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 I want you on my team - ft Cyrius

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MessageSujet: I want you on my team - ft Cyrius    04.06.17 14:57


I want you on my team
Cyrius & John


Comme à leur habitude, les bureaux d'Ibento - et plus particulièrement, l'étage consacré à l'émission - grouillent de monde.
Tous s'affairent avec enthousiasme. L'équipe vient de rentrer de vacances et chacun partage leurs souvenirs et comparent leur bronzage en décortiquant l'actualité riche de l'été.
Il y a beaucoup de matière et John sait à quel point il va être difficile de condenser tout ça en cinquante minutes. Il est d'ailleurs en pleine négociation avec la chaîne pour augmenter sa plage horaire, argumentant avec passion que si beaucoup de choses s'étaient déjà déroulées, beaucoup d'autres allaient arriver à la rentrée.
Et comme chaque année, John en profitait pour s'auto-évaluer et rechercher des nouveautés pour le public.
Ce matin, il avait rendez-vous avec Cyrius Fernandes, la plus belle plume d'USA Today. En théorie, il bossait déjà pour lui vu qu'Ibento avait racheté la majorité des parts du journal. Cependant, John sentait qu'il était temps de proposer plus au journaliste avant que quelqu'un d'autre ne décroche ce talent qu'il avait découvert il y a quelques années.
La jeunesse et l'arrogance du journaliste faisait qu'il avait parfois besoin d'un garde-fou. Mais son talent, son franc parler et sa belle gueule faisait qu'il deviendrait un sacré atout à l'émission quotidienne qu'il présentait.
Aujourd'hui, John allait devoir convaincre un journaliste de la presse écrite à passer devant le petit écran. Et il savait que ce ne serait pas nécessairement facile. La télévision avait ce quelque chose d'effrayant, ce quelque chose de moins sacré, comme si l'info était moins bien traité qu'avec les mots. C'était stupide même s'il avait lui-même un jour éprouvé ces craintes. Si les spectateurs ne voyaient bien souvent que des images sur leur écran, ils ne se doutaient pas de la quantité de mots, de phrases écrites et ré-écrites. La télé, c'était de l'écrit aussi. Énormément d'écrits. De travail. De recherche. Ils mettaient juste tout ça en images.

John soupira en entendant la sonnerie de son téléphone à peine quelques minutes avant leur rendez-vous. Il n'avait aucune idée de comment le jeune sorcier allait réagir à sa proposition en or. John n'avait pas l'habitude de ne pas réussir ce qu'il entreprenait et il espérait sincèrement que le contrat déjà préparé dans son tiroir allait être de sortie.
Coupant court à la conversation qu'il avait au téléphone, il fit signe à David de faire entrer le jeune homme qu'il avait aperçu à travers les persiennes.

-C'est ça, merci beaucoup. Je vous rappelle sans faute avant ce soir. Très bien. A tout à l'heure alors... Oui..Oui.

Un peu agacé, il fit une grimace d'excuse à Cyrius et l'invita à s'installer en face de lui tandis que son interlocuteur téléphonique le gardait occupé.
David avait refermé la porte derrière lui. Le bureau était plus rangé que d'habitude pour ceux qui connaissait le présentateur. Pour ceux qui ne le connaissaient pas, c'était un véritable bordel.
Son ordi était ouvert dans un coin. Des gobelets en plastiques ayant contenus de l'eau et du café s'entassaient à côté. Son fidèle paquet de clopes, qui expliquait cette odeur de cigarettes froides qui lui collait à la peau, siégeait fièrement au dessus d'une pile de dossiers administratifs.
Les notes pour la rentrée, mélange d'écriture manuscrites et d'ordinateur occupaient la place centrale devant lui.

La vue sur NYC dans son dos était jolie mais John la regardait rarement. Les murs sobrement décorés de quelques photos avec les collègues et de posters de films qu'il avait aimé étaient pâlots. Une table basse et un fauteuil donnaient au lieu un côté plus convivial et c'est vrai qu'il n'était pas rare qu'un ou l'autre membres de son équipe le rejoigne pour y bosser. D'ailleurs, elle était elle aussi recouverte de notes et de canettes de coca. Autour il y avait un nombre incalculable de piles de journaux, de magasines, et de bouquins d'anciens invités.

-D'accord mais je vais vous laisser à présent. Oui vraiment. Oui. Oui c'est ça. Oui. Au revoir. Oui. Oui. Au revoir.

John raccrocha et se leva de son fauteuil pour aller serrer la main à son interlocuteur.

-Pardon pour ça, déclara-t-il. Comment vas-tu ? Lui demanda le présentateur, voulant sincèrement connaitre la réponse tout en s'asseyant à côté de lui dans le deuxième fauteuil pour les visiteurs.

L'été n'avait pas été de tout repos pour les journalistes d'USA Today et Cyrius avait dégoté quelques exclusivités comme la première interview d'Imane Khazen après les événements qui avaient mis hors états de nuire les pro moldus.

-Ca va à la rédac ? Tu as pu prendre un peu de repos ?

John avait parfois ce réflexe de papa poule quand il s'agissait des jeunes journalistes. Ceux-ci avaient cette fougue, cet enthousiasme qui faisaient d'eux des machines d'informations mais qui pouvaient parfois s'enrayer. Cyrius, du haut de ses 21, 22 ans, ne faisait pas exception.
L'avoir dans son équipe lui fournirait une charge supplémentaire de travail et il voulait d'abord s'assurer qu'il n'était déjà pas trop over-booké avant de lui faire son offre.

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MessageSujet: Re: I want you on my team - ft Cyrius    13.06.17 21:14


I Want you on my team
le Boss et moi


New-York.
Cela faisait un sacré bout de temps que Cyrius n'avait pas mis les pieds dans la métropole et toute cette activité, ce monde qui grouillait dans la Big Apple lui rappelait en tout point la majestueuse New-Phoenix, la chaleur compris, qui restait à ses yeux l'une des plus belles villes au monde de par l'énergie qui s'en dégageait. Ce genre de ville qui bouillonnait d'activité et dans laquelle même à 2h du matin ou pouvait encore trouver des choses intéressantes à faire contrairement à Santa Fe où il faisait juste bon à s'enterrer.
Contre toute attente, s'il était là aujourd'hui ce n'était pas pour le plaisir, du moins pas réellement bien que du plaisir il en trouverait forcément, mais plus pour le travail. En effet, le boss lui avait demandé de passer dans les bureaux d'Ibento et ça c'était jamais bon signe, quoi que réflexion faite c'était plutôt pire quand il débarquait dans les bureaux du USA Today sans prévenir. Ça c'était vraiment pas bon signe.

