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 wrong time, wrong place + Camille

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ϟ Métier : infirmière, ne travaille cependant plus ϟ Âge : vingt-cinq ans ϟ Race et sang : jeune louve ϟ Particularité : aucune ϟ Statut civil : fiancée à cécil de cormontaigne



ϟ Messages : 357 ϟ Date d'inscription : 26/10/2016 ϟ Disponibilité RP : oui ϟ Célébrité : elizabeth olsen ϟ Pseudo : céline ϟ Crédits : blindness (avatar)

MessageSujet: wrong time, wrong place + Camille   21.11.16 20:10


Camille & Sybil

wrong time, wrong place


Mademoiselle Barnett Je relisais une nouvelle fois l’adresse notée sur l’enveloppe que je tenais en main. Il était clair qu’une lettre se trouvait à l’intérieur. Tout comme il était clair que je savais parfaitement qui était l’expéditeur de cela. L’écriture, je la reconnaitrai entre mille. Je l’avais reçue ce matin même. Et l’horloge indiquait à présent qu’il allait bientôt être dix-sept heures. Je ne l’avais pas encore ouverte. Tout au fond de moi, je n’avais aucune envie de l’ouvrir et de lire le contenu de cette lettre. Aucune curiosité non plus. Mon père m’avait écrit et je me doutais que les mots écrits sur le papier ne devaient pas être des plus doux. C’était mon père, je le connaissais bien pour penser cela. Tout comme j’avais l’impression que ma mère devait surement y être pour quelque chose. Sans doute avait-elle poussé mon père à m’écrire. Pour rien vu que je n’allais rien lire. Je déposai la lettre sur la table de la cuisine et me préparai une tasse de café. Je n’allais pas tarder à partir travailler et le café c’était une chose essentielle pour moi être en forme toute la nuit. Tout en buvant mon café, appuyée contre le plan de travail de la cuisine, mon regard ne quittait pas la lettre. Au bout de quelques secondes, je déposai la tasse et m’emparerai de la lettre. Je me rendis dans le salon où ma grand-mère était en train de regarder la télévision. Je passai devant elle, agrippant mon sac déposé négligemment sur le divan au passage. Je finis assise par terre, juste devant la cheminée. Je sortis le briquet de mon sac et sans remord, je vis la lettre de mon père prendre feu petit à petit. Je jetai cette dernière dans les restes de bois calciné de la veille. « Il s’excusait peut-être… » Je portai mon regard sur ma grand-mère. Elle me souriait doucement. Elle ne semblait guère convaincue par ce qu’elle venait de dire. Elle savait tout comme moi que mon père – son fils- n’était pas du genre à pardonner, à s’abaisser à s’excuser. Il avait toujours raison après tout … « Non. Je sais que ce n’était pas le cas. » Il était bien trop tard à présent pour vérifier. Je m’en moquai bien au final. Je me relevai doucement et embrassai ma grand-mère sur la joue. « A plus tard. Bonne soirée. »

J’arrivai en forme à l’hôpital. Cette lettre ne m’avait pas perturbée plus qu’autre chose. Ce n’était pas comme si mon père avait décidé de venir ici à Nashville. Il n’y mettra jamais les pieds façon. De ce côté-là, j’avais royalement la paix. Une chance. Je pris mon service à l’étage réservé aux enfants, le service de pédiatrie. Autant être clair, voir un enfant cloué au lit, dans un état de souffrance, ça n’était jamais facile à voir. Rien n’était facile à l’hôpital. Enfant, adulte, … Ce n’est jamais une partie de plaisir. Quand je me retrouvais au service de pédiatrie, je faisais toujours le maximum pour être la plus gentille possible. J’essayais de faire sourire ses enfants coincés dans une chambre dénuée de décoration. Des enfants qui n’avaient pour autre vue par la fenêtre de leurs chambres que les immeubles de la ville. Je pris connaissance des dossiers, des possibles changements de posologie et des soins à encore administrer durant la nuit.  L’équipe de jour partie, je commençai un rapide tour des chambres pour m’assurer que tout allait bien. Au bout de trois heures, c’était toujours le calme. Deux trois appels par-ci par-là, mais rien de grave. Alors que je sortis d’une chambre, quelque chose attira mon regard. La porte de la salle dans laquelle on entreposait les poches de sang, les seringues, les médicaments et autres était entrouverte. J’étais pourtant certaine de l’avoir fermée. Je m’approchai donc de la pièce et mis ma main sur la poignée de la porte. « Est-ce qu’il y a quelqu’un ? » demandais-je en entrouvrant un peu plus la porte. De l’autre main, je tâtonnais le mur à la recherche de l’interrupteur. Ne le trouvant pas de suite, je fis un pas de plus dans la pièce, me retrouvant vraiment à l’intérieur. Mon pied heurta une boite et je manquai de trébucher. « Bordel. » D’habitude, je le trouvais rapidement ce fichu interrupteur ! Et sans manquer de me casser la figure. Enfin, deux secondes après, ma main toucha le Graal et la lumière fut.

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ϟ Métier : Lieutenant vampirique ϟ Âge : 265 ans ϟ Race et sang : Vampire traditionnel

ϟ Messages : 583 ϟ Date d'inscription : 02/05/2016 ϟ Disponibilité RP : 1x / semaine ϟ Célébrité : Asa Butterfield ϟ Crédits : moi

MessageSujet: Re: wrong time, wrong place + Camille   22.11.16 16:45


   

Wrong time, Wrong place




Certains lieux ont cela de particulier qu'ils sont joyeux, rayonnants et apaisent l'esprit. Un joli parc bien fleuri avec une aire de jeux pour les enfants, une rue commerçante un jour de foire, un chemin côtier lorsque l'horizon est dégagé et que la mer d'huile se confond avec le ciel...

Tout le monde arrivait à se mettre d'accord sur le caractère plaisant de ces endroits, tout comme il y en avaient d'autres beaucoup plus désagréables, qui eux faisaient resurgir les peurs les plus viscérales. On parlait alors de maisons hantés, de mauvaises ondes, de forêts maudites... Et même sans aller jusque là, de lieux où tout simplement il ne fait pas bon vivre. Les hôpitaux faisaient partit de ce genre d'endroit. L'odeur de la mort flottait en permanence dans l'air, et seul un personnel dévoué arrivait à déplomber un peu l'ambiance pesante, chassant par leur présence bénéfique les ombres et les monstres dissimulés dans l'obscurité.

Camille Chastel avait beau être un petit monstre, lui était plutôt du type charognard. Au court de sa longue existence il avait comprit que ce n'était pas parce qu'il était dépourvu de force brute, qu'il ne pouvait pas s'en sortir mieux que les autres. Il était futé à un point que ça pouvait passer pour de la roublardise, et il ne laissait jamais perdre une occasion de gagner quelque chose. Le monde autour de lui était peuplé d'adultes qui s'agitaient dans tous les sens, fabriquant, collectant, déplaçant des richesses. Lui n'avait qu'à tendre le bras pour se servir, ni vu ni connu. Ce n'était pas facile à tout les coups, mais c'était toujours moins ingrat que de se casser le dos à gratter la terre ou à garder des bêtes. Il avait déjà suffisamment donné, et il avait bien comprit que l'honnêteté ne payait jamais la soupe.

Ainsi, afin d'alimenter le nerf de la guerre, il avait décidé de se livrer à une petite collecte hors du domaine de Boston. Certains lieux se prêtaient parfaitement bien à cette activité, et cette fois il laissa son instinct de charognard le guider là où l'odeur de la mort était la plus entêtante. Il aimait bien les hôpitaux, tout comme il aimait bien les prisons. A son époque ni l'un ni l'autre n'étaient franchement engageant, mais avec le temps l'humanité commençait à faire des progrès. Et les gens en ressortaient parfois vivants, c'est dire ! Cependant en contrepartie du confort gagné, il n'y avait plus aucun anonymat, et c'était de plus en plus difficile pour lui de se fondre dans la masse. Il devait déployer désormais toute sa ruse à se cacher, et à ne pas se faire remarquer.

