tout le monde savait déjà comme ce qu'était l'essence même des idéaux étriqués des Inquisiteurs et l'opposer à celui plus ouvert des Partisans du Nouveau-Monde ne servait qu'à endormir les spectateurs en leur énonçant des choses qu'ils connaissaient déjà avant de tourner à nouveau la couverture vers lui. Cyrius sourit, laissant une salve d'applaudissements retentir dans le petit studio ou siégeait un publique visiblement conquis. Il fallait bien admettre que Saevus avait parfaitement formé son rejeton ou peut-être était-ce dans les gênes car il était persuadé que son ami s'en serait tout aussi merveilleusement sorti bien que dans un tout autre genre. Outre le fait qu'Hères était un homme éloquent qui avait du style et une certaine classe, le jeune Leader savait séduire les foules comme il avait déjà pu le prouver par le passé en se dressant face aux manifestants qui étaient venus réclamer la tête de son père lors du discours de ce dernier aux pieds des Tour Yaxley juste avant que les Inquisiteurs n'entrent en scène et n'enlèvent le Leader déchu. De plus, et ce malgré les sordides affaires de sa famille, Hères était parvenu à conserver une cote de popularité toujours intact dans le coeur des Partisans. Les gens l'avaient vu grandir sous le feu des projecteurs de son illustre et imposante famille, ils l'avaient vu poursuivre ses études, devenir un homme et enfin se marier. Ils connaissaient tout de sa vie, du moins ils en avaient la sensation si bien que c'était un peu comme si Hères avait toujours un peu fait parti de leur famille, et c'était aussi pourquoi continuer à s'attaquer à lui de la sorte pouvait finir par être pris pour de l'acharnement et à se retourner contre lui, ce qui n'était évidemment pas le but et qu'il préférait tout autant éviter. Toutefois il y avait malgré tout une dernière question qu'il tenait à poser alors que le temps qui lui était imparti touchait à son terme.

- J'entends bien, approuva Cyrius, tu attends de la part des Inquisiteurs une plus grande ouverture d'esprit et de tolérance, ce qui lorsque l'on regarde le programme de Mr Wilkerson s'en éloigne considérablement nous sommes biens d'accord, mais as-tu prêté attention au programme de Melle Barbosa qui justement souhaite offrir une nouvelle orientation au parti des Inquisiteurs pour, si l'on en croit son discours, faire preuve d'une plus grande tolérance à l'égard de la communauté magique. Ce n'est pas parfait je te l'accorde et je reste sceptique sur certains points mais n'est-ce pas là le début d'ouverture dont tu parlais et que tu attendais de leur part ? D'ailleurs en parlant programme pourrais-tu terminer cet entretien à nous révélant tes projets immédiat ? Qu'est-ce qui va changer pour les Partisans du Nouveau Monde avec toi à la tête du parti ?


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John Davos

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MessageSujet: Re: Emission n°1 ft Cyrius et Héres   Emission n°1 ft Cyrius et Héres Empty02.06.18 12:45


Parce qu'on aura toujours raison de l'ouvrir
ft Cyrius Fernandes, John Davos & Héres Yaxley



John exerçait son métier depuis maintenant plusieurs années. Il savait reconnaître les acteurs charlatans, les auteurs mythomanes et les politiciens en difficultés.
Il connaissait les réactions humaines et parvenait à déceler les expressions cachées sur un visage. Combien de fois en avait-il joué en tordant les mots pour appuyer là sur une vérité nécessitant d'être dite ?
Ce soir pourtant, ce n'était pas le visage de son invité qu'il scrutait avec le plus d'attention. C'était celui de son poulain. Cyrius était dans son élément. Si ce n'était des minuscules corrections de postures et de positions qu'il fallait revoir, le journaliste s'exprimait clairement et sans peur. Il avait compris d'un seul regard avec son boss ce que celui ci attendait de lui, là où John voulait diriger l'interview. Même s'il avait encore énormément à apprendre du métier (il était bien jeune après tout), le présentateur restait extrêmement fier de lui et décida que l'émission se conclurai sur sa dernière question.  

Souriant, John vérifia du coin de l’œil le nombre de minutes d'antenne qui leur restaient (Mel lui montra quatre doigts de sa main, lui indiquant par là qu'ils leurs restaient quatre minutes) à quoi il hocha brièvement la tête, se sachant hors du cadre. La production avait évidemment fixé la caméra 3 sur Héres. Le jeune héritier s'était montré comme John l'avait connu : maladroit et voulant faire ses preuves. Il s'y était bien pris et sa réponse à la question de Cyrius allait véritablement donner le ton aux éditos du lendemain.

-Bien sûr que je l'ai lu. Mais je ne m'exprimerai pas sur son programme. Mlle Barbosa a orchestré l'enlèvement de Saevus Yaxley, l'a dépossédé de ses pouvoirs et a gardé injustement, Zachary Heel, enfermé. Quel message envoyons-nous si ce genre d'actions restent sans conséquences ?

Cyrius avait également du voir Mel dans sa vision périphérique car il dirigea l'interview lui-même vers la fin. John, plus que satisfait, sourit.

-J'ai des projets qui se mettront en place très prochainement et dont les citoyens prendront connaissance dans peu de temps. Ce qui va réellement changer avec moi est je pense ma sincérité.

Bam. Joli pied de nez à son paternel.

-Les gens m'ont vu grandir, je suis malgré moi le symbole du mélange entre les mondes moldu et magique. Je vais tout faire pour être au service des citoyens et faire en sorte que la tolérance partisane ne se limite pas seulement à nos territoires. Je suis un militant de la paix.

C'était vraiment bateau ça mais ce genre de phrases plaisaient au public. Bien qu'il n'ait pas réellement répondu aux questions de Cyrius, les contournant comme on apprend à tous politiciens, John reprit la parole. Il restait une minute et il fallait conclure.

-Merci Monsieur Yaxley d'avoir accepté notre invitation. Demain, nous recevrons l'actrice Martha Castle pour nous parler de son prochain film. Max nous présentera un dossier complet sur les élections du Bastion à venir. D'ici là, bonne nuit mes petits chats ! Salut !

Il offrit un grand sourire et un clin d’œil à la caméra puis, petit rituel de fin d'émission pendant que le générique était diffusé, il but une longue gorgée d'eau d'une petite bouteille sous son bureau.

-Et bien mes aïeux, pour deux novices, vous avez assuré aussi bien l'un que l'autre.

Il serra la main d'Héres puis, alors que des assistants l'entraînaient dans la loge pour se faire démaquiller, John se tourna vers Cyrius.

-Beau boulot ! S'exclama-t-il simplement en lui claquant une tape dans le dos.

Ils saluèrent le public une dernière fois avant de marcher ensemble vers les coulisses.

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