John Davos était une véritable légende dans le milieu journalistique. Stagiaire prometteur dans une émission consacré à des reportages pointus, il s'était très vite fait remarqué par sa capacité unique à voir ce que les autres ne voyait pas. Conscient de son potentiel, le jeune chroniqueur se vit très vite offrir le fauteuil de présentateur d'une émission politique toujours aussi populaire presque 20 ans plus tard : Aïe'ctu.
Loin de se reposer sur ses acquis et conscient de se trouver sur un siège éjectable à la merci du dieu audimat, Davos à 27 ans seulement, monta avec plusieurs potes à lui, sa propre société de production qui allait très rapidement devenir une incontournable du paysage médiatique, la très renommée Ibento

C'était à cet homme, que Cyrius devait d'avoir eu sa chance, en tant que journaliste. Le jeune cubain avait parfaitement conscience de ce qu'il lui devait. Il s'entendait d'ailleurs un peu trop bien avec l'homme, au point qu'il en oubliait parfois qu'il était son patron et que de tenir tête à ce dernier n'était pas une chose à faire dans le monde du travail. Heureusement pour lui, John était quelqu'un de bien qui avait cette remarquable et bien trop rare capacité à écouter. De plus, il savait lâcher la bride quand il le fallait ou au contraire la serrer un peu plus fort lorsque Cyrius ne voulait rien entendre, l'empêchant ainsi d'aller trop loin en risquant stupidement sa place pour des choses qui n'en valaient vraiment pas la peine. Faire entendre raison à une tête de pioche comme la sienne n'était pas une mince affaire et les conflits entre eux étaient légions, mais Cyrius respectait beaucoup John malgré les apparences et il avait également cette capacité à reconnaître lorsqu'il était en tort... ce qui ne l'empêchait pas de recommencer exactement les mêmes bêtises le jour même

Cyrius aurait pu transplaner de Santa Fe à New-Phoenix, un voyage qui sur une aussi longue distance, s'effectuait en plusieurs étapes, mais lorsque l'on vous payait le voyage, pourquoi s'épuiser pour rien ? Cela lui avait permis d'avancer la rédaction de son prochain article et de piquer un petit roupillon pour être frais et dispo une fois atterrit à l'aéroport de JFK avant de sauter dans un taxi direction Manhattan
Pour une fois la circulation était fluide et bien que le temps était une notion tout à fait relative, Cyrius estima que la trajet avait été beaucoup plus rapide que d'accoutumé.
Passant la porte tourniquet en verre du grand immeuble, le journaliste passa devant une banque d'accueil moderne de dernier cri avant de s'engouffrer dans l'ascenseur qui le conduisit jusqu'à l'étage où le boss avait son bureau.
Dès que les portes s'ouvrirent un joyeux brouhaha parvint jusqu'aux oreilles du cubain dont le sourire s'étira instantanément. S'il y avait bien une chose qu'il partageait avec son boss, outre le travail bien fait, c'était de travailler dans une joyeuse énergie très positive. Serrant quelques mains au passage de certaines connaissances qui s'amusèrent de sa présence dans ces bureaux, Cyrius s'arrêta un instant pour discuter(/charmer ?) la très pulpeuse et non moins désirable Gloria qui s'amusait toujours à ses dépends, du moins, jusqu'à ce que David vienne le chercher, l'interrompant au moment où elle allait finir par accepter son invitation

- Franchement David tu aurais pu attendre encore quelques minutes elle était sur le point de me tomber dans les bras

- Elle était surtout entrain d'accepter ton invitation pour que tu lui parles de Khazen


- Ah tu vois, tu le reconnais aussi, elle était sur le point de me tomber dans les bras


- Il est tant que quelqu'un te le dise mais Gloria aime les femmes,
lui apprit-il tout en ouvrant la porte du bureau de Davos qui, une fois n'était pas coutume, était encore pendu au téléphone

- Quoi ?... tu te fous de moi ? Lui demanda-t-il en le levant les main en direction du plafond

- Il est là, chef. Bon courage,
fit-il cette fois à l'adresse de Cyrius tout en lui faisant une tape amicale sur l'épaule avant de refermer la porte derrière lui et de laisser les deux hommes entre eux.

Alors que John était toujours pendu au téléphone, Cyrius prit place sur l'un des fauteuils qui se trouvait devant le bureau et scruta le bordel sans nom de son chef. Il savait que John était un adepte du bordel organisé mais là franchement, il avait trouvé son maitre, c'était pire que chez lui. Il adorait voir la tête d'Elijah s'il le conduisait ici, maniaque comme il était, il ne s'en remettrait probablement pas. Son cousin avait de nombreux TOC dont sa mère lui avait interdit à plus d'une reprise de se moquer, et l'un d'eux était de voir chaque chose être correctement rangé à sa place, autant dire que dans un bureau comme celui-là, son cousin deviendrait rapidement dingue.
Alors que John mettait fin à sa conversation, Cyrius s'allumait déjà une cigarette, sans prendre la peine de demander la permission puisqu'il savait très bien que ça ne dérangerait nullement son hôte qui vint vers lui pour lui serrer la main

- Non t'inquiètes c'est bon, c'est toi qui paye de toute manière alors j'ai tout mon temps,
lui sourit-il de toutes ses dents. Ça va bien et toi ?