L'hôpital central de Nashville, avec son joli petit bâtiment consacré au service pédiatrique lui plaisait bien. Il y avait plein de gosses tout cabossés, et certains rivalisaient de pâleur avec lui. Quand on le voyait, il n'était pas très difficile de le prendre pour un enfant malade. Au moment de sa transformation en vampire il n'était pas en très bonne santé, et sa croissance mal développée lui avait donnée une structure osseuse frêle. Et désormais avec son teint laiteux et ses yeux bleus vitreux, il n'était pas des plus engageant.

Bien qu'il soit contraint par les règles incombant aux vampires, Camille n'eut pas de grandes difficultés à entrer dans le bâtiment. Une femme allait s'engager par la porte principale, quand il s'approcha derrière elle, lui marmonnant sur un ton larmoyant que sa maman l'attendait à la réception, mais qu'il s'était perdu. L'inconnue lui prit la main et l'accompagna elle même jusque dans le hall, où bien évidement il s'empressa de filer.  

Camille vola quelques draps propres sur un chariot, et se fit un nid à l'intérieur d'un faux plafond au dessus d'une armoire. Pour rejoindre sa cachette Il lui suffisait de tirer un brancard jusque devant l'armoire, et de grimper sur l'un puis sur l'autre. Ensuite il avait minutieusement décollé une des dalles de plastique moche du faux plafond et la replaçait sous lui une fois à l'intérieur. L'endroit était exiguë, mais une fois bien tapissé de draps, il était parfaitement à l'abri du moindre rayon de soleil et pouvait dormir en toute tranquillité. Heureusement qu'il était petit et surtout léger, car un adulte n'aurait jamais pu tenir dans un espace aussi restreint. Roulé en boule, il dormait du levé au couché du soleil, qui lui était signalé par une alarme sur son téléphone. Glissé dans la poche ventrale de son sweat, l'appareil se mit à vibrer et il sut qu'il pouvait sortir se balader en toute sécurité.

Après avoir déplacé la dalle, il se laissa glisser hors de sa cachette, et tomba lestement sur le sommet de l'armoire métallique. Cette pièce était un petit débarras ménager qui ne contenait rien d'intéressant mais qui avait le mérite d'être calme et désert la plupart du temps. Camille avait horreur d'entendre des gens papoter et marcher pendant qu'il essayait de dormir. Ça troublait son sommeil et le rendait vite grognon. Il retira son sweat et le glissa dans son nid avant de refermer la dalle. Il portait un adorable petit pyjama en pilou pilou bleu décoré de poissons multicolores, qu'il avait piqué dans l'armoire d'un garçon de son âge atteint d'une leucémie. Il y avait une certaine place en Enfer prévue pour les gens comme Camille Chastel, mais il ne s'en formalisait pas plus que ça. Tant pis pour celui qui se faisait voler, et tant mieux pour le voleur. C'était la règle du jeu, et il n'avait pas plus de scrupule à se servir dans la poche d'un vivant, d'un mort ou d'un enfant malade.

La pièce était plongée dans une semi pénombre, car la porte était entrouverte et que le couloir était illuminé par les veilleuses prévues pour la nuit. Assis sur son armoire, il laissa balancer dans le vide ses petits pieds couverts par des chaussettes rouges. Bon sang, quelqu'un avait enlevé le brancard ! Tant pis, il allait devoir sauter. Le tout était de bien retomber sur ses pattes. Il se redressa, le dos à moitié plaqué au plafond, et murmura son cri de guerre
« NINJA ! » avant de se jeter dans le vide. Il se réceptionna par une roulade, et tout content constata qu'il ne s'était fait mal nul part. Le petit vampire passa sa tête dans le couloir, attendit un moment que personne n'arrive, et se précipita vers l'armoire à la recherche d'une taie d'oreiller. Ça ferait un sac formidable pour mettre tout ce qu'il trouverait d'intéressant. Son ventre commençait déjà à gargouiller, signe qu'il avait faim.

Camille avait beau être une créature à la moralité douteuse, il n'était pas pour autant totalement dénué de compassion. Certes il crevait la dalle, mais il n'eut pas une seule seconde l'idée d'aller attaquer dans son sommeil un des enfants endormis. Il avait une sympathie toute particulière pour les autres gosses, et jamais il n'aurait pensé à en tuer un. Quand il était avec eux il redevenait un peu un enfant normal. Il jouait, se bagarrait, rigolait, inventait des histoires... Pourtant le temps suivait son cour et tout ses copains finissaient par mourir (même si cela devenait de moins en moins fréquent), ou grandir et devenir des adultes, le laissant tout seul coincé sur les rivages perdu de Neverland.

Se faufilant hors du local ménager, le petit garçon se mit à arpenter les couloirs, longeant les murs et marchant silencieusement à la manière des souris. Lors de la nuit précédente il avait repéré un local qui contenait des médicaments. C'était bien les médicaments, ça se revendait facilement. Camille se disait souvent qu'il ne pourrait jamais assez remercier les moldus d'avoir inventé internet. Ça lui permettait d'étendre ses petits trafiques à des échelles jamais atteintes.

Il entra dans le local, sans allumer la lumière car il voyait mieux dans le noir que n'importe quel humain, et commença à farfouiller les étagères. Il plissait les yeux pour lire les étiquettes, butant sur les mots car ceux ci étaient trop longs, imprononçables et affreusement compliqués. Il finit par repérer ce qui lui sembla être de la morphine, et avec un sourire satisfait il en remplit sa taie d'oreiller. Il prit aussi un peu de matériel qui lui sembla adapté à faire un prélèvement de sang. Attrapant les cathéters et les tubes par poignées, il réfléchissait déjà à l'argent qu'il pouvait de faire en fabriquant de la Goutte du Diable meilleur que l'originale. Après tout du sang il en avait plein, il pouvait bien en prélever un peu de temps en temps. Le tout était de ne pas se montrer trop gourmand.

En parlant de sang justement, il se sentit saliver. Camille se dirigea vers le frigo qui ronronnait doucement dans un coin et l'ouvrit, libérant une grande lumière blanche. Il y avait d'autres médicaments qui eux avaient besoin de rester au frais, et... bingo ! Des poches de sang bien étiquetées avec en prime de la diversité dans les rhésus. Que demande le peuple ? Quelque chose à se mettre sous la dent ! Ahlala, comme ça lui rappelait des bons souvenirs...

Il jeta son dévolu sur une poche de O+ d'une couleur qui garantissait une fraîcheur impeccable, et alors qu'il était en train d'y monter l'embout du cathéter pour s'en servir comme d'une paille, il entendit un bruit de pas étouffé. Quelqu'un approchait ! Complètement stressé, il regarda partout autour de lui à le recherche d'une cachette. Il n'y avait rien qui lui venait à l'esprit, il était fait comme un rat !

Au moins il fallait sauver les meubles ! Il ferma sa taie d'oreiller avec nœud, et la jeta dans une poubelle avant de refermer le couvercle. Puis il se glissa dans le coin derrière la porte, recroquevillé contre le mur en espérant passer inaperçu. Malheureusement l'adulte ne passa pas son chemin, elle entra et se cogna le pied contre un carton, ce qui lui fit lâcher un cris rageur. Les deux mains plaquées sur sa bouche, Camille se retenait de toutes ses forces de rire, car lui voyait parfaitement la scène. Finalement la femme trouva l'interrupteur et ça lui coupa aussitôt l'envie de ricaner.

C'était une infirmière, la tuile ! Il ne fallait surtout pas qu'elle l'examine, sinon elle aurait vite fait de remarquer qu'il était glacé, que sa chair était raide et que son cœur ne battait plus depuis, ouf... bien longtemps ! Anxieux il passa sa main sur son poignet droit. Il avait un de ces espèces de bracelets en plastique sur lequel il y avait inscrit au feutre
« THOMAS PEA », soit un nom qui n'était pas le sien. Sa cachette était nulle, il crevait la dalle, elle regardait par ici... argh paye ta nuit !

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Dernière édition par Camille Chastel le 02.12.16 16:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: wrong time, wrong place + Camille   30.11.16 18:05


Camille & Sybil

wrong time, wrong place


Les gardes de nuit, ça pouvait paraitre compliqué. Une fois, j’étais de garde aux urgences un samedi. Les nuits des week-ends aux urgences sont toujours très vivantes. Ça n’arrêtait jamais. Souvent, on nous amenait des jeunes trop alcoolisés sortant de boite de nuit ou carrément des accidentés de la route saouls. J’allais faire la garde lors du réveillon du Nouvel An et je me demandais déjà si j’aurai droit à un patient qui aurait un accident de sabrage de champagne … Sans doute aura-t-on des accidents dus aux pétards et autres feux d’artifice. Parce que oui, certains se trouvaient toujours trop intelligents, trop doués et ne respectaient même pas les consignes de sécurité en matière d’allumage de ces choses-là. Il était certain qu’une fois arrivés aux urgences, ils se sentaient nettement plus cons qu’intelligents. Il n’y avait plus qu’à les soigner et à rassurer leurs chères familles. Bonne année et bonne santé hein. La santé, elle pouvait repasser plus tard. Façon, c’était bien connu. Certains, ils font toujours tout pour frimer. Après, ça leur retombe dessus. Tant pis pour eux. Bref le réveillon du Nouvel An, je n’y étais pas encore. Pour le moment, ce soir, j’étais en pédiatrie. En pédiatrie, à découvrir pourquoi cette fichue porte n’était pas fermée. Un énième mystère à résoudre dans ma vie si palpitante. Je ne m’attendais à rien de particulier en entrant dans la pièce. Même pas à me prendre les pieds dans une saleté de boite qui trainait à terre. La lumière allumée, je jetai un rapide coup d’œil à ce qui se passait devant mes yeux. Rien d’anormal à première vue. Je fis quelques pas faisant bien attention où je mettais les pieds, mais rien ne semblait bizarre dans cette pièce. J’avais mal fermé la porte en fait point barre. Je me retournai afin de sortir d’ici quand je m’arrêtai net. J’avais l’explication sous les yeux. Une explication adorable en fait.  Comme la bouille qui était par terre devant moi. Un petit  garçon était là, assis par terre, comme recroquevillé contre le mur. Un patient évidement, il ne s’agissait pas d’un voleur.  Avec un joli pyjama aux motifs de poissons de toutes les couleurs. Adorable quoi. Oui, c’était mon âme d’enfant qui parlait là. De tels pyjamas, je n’en possédais plus depuis très longtemps. En dehors d’un avec un gros chat noir sur la blouse l’air boudeur avec la phrase « Pas du matin » notée dessus. Et encore, ça ne faisait même pas enfant de six ans. Petite, j’avais toujours adoré ce genre de pyjamas. J’en avais un avec des licornes roses, un autre avec les Bisounours. Ils étaient tellement mignons les Bisounours … Pas comme mon père, ça, il n’en était pas un de Bisounours, loin de là. « Que fais-tu ici mon chou ? » Douce comme du miel j’étais. Fallait bien cela avec les gosses. Bien que parfois, on a envie de les secouer comme un prunier quand ils sont difficiles. Je m’abaissai à sa hauteur. « Tu devrais être dans ta chambre tu sais. » Mon regard se porta sur le bracelet plastique qu’il portait au poignet. Thomas Pea. Je n’avais pas le souvenir d’un Thomas Pea dans le service, mais je pouvais me tromper. « Allez viens, je te ramène dans ton lit. » Je voulus le prendre délicatement par la main pour le forcer à se lever, mais, au contact de ma main avec la sienne, je dus retirer ma main vite faite. Par surprise. Par cette désagréable et étonnante surprise de constater que sa peau semblait être gelée. Tout bonnement impossible. Car oui, on voyait qu’il n’était pas en pleine forme vu qu’il était un patient, mais de  là à avoir la peau aussi froide … Tout bonnement impossible. J’hésitai même à poser ma main sur son front. Était-il aussi froid de partout ? L’instant d’après, la pensée que ma question était idiote me traversa l’esprit. « Tu n’as pas froid ? Ta peau est gelée et tu … » Tu ne claques même pas des dents. Le chauffage fonctionnait pourtant, je n’avais pas froid. Ok, je venais encore de tomber sur un cas avec un nouveau symptôme. En pleine garde de nuit.

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MessageSujet: Re: wrong time, wrong place + Camille   02.12.16 16:30


   

Wrong time, Wrong place





Lorsque la lumière s'alluma, l'infirmière dévisagea Camille comme une poule qui avait trouvé un couteau. Et à dire vrai, l'expression se prêtait plutôt bien à la situation. Hormis que le couteau était caché dans le dos d'un adorable petit poussin anthropophage, couvert d'une duvet tout jaune et fluffy.
Rectifions donc : elle le regardait médusée, comme une poule qui trouvait un poussin garou, et que celui ci était visiblement trop surpris pour penser à lui sauter à la gorger et à la dévorer toute crûe.

Et donc que font donc les poules en présence de petits poussins ? Elles caquettent et les glissent sous leurs petits culs duveteux pour les réchauffer. Et malheureusement pour elle, c'est exactement ce que fit la nurse Barnett en laissant parler son instinct maternel. Camille sentit aussitôt que le ton de sa voix était dénué d'hostilité, et il se détendit. Certes il n'était pas encore tiré d'affaire, mais il se voyait fort bien déplumer cette petite cocotte dodue. Un sourire de goupil réjouit illumina son visage et fit pétiller ses yeux bleus pâles. Elle était en train de lire son nom sur le bracelet, et ne se doutait pas une seule seconde qu'un rictus mauvais fendit son visage l'espace d'une seconde, avant de disparaître soudainement et de laisser place à la plus adorable expression d'innocence qui soit.


« Pardon... Non pas dans la chambre ! Noooon !! »

Elle lui prit la main pour le relever, et ne pouvant éviter ce contact, il choisit de s'y agripper de toutes ses forces. L'infirmière sentit aussitôt la morsure du froid, et le toucher rigide de sa peau qui n'avait plus l'élasticité de celle des vivants. Son expression mielleuse se changea aussitôt en inquiétude profonde, et il jubilait intérieurement en voyant à quel point sa nature anormale la troublait. Cela n'était pas du tout personnel, mais c'était tombé sur elle. Elle aurait du rester bien tranquillement à glander en salle de pause, au lieu de venir lui mettre des bâtons dans les roues. Cette petite femme était sortie de nulle part, et tant pis pour elle. Il avait très envie de lui jouer un méchant tour.


« Non je n'ai pas froid... J'ai même très... très... très chaud ! »
Murmura t il en lui adressant un regard fiévreux. Ce n'était pas très difficile à faire, il avait le teint blafard de nature et de grands yeux blêmes qu'il pouvait lever au ciel sur commande dans un gémissement pénible. Actor studio digne de Marion Cotillard, mais qui lui minait avec tout de même plus d'authenticité soyons sérieux.