Lui demanda-t-il en retour alors que comme à son habitude, l'homme prit place non pas derrière son bureau mais bien à ses côtés pour prendre de ses nouvelles. Cyrius ne pu s'empêcher de hausser un sourcils en l'entendant lui demander s'il avait pu prendre quelques jours de vacances

- Avec l'actualité d'Imane depuis son enlèvement ? L'arrestation des pro-moldu ? Leur procès à venir ? L'association de Beller en faveur de son neveu ? La disparition puis la réapparition d'Andropova ? L'enlèvement des diplomates par le Cercle ? Tu rigoles ou quoi ? Bien sur que non, j'ai même plus le temps de me consacrer au dossier sur lequel je bossais avant toute cette affaire, mais tu veux que j'te dise ? Ça me dérange pas parce que j'aime toute cette adrénaline, même si évidemment j'espère que le Cercle sera très vite mis hors d'état de nuire avant qu'ils ne commettent de nouvelles atrocités. Le soucis c'est que pour le moment l'enquête est au point mort. J'ai l'impression que ce ne sera pas aussi facile qu'avec les pro-moldus. C'était pour qu'on fasse le point ensemble sur cette affaire que tu m'as demandé de venir ?


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MessageSujet: Re: I want you on my team - ft Cyrius    23.06.17 13:03


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Cyrius & John


Alors que John raccrochait enfin avec son interlocuteur au téléphone, Cyrius s'était allumé une clope et le présentateur en fit de même tout en s'asseyant à côté de lui et en lui demandant des nouvelles.
Le jeune homme le va bien haut ses sourcils ce qui confirma les craintes du présentateur mais qui le fit également sourire. Il avait devant lui un vrai journaliste qui ne savait pas prendre du repos tant que l'actualité dansait devant lui. Cet été avait été une entorse à la règle dans leur milieu : en général, juillet et août n'avaient jamais donné grand intérêt. Les politiques, les voleurs, les juges et surtout, les journalistes étaient en vacances ce qui donnait alors toujours l'impression qu'il ne se passait pas grand chose.
Cyrius énuméra un à un les sujets qu'il avait ou voulait traiter et l'aîné remarqua avec un certain plaisir qu'il n'avait parlé que des choses les plus intéressantes politiquement parlant.
Il le savait déjà mais le jeune homme avait véritablement la passion nécessaire pour pouvoir entrer dans son équipe la plus proche : celle de son bébé, Aïe'ctu.

-Non, non ce n'est pas pour ça que je t'ai fais venir, déclara-t-il en tirant une bouffée de nicotine.

John ne voulait pas tourner trop longtemps autour du pot. Il avait hâte de voir la réaction du plus jeune pour savoir une bonne fois pour toute s'il serait capable de le convaincre. Il n'était à présent plus le présentateur mais bien le producteur et il espérait réellement que Cyrius allait accepter son offre car il voyait en lui tout ce potentiel qui pourrait bientôt se faire voir par d'autres productions.

-J'aimerai te proposer un rôle dans l'émission, continua-t'il calmement.

Il lui sourit, amusé et lui laissa le temps d'ingurgiter l'information.

-La rentrée s'annonce très chargée pour notre profession et j'aimerai comme chaque année renouvelée le visage d'Aïe'ctu avec de nouveaux journalistes. Ton activité principale restera évidemment pour le Today mais voilà ce que je te propose : une rubrique carte blanche, une ou deux fois par semaine.

John ne détailla pas plus son idée avant d'avoir capté un intérêt réel de son interlocuteur. Il souriait toujours, et observait Cyrius, curieux, totalement focus malgré son portable plus loin qui vibrait et lui faisait comprendre qu'il avait reçu un mail.
Il espérait avoir titillé son attention avec la promesse de carte blanche. Si les journaux papiers restaient la principale source d'informations des sorciers, la télé elle, restait celui des moldus. Le public du journaliste s'étendrait alors bien plus pour des sujets qui lui tiendraient à coeur.
Or Cyrius était un jeune homme passionné dont l'envie était de pointer le doigt sur un sujet important à ses yeux - et l'intérêt du producteur était qu'il pointait la plupart du temps juste - et d'en informer les américains là dessus.

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MessageSujet: Re: I want you on my team - ft Cyrius    11.07.17 21:01


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Etait-ce parce qu'il avait l'âge d'être son père mais Cyrius avait toujours trouvé John très paternaliste ce qui, dans ce milieu, contrairement aux apparences, n'était pas aussi courant que ça. Compte tenu de son statut de star médiatique, et de son poids dans le milieu, John aurait pu se montrer imbuvable, en faire voir à tout le monde et voir ses autres collègues comme de potentiels rivaux, mais pas lui. Cependant, John n'oubliait pas d'où il venait et était prêt à donner sa chance à quiconque la méritait. Il avait en lui un petit côté pygmalion qui faisait que dès qu'il en avait l'opportunité, s'il estimait qu'une personne avait le talent nécessaire, il était prêt à la prendre sous son ailes et à l'aider à prendre son envole. C'est ce que cette légende vivante du journalisme, qui fut l'une de ses premières idoles, avait en quelque sorte fait pour lui. Sans son aide, il ne serait probablement pas encore, à son âge du moins, l'un des journalistes vedette du USA Today. Cela aurait fini par arriver mais surement pas aussi vite. C'était la raison pour laquelle outre son statut d'icône vivante, et cet aspect très chaleureux, respectueux et humain qui le caractérisait tant, que Cyrius avait autant de respect pour lui. Cela ne les empêchait pas toutefois d'avoir de sérieux coups de gueules de temps à autres, d'autant que ni l'un ni l'autre n'était enclin à revenir facilement sur leur position. Quand ils avaient décidé quelque chose, ils s'y tenaient ce qui ne facilitait jamais les choses bien au contraire. Et si Cyrius qui avait parfois des réactions très emporté que l'on pouvait mettre sur le compte de sa jeunesse et qui rappelait si besoin s'en faut qu'il avait quitté l'adolescence il y a peu de temps encore, John lui, semblait toujours baigner en plein dedans

Cyrius ignorait la raison pour laquelle il se trouvait actuellement dans les locaux d'Ibento. Aux dernières nouvelles, il n'avait pas fait de conneries ni n'avait désobéit en allant à l'encontre de ce que lui avait ordonné le boss. Non, c'était même tout l'inverse, il s'était tenu relativement tranquille réussissant même à apporter de nombreuses exclusivités au journal par le biais d'Imane Khazen. Alors oui, effectivement ça avait couté les yeux de la tête à Ibento parce que ce restaurant dans lequel il l'avait emmené dîner s'engraissait plus avec votre argent qu'il ne vous engraissait avec sa nourriture mais au moins ça lui avait assuré de belles exclus et lui, une excellente soirée. Oui décidément, plus que de remontrances c'était les félicitations qui étaient de rigueurs même s'il se doutait bien quavant d'être récompensé comme il le méritait il allait devoir attendre encore quelques années avant de passer rédacteur en chef. Toujours est-il que lorsque John lui avait dit qu'il désirait le voir dans ces bureaux New-Yorkais sans donner plus d'explications, Cyrius n'avait posé aucune question et s'était contenté de plier bagage sans perdre un instant.

S'il avait essayé de deviner durant une partie du trajet Santa Fe/New-York, pour quelle raison il avait été convoqué ici, il pouvait avouer à présent que John avait levé le voile sur ce suspense intenable, que jamais il ne serait parvenu à le deviner.
Le menton bien calé dans la paume de sa main, Cyrius arqua un sourcils tout en fixant, d'un air guère convaincu, l'homme qui lui faisait face. Lorsqu'il l'avait entendu lui faire cette proposition, Cyrius n'avait pas réagit, s'attendait à le voir se taper sur la cuisse en hurlant de rire de sa bonne blague, sauf que... ça ne venait pas ! Dès que l'homme commença à étayer les raisons pour lesquels il avait pensé à lui et ce qu'il attendait de lui, Cyrius su qu'il ne plaisantais pas et qu'il était extrêmement sérieux, car s'il y avait bien un sujet sur lequel John ne plaisantait jamais, c'était bien le boulot.
Alors que le menton de Cyrius quittait le confort de sa main pour pouvoir la tendre devant lui afin de l'interrompre avant qu'il n'aille plus loin dans ses délires, John prononça deux mots magique qui eurent le mérite de le stopper dans son élan, car ils étaient très loin de le laisser insensible : carte blanche

- Carte blanche ? Sur un direct ? Répéta-t-il sceptique pour être sur d'avoir bien compris ce qu'il venait de dire avant de balayer l'air devant lui dans une grimace, comme s'il cherchait à éventer cette idée saugrenue. Je vois même pas pourquoi tu me poses la question, tu sais très bien que la télé c'est pas mon truc

Il se garda bien de préciser le fond de sa pensé pour ne pas le vexer mais il n'avait aucune envie de faire le clown pour les ménagères ou les adolescentes. Lui ce qu'il voulait, c'était continuer d'écrire, de dénoncer des faits, de dévoiler les travers de la société et de ceux qui gouverne le pays sans langue de bois, pas de jouer les singes savant face à une caméra.

- Et puis franchement, même en admettant que j'accepte quand voudrais-tu que je me consacre à ton émission ? Je couvre l'actualité, je monte des dossiers de reportage encore à coté de ça et je bosse seul. Tu sais très bien que ça me prend un temps fou de vérifier scrupuleusement toutes les infos que je récolte. Jamais je ne renoncerais à ce privilège de pouvoir prendre mon temps que m'offre le support papier parce que je met un point d'honneur à ne pas écrire ou dire n'importe quoi et c'est quelque chose que je perdrais en allant à la télé. J'ai une éthique, je ne tiens pas à faire du sensationnalisme ni à bâcler un support pour favoriser l'autre, tout ce que je veux c'est informer et dénoncer. Va falloir que tu te trouves quelqu'un d'autre pour faire monter tes audiences ce sera juste moins bon que si c'était moi, rajouta-t-il dans un grand sourire goguenard

Cela pouvait paraître prétentieux fort heureusement Cyrius ne se prenait pas au sérieux, mais le journaliste n'était pas stupide, il était beau, il plaisait et il en avait parfaitement conscience. De plus, les lecteurs du USA Today qui suivaient ses chroniques aimaient son franc parlé sans langue de bois, nul doute qu'il serait attendu au tournant lors de l'émission, alors oui, pour toutes ces raisons, il pensait sincèrement qu'il pourrait faire péter les audiences de John. Peut-être que ça finirait par s'essouffler à la longue mais il était sur de plaire pendant quelques temps et c'était aussi ça le problème. Il ne voulait pas devenir accroc au succès et encore moins laisser les gens et leurs opinions influencer son travail par leurs remarques ou pire encore les chiffres d'audiences. Ecrire dans un journal de référence aussi connu que le USA Today apportait déjà une certaine notoriété, mais surtout il lui apportait une crédibilité indéniable que le télévisuel risquait fort de lui retirer.
Considérant le sujet comme clos, Cyrius enchaina sur un autre sujet

- En parlant de reportage... avant que le pays ne soit secoué par tous ces actes de terrorisme je travaillais sur un dossier sensible que j'ai du mettre de coté pour le moment, mais je te promet que le jour ou j'en viendrais à bout, et j'y suis presque, tu vas exploser tes ventes.

Se rapprochant de son patron il se pencha vers lui et lui murmura dans le creux de l'oreille sur le ton de la confidence quatre mots, quatre petits mots qui firent leur effet : le sang de vampire.

- Et devine avec qui je me suis allié pour mettre à jour cette affaire ? Le roi Jaroslov Andropov en personne
, révéla-t-il avant de se taire pour laisser le temps au journaliste d'assimiler l'information.




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MessageSujet: Re: I want you on my team - ft Cyrius    16.07.17 17:02


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Ca allait être compliqué mais John s'y attendait. Convaincre un journaliste papier de passer devant la caméra n'était jamais mince affaire. Cyrius ne faisait pas exception : il fixait son patron d'un regard sceptique. Il remarqua son intérêt sur les deux mots magiques de "carte blanche" et l'écouta commencer son argumentaire de refus avec attention.

-Je te l'accorde, c'est du travail supplémentaire.

C'était indéniable. La télé demandait plus de temps que l'écrit, et John savait que c'était là tout le fond du problème : le jeune reporter ne voulait pas perdre son temps d'enquête sur le terrain dans des bureaux à préparer un texte. C'était tout à son honneur.