La fourberie était une seconde nature chez Camille, et il n'avait aucun espèce de scrupule à blouser les gens en montant des histoires à dormir debout. Et plus il poussait loin le bouchon, plus ça l'amusait. Fermement décidé à faire tourner son jouet humain en bourrique, il souleva un pan de son haut de pyjama à hauteur de son estomac. Certes d'ordinaire il était incroyablement pudique, mais si cette nuit il voulait gagner l'Oscar du meilleur petit enfant malade, il fallait bien donner un peu de sa personne. Né à un âge sombre et dans une misère plus sombre encore, Camille Chastel était atteint de rachitisme, et sa physionomie malingre faisait peur à voir. Il en avait parfaitement conscience, raison pour laquelle il dévoila son petit torse famélique et pâle à l'infirmière.


« J'ai mal au ventre madame... » Il se plia en deux, simulant une crampe intestinale. « Hier j'ai fait caca mou, et ce matin caca mou, et cet après midi caca mou et ce soir...devine quoi ? Caca mou ! »

Il devait se retenir de ne pas éclater de rire, et maquilla un gloussement nerveux en hoquet pitoyable,  qui donnait tout à fait l'impression qu'il était saisi de spasmes douloureux. Non seulement tenir des propos franchement grossiers le faisait mourir de rire, mais en plus il comptait bien insister jusqu'à ce qu'a entendre « Caca mou » sortir de la bouche de la jeune femme. A ce moment là il serait parfaitement comblé.

« Le docteur il a dit a ma mère : Thomas Peaaaa a encore fait caca mou ! Il va se dégonfler comme un vieux pruneau et mourir s'il continue ! J'ai peur ! Je ne veux pas me coucher et me noyer dans du caca pendant mon sommeil ! »

Intérieurement mort de rire, il se blottit dans les bras de l'infirmière, le visage collé fermement contre sa poitrine. Il ne souhaitait pas plus que ça cette étreinte, mais il était prit d'un tel fou rire qu'il n'avait pas d'autre choix que de cacher son visage s'il voulait rester crédible. Après c'était facile, il ne suffisait pas de grand chose pour transformer des éclats de rire en sanglots tonitruants. Et il faut avouer qu'il avait de la pratique pour ce genre d'entourloupe.

La joue posée contra la poitrine de l'infirmière, il entendait très distinctement sa respiration et son cœur s'emballer. Elle était angoissée, bien c'était déjà pas mal. Profitant d'être dissimulé contre ses seins plutôt rebondis, il détendit son visage et se mit à réfléchir à toute vitesse. Il avait le ventre qu'il gargouillait, signe qu'il crevait de faim, et il n'avait pas eut à trop à forcer le pli pour imiter une crampe d'estomac convaincante. Il fallait qu'il trouve du sang cette nuit, il en avait besoin.

La chaleur des mamelles de cette femme le mettait en appétit et il dû user de raison pour s'empêcher de saliver. Certes il n'avait pas à bouger de beaucoup pour prendre sa gorge entre ses mâchoires et lui ouvrir l'artère à coup de dents. Mais une fois repu il lui faudrait fuir, et ça n'aurait rien d'amusant. En plus il y avait plein de ressources de valeur dans ce hôpital qu'il n'avait pas encore eu le temps de collecter. S'il partait tout de suite il n'emporterait qu'une part trop maigre du butin, et ça il ne pouvait pas se le permettre. Ses crocs qui commençaient à percer la gencive se rétractèrent, et sa salivation se stoppa. L'appât du gain eu raison de sa soif de sang.


« Je ne veux pas aller dans la chambre. J'ai peur, il y a des monstres...  je peux rester avec toi ? »

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MessageSujet: Re: wrong time, wrong place + Camille   02.01.17 22:25


Camille & Sybil

wrong time, wrong place


L'enfant qui se tenait devant moi n'avait rien d'effrayant. Je préférais largement tomber sur un enfant que sur un adulte voleur. Comme par exemple, une personne voulant juste s'emparer de certains médicaments. C'était déjà arrivé dans cet hôpital. Heureusement, pas dans le service de pédiatrie, encore heureux. En tout cas, l'enfant semblait ne pas vouloir retourner dans sa chambre. Allons bons ! Comme pour appuyer sa parole, il me prit par la main et je fus de suite surprise par la froideur qui se dégageait de sa peau de porcelaine. J'en restais pantoise et il me fallu quelques secondes avant de pouvoir dire quoique ce soit. Et ce ne fut guère bien brillant. Oui, sa peau était gelée, oui il devait donc avoir chaud. Cette déduction était des plus simples. Lui en tout m'annonça qu'il avait chaud. Très chaud. Hum... De la  fièvre ? J'en étais perplexe. Je n'y croyais pas vraiment mais y avait-il une autre solution plus plausible ? Ca restait à voir, il fallait le vérifier. Et je comptais bien le faire. Le petit leva ensuite la blouse de son pyjama dévoilant son torse. Mince, très mince. Il déclara avoir mal au ventre et, la seconde d'après, se plia en deux. Une crampe à présent. Oui et bon, les termes qu'il employait étaient bien digne d'un gosse. Et je n'avais pas envie d'utiliser ce terme-là moi aussi. J'avais passé l'âge. « Tu sais, une diahrée aigüe comme tu sembles avoir, cela ne pas mieux en un jour. » Il continuait toujours à avoir des spasmes et je ne pouvais pas faire grand choses dans cette réserve. De toute façon, il était forcément sous traitement. Le fait qu'il parla d'un docteur ensuite me conforta dans cette idée. « Tu ne vas pas te noyer dans ton caca, enfin dans tes besoins voyons! » m'offusquai-je quelque peu. Thomas vint alors se coller à moi, le visage enfui. Machinalement, je passais ma main plusieurs fois dans son dos comme pour l'apaiser. Bon, ça ne devait pas être gai pour lui cette situation, d'accord. Mais, je ne pouvais rester là comme cela. Et puis, la question de la froideur de sa peau m'interpellait toujours.  D'ailleurs, je ressentais encore les effets de la surprise au contact de sa peau. Un frisson m'avait parcouru à ce moment-là. Mais je n'étais pas au bout de mes peines. Des montres... C'était bien un enfant, ça ! Non pas que je rigolais des peurs des gens mais les monstres, ça ne concernait que les gosses généralement. Moi même, j'en avais ; fait étant petite des cauchemars quand j'étais petite. J'en avais même fait dans lesquels mon père apparaissait. Ca voulait déjà tout dire je pense de ma relation avec lui. Enfin, petite, il n'avait jamais été méchant avec moi. J'avais déjà gagné cela dans un sens. « Non, tu ne peux pas, désolée. J'ai du travail et tu dois retourner dans ta chambre, c'est comme ça. » Il me restait juste à me renseigner dans quelle chambre il était installé. Je me décollais de lui doucement. « On va aller dans ta chambre et on regardera sous le lit, dans la petite salle de bain, l'amoire, ... Tu verras qu'il n'y a pas de monstres. Je laisserai même la porte entrouverte pour que tu puisses voir la lumière du couloir le temps que tu t'endormes. » Je me relevai alors d'un coup et lui tendis ma main. En dépit du froid de sa peau. Je comptais bien lui foutre le thermomètre dans la bouche une fois sa chambre retrouvée. Il devait y avoir un soucis quelque part. « Montre-moi que tu es courageux, que tu es un grand garçon Thomas.  » J'en venais même à utiliser les phrases les plus bateaux au monde. « On pourra toujours voir si on peut appeler ta maman. Peut-être seras-tu totalement rassuré si tu entends le son de sa voix. » Qui ne tentait rien à rien disait-on...