- Mais c'est également une visibilité supplémentaire pour les sujets qui te tiennent à coeur. Toi et moi savons très bien qu'il existe toujours deux formes d'information pour les sorciers et les moldus. Les points de vue divergent de la télé aux journaux et sont aussi nombreux qu'il n'existe de journalistes, mais les contenus changent rarement. Grâce à cette carte blanche, tu aurais la possibilité de t'adresser à un public plus large et complet en t'adaptant à chacun.

John tira une bouffée de nicotine avant de continuer toujours très sérieux.

-Je ne te demanderai jamais de faire du sensationnalisme. Tu sais que ce n'est pas le genre de la maison. L'équipe d'Aïe'ctu n'a jamais bâclé un sujet, crois moi bien. Si le reportage ou le montage n'est pas abouti, il est reporté au lendemain. Ne dénigre pas tes collègues je te prie.

Son ton était toujours très calme bien que John n'avait clairement pas aimé ce que le jeune journaliste avait suggéré. L'équipe de l'émission se donnait toujours à fond et il était exaspérant d'écouter une personne qui n'avait jamais compris ou été témoin de leur travail, émettre l'idée qu'ils travaillaient moins bien que la presse écrite.
Si Cyrius était l'un de ses poulains, la fibre paternel du présentateur ne se limitait pas du tout à lui seul et s'étendait à toute sa rédaction.

-Je n'ai pas envie de me trouver quelqu'un d'autre. Tu es le seul en liste et la rubrique n'existera pas, cette année en tout cas, sans toi.

Avec ses collègues, John mettait toujours carte sur table. Il n'aimait pas mentir face à un journaliste qui détectait - du moins les bons - presque toujours lorsque son interlocuteur n'était pas honnête avec lui. Aussi, si ce n'était pas un bon coup de poker que d'affirmer qu'il n'avait pas de concurrence, John n'en avait que faire. Cyrius et sa grande et belle gueule, était en effet son seul choix lorsqu'il avait pensé à une carte blanche. C'était un jeune homme talentueux en qui le présentateur avait confiance.
Talentueux, oui, il n'y avait aucun doute là dessus. D'ailleurs, il lui révéla, un grand sourire "je-suis-fier-de-moi" sur le visage, qu'il avait une exclu pour le journal.

Très théâtrale, ce qui renforçait l'idée du patron qu'il passerait admirablement bien à la télé, il se pencha vers lui pour lui souffle quatre petits mots à l'oreille qui le laissait bouche bée. Le sang de vampire.  
John était tout ouïe face à ce nouveau sujet, très intéressé comme beaucoup de ses collègues qui n'avaient pourtant jamais pris vraiment le temps de creuser.
Mais ce n'était pas tout : le petit insolent lui révéla son impensable allié : Jaroslav Andropov, le Roi des vampires.

-Andropov....répéta-t-il, visualisant le portrait qu'il comptait faire du monarque à la rentrée suite à l'actualité qui avait tournée autour de sa famille durant l'été. Tu as intérêt à surveiller tes arrières.

Il était inutile de s'insurger sur le danger réel de ce qu'il venait de lui dire. En tant que journaliste, puis chef de rédaction, puis patron d'une société de production, John avait dû de nombreuses fois se mordre les doigts, effrayé par le sort d'un tel ou tel de son équipe. Les risques faisaient partie du jeu et il était bien placé pour le savoir mais ce n'est pas pour autant qu'il n'en faisait pas régulièrement des cauchemars.
Décidant de chasser cette peur, il lui sourit, fier de lui.

-Comment t'es parvenu à t'allier avec le Roi des vampires ? Demanda-t-il en souriant, curieux et amusé de son audace à présent qu'il avait décidé de ne pas laisser son angoisser parler.

———————— ϟ ————————

Voici tout ce qu’on a vu depuis 24 heures. Ca fait partie de la panoplie de l’homme politique quand il est invité dans une émission politique : La citation. Il y ceux qui se la pètent. Il y a ceux qui ont leur spéciale, les plus chics ou les flemmards comme Héres Yaxley. La morale : Faites gaffe avec les citations !
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MessageSujet: Re: I want you on my team - ft Cyrius    28.07.17 20:47


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La masse de travail colossale que Cyrius abattait pour le USA Today ne lui avait jamais fait peur, en réalité, il ne s'en rendait même pas compte. Lorsqu'il était plongé dans une enquête, qu'il investiguait sur le terrain, qu'il vérifiait une à une les informations obtenues avant de lâcher son scoop, ce dont il prenait conscience n'était pas les nuits blanches ni même le temps qu'il y consacrait mais bien l'excitation de toucher du doigt cette vérité qu'il convoitait avec acharnement. Le journalisme d'investigation avec ses reportages passer à la loupe, informer les citoyens, dénoncer les coupables voilà bien tout ce qui le passionnait dans son travail et peu importait le temps qu'il y consacrait, seul le résultat comptait.
Cyrius avait un très grand respect pour des hommes engagés comme : tel que Pepe Escobar, Amy Goodman, Diana Johnstone, Bob Woodward, Michael Rezendes, et bien d’autres encore. Des hommes et des femmes qui, non content d'avoir une belle plume, dénonçaient des vérités qui avaient de quoi faire trembler lceux qui se croyaient intouchables. Ils étaient ses modèles.