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MessageSujet: Re: wrong time, wrong place + Camille   11.01.17 14:40


   

Wrong time, Wrong place




Camille ne pouvait pas s'empêcher de ricaner sous cape. A force de le répéter à tue tête, il avait réussi à faire dire une grossièreté à une personne adulte, et ça c'était trop marrant. Et quand il se réfugia dans les bras de l'infirmière pour dissimuler son fou rire, celle ci entreprit de lui caresser tendrement le dos pour le consoler. Elle était très gentille. C'était normal, tout le monde était gentil avec lui, jusqu'au moment où ils comprenaient quel genre de monstre il était. D'expérience, Camille jurait qu'elle serait nettement moins attentionnée quand elle découvrirait à qui elle avait à faire depuis le début. Heureusement pour l'instant elle ne se doutait de rien et continuait à le câliner en lui proposant de l'accompagner à sa chambre.

Elle l'éloigna de sa poitrine et il quitta cette étreinte confortable bien malgré lui en affichant une petite moue grognonne. Camille l'écouta en silence lui tenir son discours sur l'absence des monstres, peu convaincu. D'une manière générale, il n'accordait qu'une confiance très limité aux adultes. Il en estimait certains parmi son cercle familial, mais globalement il n'accordait que peu de crédit à leurs mensonges. Par exemple ils niaient l’existence des monstres, ce qui pour lui était la preuve parfaite de leur ignorance et de leur bêtise. Puis il avait développé une théorie. Les monstres existaient, mais seuls les enfants étaient capables de les voir, alors ils s'en prenaient à eux en les mangeant. Lorsque les enfants grandissaient et devenaient des grands, ils perdaient leur capacité de voir les monstres, qui les laissaient tranquilles. Les adultes vivaient dans un monde parallèle à eux, fait de travail, d'impératifs et de contraintes. Et à ça il préférait encore les monstres les plus féroces.

Alors bien évidement que cette gentille infirmière entrerait dans la chambre et ferait semblant de la fouiller pour se débarrasser de lui en essayant de le rassurer. Mais jamais elle ne verrait ces ombres qui bougent dans la pénombre et rampent sous les lits.
En l'entendant l'appeler Thomas il eut un frisson. Il avait complètement oublié qu'il lui avait donné le nom de ce ridicule moldu toxico. Il avait intérêt à être plus prudent désormais, s'il ne voulait pas s'emmêler dans ses mensonges. Ce qui serait drôle en revanche, ça serait que ce crétin reçoive la facture de l'hôpital pour des soins pédiatriques. Il avait encore en tête l'adresse de cet appartement minable où il était allé le chercher par la peau du cou, et il était presque certain d'être capable de la retranscrire.

Il acquiesça vivement quand elle lui demanda de faire l'effort d'être un bon garçon courageux. Il y avait de quoi rire en repensant à cette espèce de poule mouillée qui s'était fait bastonner par un mioche sans oser se plaindre. Lui même lui avait conseillé d'être courageux et d'encaisser les coups. Et cette lavette l'avait faite, sans comprendre qu'il se foutait ouvertement de sa gueule.


« Promis je serais courageux. »

La blague. Pendant une seconde il se demanda si cette gentille dame était aussi nouille que son précédent jouet humain ? Thomas pinata contre la Nurse caca ? Faites vos offres messieurs dames ! Une étincelle de malice fit pétiller son regard le temps d'un éclair, puis une moue tristounette apparue sur sa figure renfrognée. Il prenait une attitude prostré de petit pleurnichard.


« Oui... Ma maman me manque... »

Il tremblota et sanglota, comme s'il était à deux doigts de fondre en larmes. Ce qui heureusement ne fut pas le cas, car ce n'était absolument pas de l'eau salée qui s'écoulerait alors de ses lacrymales.

« Quand je serais au lit tu me laissera appeler ma maman avec ton téléphone ?... »

Elle était gentille, si gentille et si humaine. Un instant il pensa qu'il aurait peut être pu l'apprécier s'il l'avait rencontré dans d'autres circonstances. C'est sur que prit la main dans la sac comme il l'était, il lui était difficile de sympathiser. Et puis il avait terriblement envie de jouer. Pour dire vrai Camille n'avait aucun scrupule, parce qu'il avait la conviction que cette gentillesse n'était que de surface. Il était un maraud, un mesquin et un monstre mangeur de chair humaine. Nombreux étaient ceux qui aurait rêvé de le bastonner dans les bois ou de le faire monter à l’échafaud. Cette femme n'était pas différente des autres, elle n'était juste pas au courant qu'elle le haïssait.

Glissant sa petite main dans la sienne, il l'accompagna dans le couloir en trottinant à ses côtés. Ses chaussettes faisaient un bruit mat sur le lino fraîchement nettoyé, et son ventre gargouillait. C'était bien beau de jouer, mais il crevait la dalle. Combien de temps allait il devoir attendre avant de trouver de quoi manger ? Ça devenait craignos.

L'infirmière se posta devant un grand tableau récapitulatif des patients et chercha le nom de ce petit fugueur. Silencieux, et affichant un adorable petit sourire innocent, il la regardait lire et relire les lignes. Si elle cherchait Thom Pea, elle était pas prête de le trouver dans son tableau. Mais c'était si amusant de la regarder galérer. Petit à petit elle était de plus en plus mal à l'aise, paniquée. Ici elle avait un mioche en vadrouille, et pas moyen de lui trouver le lit correspondant. Elle regarda plusieurs fois l'orthographe sur son bracelet, histoire d'être vraiment sur.  Un oisillon, et pas de nid. La tuile ! Quelqu'un avait du faire une boulette quelque part et supprimer une ligne par mégarde. Et pendant ce temps là le petit garçon ne cessait de la regarder fixement avec cette tête crétine
 : 3

« Tu ne trouvera pas mon nom là dedans, tu sais. Je suis mort il y a dix ans ! Dans la chambre là bas. »
Il lui désigna le bout du couloir avec son doigt. « Tu sais quand on est mort on s'ennuie beaucoup, alors je me promène. Mais promis je ne fais rien de mal ! Vient on joue à un jeu ! Répond à cette devinette et je reviendrais demain t'apporter un cadeau. Tu écoute bien ? » Et très solennellement il énonça son énigme : « Qu'est ce qui est petit et marron ? »

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MessageSujet: Re: wrong time, wrong place + Camille   01.03.17 20:09


Camille & Sybil

wrong time, wrong place


Voilà Sybil en train de traîner avec un gosse dans les couloirs de l'hôpital. Enfin, pour sa défense, elle cherchait juste à le faire regagner sa chambre. Pour l'instant, c'était plutôt mal parti. Thomas. Juste Thomas comme information. Il n'avait aucun souvenir de son numéro de chambre. Bon dans un sens, ça pouvait se comprendre, c'était qu'un gosse. En attendant, elle devait se rendre près du tableau récapitulatif des chambres. A l'autre bout du couloir. Bref. Tout en étant avec le gosse, Sybil lui annonça que, s'il voulait, il pourrait toujours appeler sa mère pour entendre le son de sa voix. Rien de tel qu'une maman pour arriver à rassurer son enfant, n'est-ce pas ? Et encore, ça pouvait dépendre des cas. Dans son cas à elle, ni sa mère ni son père n'y seraient arrivés. Son père était plus rigide comme tout et sa mère se laissait mener par le bout du nez. La seule fois où Sybil l'avait vraiment appréciée, c'était quand elle l'avait aidée à quitter la ville pour venir ici  à Nashville. Ce jour-là, la blondinette en était restée toute pantoise face à cette réaction de la part de sa génitrice. Malgré cela, les contacts qu'elle avait avec ses parents restaient assez inexistants. Elle donnait simplement des nouvelles assez brèves à sa mère une fois par mois. C'était suffisant. Façon, son père devait être encore et toujours pris par son travail. Oui... Ma maman me manque... Pauvre chou. C'était compréhensif. Elle l'entendit clairement sangloter un peu mais elle n'y pouvait rien. De plus encore une fois le consoler ? Non, elle devait le ramener à sa chambre.  Quand je serais au lit tu me laissera appeler ma maman avec ton téléphone ?... Ah. Avec son téléphone à elle ? Bon sang, dans les chambres pédiatriques, y'avait pas de téléphone, elle aurait du s'en souvenir. « Hum, oui. » Elle n'allait pas lui dire non alors qu'il tenait à parler à sa mère ... Main dans la main, ils se dirigèrent vers le fameux tableau. En dehors de leurs bruits légers de pas, on aurait pu entendre une mouche voler. Devant le tableau, Sybil chercha le prénom Thomas. Une première fois en vain. Une vérification sur le bracelet pour être certaine de l'orthographe et ... Non, pas encore. C'était pas possible ! Où dormait-il ce gosse ?! Il devait forcément avoir une chambre. Une erreur aurait-elle été commise ? Tu ne trouvera pas mon nom là dedans, tu sais. Je suis mort il y a dix ans ! Dans la chambre là bas. ... La bonne blague ! Voilà autre chose maintenant. Ce Thomas lui indiqua même la chambre à l'aide de son doigt. Tu sais quand on est mort on s'ennuie beaucoup, alors je me promène. Mais promis je ne fais rien de mal ! Vient on joue à un jeu ! Répond à cette devinette et je reviendrais demain t'apporter un cadeau. Tu écoute bien ?  Elle perdait son temps -là ... Ce gosse s'amusait clairement avec elle. Et ça l'énervait un peu. Il ne pouvait pas être mort et puis franchement elle n'avait pas le temps pour une devinette, que le service soit calme ou pas. Qu'est ce qui est petit et marron Ok, on le lui avait déjà fait cette blague-là... La réponse était débile. Enfin débile en quelque sorte. C'était juste pas son style d'humour. « Tu tiens vraiment à me faire dire ce fameux mot ? En fait, j'ai plus l'impression que tu prends un malin plaisir à jouer avec moi plutôt que de retourner d'où tu viens. » Non, c'était bon là, il fallait pas exagérer de trop. Elle n'était quand même pas aussi cruche. « C'est bien gentil de ta part, mais je n'ai pas besoin de cadeau. Je fais mon job, tu es un patient. Mignon ou pas, tu vas retourner dans ta chambre et vite. Sinon, je t'assure que le thermomètre, tu l'auras où je pense ... » Oups. C'était sorti tout seul. Elle ne devait pas se montrer si ... méchante ? avec un patient, surtout un enfant. «Il faut arrêter les bêtises maintenant. Rigoler un peu oui mais faut stopper à un moment. Et j'ai jamais entendu dire qu'un gosse était mort dans cette chambre. » Oui mauvaise excuse car elle n'avait que la vingtaine, elle ne savait clairement pas ce qu'il avait pu se passer des années encore avant. C'était juste histoire de trouver une excuse de façon pas très clair.
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MessageSujet: Re: wrong time, wrong place + Camille   10.03.17 10:50


   

Wrong time, Wrong place





Ricanant bêtement, Camille s'amusait comme un petit fou. Il trouvait sa devinette très drôle, et il ne comprit pas pourquoi d'un coup la jeune femme sembla perdre patience. Les adultes étaient toujours comme ça. Ils n'aimaient pas jouer longtemps, et devenaient rapidement très agressifs lorsqu'il s'agissait d'interrompre le jeu. Camille calme toi, Camille on arrête maintenant, Camille ça suffit soit sage... Quels rabats joie ! Ils passaient leur temps à casser systématiquement tout ses délires. Et s'il y a bien quelque chose que le petit garçon détestait, c'était qu'on lui refuse quelque chose. Là il était excité, il voulait jouer, et la frustration de ne pas pouvoir continuer commençait à monter en lui. Et puis elle venait de lui casser son groove, et personne ne casse le groove de Camille Chastel ! Son teint pâle s'empourpra, et son regard se fit plus dur. Il passa d'une nature enjouée à quelque chose de bien plus sombre et mesquin en un clin d’œil.


« Tu crois que c'est qu'une impression ? »
Marmonna t il avec une insolence évidente. Puis il se remit à rire. « Quel mot ? Un marron ? Parce que... qu'est ce qui est petit et marron, un marron !! Tu ne pensais pas à ça ? Tu pensais à quoi ? ...A ...une crotte de bique ? Hi hi ! T'es trop dégueux ! »

Il se gondolait de rire, ce qui amena susurrement l'infirmière à perdre définitivement son calme.

« Oh tu me trouve mignon ? Ça c'est bien vrai que je suis mignon merci <3 »
Minaudait il avant de cesser aussitôt.

Elle venait de lui balancer au visage quelque chose de très cru, et une légère frayeur passa dans ses yeux. Pendant un instant il se crispa, puis la peur laissa place à une colère contenue. Camille Chastel ne riait plus. Une expression d'une gravité extrême restait figée sur son visage de porcelaine. Il avait cette petite lueur maléfique qui brûlait froidement dans son regard, et qui glaçait les sangs.


« Touche moi là où tu pense, et ton thermomètre va me servir à te crever les yeux. »

Il avait détaché chaque syllabe avec un calme inquiétant, et à aucun instant n'avait cillé. Il la regardait fixement, avec ses grands yeux bleu pâle et sa mâchoire crispée. Il fallait arrêter les bêtises maintenant ? Mais pourquoi ça ? Pourquoi toujours arrêter alors qu'il s'amusait si bien. Il voulait encore jouer, et ce n'était pas cette petite truie qui allait lui dicter sa loi. Il avait encore toute la nuit devant lui, et malgré cette faim qui lui tiraillait le ventre, il n'avait qu'une seule et obsédante pensée : jouer.


« Qu'est ce que tu peux savoir de ce qui s'est passé il y a dix ans ? Tu es toute petiotte... »
Demanda t il sur un ton faussement mièvre.

Camille prit la main de l'infirmière, et posa délicatement ses doigts contre sa gorge. Ce n'était pas un mouvement très agréable, car il se mettait volontairement dans une situation vulnérable mais peut importe. Il savait pertinemment qu'il avait le dessus sur cette femme, même avec sa main sur sa trachée.


« Mais toi qui est si maligne, comment tu explique ça alors ? Chut ! Écoute ! Boum, boum. Boum, boum. Tu n'entend pas ? Alors peut être qu'il n'y a rien à entendre... »


Il sourit, rayonnant de malice en dévoilant ses petites dents blanches, et repoussa sa main. Bien sur qu'il savait qu'elle n'entendrait pas son pouls à sa gorge, personne ne le pouvait depuis bien longtemps. Saisit par une envie de faire encore l'idiot, il se lança dans un nouveau mensonge.


« Je suis le fantôme de l'hôpital, et maintenant que tu m'as vu je n'ai pas d'autre choix que de t'emporter dans ma tombe pour toujours ! Ouuuh !! »  Son hurlement de fantôme n'était pas très convaincant, et il se conclu par un rire cristallin d'enfant, bien plus inquiétant celui ci. « Mais comme tu as été sympa je vais te laisser une dernière chance de t'en sortir. Joue avec moi jusqu'à l'aube, et après tu seras libre. Je décide... que nous allons jouer à cache cache ! Je ferme les yeux et compte jusqu'à dix, et ensuite je te cherche. Si je t'attrape, je te croque. Si je ne te trouve pas jusqu'à ce que le soleil se lève, tu as gagné. Attention je commence ! Un ! »

Il posa ses paumes ouvertes sur ses yeux, un petit sourire mauvais se dissimula entre ses poignets.