Pour Cyrius il y avait deux sortes de journalistes : les vrais journalistes, ceux qui enquêtaient et secouaient le pays de par leur révélation, et ceux qui cherchaient juste à faire un scoop ou du buzz.
Et puis, encore à part se trouvait les journalistes télévisuels. Pour Cyrius la seule et unique presse de référence, était la presse écrite. Il ne le dirait jamais franchement à John mais pour lui, les pseudos journalistes qui faisaient leurs shows devant une caméra n'étaient pas de véritables journalistes, du moins pas pour la plupart et cela excluait bien évidemment son patron pour lequel il avait le plus grand respect. Tout ce qui importait à ces showman, c'était de faire grimper les audiences, d'être le plus populaire mais on ne s'improvisait pas journaliste et ces présentateurs à deux balles plus que de mettre leur profession en lumière, ne faisait que leur nuire en leur faisant perdre en crédibilités et c'est pourquoi il avait une si mauvaise opinion de tout ce qui était associé de près ou de loin, au monde télévisuel. Toutefois, il devait reconnaître que les arguments de John n'étaient pas idiots. En acceptant de rejoindre son équipe, il aurait effectivement beaucoup plus de visibilité car comme il ne l'ignorait pas, de moins en moins de gens lisaient, préférant de loin se contenter d'allumer la télé et regarder le flash info lorsqu'ils tombaient dessus, plutôt que de donner un 1$ pour acheter le journal. De plus, même s'il n'en donnait pas l'air, il devait admettre que deux choses le séduisaient dans la proposition de John. Déjà, rejoindre son équipe et travailler avec lui était une opportunité qui ne se refusait pas. John avait été comme un mentor pour lui, qui lui avait énormément appris sur le métier, et bien qu'ils leur arrivaient d'être souvent en désaccords et dans de rares cas, d'avoir même de violentes altercations sur un sujet donné, il n'en demeurait pas moins qu'ils se respectaient tous deux énormément et que Cyrius n'aurait pas pu réver mieux comme modèle. La carrière de John, qui se comptait à présent en plusieurs décennies, était exemplaire car il avait su rester fidèle à ses convictions grâce à l'indépendance qu'il s'était donné et jusqu'à présent il avait fait un sans-faute dans son parcours professionnel. Un parcours qui en faisant l'un des plus grand journalistes de son époque et qu'il rêvait un jour de suivre.
La seconde chose qui lui faisait les yeux doux c'était les deux mots magiques : carte blanche.
Certes, il possédait déjà cette fameuse carte blanche dans ses articles publié par le USA Today et jusqu'à présent, malgré les innombrables brulots qu'il avait déjà écrits en tirant à boulets rouge sur certains grands noms et les nombreuses attaques dont ils avaient ensuite été victimes, jamais, John ne lui avait demandé de censurer l'un de ses articles ou de mettre de l'eau dans son vin afin de ne pas froisser telle ou telle personnalité influente qu'elle soit politique ou non, mais la télévision c'était différent. Certes il fallait faire grimper les audiences et pour cela rien de tel qu'un élément irrévérencieux qui détruisait les invités. Plus une personnalité pouvait se faire démonter, plus les gens en étaient friands. Ils étaient comme des bêtes fauves à attendre le faux pas d'une personnalité adulée pour pouvoir ensuite assister à sa chute. C'était cruel, c'était gratuit, c'était d'une certaine manière les nouveaux jeux de Rome avec ses mises à mort public, c'était le showbizness. Cyrius ne voulait pas de ce rôle, détruire gratuitement quelqu'un qui n'avait rien à se reprocher, chercher la petite bête dans l'unique but de la déstabiliser et offrir du sang aux spectateurs, très peu pour lui. Toutefois, révéler les actions de certains politiques véreux en sa présence, le mettre devant les faits accomplis, face à ses responsabilités et le coincer en direct ça oui, cela pouvait s'avérer intéressant... si ce n'était pas coupé au montage.

- Donc si tu invites ton copain John Kennedy Jr
fit-il en faisant référence à Ethan Devaney et que je le descends en direct tu me laisseras faire ? Sans rien couper du tout ?

Personnellement, il restait sceptique. Au début les arrangements sur le papier étaient toujours parfait et ne souffraient jamais de la moindre mésentente mais dans les faits c'était bien souvent très différent. Penser parvenir à remettre Ethan Devaney à sa place était quelque peu présomptueux de la part de Cyrius, car l’homme avait l’habitude des médias et été doté d’une excellente répartie. Il était le genre d’homme à toujours avoir le dernier mot, ça tombait bien,… lui aussi. Mais Cyrius savait également que contrairement à lui, John, comme la plupart des gens et bien que ça le dépassait complétement), appréciait sincèrement Devaney d’autant plus qu’il était l’un des rares politiciens à se plier de bon cœur au jeu des interviews.
Ce à quoi il ne s’attendait cependant pas, fut que John le reprenne au sujet des paroles sans concessions qu’il avait à l’égard des personnes qui se prétendaient journalistes mais qui n’en n’étaient pas et qui, loin de rendre hommage à leur profession, ne faisait que la salir. Il savait très bien que ce genre d’individus, John les avait en horreur probablement autant que lui, peut-être même plus, aussi, qu’il puisse penser une seule seconde qu’il faisait référence à l’équipe de Aïe’ctu en faisant référence à ces imbéciles le laissa pendant quelques minutes complétement pantois.

- Je sais pas pourquoi tu penses que je faisais référence à ton équipe mais tu te plantes. Quand je disais qu’il n’était pas question pour moi de sacrifier la qualité à la quantité en privilégiant le sensationnalisme je parlais de la plupart de nos rivaux certainement pas de nos équipes. Mais au moins les choses sont claires concernant ton équipe et ça me fait plaisir de l’entendre même si je le savais déjà. Je suis sur que celui qui prendra ma place sera très bien entouré

On ne pouvait rêver mieux pour ses débuts, être entouré de John et son équipe était une véritable reconnaissance, lui-même en avait conscience mais Cyrius tenait beaucoup trop à sa liberté, à son libre arbitre et à sa réputation qui allait grandissant pour se risquer à se fourvoyer en acceptant de faire le buzz à ses côtés. John avait raison quand il disait qu’il pouvait ratisser encore plus large par le biais de ce vecteur mais il y avait également un revers de médaille et ce revers c’était de perdre en crédibilité., un revers bien trop lourd à payer. Bien sur Aïe’Actu n’était pas n’importe quelle émission, cependant Cyrius avait une conception des choses un peu réfractaire qui faisait que pour lui, tout ce qui passait à la télévision n’avait pas autant de poids que les mots écris dans un journal, mais il ne s’inquiétait pas pour John qui trouverait très vite quelqu’un pour le remplacer, du moins c’est ce qu’il s’imaginait jusqu’à ce qu’il découvre qu’il n’y avait pas de second choix. Relevant la tête autant surpris que flatté, il observa son patron durant un instant. S’il ne le connaissait pas depuis si longtemps, il jurerait que c’était des bobards et qu’il avait forcément un second choix, voir même un troisième mais il le connaissait suffisamment à présent pour le prendre au mot ce qui le fit reconsidérer légèrement sa position.