« Deux ! »


Bien entendu il était évident qu'il regardait encore ses doigts. Camille Chastel était aussi menteur que tricheur, et il n'existait pas un jeu auquel il avait déjà joué sans tricher.


« Trois ! »

En même temps qu'il décomptait à voix haute, il s'interrogeait. Est ce qu'il préférait gagner cette partie où la perdre et recommencer demain ?


« Quatre ! »


Après tout il pouvait la traquer à l'odeur, et il était sur de finir par la retrouver. Les adultes étaient tous affreusement mauvais au cache cache, ils manquaient cruellement d'imagination, et leurs grandes pattes leurs interdisaient les meilleurs cachettes. Et puis il faut dire que c'était une discipline subtile où il était passé maître.

« Cinq ! »

Sinon il pouvait toujours ne pas se lancer à sa poursuite et retourner chercher son butin. Après tout il avait très faim et de la nourriture l'attendait là bas en abondance. Et il avait bien conscience qu'il n'était pas très judicieux de manger cette femme tout de suite.


« Six ! »


Même si l'idée était tentante ! Elle avait cette belle poitrine charnue qu'il avait sentit contre sa joue, et sa chaleur était si agréable. Rien que de penser à cela le faisait saliver et lui ouvrait immédiatement l'appétit.


« Sept ! »


Pour le moment il était totalement indécis, incapable de trancher entre une envie subite de nourriture palpitante, et une voie plus raisonnable. Son dilemme était terrible.


« Huit ! »

Après tout peut importe ce qu'il ferait, l'essentiel était que le jeu ne cesse pas. Il tenait à passer chaque seconde de son éternité en s'amusant et en ne faisant que ce qu'il voulait. Après tout les responsabilités de l'âge adultes lui étaient interdites, et voilà bien longtemps qu'il était libérés des parents qui lui dictent ce qu'il devaient faire. Ne jamais grandir avait au moins cet avantage.


« Neuf... »


Certes il y avait Richard, Jaro et Régina qui agissaient comme tel. Mais cette nuit il n'avait personne sur le dos, et rien ne pouvait l'empêcher de s'amuser avec son nouveau jouet vivant autant qu'il le voulait.


« Neuf et demi... »


Grand seigneur, il lui laissait un petit poil d'avance. Il était suffisamment sur de lui pour savoir qu'il ne le regretterait pas.


« Et dix ! Prend garde au loup bergère ! S'il t'attrape il te croque ! »

Lentement il abaissa ses mains, un sourire à la fois cruel et radieux sur le visage. La chasse était ouverte.

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MessageSujet: Re: wrong time, wrong place + Camille   25.04.17 20:02


Camille & Sybil

wrong time, wrong place


Sybil perdait patience. A un moment, il fallait bien que cela arrive. Elle avait des limites. Son mental avait des limites. Elle essayait toujours de faire preuve d'une grande patience avec les gosses mais là, celui-là, il dépassait clairement les bornes au final. Ah oui, il avait tout pour être mignon, déjà de physique. Mais à l'intérieur, il était pas mignon du tout. Elle finit par le voir bien assez vite. Rien qu'à observer son visage se déformer un peu. Ben quoi gamin ? Comme tous les autres de ton âge, t'aimes pas quand on te dit non ? Quand on te contredit ? Et le voilà donc en train de rire de façon assez mesquine. Il se foutait un peu d'elle. Mais il avait tord. Ce n'était pas elle la dégueulasse, c'était bel et bien lui. Mais elle se refusait à entrer dans son petit jeu. Elle avait déjà l'impression d'y avoir fait un rapide saut, c'était déjà de trop. Dire qu'elle disait le trouver mignon... Malheureusement sans doute, elle évoqua le fait de lui mettre le thermomètre dans un endroit pas très cool. Une nouvelle fois, elle remarqua sans peine le changement dans les traits du gamin. Touche moi là où tu pense, et ton thermomètre va me servir à te crever les yeux. Clair, net et précis. Ok, un petit frisson parcourut le corps de la jeune femme. C'était tellement violent comme réponse de la part d'un gosse... Elle préféra ne rien répondre, c'était mieux comme ça. C'était débile d'avoir peur d'un gosse mais bon, l'idée d'avoir les yeux crevés ne lui disait rien. Surtout que l'instant d'après, elle réalisa qu'elle était quand même plus grande que lui, comment pourrait-il arriver à ses yeux avec le thermomètre ? Bref. « J'ai un quart de siècle, ça ne fait pas de moi quelqu'un de si petite. » Donc oué, y'a dix ans, sa grand-mère aurait pu entendre parler d'une histoire pareille et la lui raconter par lettre. Le gamin lui prit la main et la plaça sur sa gorge. Là où on pouvait sentir le pouls. Mais elle ne le sentit pas et le gamin le lui fit parfaitement remarqué. D'accord... Il a pas de coeur ou quoi ? Et si au final il avait raison ? Les sorciers existent bien après tout. « T'aurais très bien pu utiliser un sort pour masquer les battements de ton coeur si t'es un sorcier... » Mais encore là, elle ne savait strictement rien sur le sujet. Encore moins si un gosse d'un âge aussi jeune pourrait être capable de cela. En tout cas, il continuait à affirmer qu'il n'était autre que le fantôme de cet hôpital. L'emporter dans la tombe.. Haha. Très drôle. Jamais ! No way. Il faisait très bien le hurlement tout de même. Il irait parfaitement bien dans une maison hantée. Sybil ne sut comment prendre cette histoire de cache cache. C'était pas son style du tout. Elle devait travailler. Allez quoi, il pouvait rien lui faire ce gosse quand même ... Donc non, elle ne s'était absolument pas foulée à se trouver une cachette. Elle avait juste été se mettre dans la première salle qu'elle avait trouvée, cachée derrière une étagère. Au pire, si elle doit mourir, ben c'est que son heure est venue n'est-ce pas ? Bien qu'elle n'avait pas envie d'y laisser la vie pour autant. Surtout dans un hôpital. Et des médecins, à une heure pareille, à part aux urgences, ben y'en avait pas tellement que ça. Elle ne voulait pas jouer. Pas plus que cela. Tant pis pour ce gamin. Il la trouvera bien vite, tant pis oui. Mais il la croquera pas. Pas possible. Depuis quand les gosses sorciers ou non croquent les gens en plus ? Elle aurait mieux fait de travailler dans le service de gériatrie... En fait, ce qu'elle désirait, c'était qu'il la laisse tranquille. Il n'avait qu'à aller embêter quelqu'un d'autre bon sang. De là où elle était, elle pouvait encore entendre faiblement le décompte qu'il faisait. Bien trop vite arriva le zéro. Sybil Barnett, vingt-cinq ans, en train de se cacher par peur d'un gamin aussi haut que six pommes. Jamais elle n'ira ajouter cela sur con CV.
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MessageSujet: Re: wrong time, wrong place + Camille   16.05.17 11:47


   

Wrong time, Wrong place





Pour essayer de reprendre un peu confiance en elle, la nurse Sybil tenta de rationaliser la situation du mieux qu'elle pouvait. Certes elle était face au gosse le plus insolent qu'elle n'ait jamais vu, mais ça restait un gosse ! Alors d'où venait ce sourd et profond sentiment de peur ? Il n'y avait rien de logique là dedans. C'était comme une peur ancienne et viscérale. Le genre que les gens oublient lorsqu'ils grandissent, mais qui revient dès lors que l'on éteint la lumière. Dans la pénombre même l'adulte le plus courageux redevient petit et vulnérable, tétanisé par les peurs les plus profondes de l'âme : les peurs d'enfant.