Cyrius avait une idée très arrêté concernant le domaine de l’audiovisuel, et s’il la rejetait en bloc, le fait que ce soit John qui lui fasse cette proposition lui faisait mettre un peu d’eau dans son vin, cependant, il ne pouvait nier que la possibilité de toucher un plus large public tout en ayant la garantis d’avoir carte blanche sur les sujets traités pesaient lourd dans la balance
Désireux de ne pas se précipiter et de ne surtout pas révéler ses appréhensions ou ses doutes par simple fierté, Cyrius dévia de sujet et se mit à parler de l'enquête sur laquelle il travaillait avant que tous les cinglés du continent ne décident de se réunir en deux groupes bien distincts pour faire exploser le pays en tout sens et qu'il ne soit contraint de le mettre de côté pour le moment. La réaction de John alla au-delà de ses espérances et c'est avec un sourire de sale garnement fier de son coup qu'il acquiesça en entendant le Boss, comme il se plaisait à le surnommer, prononcer le nom de son allié inattendu.

Andropov, le roi des vampires en personne avait joint ses forces aux siennes pour avoir le fin mot de cette histoire, et s'il ne désirait pas la perdre, Cyrius allait devoir cesser de jouer les morts et apporter du neuf au souverain car il doutait fortement que ce dernier fasse preuve de la moindre considération pour l'actualité non stop qui secouait le pays et ses journées surchargés. Au moins, et bien qu'il le regrettait pour elle, la disparition de Régina Andropova et sa convalescence actuelle avait le mérite de l'occuper un peu, du moins, l'espérait-il. Il espérait aussi que de son coté, le père Armand aura été plus productif que lui dans cette affaire histoire de mettre quelque chose sous la dent au soi-disant monarque. Dès qu'il sortirait d'ici il se jura de contacter le prêtre. Haussant légèrement les sourcils en entendant John lui demander de redoubler de prudence avec les vampires, Cyrius fixa durant un instant son patron, se demandant s'il devait le mettre au courant de toute l'affaire ou pas. Par mesure de prudence, il n'avait pas gardé les documents qu'il avait découvert chez lui, il les avait confié à Thémis après qu'il l'eut aidé à coincer cet escroc il y a quelques moins dans le bit de faire libérer cette innocente accusée à tort, de prison. Ces documents qu'il était parvenu à récolter jusqu'ici étaient beaucoup trop dangereux et compromettant pour qu'il se permette de les vois disparaitre, même s'ils ne prouvaient rien du tout, du moins pour le moment. Ses fréquentations étaient connus pour la plupart, ses liens avec John, Elijah ou encore Priscus n'étaient un secret pour personne, c'est pourquoi il avait préféré les confier à Thémis qui ne faisait pas parti de son cercle d'intimes, et qui était non seulement flic mais surtout quelqu'un de fiable. De plus, si jamais il venait à lui arriver quelque chose, au moins elle aurait de quoi commencer l'enquête. Il avait un instant pensé les confier à Andropov mais si comme l'avait peut-être justement fait remarquer Armand des vampires étaient mêlés à cette histoire cela pouvait s'avérer être une très mauvaise idée.

- J'ai les bons contacts, sourit-il d'un air satisfait sans en dire plus, en pensant à Ilaria alors que John été intrigué de savoir comment il était parvenu à une telle prouesse. Pour être tout à fait franc avec toi, ce n’est pas Andropov qui m’inquiète le plus pour le moment. Je ne lui fait pas confiance et je sais qu'il veut faire justice lui-même en faisant un véritable massacre et si une part de moi à très envie de le laisser faire, admit-il en songeant à Alice et au mal que ses agresseurs lui avaient fait, mais je sais que ce n'est pas ça la justice et je compte bien avertir mon cousin au dernier moment pour qu'il intervienne avec ses hommes avant qu'Andropov n'en n'ait le temps. Non pour être tout à fait honnête avec toi, ce sont les Travers et Heel qui m'inquiètent le plus.

Comprenant qu'il en avait trop dit ou pas assez, selon la manière dont on se plaçait, Cyrius lâcha un soupir et écrasant sa cigarette dans le cendrier. Décroisant ses jambes pour se pencher vers John, il poursuivit sur le ton de la confidence.

- C'est un employé de l'insitut Harmony qui m'a contacté en me faisant parvenir dans une enveloppe scellée des notes et des chiffres concernant divers prélèvements qui ne correspondaient pas aux chiffres officiels. La collecte de sang est largement supérieur à ce qui est officiellement déclaré. Ou donc est passé la différence ? Pas difficile à deviner. J'ai interrogé un employé de la société de nettoyage, qu'emplois les Travers,, généralement ces personnes passent complétement inaperçus, on ne fait pas attention à eux, et... ils ne sont pas liés aux Travers. L'un d'eux, un chinois du nom de Cho n'est pas en règle, il ne parle même pas notre langue pourtant, il avait beaucoup de choses à me révéler qui me portent à croire que le sénateur Benjamin Heel pourrait être lié aux Travers et à ce trafic, mais je ne sais pas, je me trompe peut-être, je n'ai rien de concret pour le moment, pas la moindre preuve. J'ai même eut l'occasion de rencontrer Zeus Travers à plusieurs occasions, il sait que j'enquête sur Harmony mais je n'ai pas déceler en lui la moindre inquiétude, il a même été jusqu'à me faire visiter les locaux de la cave au grenier en m'expliquant le cheminement du sang récolté. A l'entendre aucune pochette de sang ne peut sortir sans qu'on s'en aperçoivent. Il m'a même laissé parler avec ses employés en toute liberté. Soit ce type n'a vraiment rien à se reprocher soit c'est un habile stratège qui ne manque pas de confiance en lui. Bref pour le moment je n'ai absolument rien de concret mais je sens qu'il y a quelque chose à creuser de ce côté

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MessageSujet: Re: I want you on my team - ft Cyrius    07.08.17 10:45


I want you on my team
Cyrius & John


John ne put s'empêcher de rire lorsque Cyrius fit référence à Devaney en l'appelant JFK Jr. Et son sourire ne s'effaca pas avec la question. Car quand il y avait question, il y avait un intérêt. Tout n'était pas perdu.

-Tu as ma parole. C'est là tout l'intérêt d'une carte blanche : elle est imprévisible. Et puis, même si je le voulais, je ne pourrais pas te couper, c'est du direct.