Sans doute l'infirmière était en train de vivre cette expérience interne peu agréable, car elle se prit au jeu du gamin et lui répondit avec le même vocabulaire. Il venait de la traiter de petite, ce qui l'offusquait, car non elle était une grande personne maintenant.


« Et moi j'ai... » Il fit mine de compter sur ses doigts, ce qui n'était qu'un artifice car son esprit était particulièrement doué pour le calcul mental. « Dix ! Et demi ! » Il tendit les mains vers elle, les doigts écartés, avant de rire franchement. « Toi t'es petite, petite, petite comme une fourmis toute petite... »

Pour dire vrai, Camille adorait les fourmis. De manière général il aimait toutes les bestioles, et sa passion évoluait sous forme de phases. Une semaine il était fan des araignées, et la suivante il ne pensait plus à autre chose qu'avoir un terrarium remplit de phasmes. La période scolopendre ayant été à mon sens la plus dégueulasse de toutes.

Cependant être l'objet de l'affection du petit Camille Chastel n'était pas forcément une bonne chose. De nombreux insectes périrent sur l'autel de la science, ou dans des accidents divers, ou plus glorieusement dans l'ivresse d'un combat opposant une sauterelle verte inoffensive contre une grosse araignée des greniers. Bref, il avait un tel sens du spectacle qu'à côté la gladiature c'était de la pisse. La plupart du temps il filmait ces duels à mort avec son portable, histoire d'alimenter son horrible petite chaîne youtube. Tout simplement afin de mettre un peu d'action entre deux vidéo de Lustucru qui flippe sa mère en découvrant un concombre posé sur le carrelage.

Vous l'aurez donc comprit à force, le sadisme était comme une seconde nature chez cet horrible petit monstre. Mais ce soir à défaut d'avoir une limace bien grasse à écrabouiller à coups de branche, il avait découvert la gentille nurse Sybil. Et lui faire peur était infiniment plus amusant d'écraser des limaces.

Prenant sa main dans la sienne, il la posa sur sa gorge et lui sourit alors qu'elle réalisait l'insupportable vérité : il n'y avait aucun battement de coeur dans sa poitrine. Immédiatement elle tenta de penser à une explication logique à ce phénomène, tant cette vérité brute était dérangeante. Un truc, un tour de magie, voilà à quoi elle s'en remettait. Et qu'on le croit capable d'un tel prodige faisait bien rire Camille.

« Ha non m'am ! Y'a pas de sorcellerie chez moi ! Que du bon chrétien ça oui. Mais mon père était meneur de loups, et son père avant lui, et son père avant lui... tout ça depuis le bon Dieu à crée le premier mouton et le loup pour le manger. Mais si tu veux tout savoir, je suis trop jeunot pour qu'on puisse dire si j'ai l’œil du loup. » Il posa son index sur sa pommette, désignant son œil gauche, aussi bleu et pâle que son voisin. Ses dents de lait mal alignées lui donnaient un sourire dérangeant.

Décidant qu'il avait assez parlé de lui et de sa généalogie douteuse, il proposa un nouveau jeu. Roublard comme il était, il avait bien entendu choisi son préféré, et celui dans lequel il était le plus fort. Il posa ses mains sur ses yeux, et se mit à compter à voix haute. La fille ne perdit pas une seconde et détalla. Pourtant malgré tout ses efforts le jeu était véritablement truqué. Il y avait son odeur qui chargeait l'air partout où elle passait, le frottement de ses vêtements qui résonnait dans les oreilles de la créature nocturne comme des milliers de galets soulevés par la mer. Et puis rien qu'avec le couinement ridicule de ses croc's sur le carrelage, il ne fallait pas être un grand pisteur pour la retrouver.

En arrivant à dix, Camille retira ses mains de devant son visage, et d'un air ravi il décida de son plan. Tout d'abord la bouffe. Parce que voilà, il crevait de faim et c'était le top de ses priorités. Il réfléchi un moment à ce qu'il allait avoir au menu. Après tout l'infirmière avait une odeur agréable, pas beaucoup de couenne sous la peau, sauf peut être un peu au niveau des cuisses, mais surtout une belle paire de roploplo bien dodus. Il continua d'avancer d'un pas décidé, en sifflotant un air ancien qui lui trottait dans la tête depuis qu'il lui avait avertit de prendre garde au loup.

Il ouvrit une porte à la volée, et tâtonna dans la pénombre. Il ne mit pas longtemps à récupérer son butin dans la poubelle, et alla le planquer dans la cachette où il avait installé son nid. A la manière d'un adorable petit écureuil cannibale, il entreposa soigneusement ses vivres. Au moins maintenant il était tranquille, il savait qu'il pourrait rester plusieurs jours au calme avec des poches de sang en abondance. Le code wifi et ça serait parfait. Il avait rarement eut des planques aussi confortables, et celle ci entrait bien dans son top ten. S'il fallait vraiment chipoter il aurait aimé quelque chose d'un peu plus spacieux. Alors il aurait pu attraper cette petite infirmière et l’entraîner dans son nid pour l'y dévorer lentement. Les araignées faisaient ça, et ça le fascinait. Elles enroulaient leur proie vivante dans un cocon et la traînaient dans leur trou, où là elles s'en nourrissait pendant des jours. Oui clairement s'il y avait eu quelque chose à améliorer dans sa planque trois étoiles ça aurait été ça. Le corps tout tiède de la fille serrée contre le sien, le sentiment rassurant d'être en compagnie de quelqu'un et la satisfaction d'avoir son repas à portée de crocs. Il se laissa aller quelques secondes à sa rêverie avant de hausser les épaules. Après tout on ne peut pas toujours tout avoir.

Pourtant il avait l'intime conviction que lorsqu'on est malin, on a qu'à tendre la main pour se servir. Il sauta lestement de l'armoire, et décida qu'il avait accordé un assez long délai à la fille pour se cacher. Se servant de son flair développé, il retrouva rapidement son odeur entêtante et féminine. L'oreille collée contre la porte, il tentait d'isoler les sons produits par Sybil de ceux des autres personnes du bâtiment. Sa respiration était lourde, et on cœur battait à tout rompre. Elle devait être comme paralysée par la peur, à tel point qu'elle en dégageait une odeur. Silencieusement il entrouvrit la porte, juste assez pour pouvoir se faufiler. Elle était cachée derrière une étagère, ce qui lui fit lever les yeux au ciel. C'était une cachette vraiment trop nulle ! Alors certes il avait décidé de ne pas la tuer, mais elle avait amplement mérité qu'il se foute un peu de sa gueule. Est ce qu'elle sentait sa présence ? Sans doute, même si elle ne le distinguait pas dans la pénombre, il y avait toujours cet instinct. Ce sentiment indicible que quelqu'un vous suit ou vous regarde dans votre dos. Son esprit rationaliste devait être à cour d'arguments, car c'est le genre d'intuitions qui vous chope par les tripes.

Plus rapide et plus silencieux que n'importe quel humain, le vampire se glissa sans un bruit derrière elle. Le visage déformé par un grand sourire, il savourait d'avance l'effet de son mauvais tour. C'était le moment qu'il préférait dans une blague, cet instant d'anticipation juste avant la vacherie. Avec ses petits doigts, il lui pinça méchamment la fesse droite, ce qui la fit sursauter et pousser un grand cri. Incapable de retenir son hilarité, il riait très fort en hurlant.

« Je t'ai eut ! Patacru !! »

Et puis avant qu'elle ne soit tentée de lui mettre une tape bien méritée, il s'enfuit en courant du plus vite qu'il put. Il se précipita dans sa cachette, et n'en bougea plus pendant plusieurs nuits, bien content de toutes les misères qu'il avait infligé à sa malheureuse victime.

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