Après une petite pause, il ajouta simplement avant de tirer une nouvelle taffe sur sa cigarette.

-Je te fais confiance et je sais que tu as également confiance en moi. Jamais je ne te proposerai ça si je ne t'en pensais pas capable.

John préféra mettre les cartes sur table et recalibrer ce qu'il avait cru comprendre des propos du journaliste. Il avait senti comme un certain déni pour les journalistes télévisuels et, en bon père de famille, John, qui était pourtant resté calme, avait pris la mouche et s'était dépêché de tirer ça au clair.
Cyrius le rassura d'ailleurs en précisant qu'il parlait de ses concurrents et non de ses équipes.

-Je suis heureux de te l'entendre dire. Tes propos manquaient cruellement de précisions.

La remarque n'était pas innocente. John avait l'habitude d'être très critique par rapport aux mots employés par ses collègues et surtout, par ses "poulains" qui avaient l'habitude d'être repris par le présentateur.
Ce n'était pas une volonté de se montrer meilleurs qu'eux mais simplement, une volonté de ne jamais cesser de les conseiller. L'honnêteté dans son équipe, était quelque chose qu'il chérissait et qu'il était le premier à revendiquer. D'ailleurs, bien que légèrement susceptible, on ne se privait pas pour lui dire quand quelque chose n'allait pas. Il se pouvait qu'il aille bouder sur le toit quelques minutes, mais revenait toujours en acceptant ses tors. Ceux qui n'avaient pas l'habitude du patron n'osaient pourtant pas encore lui dire ses quatre vérités. Cyrius, à qui il proposait cette carte blanche n'en faisait pas partie. Il osait dire les choses et voilà pourquoi il serait le meilleur pour cette nouvelle rubrique.
Alors qu'il remettait également les choses au clair, à savoir qu'il n'avait pas de deuxième choix pour ce rôle, il vit les yeux du jeune homme s’écarquiller légèrement. Il était surpris et c'était bon signe.

Il le laissa dévier du sujet car John savait que ce genre de proposition devait prendre du temps pour mûrir dans l'esprit du jeune journaliste.
Celui-ci lui expliqua alors ses découvertes dans le dossier du sang de vampire. Il affirma que ce n'était pas Andropov qui l'inquiétait - ce à quoi John tiqua - mais plutôt les Travers et Heel.
Benjamen Heel, représentant des Mage sur le territoire des Partisans avait plusieurs fois été... embêté par ses équipes qui le suivait à la trace lors de certains événements dignes d'un reportage. Il était devenu un homme d'un plus grand intérêt lorsqu'il avait publiquement prit position sur le sort de son demi-frère. Son inaction avait profondément dégoûté John et ses journalistes ne lui avaient pas laissés une minute de répit pour obtenir une véritable explication sur ses liens de famille.
Quant à la famille Travers, ils ne s'y étaient jamais véritablement intéressé ce qui était dès lors des plus intéressant.
Ce qu'il lui avouait avait tout du scoop.
Mais la prudence était de mise.

-Tu as déjà bien bossé le sujet à ce que je vois... Mais Cyrius, il faut que tu fasses attention où tu mets les pieds. Les Travers sont une famille puissante. S'ils sont vraiment lié au trafic, ils ont beaucoup à perdre et je suis certain qu'ils ont des moyens de se protéger et d'attaquer ceux qui viendraient fouiner. Quand à Andropov, méfie toi de lui.

John n'aimait pas le vampire. Il ne l'avait rencontré qu'une seule fois, pour une interview suite à son mariage avec Régina Hopkins et surtout, le lien politique entre les deux communautés, à présent unies.
Il n'avait pas daigné saluer son équipe et avait eu ce quelque chose de suffisant qui avait fort déplu au présentateur. Certes, il était Roi et pouvait certainement tuer toute sa rédaction et le public présent au moment de l'interview mais tout de même...
Il avait refusé le direct et avait voulu tout contrôler, les questions, ses propres réponses et n'avait eu de cesse que de faire signe à son second lorsque John tentait de rebondir sur ses propos. Dès qu'il sortait du cadre du script pré établi, son sbire, en un clignement de paupières, sautait littéralement sur ses pauvres cadreurs pour qu'ils arrêtent de filmer. Un caméraman avait d'ailleurs demandé sa démission le lendemain.

-Tu me connais, je sais l'enjeu et je ne veux pas que tu arrêtes d'enquêter. C'est bien trop important. Il y a déjà eu beaucoup trop de victimes. Mais je n'aime pas ton allié. J'aimerai simplement ta parole, avant que tu n'ailles plus loin, de surveiller tes arrières.

Le présentateur était sérieux. Il désirait ce semblant de garantie pour bluffer sa conscience et se faire croire à lui-même que Cyrius, en faisant attention, courait moins de danger.

-Par ailleurs, ton gars du nettoyage, Cho, c'est ça ? Je le trouve très intéressant. Tu devrais creuser la raison pour laquelle il ne parle toujours pas anglais malgré le Dôme. Il est ici depuis plusieurs années déjà et pourtant, il ne parle pas notre langue...C'est étrange. Cela veut dire qu'il reste avec les siens, certainement pas en règle non plus.

Ils parlèrent encore un peu de l'enquête, enfumant le bureau toujours plus, réfléchissant ensemble aux meilleurs moyens d'attaquer le sujet, au meilleur angle à prendre...
Alors qu'il commençait à tourner en rond, John observa d'un regard perçant son poulain avant de ramener le sujet de sa proposition sur la table.

-Maintenant Cyrius, ne tournons pas autour du pot. Qu'est-ce qui t'ennuies vraiment dans ce que je te propose ? Si tu m'expliques clairement tout ça, je peux peut-être y remédier.

———————— ϟ ————————

Voici tout ce qu’on a vu depuis 24 heures. Ca fait partie de la panoplie de l’homme politique quand il est invité dans une émission politique : La citation. Il y ceux qui se la pètent. Il y a ceux qui ont leur spéciale, les plus chics ou les flemmards comme Héres Yaxley. La morale : Faites gaffe avec les citations !
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I want you on my team - ft Cyrius

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